Oban 1996 Montilla Fino Finish – Distiller’s Edition

43% alc./vol.
Embouteillé en 2011.

Patrick 89%
Notes salines, soupçon de xérès et un air boisé. En bouche, le sel en premier, qui s’ouvre ensuite sur un chaleureux xérès, qui lui nous laisse entrevoir un chêne puissant et une pointe orangée. La finale est relativement longue et salée. Un très bon produit, provenant de l’un des plus beau village d’Écosse. Il gagnerait toutefois à être embouteillé à un taux d’alcool légèrement supérieur.

Old Fascadale 10 ans Batch 2

46% alc./vol.
Bouteille 1 de 3746.

André 79.5%
Petits bonbons, sucre et sel, citron, agrumes, pêches et douce fumée. Flat en bouche, manque de texture. Bonbons à la menthe défraichis. Finale où la fumée poivrée ressort ardemment et où le citron tient toujours la route. Rien d’extraordinaire, bel amalgames d’éléments présenté sans raffinement et sans grand particularités. À 120$ la bouteille, la déception est au rendez-vous.

RV 81.5%
Pour cette bouteille lente à saveur transparente, l’amnésie volontaire est imminente. Au nez, bonjour Skye, son sel et son poivre, quoiqu’un peu trop gêné. En bouche, la cendre attaque, retourne vers la tourbe qui joue un très lent solo bien travaillé mais sans pep. La finale est intéressante avec une pointe de meringue au citron, mais on semble avoir oublié d’inclure un aftertaste. Encore plus que sa provenance, l’expérience reste anonyme et sans retour prévu.

Patrick 82%
Nez de poivre blanc et touche de tourbe salée. En bouche, la tourbe, une touche de bacon fumé et le poivre blanc. En finale, le poivre s’étire, mais il se noie rapidement dans l’océan. Un bon whisky, mais il manque d’intensité et son coût (120$ pour un 10 ans!) En fait une bouteille à éviter.

Old Pulteney 12 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.
A considérer uniquement la situation géographique, un environnement rude, balayé par les vents qui peuvent être violents, on se dit que l’emplacement choisi ne fut peut-être pas le plus judicieux ; d’un point de vue économique par contre, une ouverture sur la mer permettait à une certaine époque de transporter aisément les éléments nécessaires vers la distillerie et de convoyer le précieux nectar vers le sud. Fondée en 1826 par James Henderson, Pulteney profita d’une main-d’œuvre importante du fait de l’intensification de la pêche au hareng au XIXème siècle ; ainsi nombre d’employés utilisaient leur savoir-faire à la fois pour le whisky et le hareng. Les tonneliers notamment qui fabriquaient les tonneaux permettant de conditionner les harengs marinés vers l’Allemagne et la Russie ou du whisky pour leurs frères écossais. Entièrement rénovée en 1959, Pulteney intégra finalement le groupe Inver House Distillers en 1997. Le centre d’accueil pour les visiteurs date seulement de l’an 2000. Pulteney possède de gros alambics ventrus prolongés par une tuyauterie complexe.

André 87%
Un bol de fruits savouré sur le bord de la mer. Superbe nez à la fois salin et fruité, livré à travers de belles vagues de nectarines, citron et de cantaloups. Tout ce beau mélange est ceinturé d’un filet de sel. La bouche est moins belle qu’espérée, le nez étant supérieur à l’attente. Le sel ressort aussi de façon plus expressive en bouche, mais sans étourdir les belles arômes de fruits qui demeurent en sourdine tout en gardant leur importance. L’alcool monte par la suite, une bonne marée apportant avec elle cette belle mixture de sel et de cantaloups. Celle-ci s’estompe pour laisser la place au duo sel / piquant alcoolisé. Cette finale vous surprendra par sa facilité à garder la note si longtemps. Une belle surprise et une belle façon de se préparer aux whiskies plus musclés.

RV 85%
À prendre sur le quai avec le capitaine. Salin mais les algues sont un peu trop fortes pour mes narines. Tout aussi maritime en bouche, on ne goûte la tourbe d’algue qu’en gorge. La finale voit un fruité (framboise) effleurer les parois de la gorge de manière subtile. Assez typée, c’est le genre qui ne crée pas de grandes vagues mais qui se prend vraiment bien.

