Springbank 12 ans Cask Strength Batch 12

54.1% alc./vol.
2016 Release. Mélange de 70% de fûts de sherry et de 30% d’ex-bourbon casks.

André 89.5%
Les diverses parutions de cette distillerie sont parfois inconsistantes, spécialement lorsque l’on parle de sherry cask, certaines dernières versions étaient simplement sulfureuses et décevantes. Mais avec cette opus, la distillerie marque un grand coup. Ce whisky exprime bien sa provenance sans pour autant limiter l’expression des saveurs du fût de sherry. Mélange de raisins secs, de sherry pulpeux et de fumée de tourbe terreuse et saline. Vanille, orange, fruits rouges avec une touche maritime indéniable. En bouche; Poires, coconut, puis une touche de sel de mer et de fumée huileuse s’éternisant dans des notes de poivre concassé. La finale est douce pour un whisky avec ce taux d’alcool, les agrumes et l’orange, pelures de pommes rouges. Le côté huileux et mouthcoating laisse passer l’alcool presque de façon paresseuse. Un beau whisky qui se prendra sur le ferry en direction d’Islay.

Patrick 92%
Un excellent Springbank avec tout ce qu’il faut à la bonne place. J’ai vraiment un faible pour ce sublime mélange de fumée et de xérès. Nez : Parfum extraordinaire présentant un superbe mélange de xérès sucré, de fumée de tourbe et de chêne. Bouche : Bois brûlé, xérès, fumée de tourbe, tonne d’épices, raisin, vanille, touche de sel et pointe de poivre. Wow. Finale : Longue, marquée par le bois épicé, la fumée de tourbe et le xérès.

Martin 91%
Nez: Raisin juteux et fumée de tourbe, orge grillée et vanille, chêne et noix. Enivrant et complexe à la fois. Bouche: Vanille, chêne, tourbe et épices bien dosées. On se développe sur les fruits des champs, la cannelle, le poivre et un retour de la tourbe boisée. Finale: Chaude et longue, quoique douce pour son taux d’alcool. Cannelle, bois, poivre et tourbe fruitée. Équilibre: Un whisky qui se prend bien n’importe quand, mais qui brillera vraiment dans les occasions spéciales.

SMWS 50.72 Bladnoch 25 ans

50.2% alc./vol.
« Summers night in lover’s lane » – Distillé le 26 Janvier 1990, ex-barils de bourbon, 94 bouteilles.

André 91%
Raisins verts, gingembre, cannelle, herbe mouillée, pommes vertes, agrumes, oranges. Une orchestration adroite et au tempo exact. Frais, Jello au fraises, plaine herbeuse après un orage. La bouche est soyeuse et calme, pommes vertes sucrées et juteuses, raisins verts pressés et encore cette vague d’orange et d’agrumes. C’est déroutant comme présentation à la fois simple dans l’approche mais complexe dans la présentation et le souci du détail. L’amalgame de saveurs de ce whisky est tout à fait unique, sa texture est sensationnelle, la présentation pratiquement sans reproche. Si l’on ajoute à cela que la distillerie est fermée, on a ici un dram hors du commun.

Patrick 87%
Complexe et savoureux, léger et frais, appétissant et impressionnant ! Le genre de scotch que je boirais toute la soirée sans me tanner. Nez : Pommes vertes, raisins verts, agrumes verts, herbes vertes et gingembre… heu, frais ? Bouche : Agrumes, gingembre, épices, herbes, pommes vertes, oranges amères et chêne brûlé. Finale : Longue et savoureuse, avec une tonne d’agrumes et d’épices.

Martin 90%
Nez: Pommes et cannelle, raisin blanc, fleurs, gingembre et agrumes. D’une belle fraicheur, son taux d’alcool est sournois. Bouche: Encore des pommes et la cannelle, les raisins blancs juteux qui explosent en bouche avec quelques touches d’agrumes séchées. Finale: Chaude et pleine de personnalité, elle s’étire passablement longtemps sur des saveurs vertes et fraiches telles celles qui ont été mentionnées précédemment. Équilibre: Encore une bouteille unique de la SMWS. Et le fait que la distillerie soit fermée ne fait qu’accroître les chances qu’on ne reverra plus jamais un dram de cela.

