Mossburn Speyside Cask Bill No2

46% alc./vol.
Blended Malt Whisky – Vieilli par trois types de bois différents, soient ex-whiskey américain, bois carbonisé et ex-xérès oloroso.

André 79%
Hyper générique comme whisky. Nez fruité et sucré, aspect céréalé aussi. Ananas nappé de crème à la vanilles, cosses d’oranges, céréales séchées, une infime touche de xérès bien lointaine, raisins secs. La bouche est ennuyeuse et les saveurs prévisibles car rappellent grandement le nez sauf pour la finale d’épices pétillantes et acérées. La texture est par contre agréable et livre une certaine onctuosité. J’ai l’image d’un biscuit au gruau fourré de fruits secs et d’ananas séchés saupoudré de cannelle, de miel aussi. Courte finale, sur les épices et les fruits secs.

Patrick 84%
Je suis déçu de mon achat. Ça va être facile à boire, mais pour le même prix, je sais qu’il y a beaucoup mieux. Bref, un bon whisky, mais je serais incapable de vous expliquer pourquoi vous devriez vous en acheter une bouteille. Nez : Le chêne carbonisé et le xérès font sentir rapidement leur présence, avec aussi des fleurs, des épices et une touche de miel. L’ensemble d’arômes cache tout de fois plus ou moins bien qu’il s’agit d’un scotch assez jeune. Bouche : Toujours le xérès et le bois brûlé en avant plan, avec une bonne dose de vanille et d’épices, une touche de fleurs et du miel bien discret. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et les épices.

Martin 79%
Nez: Céréales et crème, malt doux, agrumes, chêne et touche de fruits. Vraiment rien d’impressionnant pour le moment. Bouche: Céréales douces, crème et vanille, un peu d’herbe et de bois. On voit ça arriver des milles à la ronde. Finale: Les mêmes saveurs fades et prévisibles continuent un peu ici, sur une longueur bien ordinaire. Équilibre: Un blend du Speyside d’une insignifiance flagrante. La seule chose qui me convainc qu’on essaie de faire des efforts c’est son embouteillage à 46%. Ce n’est malheureusement pas assez pour en justifier l’achat versus quelques bons single malts d’entrée de gamme.

Edradour Ballechin Sauternes Cask Matured

46% alc./vol.
Limited edition of 6000 bottles.

André 86%
Très attrayant au nez; poires, abricots, ananas, liqueur bien sucrée licoreuse. Après 5 à 10 minutes dans le verre, notes de fumée de tourbe et de souper de fruits de mer sur le quai. La tangente que prend soudainement le nez déstabilise un peu. Une fraicheur d’agrumes et citronnée se mélange également aussi à la tourbe terreuse qui gagne en intensité. La texture est incroyable mais la finale de bouche est peut-être un peu trop sèche et épicée; agrumes, poires, miel, abricots, tartelettes aux poires, poisson mariné, terre mouillée, fumée de tourbe, notes maritimes. La finale est bien épicée et relevée à la tourbe terreuse assaisonnée de notes d’agrumes et de fruits à chair. Un whisky étonnant et à la palette aromatique surprenante.

Patrick 88%
Un beau whisky savoureux et délicieux. Le parfum est plus ou moins balancé, mais une fois en bouche, c’est sur la coche! Nez : Un mélange spécial de fumée de tourbe, de raisin vert, de feuilles vertes et d’épices… Heu, humides? En tout cas, je me dis que si je renversait de l’eau dans mon tiroir à épices, c’est ce que ça sentirait. Bouche : La fumée de tourbe a ici un degré de moins que perçu au nez, alors que le Sauternes, lui, est plus présent, avec toutes les qualités que cela peut représenter. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et avec une belle touche veineuse.

Gordon & MacPhail Inverleven 17 ans 1990-2007

40% alc./vol.

André 86%
Nez fruité charnu; purée de poires, pommes vertes, une touche herbeuse, crème fouettée saveur vanille, miel, ananas, citron et agrumes, céréales séchées au soleil. La bouche est onctueuse avec une bonne dose d’épices et de poivre, sensation cireuse et sirupeuse; pommes, poires, miel, vanille, poivre, jelly bears, citron, céréales maltées. Finale poivrée et céréales aux agrumes. Un beau single malt pour les chaudes journées de canicule d’été.