Patrick 85%
Trèfles, algues et un peu de sel. En bouche plutôt huileux, très salé, un peu d’algues avec une touche de fruité. La finale est un peu trop sucrée, probablement pour rassurer les sirènes. On dirait presque un verre d’eau de mer, mais en meilleur! Définitivement un scotch maritime, qui, après quelques drams, réveillera le Capitaine Bonhomme en vous. Avec quelques points d’alcool de plus, la note aurait aussi été .élevée de quelques points de plus…

Martin 89.5%
Je qualifierais sa couleur d’une teinte à mi-chemin entre l’or profond et le rosé du sherry amontillado. Nez: Algues et fleur de sel. Agrumes, plus particulièrement zeste d’orange sanguine. Assez minéral avec des notes de poivre blanc. Bouche: Très doux, lavande sucrée, fleurs et savon. Touches de caramel et de cacao. Orge juteuse, pomme de tire et anis étoilé. Finale: Légère chaleur épicée. Vent de persil. Curieux. Chêne fumé. Équilibre: Excellent équilibre entre sucré, salé, acide et boisé. Une distillerie à découvrir.

Brora 30 ans 2009 (bouteille 778)

53.2% alc./vol.
Bouteille 0778 de 2652.

Patrick 90%
Parfum de champs d’orge au bord de la mer… Je détecte aussi une légère touche de petits fruits rouges. En bouche, définitivement maritime: très salin, une bonne touche de bois brûlé, toujours l’orge et le tout marié ensemble par une texture des plus agréable. La force de l’alcool me semble parfaite. La finale, plutôt salée, s’étire longuement sans nous faire oublier le bois brûlé. Une distillerie dont les rares produits, presque toujours excellents, sont devenus trop chers pour le commun des mortels.

Arran 1998 Icons – The Westie

46% alc./vol.
Troisième édition d’une série de quatre expressions consacrée aux mascottes de la distillerie, Icon’s of Arran The Westie, célèbre Ruaridh (se prononce Rou-Ri), le westie blanc de James MacTaggart, Manager de la distillerie d’Arran, devenu garde de chai à ses heures perdues. Cette mise en bouteille est issue de l’assemblage de 25 fûts de sherry hogshead distillés en 1998. Édition limitée à 6000 bouteilles.

André 84%
Tarte citron et meringue, farine de céréales, bananes en purée et quelques timides notes de sherry. Un nez en laisse, muselé, presque inoffensif. En bouche; ananas, pêches, noix et amandes. Finale où l’alcool est plus soutenu et où les fruits et la vanille se joignent au bois. Assez sec et épicé comme finale et surprend par sa longueur et sa perspicacité. Un whisky ok mais qui manque de mordant.

Patrick 90%
Bon, n’aimant pas particulièrement la compagnie canine, mettons que ce whisky part avec une prise contre lui, avec sa photo de chien qui semble profondément stupide sur la boite. Toujours est-il qu’on est loin du parfum qui émane de pitou: un riche et agréable parfum de xérès avec une pointe de chêne et de vanille. En bouche, point de viande à chien! Xérès et chêne se chicanent notre attention (comme deux clebards), tout en laissant de la place à une grande complexité d’épices et d’herbes fines. Ces dernières s’étirent agréablement et longuement sur la finale. Une excellente bouteille, mais à moins d’être complètement accros aux chien, vous pouvez aussi vous contenter d’une édition régulière.

Martin 86.5%
Comme le disait si bien Maurice Duplessis pour stimuler l’économie: « On n’attache pas son chien avec des saucisses. » Nez: Floral, orange, citron, très léger, éclipsé même. Un peu d’herbe, graines de lin, vanille. Je cherche le sherry mais il semble avoir décidé de choker le party. Une deuxième visite me fait sentir de la meringue et me rappelle quelque peu le Glenkinchie. Bouche: Ample et huileux, très sucré, raisins, tarte au citron et vanille. Chêne grillé et traces de fumée, suivi de chocolat et d’un mélange cannelle-muscade, à moins que ça ne soit de la cardamome? Fascinant. Finale: Épices et légère fumée pour commencer, puis s’efface relativement vite sur un fond d’amandes et de raisins secs. Équilibre: Très honnête mais tout se passe presque exclusivement dans la bouche. Le reste tombe malheureusement un tantinet à plat. Je cherche encore le sherry.

RV 87.5%
Dans mon jeune temps tu sauras que c’était pas compliqué se faire du fun. Pour ce Arran, on a vraiment l’impression de retourner dans le passé avec le petit cuivre qui vient s’ajouter aux herbes de bord de fleuve. L’arrivée n’est pas timide mais le vocabulaire est limité, se contentant de n’offre que de forts mots d’herbe toujours cuivré, affublé d’une pointe de tourbe sucrée, et un pourcentage d’alcool qui semble (faussement) assez haut. La finale est posée, très agréable, et me fait penser aux vieux Glenmorange où la qualité ne demandait pas tant d’artifice.

