Duncan Taylor Glenallachie NC2 13 ans 1995

46% alc./vol.

André 82%
Floral et herbeux, paille un peu brûlée. Biscuits aux citron des restaurants asiatique. Fruits verts non mûris, crème de vanille en bouche. L’alcool est plus puissant en finale qui est d’ailleurs très ordinaire. Mais il se reprend en rétro-olfaction avec un bon retour sur les grains de céréales verts. Mérite peut-être pas son surnom de Glenallashit mais n’apportera rien de significatif à votre découverte des single malts.

RV 82%
Grain tranquille, prédominé de malt. Belle montée et douce vague sans cesse montante avec une bonne amplitude mais un manque de vitesse en bouche. Par contre, même si l’aftertaste se fait attendre, c’est vraiment point son point fort. Mais ça reste tout de même dans la gamme des whiskies sans nom que j’ai tendance à oublier.

Patrick 83%
Blé mouillé et agrumes au nez. Au goût, ce whisky qui semblait discret explose en saveur : citron, orange, fraises, bleuets et une touche de vin blanc. Finale intense mais courte de céréales mouillées et d’agrumes.

Murray McDavid Dufftown 10 ans 1997

46% alc./vol.
Fûts de Bourbon Ridge Zinfandel, limité à 3000 bouteilles.

André 76%
Nez très fruité – framboises, raisins secs, accompagnés d’une larme d’épice. L’arrivée en bouche est très sucrée, rafraichissante et puis… plus rien ! Coït interrompu. Une timide rétro-olfaction d’agrumes and that’s it… Comment peut-on décider de commercialiser un embouteillage tel que celui-ci ? Est-ce parce que c’est le mieux qu’on avait à tirer d’une distillerie si ordinaire?

RV 76%
Vineux du Bowmore Claret mais avec un fond de tourbe qui essaie (mais ne réussit) à sauver la mise. L’alcool est plus animé au nez mais tombe de haut sur la finale. Plutôt agrume avec une bouche qui n’est pas mon genre; chaque chaudron a sa guenille, mais c’est loin d’être la mienne.

Patrick 72%
Est-ce du vin fini dans un fut de whisky? La touche épicée me rappel plutôt un Syrah. Au goût, ouch… Soufre, savon et métal en fusion. Vraiment décevant après un tel nez. Un mauvais fût qu’on aurait du débiter et passer au foyer. Jim devait être en vacances cette journée là!

Connoisseurs Choice Gordon and MacPhail Dufftown 1999

43% alc./vol.

RV 82.5%
Bon petit gâteau, mais davantage p’tit gâteau Vachon que celui d’un fin pâtissier. La dégustation de ce malt débute par l’image que je me fais de l’image d’un scotch de revendeur: doux malt sucré légèrement fleuri, sauf qu’en respirant de la guimauve monte. L’arrivee est en herbe sucrée, en groseille et pruneaux et la finale est en fumée et en pâte à modeler. Un peu industriel comme friandise, mais vraiment pas si mal fait que ça.

Patrick 82%
Au nez céréales légères. En bouche, céréales avec touche de fruits. La finale est relativement courte. Bien balancé, mais sans grande personnalité.

Old Malt Cask Dufftown 28 ans

50% alc./vol.

RV 86%
Le whisky officiel de la poule à Colin. Vin sucré mais peu de bois à l’olfactive pour un malt de cet âge. En bouche, moelleux de céréales trempées dans le lait 3% qui deviennent de plus en plus sucrées, à la limite du sucre à la crème et la confiture de bleuets. En finale, le bois enfin retentit de manière subite mais aussi longuement, ce scotch est bien conçu quoiqu’un peu bizarre, donc peut-être un peu moins « whisky tout azimut bon pour tous ». Un vrai rigodon de vieilles cuillers pour accompagner le sucre et le bois de la cabane à sucre.

Patrick 80%
Parfum de céréales juteuses. En bouche, le bois s’affirme, toujours marqué par les céréales humides et sucrées. Toutefois ,une petite note de soufre vient un peu gâcher le tout. La finale n’est pas si longue compte tenu de l’âge du whisky. Décevant.

Cragganmore Distiller’s Edition 1992

40% alc./vol.

André 85%
Vanille à l’arrivée, une pointe de feuilles de menthe de Mojito. En bouche, lin et poche de jute. Mais le tout manque royalement de structure en bouche. En finale; léger épicé appuyé par l’alcool mais malheureusement trop courte.

RV 85%
Ce que ça cause au cerveau de sniffer du chlore? Caramel et vanille avec de traces de toile de piscine qui a passée l’hiver dans le cabanon et qui a séché. En début de wave, un sucré intéressant se présente, transige vers les serviettes de bain encore accrochées au printemps et conclut vers de la vanille mêlée à de la poudre à pâte. Plus bizarre que bon, mais la finale piquante assez longue est originale.

Cragganmore Distiller’s Edition 1988

40% alc./vol.
Ce millésime 1988, dont la finition a été réalisée en fûts de Porto Ruby, apporte une complexité supplémentaire au malt.