Patrick 88%
Un beau whisky agréable, dommage que la distillerie soit détruite, car c’est délicieux. Nez : De beaux fruits tropicaux, de l’herbe, des biscuits et du miel. Bouche : Du miel, du bois épicé, des agrumes et quelques fruits tropicaux. Finale : D’une belle longueur, avec du bois épicé.

Elements of Islay AR10

52.4% alc./vol.
Seulement 2 ex-fûts de bourbon d’Ardbeg distillé en 2001 ont été embouteillé pour cette édition de 17 ans d’âge.

André 92%
Belle tourbe camphrée et herbeuse rendue docile par le vieilissement en bourbon cask, vanille onctueuse, chocolat noir, fruits tropicaux, ananas, poires, melon au miel, jus de citron, médicinal et maritime comme il se doit. Le nez est docile et se laisse approcher facilement. Quelle texture en bouche… wow! Hyper sensuelle, licoreuse et huileuse. Au départ le sirop de fruits tropicaux en can, beaucoup d’ananas et de poires, puis arrivée massive de tourbe camphrée médicinale et terreuse, d’anis, de sel de mer et d’herbe mouillée. Fine sensation acide apportée par les notes de citron aussi. Aux gorgées subséquentes le whisky est plus sucré et laisse une bizarre sensation de cendre refroidie sur les dents. Belle longue et douce finale qui rappelle les feux de camps sur la plage, le whisky affiche aussi des notes de sel de mer et de poivre broyé, de menthol peut-être aussi. Quel superbe whisky avec une texture hallucinante.

Patrick 90%
Du Ardbeg cask strength, sans artifices. Je ne sais même pas pourquoi vous perdez votre temps à lire ces lignes, c’est évident que c’est excellent! Nez : La belle fumée complexe d’Ardbeg, avec du créosote et un peu de goudron. Bouche : De belles épices, du bois brûlé, du créosote et du goudron. Finale : D’une belle longueur, intense et marquée par la fumée et le bois brûlé.

Elements of Islay LG8

59.5% alc./vol.
Produit à partir de 2 ex-bourbon barrels distillés en 2006 à la distillerie Lagavulin.

André 89%
Poires, melon au miel, pêches, mangue, agrumes, vanille, bbq sur la plage, belle salinité maritime, tourbe crasseuse et terreuse. Sensation huileuse et de grasse de viande cuisant sur un bbq de plage, boisson au citron et agrumes, jus de salade de fruits tropicaux, la bouche est puissante et généreusement poivrée, l’alcool est franc et la tourbe puissante, cendreuse et un peu sale et industrielle, médicinale et camphrée. Notes de bois de chêne carbonisé aussi, bonbons casse-grippe à la menthe et Tiger Balm, bacon. Boisson au citron et au miel. Longue finale, bien poivrée, bacon bits, charcoal et fruits tropicaux. Un Lagavulin un peu unidimentionnel mais avec des saveurs justes.

Patrick 91%
Du Laphroaig cask strength, c’est rare qu’on se trompe avec ça. Nez : Du beau gros Laphroaig sale, avec de la belle fumée médicamenteuse. Bouche : Fumée intense et médicamenteuse, avec une bonne dose de charbon de bois et une touche de goudron, le tout porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, très fumée, épicée, goudronnée et tourbée.

Elements of Islay CI10

58.2% alc./vol.
Dixième embouteillage Caol Ila de la gamme Elements of Islay lancée par la société Elixir Distillers. Cette édition distillée en 2008 et 2009 est issue d’un mariage de 3 fûts hogsheads provenant de la distillerie Caol Ila.