Arran Tokaji Aszu Wine Finish

55% alc./vol.
Vieilli premièrement pendant une période de 8 ans dans d’ex fût de bourbons, cette expression est par la suite porté en d’ex fûts de vin Tokaji Aszù. Ce vin à lequel on attribut le surnom de « Vin des rois, roi des vins » avait préalablement vieilli 3 ans dans ces fûts (fabriqué du plus fin chêne Hongrois, le Quercus Petraea & le Quercus Robur) qui donnent la finition typée au Arran wine finish. Présenté encore une fois, non filtré à froid et embouteillé à la force du fût. Édition limitée de 7320 bouteilles.

André 88%
Vanille. Rond et très amoureux. L’apport du vieillissement en fût de vin apporte des dimensions très enveloppantes, se succédant avec harmonie. De part son côté fortement sucré, le plaisir s’atténue à mesure qu’on enligne les gorgées. Sans aucuns doutes, c’est un scotch à savourer en petite quantité, comme digestif. Le haut taux d’alcool est paralysé par l’apport de sucre, ce qui le rends sournoisement traitre à boire…

RV 83%
Pruneaux jaunes & fruits confits, sirop de cerise de marasquin passé date et légère pointe d’acier. Au goût: Fruits suivi de fumée. Les pruneaux sont de retour en finale accompagnés par des cerises de terre. Finale courte et légèrement vineuse.

Patrick 88%
Riche parfum épicé et fruité, avec un bon fond d’orge. En bouche, les épices et le chêne, bien équilibré avec les fruits et un beau sucre d’orge. Belle finale sucrée qui s’étire agréablement. Belle balance, un bon goût classique.

Glenmorangie 25 ans Quarter Century

43% alc./vol.
Membre le plus ancien de la famille Glenmorangie, ce single malt possède une tenue et une intensité remarquables. Bien corsé, le Glenmorangie 25 ans d’âge représente réellement notre engagement sans faille pour la perfection. Vieilli dans une série de fûts, y compris des fûts de chêne blanc d’Amérique, des fûts de sherry Oloroso et des fûts de Bourgogne français, avant d’être mélangé en quantités exactement équivalentes.

André 92.5%
Nez élégant et fruité (oranges, prunes) et ce qui ressemble à du sherry noble, cire d’abeille et miel. Superbe balance, équilibre des éléments. Arrivée en bouche assez puissante, les épices au front, soutenues par de plus douces notes mielleuses et fruitées, encore une fois principalement les oranges. Finale passablement longue, surtout pour d’aussi douces notes et même si il est un peu sec en finale de bouche. Peut-être un peu trop de  »wood influences » en finale mais globalement, un superbe whisky… malheureusement trop cher.

Patrick & Pierre-Luc 94%
Parfum vineux, notes de céréales et d’amandes. En bouche, l’ensemble est sucré et fruité, d’une complexité incroyable : fruits séchés, mûres, des cerises, prunes et dattes mêlées au chocolat et au café. La finale s’étire sur le sucre. Il ne s’agit définitivement pas d’un whisky de tous les jours. Pour l’apprécier, il faut définitivement une certaine dose de recueillement! Mais alors, quelle surprise : j’ai rarement trouvé un whisky aussi complexe.

Martin 94%
Nez: Sherry, fruits, amandes. Une grande kermesse mêlant l’orge juteuse à la frangipane à la mangue de ma belle-mère. Bouche: Caramel salé, miel, fleurs, cannelle et épices. Parfois le chêne et le cacao tentent une percée mais restent effarouchés malgré tout. Finale: Un brin mentholé, épicé. L’influence du sherry semble sans fin. Des notes de chocolat au café semblent vouloir s’éveiller. Équilibre: Plus balancé que ça tu meurs. D’une élégance et d’une souveraineté sans pareil. Même si vous n’aimez pas le whisky, je mets au défi quiconque de lever le nez là-dessus. Respectez au moins son sommeil d’un quart de siècle.

Talisker 10 ans

45.8% alc./vol.
La distillerie fut fondée en 1830 par deux frères, Hugh et Kenneth Mac Askill, fils de docteur ; après différents essais, Carbost fut choisi comme emplacement définitif. La distillerie fut rénovée en 1880 puis agrandie en 1900. Elle passa sous la houlette d’un groupement d’assembleurs la D.C.L. (Distillers Company Ltd.) en 1925 et cessa de pratiquer la triple distillation jusque là en usage en 1928. En partie reconstruite en 1960 à la suite d’un incendie, elle conserva néanmoins quelques éléments de la distillation traditionnelle : des washbacks en bois, ainsi qu’un système de condenseurs immergés dans des cuves en bois situées à l’extérieur des bâtiments (une des rares choses ayant survécu à l’incendie). Ce single malt est aussi utilisé pour les blends Johnnie Walker et White Horse ainsi que pour la liqueur Drambuie.

