Leinburn 12 ans Speyside Mystery Malt

43% alc./vol.
Single malt « mystère » du Speyside

André 79.5%
Poires sautées en poêle, sucre et vanille, miel. Nez inoffensif et prudent. La bouche offre une texture des plus ordinaires, relevées par d’hésitantes notes d’épices boisées. Beau mélange des éléments sucrés, le miel, la vanille et le sucre se marient avec passion. Avec un peu de patience, quelques soupirs de caramel, de chocolat au lait et de tourbe peut-être, fond de bouche un peu camphré et floral. La finale est épicée et fraiche, sa longueur étonne car en bouche le whisky était relativement neutre. Pas impressionné, le mystery malt peut demeurer un mystère tant qu’à moi.

Patrick 95%
Une balance et une complexité incroyable.  SI j’avais droit d’apporter un seul whisky sur une ile déserte, celui-ci serait dans mes finalistes.  Un dram de tous les jours, les 365 du calendrier!  Nez : Euh, wow???  L’intensité d’un single malt et la complexité d’un blend.  Bouche : Épices du chêne, caramel, pointe de fumée et quelques fruits.  Finale : Longue et savoureuse.

Martin 86%
Ambre généreux d’un profond coucher de soleil. Nez: Très fruité, compote de pommes et rhubarbe, vanille et bonbons au caramel. Un tout petit tout petit vent de cuir et de fumée essaie de percer une planche de chêne. Bouche: Caramel et fruits rouges dans un succulent sirop. Restant de cuir fumé avec de chaudes épices. Un brin de crème fraîche. Finale: Douce et savoureuse. Sucrée sur les mêmes notes de pomme-caramel et de fumée qu’au nez. Équilibre: Un petit bijou caché. Qu’est-ce que ce whisky? Un autre exemple de belles découvertes qu’on peut faire en prenant des chances de temps à autre. Il pourrait toutefois bénéficier d’un brin plus de profondeur.

Glenfiddich Malt Master’s Edition

43% alc./vol.
Malt Master’s Edition est la résultante de whisky vieillis entre 6 et 8 ans dans d’ex-bourbon casks, suivis d’une seconde maturation de 4 à 6 ans dans des ex-sherry casks.

André 86.5%
Je dois l’avouer, le nez m’a laissé complètement sans voix… Superbe et attrayant. Soyeux et rond, les pommes, les raisins rouges, les fruits secs, les prunes, une fine touche caramélisée, le xérès abondant, à la limite de l’excessivité. Le whisky devient encore plus goulu en respirant, maintenant les saveurs ressemblent plus à un gâteau aux fruits nappé de chocolat noir. Ne bouche, la texture laisse un peu à désirer mais les saveurs sont superbes, cerises noires, oranges, raisins. Rien d’extravagant mais tout s’agence parfaitement en bouche. Les épices sont plus frénétiques en finale mais cela n’en rehausse que les saveurs si douce et propulse la finale un peu plus. Sans être le meilleur sherry, dans le style, si vous êtes fans, cet embouteillage vaut le 80$ demandé. Une belle qualité d’exécution, de bonnes saveurs. Seule la texture laisse un peu à désirer et un léger manque d’audace dans la présentation générale.

Patrick 84%
Intéressant, sans plus. En fait, je me demande un peu quel est le public cible d’un tel produit… Nez : Agrumes, chêne, vanille, orange brûlée et poivre subtil. Bouche : Chêne brûlé, pomme caramel et plusieurs épices. Finale : D’une longueur moyenne et épicée.

Glenrothes 26 ans 1988

43% alc./vol.
Distillé le 16 décembre 1988 et embouteillé en 2014. Ce millésime 1988 du single malt The Glenrothes a été vieilli plus de 26 ans dans un mélange de fûts de chêne espagnol ayant préalablement contenu du xérès ainsi que d’autres fûts de chêne américain.

André 89.5%
Céréales Puff au miel et caramel, oranges sanguines, agrumes, fruits secs, une pointe de sherry, cannelle, miel, toffee. On est à prime abord un peu loin de l’habituelle avalanche de xérès des Glenrothes. L’arrivée en bouche est d’une douceur exceptionnelle, sur les fruits confits, les cosses d’orange, le caramel et le toffee pour ensuite migrer vers des eaux poivrées, chocolatées et épicées de chêne intense. La conjonction épices et chêne décuple la sensation du taux d’alcool qui semble presque devenir un cask strength tant il est fort en bouche. Pour ma part, ce petit écart le dépouillera des points qui l’auraient mené au-dessus de la barre des 90%… La finale est sèche/épicée, et fruitée (dattes, fruits séchés, noix), de belle longueur.

Patrick 91%
Un superbe whisky à recevoir en cadeau de la part d’un vieil oncle riche qu’on avait un peu oublié, car au niveau prix, oubliez-ça! Nez : Le xérès mûr et profond de Glenrothes enveloppé dans une délicieuse chape de bois. Bouche : D’abord les épices, puis le xérès et enfin un chaleureux caramel. Le tout est marié ensemble par une subtile, mai riche vanille. Finale : Longue, très longue même. Marquée par les fruits mûrs et la vanille.