Girvan Patent Still Single Grain No.4 Apps

42.6% alc./vol.
La distillerie de grain Girvan a été construite par William Grant & Sons en 1963 sur le terrain d’une fabrique de munitions de la Seconde Guerre mondiale juste à côté du port de Girvan et inaugurée en 1966. Son emplacement est idéal car d’importantes quantités de grains peuvent être débarquées au port tandis que l’eau nécessaire à la production de Girvan provient du « Loch Penwhappel « . La distillation s’effectue dans un coffey still et un continuous still.
En 1966, une distillerie de malt, Ladyburn, lui avait été rattachée, puis détruite en 1976. Issu exclusivement de la distillerie Girvan, ce whisky de grain est réalisé avec 90% de blé et 10% d’orge maltée. Il est vieilli, par la suite, dans des fûts ayant contenu dans un premier temps du bourbon américain. Le nom de cette version provient de « apparatus » le nom donné aux alambics. L’Apparatus n°4 a été installé en 1992 à Girvan et opère un type de distillation sous vide unique au monde. Aujourd’hui, plus de 99% de la production de whisky de grain est consommé par les maisons d’assemblage pour la création des blends. William Grants & Sons fait le pari de construire une gamme durable de Single Grain. En effet, le vieillissement de Single Grain donne des résultats impressionnants et la société possède un des stocks de whisky de grain les plus âgés au monde. Seulement 7 distilleries produisent actuellement du whisky de grain en Écosse.

André 83%
Nez très doux et rond, super équilibré. Miel, agrumes, vanille, touche d’herbe mouillée, poires flambées ainsi qu’une touche de pelure de banane et d’ananas. Très près des saveurs découlant de l’utilisation de bourbon cask. En bouche, le whisky est souple et livre une belle texture crémeuse, mais les saveurs sont relativement limitées, mais compensées par une justesse de l’équilibre et une texture feutrée. Les mêmes saveurs senties au nez s’expriment maintenant en bouche, les céréales gagnent la palme, auquel s’ajoute une bonne dose d’épices un peu pointues, une touche de poivre noir moulu et une touche d’herbe verte genre menthol-eucalyptus. Finale courte, mis à part les notes poivrées et épicées. Un whisky rectiligne mais dans la section grain whisky, offrant une belle introduction au style sans être déboussolé.

Patrick 81%
Un bon whisky offrant une belle complexité mais qui aurait gagné à passer quelques années de plus en fût. Aussi, en terme de rapport qualité/prix, on repassera… Un whisky pour les whisky geeks curieux seulement. Nez : Parfum crémeux et fruité, avec une touche de sucre en poudre. Bouche : Vanille, bois frais, crème, fruits complexes et sucre blanc. Touche subtile d’épices. Frais, léger et complexe. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 81%
Nez: Trop doux, presque insipide. Crème, fruits, herbe et vanille. À peine de banane. Bouche: Vanille, un peu de chêne, un peu de sucre, avec un doux build-up de poivre noir. Le tout demeure excessivement doux. Finale: Assez longue et épicée, quoique minérale, pétillante et astringente. Équilibre: Belle personnalité complexe pour un whisky de grain. Aide à comprendre bien des blends. Par contre sa douceur lui fera perdre les durs-à-cuire.

Wolfburn Single Malt Scotch Whisky

46% alc./vol.
Le premier single malt produit à la distillerie. Située à Thurso au cœur de la région la plus septentrionale d’Ecosse, Wolfburn écrit depuis 2013 une nouvelle page de l’histoire du Scotch Whisky en faisant renaître l’une des distilleries iconiques du 19ème siècle (située à 350m de la nouvelle distillerie) . Il est produit à partir d’ingrédients locaux et de la même source d’eau que la distillerie originelle. Créé sur mesure par le maître distillateur Shane Fraser, ce whisky est le résultat d’un certain nombre de facteurs essentiels : des ingrédients locaux minutieusement sélectionnés, une eau riche en minéraux, une fermentation lente et une distillation conduite en douceur afin de ne récolter que la partie la plus pure du distillat. Une partie des barils Quarter Cask ayant servi à cet embouteillage, ont préalablement servi au vieillissement de whisky fumé de l’Ile d’Islay.