André 83%
Peut-être trop doux pour une version en vieillissement supplémentaire en fût de Porto. À mon avis, le Porto vient dénaturaliser l’esprit même du Cragganmore original et c’est vraiment une perte que l’on regrette amèrement dans cette version. À presque du double du prix, je préfère 2 bouteilles de l’original.

Cragganmore Distiller’s Edition 1986

40% alc./vol.
Ce millésime 1986, dont la finition a été réalisée en fûts de Porto Ruby, apporte une complexité supplémentaire au malt.

RV 83%
Liquorice, toffee, poussiéreux. Comme une vieille trail de chemin de fer qu’on goûterait.

Patrick 86%
Toffee, léger fruité, sucré. Bon. Porto. Légère épices. Vraiment intéressant. Très bon digestif.

Cragganmore 12 ans

40% alc./vol.
Speyside, 1870. Cragganmore, dont le nom vient des collines situées non loin de là, fut la première distillerie implantée de manière à tirer partie du chemin de fer nouvellement construit dans la vallée de la Spey (et démantelé depuis). John Smith, qui passait pour être le plus grand distillateur de son temps, avait travaillé notamment chez Macallan et Glenlivet. Il décida de bâtir une nouvelle distillerie et ce fut en 1869 que Cragganmore vit le jour. John Smith décéda en 1886, laissant sa distillerie à son fils Gordon qui la reconstruisit en grande partie en 1901. En 1923, la distillerie devint « Cragganmore Distillery Co. Ltd. », une branche de « White Horse distillers Ltd. » ; elle fut agrandie en 1964. La majeure partie de la production de Cragganmore est réservée à la vente sous la forme de single malt, le reste sert dans la fabrication d’assemblages (blended) comme ceux de White Horse.

André 89%
Floral à souhait, vanille & fruité. Un superbe Speysider vraiment méconnu et sous-estimé. Structuré et complexe. Digne représentant des anciennes versions des Classic Malts of Scotland. Un incontournable.

Patrick 87%
D’une complexité époustouflante.  Facile de comprendre pourquoi de dram fut choisi par Diageo pour faire partie des six Classic Malts.  En fait, ce whisky serait presque parfait avec quelques % d’alcool de plus.  Nez : Fruits mûrs, bouquet de fleurs dans un écrin de bois brûlé.   Bouche : Impressionnant mélange de fruits au caramel, d’orge, de fleurs et d’une subtile touche de fumée.  Finale : Longueur moyenne et dominée par les épices du bois.

Martin 86%
Nez: Notes classiques dans le genre. Malt grillé, vanille, raisins secs et infime touche de tourbe. Herbe verte et feuille de menthe. Bouche: Sucre doré, orge, poivre rose et planche de bois. Petit cuir de la tourbe et bouquet de fleurs blanches sont aussi au rendez-vous. Finale: De chaleur moyenne, elle s’estompe tranquillement sur des accents de fruits à chair blanche, de raisins secs, de chêne et de poivre. Discrète tourbe pour compléter. Équilibre: Un classique scotch single malt, qui ne nous réserve aucune surprise, certes, mais qui sait frapper les bonnes cibles.

Speyburn 10 ans (embouteillage US)

43% alc./vol.
Embouteillage exclusif au marché américain.

Martin 81%
Nez: Sa couleur jus de pomme dorée s’accorde avec son âge. Ça sent définitivement les pommes. Avec un peu de tire. En le laissant s’ouvrir un peu on se voit gratifié de toffee, de caramel et d’agrumes. J’en ai quand même senti de meilleurs. Bouche: Vanille, épices, un peu de tourbe pour couronner le tout. Un petit côté acide accompagne le retour des pommes à la fin. J’en ai quand même goûté de meilleurs. Finale: Finale sèche et épicée surplombée par un brin de toffee. Un goût étrange de racinette me reste sur le palais. J’en ai quand même fini de meilleurs. Équilibre: Tout ceci ne nous empêche pas toutefois d’apprécier ce scotch, il est quand même agréable, bien qu’il y en ait de meilleurs.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Craiggelachie 1991

43% alc./vol.
Distillé en novembre 1991 et embouteillé en décembre 2010.

Andre 79%
Ok, rien à se tirer par terre… vanille, crème fouettée, sucre. en bouche, un peu plus fruité avec un kick de bonbon mentholé. Finale fondue et uniforme de vanille et de sucre.

RV 68%
Beefeater s’il faut: après ce whisky, n’importe quoi d’autre dans le bar. Au nez, Speyside anonyme, en bouche, Mr. Muffler version whisky. Finale franchement dégueulasse avec du miel passé date dans de la lavande moisie. Pourri au propre et au figuré, le petit côté magiquement vicié des mauvais Penderyn et tout ce que ça prend pour me pousser à me lever du sofa pour me servir n’importe quoi d’autres.

Patrick 67%
Parfum légèrement mentholé rappelant plus un gin cheap qu’un scotch. En bouche, on croirait faire affaire à un scotch fait dans un alambic ayant servi auparavant à faire du gin et qui aurait été mal nettoyé. Puis, nous arrivons à la finale, plutôt marquée par le purin. Eurk. Dans l’évier.