Eden Mill – Art of St Andrews 2022

46.5% alc./vol.
La deuxième édition de la collection « The Art of St Andrews » met à l’honneur une œuvre de Mairi Clark, dont la peinture expressive du littoral de St Andrews orne le coffret. Ce whisky en édition limitée 2022 a vieilli dans un assemblage de fûts de bourbon, de Pedro Ximénez et d’oloroso. 3000 bouteilles.

André 76%
Découvrir un premier whisky d’une distillerie est toujours une expérience grisante. Dans le cas présent, j’ai décelé des notes de whisky encore trop jeune dès avoir versé dans le verre et confirmé en bouche. Nez moelleux, belles notes de zeste d’orange, poires et de sucre caramélisé, quelques fruits rouges saupoudrés de gingembre. La bouche s’exprime sur des notes de céréales et d’agrumes, de timides fruits rouges, de bonnes vagues de gingembre de poivre noir. Fond d’alcool jeune sur un couvert de bois vanillé et une impression verdâtre (pas herbacée). Finale avec une touche de camphre mentholé, de bois vert et de vanille poivrée. Je ne suis pas fan.

Patrick 88%
C’est la première fois que je goûte un embouteillage officiel de cette distillerie, et mis à part le prix, c’est très satisfaisant. Nez: Un parfum d’une riche complexité, avec des fruits séchés et des biscuits épicés. Bouche: Déborde de fruits mûrs et séchés, de cassis, d’épices et de biscuits secs. Après quelques gorgées, j’y retrouve aussi une note de chocolat noir. Finale : D’une longueur moyenne, avec une touche fruitée et des biscuits secs épicés.

Martin 84%
Nez: Poire fraîche, miel délicat, pâte d’amande, fleurs blanches et un voile de vanille qui apporte une bone dosette de douceur. Bouche: Une texture soyeuse porte des saveurs de biscuit malté, pomme rôtie, caramel, zeste d’orange et gingembre mariné, avec une fine note de noisette en arrière-plan. Finale: De longueur moyenne, elle s’attarde sur le chêne sec, les agrumes et une discrète touche de thé noir bien poivré. Équilibre: Expression élégante et accessible, privilégiant la finesse à la démonstration de puissance, avec une belle cohérence du début à la fin. J’aime bien ce dram.

Kim 79%
Nez : Aurais-je mis le ne directement dans une cour à bois? Une scierie? Ou bien serais-je en train de me balader dans une forêt d’épinettes? Dans tous les cas, le bois s’impose. Vient ensuite un zeste de lime évoquant une limonade brésilienne, voire même des feuilles de lime kafir. Bouche : C’est sec sur un moyen temps. Hereusement le bois est disparu, mais il a emporté ma salive avec lui. La lime kafir est encore là, apportant une touche étrangement asiatique. Mais sinon c’est correct sans plus.

SMWS 136.2 Eden Mill 3 ans

60.4% alc./vol.
« Paradise in a Paradis » – Distillé le 14 janvier 2015, 1st fill Oloroso hogshead, 298 bouteilles

André 74%
Après un hiver qui n’en finit plus de s’éterniser, une journée avec 50mm de pluie au mois d’avril et plus de deux mois de confinement, l’été arrive maintenant bien vite avec un mercure dans les 20 degrés et l’idée de partir votre piscine un peu précipitamment vous prend. C’est le temps du kit de départ acheté chez Canac (achat local) et vous ouvrez le traitement choc au chlore pour killer les algues verdâtres qui ont envahi votre plan d’eau. Vous savez la draft chlorée et aqueuse qui sort du sac, bien ce whisky c’est en plein ce que vous aurez en bouche. Même si le nez démontre une belle complexité au travers d’odeurs de bol de fruits sauvages et de raisins secs enrobés de chocolat, de prunes et d’oranges sanguines couronnées de caramel cramé dans la poêle, tout ce qui peut vous attirer, la bouche est juste aqueuse et chlorée et a saveur de porto qui a trourné après être resté sur le comptoir de la cuisine durant la canicule. C’est brutal comme revirement de dégustation. Dans ce nuage aqueux s’extirpent avec difficultés des notes de prunes et de raisins secs, d’oranges trop mures et de xérès parsemé de notes d’alcool de fruits en fermentation et de gingembre. Je ne sais pas si c’est la force de l’alcool qui engourdit ma langue et fait que ces saveurs désagréables sont moins intenses aux (pénibles) gorgées supplémentaires. Finale de jeune spirit granuleux, de chlore aqueux e t de queue de celeri. Après un si long texte, je suis sans mots…

Patrick 92%
Je pense n’avoir jamais goûté un scotch de 3 ans aussi bon! C’est riche, c’est savoureux, c’est intense mais tout de même balancé avec brio. J’adore. Ça regarde bien pour le futur de cette distillerie. Nez : OMG! Terreux, avec des fruits mûrs, du chocolat, de la vanille. Oh que ça sent bon! Bouche : De la terre, du cognac, du chocolat et des fruits mûrs. Oh que c’est superbe. Finale : D’une belle longueur, riche et savoureuse.

Martin 80%
Nez: Une minéralité peu subtile nous assaille le nez au départ. Mélasse sucrée et cassonade, léger vent de new make. La colonne vertébrale de céréales est très solide par contre. Bouche: Fruits rouges, bois et épices grillées. Caramel et raisins juteux. Explosion de poivre et de sherry malheureusement noyée dans une douteuse eau de piscine. Finale: Très épicée et boisée, grosse dose de sherry goulu. On termine ça dans une impression minérale désagréable. Équilibre: Sorry not sorry SMWS, on peut pas gagner toutes les batailles 😉