André 80.5%
Salade de fruits, pommes vertes, vanille, céréales séchées, miel, agrumes et citron, tourbe organique lointaine. On comprend rapidement que l’on a affaire à un whisky très jeune de par son approche un peu boiteuse et franche. La bouche est alcaline et minérale, poussière de pierre, tourbe herbacée et terreuse, eucalyptus, un peu médicinal, miel et céréales, vanille, raisins secs, prunes. Le whisky est monotone, la texture épurée, presque trop liquide, aucune trace de gras ou d’huile. Les saveurs sont un peu fades et effacées aussi. A-t-on droit à d’ex Laphroaig Quarter Cask? Finale astringente, poivrée et phénolique de type médicinale, longue et très épicée, amandes non-salées. Le whisky laisse aussi une couche poudreuse et salée en bouche très bizarre.

Patrick 80%
Pour un new make, c’est bon! Mais pour un « scotch », il reste du travail à faire, même si le résultat est prometteur. Je vais donc réserver mon jugement final pour quelques années, tout en me promettant d’acheter leur prochain embouteillage pour en suivre l’évolution. Ce n’Est pas Kilchoman, mais c’est tout de même intéressant. Nez : Agrumes, bananes, malt, l’ensemble étant sucré et subtilement fumé. Bouche : Le new make n’est pas loin, avec une bonne dose de fumée, quelques fruits et une touche de sucre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le new make et la fumée.

Martin 82.5%
Nez: Salade de fruits au sirop, miel, vanille et sucre en poudre. Chêne sec. Fleurs blanches. Rien de bien surprenant, mais rien de bien dangereux non plus. Bouche: Orge et sirop de table, bois et épices, fruits mijotés et caramel. Encore une fois rien de bien stellaire. Finale: Longue et chaude, parsemée de notes d’alcool, de caramel, de bois et d’épices. Un beau petit remontant. Équilibre: On ne déteste pas, mais on adore pas non plus. Reste que j’ai bien hâte de voir ce que Wolfburn va nous proposer par la suite.

Benromach Sassicaia Wood Finish 2005

45% alc./vol.
Embouteillé en 2012. Version affinée pendant 29 mois dans un fût ayant contenu l’un des plus célèbres vins italiens. Vieillissement préalable en ex futs de bourbon et de sherry. Édition limitée de 4200 bouteilles.

André 87%
Outre sa couleur rose saumon très bizarre le nez confirme l’affinage en fût plus singulier. Nez gourmand, abricot, pêches, grains de céréales, touche florale, melon d’eau, quelques notes d’herbe verte. Très frais et estival. La bouche est plus franche, poivrée et fumée, cosses d’oranges, pommes, petits fruits rouges, fortes épices asséchant la finale de bouche. La fumée de tourbe et le poivre sont aussi plus apparents en finale. Ce Benromach est un whisky très singulier. Le choix du cask finish est ambitieux mais ne plaira pas à tous. Le changement de cap du nez à la bouche est un peu déroutant mais comme les chemins hasardeux offrent parfois les meilleures aventures, le choix s’avère payant.

Patrick 89%
Un très bon whisky, offrant une certain originalité et une belle complexité. J’aime bien. Nez : Fruits mûrs et boisés, céréales, herbes vertes et touche florale. Bouche : Boisé très fruité, quelques fleurs, pommes fraîches, touche d’orange et une pointe de fumée subtile. Finale : D’une belle longueur, la fumée s’y démarque un peu plus, même si les fruits et les oranges demeurent omniprésents.

Highland Park Ragnvald

44.6% alc./vol.