Balvenie 12 ans Single Barrel – Cask 3229

47.8% alc./vol.
Fût 3229, Bouteille 65

André 94%
Miel, vanille, crème brûlée, pomme roulée dans le toffee fondu, honeycomb, bananes, chocolat blanc, noix de coco et même quelques épices. La totale !!! Des saveurs simples mais une complexité certaine. En bouche, texture hyper crémeuse, ce qui met la table à la couverture épicée étonnante qui suit. Très fortes saveurs de céréales au miel et les odeurs sentie auparavant qui se transposent maintenant en saveurs. Texture hallucinante, très crémeuse, avec une évolution sur les épices et le chêne sec en finale de bouche, mais le tout sans brusquement mais tout de même avec une détermination définie. La finale est longue, mélange de texture crémeuse et de saveurs épicée qui le rend le whisky multilayered et challengeant à décortiquer. Définitivement un des whiskies qui démontre l’apogée du savoir-faire de David Stewart. Savoureux et délectable.

Patrick 86%
Un très bon whisky, fort bien construit et très savoureux. Toutefois, contrairement à mon estimé collègue André, je n’ai pas été jeté en bas de ma chaise. Coudonc, ça doit être une question de goût! Nez : D’une grande complexité, avec du miel, des épices, des pommes vertes, des bananes qui le sont tout autant ainsi que du chocolat blanc. Bouche : De belles épices, de la vanille, du miel, du bois brûlé et une touche subtile de tarte aux pommes. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices et une touche de caramel.

Balvenie 12 ans Single Barrel – Cask 1834

47.8% alc./vol.
Fût 1834, Bouteille 88

Patrick 84%
Un whisky assez unique par ses notes de marguerites! Il semble toutefois beaucoup plus jeune que le 12 ans annoncé. Nez : Miel, vanille et marguerites. Bouche : Épicé et légèrement sucré. On semble mordre dans la planche de chêne. La marguerite est très présente. Finale : Relativement longue, épicée et florale.

Martin 86%
Très pâle pour un Speysider de son âge. Nez: Miel, vanille et fleurs. Pétales blanches de marguerite, mais si timide que ça décoit un peu. Frais et fruité un fond de céréale grillée. Pommes vertes et citron. Bouche: Sucré et mielleux, belle présence en bouche. Vanille et orge cèdent la place aux épices. 5 poivres, même. Bien mieux que ce qui était annoncé au nez. Finale: Assez pointue sur ses notes d’épices, mais courte et non affirmée. Une tourbe effacée plus douce nous accompagne au travers poivre, fruits séchés et céréales. Équilibre: Un beau crescendo comme expérience de dégustation. Un scotch de qualité qui se laisse désirer avant de montrer ses vraies couleurs.

Glenlivet Nàdurra Oloroso • Batch OL0614

60.7% alc./vol.
Vieilli en fûts de xérès oloroso. Embouteillé en juin 2014.

André 84.5%
Nez très influence par les fût de premier remplissage de sherry. Hyper fruité, gâteau aux fruits et fruits séchés, cerises et dattes, chocolat noir, pâte de fruits, raisins, oranges. En bouche, superbe texture feutrée apportée par le fût de sherry, puis arrivée en force de l’alcool fruité, encore une fois les fruits secs, petit côté de bois gorgé de sherry vieillissant sur le sol un peu humide, astringence un peu vieillotte, raisins secs trempés dans le chocolat noir. C’est très compact et brut comme livraison, un bloc de saveurs compressé. Il y a un p’tit quek chose qui m’agace en bouche sans que je ne puisse mettre le doigt exactement dessus. Finale : fruits rouges, cerises et raisins secs, chocolat noir, cannelle. Sensation épicée et un peu trop sèche. Un bon whisky avec un léger manque de délicatesse et de souplesse. Je ne peux m’empêcher de le comparer avec les éditions Aberlour Abunadh, cette version est plus sèche et épicée, plus directe et franche. Avec l’utilisation des first fill sherry cask, on se serait attendu à quelque chose de plus arrondi et féminin.

Patrick 87%
Pour les amateurs de cask strength au xérès, tout comme moi! Après y avoir goûté, je m’en suis aussitôt acheté une bouteille, qui s’est d’ailleurs rapidement vidée. Il est toutefois très sucré, au point de pouvoir remplacer le dessert! Nez : Intense parfum de fruits rouges frais, sur fond d’orge sucré, de sève et de vanille. Bouche : Xérès brûlant faisant presque penser à un brandy et bois tout aussi brûlé, avec une note subtile d’orange, d’épices du chêne, de chocolat noir et de vanille. On ne sent pas trop la force de l’alcool. Finale : Très longue et épicée.

