SMWS 53.284 Caol Ila 10 ans

59.8% alc./vol.
« Smoky, Malty Minerality » – Embouteillage spécial pour le Islay festival de 2019 – Distillé le 24 septembre 2007, Refill hogshead, 282 bouteilles

André 90%
Ballade sur la plage de Port Ellen un jour ou le vent porte les effluves de la malterie. Quelques amis ont décidé de se faire un ‘’get together’’ en mangeant des fruits de mer cuit sur un feu de plage fait de bois mort. Sel de mer, limonade citronnée, fruits de mer… et effectivement minéral, genre galets remplis de sel de mer séchés au soleil. Pas loin, un pêcheur répare le moteur de son bateau qui a perdu de l’huile souillée très odorante. La bouche est hyper huileuse, remplie d’ananas et de citron, puis de tourbe phénolique et de pousière de pierre assaisonnée de sel de mer. La texture est vraiment superbe et l’effet gras et huileux coupe l’alcool un peu acéré. Finale bien salée et poivrée, tourbe phénolique, saveurs qui démontre la fierté de ses origines. À presque 200 balles pour un 10 ans, la barre était haute.

Patrick 90%
Un excellent Caol Ila, riche, complexe, et… Surprenant! J’ai jamais vu autant de sel dans un Caol Ila! J’aime! Nez : Feu de camp de tourbe, sur lequel on a fait cuire des pétoncles, le tout sur le bord de la mer. Bouche : À l’arrivée, le sel est super intense, puis la tourbe vient recouvrir le tout, et ensuite suivie par du poivre, des roches et une touche sucrée. Finale : D’une superbe longueur, fumée, tourbée, salée. Savoureuse.

Martin 90%
Nez: Ah, la belle tourbe des îles… Cuir, iode, air marin, pierre lavée et agrumes. Bien huileux et salé. Bouche: Tourbe bien salée, eau de mer, fruits mijotés, épices et bois. Finale: Chaude et punchée. Sel marin, algues et pierre. Superbe. Équilibre: Vraiment bien, un solide « hit » pour la SMWS. Un excellent peated single cask.

SMWS 42.35 Tobermory 9 ans

62.0% alc./vol.
“Salted Malted Chocolate Cupcakes” – Distillé le 25 juin 2008, Refill barrel, 205 bouteilles

André 85%
La première sniff en versant dans le verre offre effectivement de belles notes de chococlat qui disparaissent progressivement dans un nuage d’alcool. Puis, notes de coconut et de fruits sauvages trempés dans le chocolat, une touche de sel de mer. J’avoues que je trouve le nez relativement fermé et pas facile à décortiquer. La bouche est un uppercut d’alcool salé, parfumé aux saveurs de fruits de mer prérarés sur un feu de plage. L’alcool est trop présent à mon goût et masque les belles subtilités que le whisky aurait pu nous offrir. La texture en soi est huileuse, bien charnue, poivrée et mélangée de fruits tropicaux. J’aime beaucoup les notes citronnées effervescentes qui se marient au poivre et présentent une combinaison singulière. Longue finale propulsée par l’alcool et des booster de sel de mer.

Patrick 90%
Un gros whisky intense. J’ai rarement vu autant de sel dans un scotch, j’aime bien! Comme l’indique son code saveur, c’est définitivement « oily and coastal ». Nez : Du popcorn au beurre très salé, servi en accompagnement d’un plateau de fruits de mer. Bouche : Donne l’impression de licher un bloc de sel! Bref, du sel, des fruits de mer et une touche de chocolat. Le tout, porté par une belle texture huileuse. Finale : Très longue, salée, subtilement boisée et chocolatée.

Martin 86%
Nez: La tourbe est maritime, quoique discrète. La texture huileuse se fait presque sentir. Queue de homard trempée dans le beurre à l’ail, pour faire un peu différent du discours de Pat. Bouche: Caramel salé et tourbé. Belle céréale solide dans une tornade de poivre blanc. Ça fesse! Finale: Une fois son courroux passé, on laisse place aux épices, à la fumée de tourbe et au bois de chêne. Équilibre: On aime bien sa texture et ses saveurs, mais on gagnerait à le voir un peu plus docile au niveau du degré d’alcool.