André 89%
Vague d’orange bien mûres au nez, pelures de pommes rouges, cerises au marasquin, le sherry goulu nuance par d’étonnantes épices, vanille crémeuse et bananes en purée. La bouche dévoile ses origines maritimes avec ses saveurs d’agrumes rafraichissantes, les cosses d’oranges se mariant avec les notes de sherry un peu vieillottes, duo de vanille et de miel et d’ananas, une touche de fumée et un sherry poussiéreux et vieillot en finale de bouche. Je m’attendais à une présence plus affirmée des fûts de xérès mais les épices tirées des fûts de chêne Européens nuancent très bien les saveurs avec leur apport d’épices. La finale est épicée, chocolatée et fumée avec le sherry bien en évidence. Pour le prix déboursé, sans être un mauvais whisky, il manque un petit hook supplémentaire qui lui permettra de franchir la barre des 90%.

Patrick 88%
Un très bon Highland Park, avec des notes chocolatées surprenantes et savoureuses. Parfait pour votre samedi soir au coin du feu. Toutefois, il ne s’agit définitivement pas de la vedette que l’équipe de marketing essaie de nous vendre. Nez : Intrigantes pelures de pommes rouges, accompagnées de zeste d’orange, de xérès, de bois, de vanille, de bananes et d’une pointe très discrète de fumée. Bouche : Belle fumée délicate, mais tout de même épicée. Le tout est complété par une subtile touche salée, des fruits mûrs savoureux, du miel, de la vanille et des notes de chocolat au lait. Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et chocolatée.

Martin 90%
Roux riche et profond du chêne européen. Nez: Tourbe de bruyère alliée à une bombe de xérès. Fumée, cuir, raisins, tabac, fruits tropicaux et chêne. Extrêmement alléchant. Bouche: Miel et raisins, épices et orange, cannelle et chêne. Chocolat noir. Beaucoup de saveurs riches et subtiles à la fois. Finale: Longue et suave, elle nous transporte sur la ligne directrice de HP avec succès. Cuir et épices, raisins et quercus robur. Équilibre: Un vrai scotch de viking. Un excellent Highland Park, quoique encore une fois trop cher à 675 bâtons.

Gordon & MacPhail Collection Highland Park 8 ans (43%)

43% alc./vol.

André 83%
Le nez est doux et mielleux, la paille séchées, la vanille, poires, mangues et nappé d’une fine fumée de tourbe très discrète. On a su conserver l’épine dorsale de la distillerie au niveau olfactif et c’est très bien. En bouche, le miel et les fruits sont bien assortis, la présence de sherry est indéniable, le miel est onctueux. Les grains de céréales trempées dans le miel montent en crescendo au fil des gorgées et les bouffées de fumées de tourbe s’accumulent aussi en strates à chacune des lapées. Le 3% d’alcool supplémentaire ajoutée à l’ancienne version fait toute une différence au final sur ce whisky. La finale est moyenne-courte, très portée sur le sherry et les céréales au miel avec une rétro-olfaction de fumée. J’aime la version revampée à 43% et pour le prix, intéressant de voir un HP en cours de maturation. Meilleur que le HP 10 ans mais n’a pas encore la maturité et l’équilibre du magnifique 12 ans.

Patrick 80%
Belle apparence, mais il y a un bug au niveau du contenu. Probablement qu’avec quelques points de pourcentage de plus au niveau du taux d’alcool, j’aurais un autre discours. Nez : Un beau mélange de miel, de poires, de mangues et une touche subtile de fumée de tourbe et de caramel. Bouche : Arrivée en bouche marquée par la fumée de tourbe, le miel et des fleurs. Le tout est complété par des notes épicées et poivrées. Un bel ensemble de saveurs ruiné par une texture en bouche très aqueuse et poussiéreuse. Finale : D’une longueur moyenne et fumée.