André 88%
Fumée intense mais douce, un peu cendreuse aussi, sale et crasseuse, notes d’agrumes et citronnées, poires, boisé, genre bois de chêne pas complètement séché, vanille et une pincée de sel de mer. Notes verdâtres aussi à lesquelles je ne peux rattacher aucune image en particulier. Manque un peu d’onctuosité en bouche mais on détecte un léger huileux un peu grassouillet qui rend l’ensemble facile à boire malgré le bon taux d’alcool. Le whisky offre un bon mélange de fruits tropicaux et d’agrumes, de pommes vertes, une fumée phénilique cendreuse et verdâtre, eucalyptus, notes de citron aussi et un baiser de citron en finale de bouche. Longue finale aux saveurs de bbq au charcoal sur la plage, iode, poivre, anis, chandelle à la citronnelle.

Patrick 85%
Un gros whisky intense, voire agressif. Nez : Fumée intense, subtilement poivrée, du malt et bois brûlé. Bouche : Bois brûlé, fumée poivrée et une tonne d’épices, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et épicé.

Elements of Islay OC5

59.8% alc./vol.
Ce nouvel Octomore de 7 ans d’âge est un Single Bourbon Cask distillé en 2011 et embouteillé en 2018.

André 91%
Grosse fumée de tourbe sale terreuse, agrumes, ananas, oranges, tarte aux pommes, sel de mer, jus de citron. Dans l’expectative d’un uppercut d’alcool et de tourbe aucunement subtil, je me lance avec une première lapée… Surprise, pas de tsunami d’alcool tourbé mais plutôt des grosses notes d’oranges et de citron, d’ananas et de pommes, la salade de fruits en can, une texture soyeuse arrondie par le fût de bourbon. Les notes tourbées quant à elle proviennent plus des notes de céréales au miel fumées, un peu crasseuses aussi. J’adore le clash de saveurs entre la fraicheur des fruits tropicaux et citronnées en contraste avec l’odeur crasseuse huileuse et souillée et celle de tourbe terreuse et mouillée ce qui met les papilles gustatives à rude épreuve. Malgré l’onctuosité du whisky en bouche, on perçcoit tout de même la jeunesse de celui-ci, plus dans la présentation générale et aussi dans sa fougue ressentie beaucoup plus en finale de bouche qui est un peu imprévisible, poivrée et tourbée. Ce Octomore démontre que complexité et équilibre vont parfois de pair avec jeunesse de maturation dans le monde du whisky.

Patrick 89%
Un très bon whisky, intense, percutant, et bien équilibré. Nez : Fumée de tourbe marquée par la cendre et une bonne dose de bois frais. Bouche : Une tonne de cendres, de la fumée de tourbe, une généreuse dose de bois brûlé et une petite note d’agrumes, le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Elements of Islay PI5

63.1% alc./vol.
Produit par la distillerie Bruichladdich, cette édition est un Port Charlotte provenant d’un mélange d’un fût Refill Hogshead et d’un fût 1st Fill Barrel, distillés en 2009.

André 87%
Oh la la… Ça rappelle la fermette à grand-papa Jean-Louis ça… Grosse tourbe pas subtile, cendreuse et grasse, miel, sel de mer, herbe séchée et céréales, odeurs citronnées et fraiches, sensation huileuse et minérale à la fois. La bouche est edgy, sèche et puissante. La tourbe est encore crasseuse et cendreuse, j’ai encore cette sensation minérale qui rappelle les galets nappés de sel de mer séchés au soleil que l’on lècherait (je n’ai pas essayé btw). On perçoit la jeunesse du whisky avec son intensité un peu malhabile mais qui a beaucoup de charme pareil. Belles notes de zeste de citron et de sel de mer dans un nuage de fumée de tourbe huileuse. La finale est franche, bien tourbée et attendrie par les toanlités de citron et de vanille.

Patrick 90%
Si bien équilibré, et riche et balancé… Wow, incroyable! Nez : Sel de mer, fumée de tourbe, tabac, une touche de sucre et une note fruitée très subtile. Bouche : Comme prendre une gorgée d’eau de mer à marée basse, avec une pincée de cendre et une tonne d’épices. Bon, personne n’est weird à ce point-là, mais quand on parle d’un whisky… Finale : D’une belle longueur, marquée par la cendre et l’eau de mer.