André 88%
Poivré et fumé punché. Goût prononcé de fond de cendrier de vieilles matantes lors du party de Noël. La singularité même et que ce soit juste pour ça, il mérite la note attribuée. La lave des Cuillins.. for sure !

Patrick 91%
Wow, un de mes préférés! Fumée explosive! Épices fortes, poivre, rocheux volcanique. Robuste, on adore ou on déteste!

Martin 87%
D’une teinte orange rosé, j’avoue me lancer en territoire inexploré. Nez: Cuir, tourbe et iode. Beef jerky poivré. Feuilles de tabac à pipe. Fruits séchés en-dessous avec une pointe de pelure d’orange. Bouche: Doux et sucré, fumée un peu moins présente qu’au nez. Serait-ce une touche de chocolat noir derrière tout ça? Finale: Un peu de cuir, un peu de boucane de tourbe. Regrettablement courte. Équilibre: Une belle entrée pour Talisker. Je suis curieux d’en essayer d’autres.

RV 86%
Beaucoup plus chocolaté qu’à ma souvenance, la fumée est assez douce, presqu’absente, mais les épices sont bel et bien là. En bouche il est tout de cuir, spécialement en finale, bien mélangé aux épices, légèrement animal: poil ras sous la selle du cheval. Le poivre n’est plus aussi sauvage que par le passé, mais cette domestication n’est pas optimale: celle-ci traîne loin derrière le mustang pur-sang qu’on retrouvait par le passé.

Highland Park 10 ans Ambassador Cask #2

58.8% alc./vol.
Distillé en 1996 et embouteillé en 2006, fût #1071, 594 bouteilles.

André 89%
Sherry et cerises marasquin, orange, chocolat, miel avec un accent de noisettes. En bouche, superbe texture, puissant sur les notes de cerises (un peu déboussolant venant de Highland Park) et une bonne puissance d’alcool jumelé d’une touche salée asséchant l’ensemble très rapidement. Jumelé aux épices, la finale de bouche procure un effet assez singulier en s’accrochant exclusivement sur le dessus de la langue. Rétro-olfaction rectiligne sur les cerises marasquin. Un Highland Park inhabituel, puissant mais bien conçu.

Highland Park 16 ans Thor

52.1% alc./vol.
Valhalla Collection #1.

André 86.5%
Gingembre, vieux bahut de bois avec cire d’abeille, caramel, bois, vanille. Nez soutenu et relativement puissant. En bouche, encore le gingembre et les épices en addition. Texture crémeuse et cireuse à la fois. Pêches, pomme poire. Bon mouth coating. Finale sèche, un peu trop épicée à mon goût, la douceur de la vanille n’arrive pas à en contrebalancer la sècheresse. Très impressionné par sa persistance en bouche. La conjonction épice aide aussi à assécher l’ensemble. Beaucoup de sel en finale et étrangement aussi, du miel. Finale longue, bien épicée à saveur de gingembre présenté avec un feeling terreux. Un whisky en crescendo du nez à la finale.

Patrick 90%
Nez: Bruyère beurré et miel. Bouche: Bruyère, malt, fumé et herbes. Finale: Fumée qui s’étire sur la vanille. Balance: Superbe. Un whisky à apporter avec soi à la pêche.

Martin 91%
Nez: Miel et orange avec une touche d’orge fumée. Bouche: Miel, fraise, beurre, beurre, beurre, caramel salé, fleur de sel, noix d’acajou. Finale: Épices langoureuses suivies d’une remontée de fruits confits et de cannelle. Équilibre: Un vrai de vrai nectar des dieux. Il y a gros fort à parier que bien des gens aimeraient que Highland Park fasse une version plus abordable et accessible de cette expression.

RV 83%
Cette déité à l’entraînement n’a que d’agressifs le nom et le nez. Petite fumée, bruyère et miel, sans être particulièrement sucré il est très doux et olfactivement de bon profil. Surprenante et décevante alors est l’arrivée un peu aigre de grain pas mûr. À au moins 100$ de trop, peu de finale avec un minimum de caractère, ce whisky me laisse l’impression que je devrais en prendre énormément de manière gratuite pour m’y faire.