Martin 84%
Jaune pâle avec une goutte diffuse de rosé. Nez: L’orge fumée au bruyère classique de HP nous accueille dès le départ. Miel, fleurs blanches,bois et légers fruits. Un peu de sel marin complète le tout. Bouche: Mielleux, sucré et fruité à souhait. Le petit côté orge fumée nous rattrape rapidement, accompagné d’épices, de cuir et de bois sec. Finale: Très courte, sur une avalanche de cuir et d’épices. Trop courte, diront certains. Équilibre: Bravo à Gordon & MacPhail pour leur respect de la ligne directrice de la distillerie. On commence très fort au niveau du nez, mais l’expérience s’essouffle rapidement. À 90$ c’est surévalué!

Highland Park Ingvar Cask Strength

60.5% alc./vol.
Special Edition for Taiwan

André 91.5%
Étonnant et singulier… Nez d’ananas et de vanille, d’oranges et de tourbe saupoudrée de poivre noir moulu. Définitivement déboussolant pour un Highland Park, spécialement le mélange de tourbe, de poivre et d’épices. La bouche est puissante, supportée par le taux d’alcool, on a l’impression que le poivre explose littéralement en bouche. Heureusement, une fois la tempête poivrée et épicée passée, on assiste au développement des notes d’agrumes et d’oranges qui seront à leur tour masquées par la tourbe étonnamment puissante. Pendant ce temps, le nez s’est passablement arrondi et la vanille féminise le tout gracieusement. La finale est longue mais sans surprise, le poivre et la tourbe sont omniprésents, quelques notes de terre mouillée encore, nuancées par des salves de vanille et d’agrumes. Intéressant de voir un Highland Park version Cask Strength. La douceur et le moelleux du miel et du chocolat me manquent un peu mais le taux d’alcool et la présentation singulière apportent définitivement une autre facette méconnue à cette distillerie fétiche. Une édition telle que celle-ci trouverait facilement sa place dans le portfolio régulier de la distillerie.

Patrick 92%
Highland Park comme on l’aime, intense, fumé, fruité et savoureux à souhait! Il nous fait se demander à quand une édition régulière à force du fût (cask strength) de cette distillerie – et ce, à prix raisonnable, évidemment? En espérant qu’ils se souviennent qu’ils doivent leur réputation actuelle à leurs fans, pas à leur comptables : Sauront-ils se souvenir de ce que signifie le concept de « prix raisonnable? J’en doute! Nez : Aaaaah, le parfum inimitable d’un Highland Park cask strength vieilli dans des fûts de xérès. Bref, en plus des traditionnelles notes de miel, de fumée, d’agrumes et d’épices, on y retrouve aussi des notes d’ananas et des pommes rouges. Bouche : Wow! Fumée, épices, caramel, miel et une bonne dose de fruits mûrs. C’est bon, c’est complexe, c’est intense et c’est présenté sur une belle texture huileuse quasi-parfaite. Finale : Longue, poivrée et fumée.

Martin 91%
Ambre doré franc et racé. Nez: Orge et bruyère forment le fer de lance du nez, tel qu’attendu. On sent le build-up des épices et de l’alcool tel un Rasengan. Miel, terre et vanille. Bouche: Riche et onctueux, miel et poires, orange sanguine, cassonade, caramel et raisins. Le feu roulant des épices se laisse désirer. Finale: Cuir, chêne et épices. Un sentiment de bien-être nous envahit. Équilibre: Un Highland Park cask strength, ça court pas les rues. D’une douceur déconcertante en bouche, c’est une expérience épique.

Highland Park Ambassador’s Choice 10 ans

46% alc./vol.
Édition destinée au départ pour le marché Suédois et spécialement sélectionnée par l’ambassadeur Danois Martin Markvardsen, cet opus de la distillerie est une combinaison de 70% de American oak bourbon barrels et de 30% oloroso sherry casks.