Martin 89%
Superbe richesse, ambre roux-brun de son fût, toutes petites perles de son taux d’alcool. Nez: Wow! Ça décoiffe! une fois la puissante première vague d’alcool fruitée passée, on peut percevoir raisins secs et fruits séchés, avec des touches de cannelle et de gingembre. Orange, voire même marmelade. Bouche: Orange, caramel salé, texture ultra-crémeuse. Encore cannelle et gingembre. L’alcool y est aussi bien sûr présent, mais beaucoup moins que ce à quoi je m’attendais. Finale: Longue et chaude, un whisky d’hiver! Chocolat noir et coeurs de cannelle de la Saint-Valentin. Équilibre: Un superbe Cask Strength, avec plusieurs notes caractéristiques de Glenlivet, mais attention, pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux seulement!

Douglas Laing Director’s Cut Macallan 25 ans Single Cask

50.2% alc./vol.
Distillé en mai 1988 et embouteillé en décembre 2013 depuis le fût DL10160, 117 bouteilles.

André 95.5%
Douceur extrême, saveurs polies et raffinées. Bouche hallucinante, le sherry est excessif mais présenté avec une exactitude étonnante; cerises marasquins, feeling légèrement cireux, saveurs de miel et de chocolat, un peu boisé, fines épices, oranges sanguines. Ce whisky garde la note en bouche si longtemps que ça en est déstabilisant. Il explose en bouche et nappe complètement la bouche de sa texture un peu cireuse et fruitée à saveur de xérès. Finale éternelle sur le sherry et les fruits, les cerises dans leur jus. Macallan doit encore se mordre les doigts d’avoir vendu ce fût.

Gordon & MacPhail Reserve Tormore 12 ans

58.9% alc./vol.
Distillé en 1997 et embouteillé en 2009, fût #6398.

Patrick 86%
Un scotch au nez insipide, mais à la bouche très puissante et complexe. Nez : Puissant nez où domine le sucre blanc, l’orge et quelques petits fruits des champs. Bouche : Wow! Orge fumée, avec caramel et épices à steak. A la seconde gorgée, le chêne nous montre d’où viennent les notes de fumées. Finale : Beaucoup plus courte et sèche qu’on s’y attendrait.

Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans

43% alc./vol.

André 89%
Superbe équilibre des éléments. Beaucoup de céréales d’orge bien maltées, mélangées de caramel brûlé et de miel. Le caramel est chaud et vraiment agréable, c’est un vrai délice en bouche… Bonbon carré au caramel, fruits secs, sherry, pommes rouges passées date avec un peu de brunâtre dessus, gâteau aux fruits et quelques épices dispersées. La texture en bouche est un peu poreuse et sèche, bien épicée quoique douce et sucrée, à la limite feutrée, mais on fait ici dans les saveurs usuelles et qui s’accordent naturellement ensemble et non dans l’audace. À la longue, vanille du fût de chêne et jus de salade de fruits. Finale longue, principalement axée sur les fruits, le xérès et les épices.

Patrick 91%
Un dram tout à fait unique, dont j’ai atteint trop rapidement le fond de la bouteille. Cette distillerie utilise la méthode de distillation la plus tordue de l’industrie, et nous sommes bien heureux : le scotch est complexe, bien balancé et surtout unique. Nez : Viande rouge à la sauce aux petits fruits des champs. Chêne épicé et crémeux. Bouche : Texture suave. Viande vineuse avec une pointe de caramel. A la seconde gorgée, on détecte le chêne et ses épices. L’ensemble est sucré, chaleureux, fruité et épicé. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et sucrée.

Martin 89.5%
Ambre classique avec des jambes grasses et rapides. Nez: Xérès et orange sanguine nous sautent au nez, suivi d’épices, de pruneaux et de beau malt grillé. On ne peut plus alléchant. Bouche: Plutôt léger à l’atterissage, on s’attendrait à un poids et à une richesse supérieures pour un whisky vieilli 15 ans en fût de sherry. On apprécie tout de même sans grogner la vanille et les épices du chêne, des fruits séchés et une touche de gingembre. Finale: Épices astringentes du sherry nous accompagnent pour une douce déscente sur une planche de chêne vers une couverture réconfortante, douce et sucrée. Équilibre: Un très respectable sherry cask, provenant d’une distillerie qu’on ne voit, grâce à Diageo, malheureusement pas assez.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail BenRiach 1997

46% alc./vol.

Patrick 87%
Une belle surprise, avec un Benriach différent.  J’aime bien.  Globalement, xérès et épices, le tout superbement balancé.  Toutefois, un peu trop cher à moins d’être fan de la distillerie, mais pour ceux-ci, il s’agit plutôt d’une aubaine.  Nez: Pain aux épices et chêne. Touche de fruits très subtile.  Bouche: Chaleureuse,  épicée et fruitée. Les épices du chêne, le fruit du xérès, le tout avec une belle intensité qui donne l’impression que le taux d’alcool est en fait un peu plus élevé. Finale: Longue, marquée par le chêne.