SMWS 136.2 Eden Mill 3 ans

60.4% alc./vol.
« Paradise in a Paradis » – Distillé le 14 janvier 2015, 1st fill Oloroso hogshead, 298 bouteilles

André 74%
Après un hiver qui n’en finit plus de s’éterniser, une journée avec 50mm de pluie au mois d’avril et plus de deux mois de confinement, l’été arrive maintenant bien vite avec un mercure dans les 20 degrés et l’idée de partir votre piscine un peu précipitamment vous prend. C’est le temps du kit de départ acheté chez Canac (achat local) et vous ouvrez le traitement choc au chlore pour killer les algues verdâtres qui ont envahi votre plan d’eau. Vous savez la draft chlorée et aqueuse qui sort du sac, bien ce whisky c’est en plein ce que vous aurez en bouche. Même si le nez démontre une belle complexité au travers d’odeurs de bol de fruits sauvages et de raisins secs enrobés de chocolat, de prunes et d’oranges sanguines couronnées de caramel cramé dans la poêle, tout ce qui peut vous attirer, la bouche est juste aqueuse et chlorée et a saveur de porto qui a trourné après être resté sur le comptoir de la cuisine durant la canicule. C’est brutal comme revirement de dégustation. Dans ce nuage aqueux s’extirpent avec difficultés des notes de prunes et de raisins secs, d’oranges trop mures et de xérès parsemé de notes d’alcool de fruits en fermentation et de gingembre. Je ne sais pas si c’est la force de l’alcool qui engourdit ma langue et fait que ces saveurs désagréables sont moins intenses aux (pénibles) gorgées supplémentaires. Finale de jeune spirit granuleux, de chlore aqueux e t de queue de celeri. Après un si long texte, je suis sans mots…

Patrick 92%
Je pense n’avoir jamais goûté un scotch de 3 ans aussi bon! C’est riche, c’est savoureux, c’est intense mais tout de même balancé avec brio. J’adore. Ça regarde bien pour le futur de cette distillerie. Nez : OMG! Terreux, avec des fruits mûrs, du chocolat, de la vanille. Oh que ça sent bon! Bouche : De la terre, du cognac, du chocolat et des fruits mûrs. Oh que c’est superbe. Finale : D’une belle longueur, riche et savoureuse.

Martin 80%
Nez: Une minéralité peu subtile nous assaille le nez au départ. Mélasse sucrée et cassonade, léger vent de new make. La colonne vertébrale de céréales est très solide par contre. Bouche: Fruits rouges, bois et épices grillées. Caramel et raisins juteux. Explosion de poivre et de sherry malheureusement noyée dans une douteuse eau de piscine. Finale: Très épicée et boisée, grosse dose de sherry goulu. On termine ça dans une impression minérale désagréable. Équilibre: Sorry not sorry SMWS, on peut pas gagner toutes les batailles 😉

SMWS 112.46 Inchmurrin 14 ans

56.7% alc./vol.
« A wafer a while » – Distillé le 19 octobre 2004, 1st fill Moselle oak hogshead, 368 bouteilles

André 85%
Sel de mer et beurre demi-sel, petits fruits sauvages et vanille crémeuse, caramel Écossais, Banana Split. J’avais de grosses attentes en bouche mais la texture est un peu trop molle et diluée à mon goût, ce qui tranche d’avec la vigueur du sel de mer très prononcée. La bouche confirme les attentes du nez, une touche sucrée plus présente qui se mélange de fruits tropicaux et de crème à la vanille couronnée de caramel salé. Retour sur la boisson gazeuse Cream Soda puis un mélange de sel et de poivre. Atypique et challengeant.

Patrick 91%
Un autre superbe SMWS, complexe, avec un superbe mélange de sel et de sucre comme j’adore. Meilleur à chaque gorgée. Nez : De la gomme balloune aux fruits des champs avec un peu… D’huile solaire? Bouche : Une belle journée à la plage, avec la gomme balloune, la lotion solaire, du sel et une touche de cidre. Finale : D’une belle longueur, salée, huileuse et savoureuse.

Martin 86.5%
Nez: Fruits et caramel boisé. Sucré salé, céréales et noix de beurre. Bouche: Céréales épicées, vanille et fruits macérés. Touche de caramel et de poivre rose. Finale: Chaude, longue et bien torquée de poivre. Équilibre: Pas mauvais du tout, une bonne colonne avec bien du caractère.

SMWS 12.28 BenRiach 9 ans

59.5% alc./vol.
« Ultimate Cream Tea » – Distillé le 29 septembre 2009, 1st fill barrel, 208 bouteilles

André 84%
J’sais pas si la SMWS était en manque de liquidités pour être aussi pressé d’embouteiller ce fût mais le résultat est juste décevant à 160$ pièce. Manque de profondeur et de tonalités, un peu brut dans sa présentation générale, rien qui fait honneur au BenRiach réveillé par Billy Walker et ses comparses. J’ai l’impression de goûter aux premières éditions soporifiques qui avaient fait, à l’époque, que j’avais relégué cette distillerie aux oubliettes. Le nez est franc, notes de poires et de pêches, vanille rêche, une touche citronnée, biscuits aux beurre, bananes, ananas et miel. La ferveur du nez s’est calmée en bouche qui offre une texture crémeuse agréable, de belles notes d’oranges et d’ananas, fruits tropicaux, miel, sirop de poires, caramel, agrumes qui se poursuivent dans une montée d’épices et de bois de chêne séché. Longue finale, fruitée et épicée, poivrée même.