André 85%
Nez de fumée de tourbe mielleuse bien prononcée, de caramel et de vanille, motte d’herbe verte et de terre mouillée. Nez définitivement dans la ligne de la distillerie avec ses saveurs de miel typique. La bouche surprend un peu de par sa force inattendue et surtout par la sécheresse de sa finale fortement influencée par le chêne. Belle présence de miel et d’oranges, grains de céréales concassées, tourbe et terre mouillée, un peu herbeux aussi et la finale de bouche est épicée et poivrée et tracera la ligne directrice de la finale un peu courte. L’équilibre de l’ensemble est bien sauf en finale de bouche ou le whisky est trop dominé par le bois de chêne. Cela se traduit par des forte notes poivrées, sèches et épicées avec une rétro-olfaction astringente sur le bois sec. Une édition définitivement supérieure au 10 ans régulier de la distillerie mais qui n’a aussi certainement pas la prestance et l’équilibre divin du 12 ans. Mais tout de même une belle pièce de collection à ajouter à son tableau de chasse.

Patrick 86%
Un très bon whisky nous rappelant qu’Highland Park est une distillerie dans une classe à part. Complexe et punché, ça se boit bien en toutes occasions. Nez : Beau mélange de fumée, de fleurs et de miel, avec quelques petits fruits subtils. Un Highland Park très typique, au point qu’à l’aveugle, il est facile de deviner d’où vient ce scotch. Bouche : Belle fumée de tourbe épicée, avec aussi du chêne, du miel, et des notes d’orange. Savoureux et présente une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Martin 85%
Beau Highland Park doré, avec une touche de xérès rosé. Nez: Tourbe herbeuse et bruyère à la HP, bardée de raisins. de cuir et de xérès. Miel et terre humide. Bouche: Miel sucré, raisins et bois sec. Un peu de cuir et de tourbe. Les épices viennent faire le party vers la fin. Finale: Relativement longue, elle nous tient avec de fortes notes d’épices et de vanille. Le sherry devient ici un peu plus ranci malheureusement. Équilibre: Belle rondeur, comme la plupart des HP, mais sa finale vient nous décevoir un peu trop à mon avis.

Macallan Edition No.2

48.2% alc./vol.

André 90.5%
Superbe nez, généreux, ample, défini. Encore ces notes de chocolat au lait, sherry et fruits secs qui le représente bien, dattes, prunes séchés, raisins en purée, épices en toile de fond ainsi que des flaveurs de café cappuccino bien chaud. Superbe texture en bouche, huileuse et amoureuse, bonne force de cannelle et du gingembre qui se marient élégamment avec les oranges mures et le chocolat au lait. Le sherry enrobe le tout, notes de fruits secs, de prunes. La finale est longue et bien épicée, boisée aussi. J’adore les saveurs, la texture, le sherry… et les notes de chocolat. Cette édition devrait être mise en avant-plan et faire partie du portfolio régulier de la distillerie, c’est ce que devrait être Macallan en version no-age-statement… My bad…

Patrick 94%
Un chef d’œuvre ! Quelle belle robe, quel parfum suave et en bouche, quelle jouissance ! Nez : Parfum intense au niveau xérès, avec des notes d’orange, de raisins secs, de cuir, de fleurs et de bois. Ah, et aussi des prunes, des dattes, de la vanille, etc, etc etc. Bref, TRÈS complexe et appétissant. Bouche : Belle arrivée épicée et boisée, suivie d’un chaleureux xérès fruité, avec du caramel, du chocolat onctueux et des oranges. Incroyable, superbe ! Finale : Longue et chaleureuse, marquée par le chocolat et les oranges.

Martin 90%
Ambre foncé qui semble même un peu sirupeux. Nez: Miel, fruits, musc et malt. Sherry et chêne bien affirmés. Orange, chocolat, noix et raisins. Bouche: Caramel épicé, vanille, cuir, orange et bois. Assez affirmé, presque agressif, dû à son taux d’alcool? Finale: Égale à bien des Macallan, chaude, longue et épicée. Bois de chêne sec et gorgé de xérès à la fois. Orange et caramel. Fruits secs. Équilibre: Nez à nez avec le Edition No.1. Un peu moins de sherry, mais compensé par un côté fruité et parfumé plus coloré, poivré d’un petit 0.2% d’alcool supplémentaire.