Old Malt Cask Laphroaig 14 ans

50% alc./vol.
Distilled April 2000, Bottled April 2014, from Refill Sherry Butt HL REF10432, 731 bottles

André 90%
Tout l’inverse du 12 ans 2006 du même distributeur. Un nez hyper doux mais une bouche plus féroce. Prenez le temps de laisser le whisky respirer un bon 30 minutes avant de fixer votre avis. Le nez est vanillé et tourbé, plus lointaine comme fumée camphrée, notes de fruits rouges et de raisins, cerises noires qui s’accompagnent de notes de sulfure en arrière-plan. Les notes tanniques du bois de chêne sont elles aussi présentes, arrondies par les tonalités de vanille. En bouche, j’ai une légère impression de violette dans la tourbe qui rappelle celle de la distillerie Bowmore, de bon fruits rouges sauvages, cerises noires, raisins secs, tourbe terreuse au camphre plus docile, le poivre broyé et la réglisse noire. La finale est moyennement longue, fruitée et tourbée avec une sensation de poussière de pierre qui colle aux dents. Rétro-olfaction de xérès un peu sulfureux et de tourbe grasse et maritime.

Patrick 94%
Le whisky que je voudrais apporter sur une ile déserte : J’y retrouve tout ce que je désire d’un whisky. À classer malheureusement dans la catégorie « avoir su, j’aurais acheté la caisse au complet » – Bref, si vous avez un jour la chance de tomber sur cette bouteille, oui, elle en vaut le coût. Nez : Parfum avec de beaux fruits mûrs, de la vanille, du bois brûlé et une belle dose de fumée de tourbe. Bouche : Un beau xérès rempli de fruits mûrs, avec du bois brûlé, de la fumée de tourbe, de la vanille, une touche maritime et de belles épices. Finale: D’une superbe longueur, chaleureuse, enveloppante et presque magique.

Martin 92.5%
Nez: La tourbe, le cuir, la mer, le vague à l’âme. Assez incroyable comment l’odorat peut nous faire voyager. Vanille, chêne et raisins, avec une touche de soufre, comme si on venait de craquer une bonne vieille allumette en bois. Bouche: Une tourbe camphrée, mais aussi florale à la fois. Poivre et cannelle, fruits rouges, raisins juteux, cuir et tabac à pipe. Superbe. Finale: Iodée, fruitée, chaude et épicée. Saveurs restantes de cerise, de bois brûlé, de fleurs et de poivre rose. Équilibre: Un grand embouteillage, un truc à ne pas sortir avec n’importe qui. Ça prend un bon ami qui apprécie.

Old Malt Cask Laphroaig 12 ans 20th Anniversary Edition

50% alc./vol.
Distilled March 2006, Bottled August 2018, 485 bottles

André 86%
Ouf… Puissant et médicinal, coupé à la scie à chaine… Tourbe puissante camphrée et médicinale, aspect crasseux, bananes flambées nappées de miel, pommes vertes, herbe mouillée, terre humide et grasse, bonbons casse-grippe au menthol. Après ce nez si puissant, la douceur de la bouche désarçonne un peu, surtout à 50% d’alcool, le whisky semble dilué et perd de sa ‘’grip’’. Côté saveurs par contre, on nous livre quelque chose de très intéressant; poivré et fumé, huile à moteur et bitume chauffé au soleil après une pluie abondante, camphre et menthol, sensation de galet de plage séché au soleil, sel de mer, tourbe verdâtre remplie d’herbe mouillée, dernière sensation cendreuse, genre cendre de feu de foyer refroidi, citron. Finale de tarte lime et citron dans un nuage de fumée graisseuse, un peu trop courte en bouche à mon goût. Une expérience en dent de scie pour ce jeune Laphroaig au nez de fer mais la bouche de velours.

Patrick 93%
Nez : Ayoye! Wow! Impressionnant! La superbe fumée de tourbe est intense, avec du poivre, des épices, du goudron et du bois brûlé. Laphroaig comme je l’aime! Bouche : Une tonne de fumée de tourbe, des épices, du bois brûlé et du goudron. Wow, sale comme j’aime mon Laphroaig! Finale: D’une superbe longueur, poivrée, salée et fumée.