Patrick 87%
Un très bon whisky, très complexe et très bien équilibré. Nez : Un beau parfum de crème caramel servi avec de beaux fruits des champs mûrs. Bouche : Du bois, du gingembre, du sirop d’érable… Pas tout à fait à la hauteur du parfum, mais tout de même très bon. Finale : Une belle finale boisée avec du sirop d’érable.

Martin 89%
Nez: Ooh, caramel et xérès. Petits fruits des champs, vanille et cacao. Fleurs et chêne. Gâteau forêt noire. Bouche: Chocolat et vanille, belles épices en crescendo, raisins goulus et cuir bien tanné. Légère fumée de tourbe. Finale: Comme bien des cask strength, chaude et bien poivrée. Elle nous emmène sur des notes de bois, de vin et de cuir fruité. Équilibre: Bien dosé, intensité mémorable. Un bourbon cask qui nous tient solidement par les burnes.

SMWS 26.127 Clynelish 7 ans

60.9% alc./vol.
« Juicy Delight » – Distillé le 19 septembre 2011, 2nd fill barrel, 235 bouteilles

André 89%
Une vieille âme de whisky, qui démontre une complexité et un équilibre étonnant pour son jeune âge. Nez citronné et mielleux, un peu festif, sirupeux dans sa texture. Pommes poires, miel, lime et citron, un peu vif tout de même avec ce taux d’alcool qui demandera un peu de temps pour s’équilibrer. Incroyable texture, bien ronde et charnue, presque huileuse aussi. Sel de mer, citron, agrumes, pommes vertes, ananas, miel, vanille. Les tonalités de crème à la vanille sont solides et la texture, je me répète, vraiment unique. J’ai une touche de Cream Soda aussi en finale de bouche hyper funky. Finale de fruits à chair, pommes vertes, ananas, poires, un peu spicy et salty. J’adore.

Patrick 90%
Un beau whisky qui porte bien son nom… Très juicy, très savoureux, j’aime! Nez : Ça sent bon, ça! De belles brioches mielleuses avec une touche de cannele et quelques grains de sel. Bouche : La brioche est plus discrète, mais le sel est présent sous la forme d’une bûche échouée sur la plage, avec de l’ananas et… Heu, du riz? Finale: D’une longueur moyenne, salée, subtilement épicée et savoureuse.

Martin 88%
Nez: Fruité et intense, notes de vanille, de rose et de sirop simple. Cannelle et caramel salé. Encore une fois une belle subtilité au niveau du taux d’alcool. Bouche: Doux et sucré, comme du sucre en poudre. Les épices chaudes nous rattrapent assez vite dans l’expérience. Bois, vanille et crème. Finale: Chaude et épicée, un bon scotch pour revenir d’une balade au froid. Équilibre: Solide, un bon cask strength, à la hauteur des attentes qu’on a envers la SMWS.

Douglas Laing Old Particular « The Elements Collection – Earth » Caol Ila 8 ans

58.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead, Distilled November 2010, Bottled May 2019, 319 Bottles

André 87%
Brut et droit au but; tourbe phénolique crasseuse, feu de plage de bois mort, cendre de feu de foyer refroidie, sensation de terre mouillée et de bois carbonisé. Beaucoup de céréales maltées puis fumées en bouche, qui est franche et fougueuse, tourbe phénolique salée et crasseuse, huile salie, une touche sucrée aussi bizarrement. Belle texture bien nuance, l’alcool n’est presque pas ressenti sauf en finale. Notes d’eucalyptus également. Finale terreuse, cendreuse et de bois carbonisé. Ce whisky est définitivement ce qu’il doit être, terreux.

Patrick 90%
Du Caol Ila comme ça, je crois que je serais capable d’en boire à chaque jour! Nez : Ooooh… Oooh. Oh. Ça sent bon ça! De la belle fumée de tourbe, avec quelques agrumes, de l’huile, du sucre et une note terreuse. Bouche : De la superbe fumée de tourbe huileuse, du bois brûlé, des agrumes, quelques grains de sucre et des céréales mouillées et une touche terreuse. 58.4% d’alcool? J’aurais juré que c’était 48%! Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et sucrée.

Douglas Laing Old Particular Laphroaig 15yo

48.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL13743, Distilled September 2004, Bottled November 2019, 282 Bottles

André 89%
Un Laphroaig discipliné et étonnamment doux au nez, pas aussi médicinal que les distillery bottling. Zeste de citron, poires, ananas, oranges, sel de mer séché au soleil sur des galets, feu de plage, fumée de tourbe phénolique bien distante, belle vanille onctueuse. Bourbon cask all the way. En pregnant le temps de laisser le whisky s’aérer, les notes de tourbe sale se précisent, aspect un peu crasseux et presque d’huile à moteur souillée, ce qui est étrange avec la sensation d’air frais apportée par les fruits tropicaux. La texture en bouche est un peu trop diffuse malgré des saveurs définies. La tourbe est phénolique et crasseuse, cendreuse aussi, salée et fruitée. La pérennité des saveurs est au depart discutable mais si l’on espace les gorgées, on se rend compte que les notes phénoliques remontent au nez après quelques minutes. Plus le whisky respire, plus les notes de tourbe crasseuse prennent de l’ampleur. Longue finale, fumée et tourbée à souhaits nappant les fruits tropicaux.

Patrick 93%
Du Laphroaig à son meilleur, avec tout ce que j’attends de cette distillerie et même plus. J’ai certaines attentes envers Laphroaig, et la complexité n’en fait pas partie… Mais ici, c’est tout de même superbement complexe et équilibré! Nez : De la grosse fumée de tourbe sale typique de Laphroaig, avec du bacon gras, des pommes vertes. Appétissant. Bouche : Oh que c’est du bon jus ça! De la belle fumée de tourbe grasse, du sel de mer, des pommes vertes et de l’orge sucrée. Le tout porté par une texture extraordinairement huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Douglas Laing Old Particular Bowmore 18 ans

48.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL13709, Distilled December 2001, Bottled December 2019, 339 Bottles.

André 92%
Wow, quel nez! Grosses tranches d’ananas frais, oranges, zeste de citron et une solide livraison de tourbe puissante bien assaisonnée de fruits tropicaux. La bouche est juteuse et pulpeuse, remplie d’ananas baignant dans son jus et de cendre froide. La tourbe est prononcée, phénolique, terreuse et salée mais hyper rafraichissante. Bon retour sur les oranges et la poire à chacune des gorgées, mais la saveur principale demeure l’ananas. La tourbe est définitivement plus prononcée que celle livrée habituellement dans les embouteillages réguliers. Ce qui diffère aussi, c’est le côté fruits rouges qui est absent et donne toute la place à la signature du bourbon cask. Longue finale, tourbée, cendreuse et assaisonnée de fruits tropicaux nageant dans un nuage de phénol. J’ADORE!

Patrick 83%
Un whisky avec un mélange de saveurs vraiment étrange. Sans être mauvais, je ne peux pas dire que j’y prends grand plaisir. Nez : Parfum étrange, avec un mélange d’ananas, de fruits tropicaux et discrète fumée de tourbe. Bouche : Bizarre. Des épices, du bois, du sucre, des fruits tropicaux, du sel et de la fumée de tourbe. Le tout est porté par une superbe texture huileuse. Finale : Toujours marquée par le mélange étrange de fruits tropicaux, d’épices et de fumée de tourbe.

Douglas Laing XOP Highland Park 21 ans

48.3% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL12546, Distilled September 1996, Bottled June 2018, Bottle #38 of 271

André 90%
Vagues citronnées maritimes, ananas, oranges, miel, poires, bois séché et chauffé, tourbe relativement puissante et terreuse surtout pour un HP. Un peu simpliste comme approche mais rien de désagréable. La bouche est costaude, poussée par la force de la fumée de tourbe terreuse et du bois brûlé et caramélisé, qu’adoucisent par la suite le mélange d’agrumes, de citrons et d’oranges et d’amoureuses tonalités mielleuses. L’influence maritime s’exprime avec des notes de sel de mer et de poivre frais moulu qui se marient de draps de tourbe bien relevés. Longue finale, super épicée, salée, poivrée et tourbée. Un embouteillage inhabituellement tourbé qui donne une autre vision sur cette distillerie chérie de bien des amateurs.

Patrick 88%
Nez : Un parfum floral comme j’ai rarement vu ça! En fait, un superbe mélange de fleurs, de fruits sucrés et de vanille. Bouche : Du bois épicé et brûlé, avec une grosse dose de fleurs, une touche de fumée de tourbe, quelques grains de sel, du miel… Délicieux! Finale : D’une belle longueur