Arran Bere Barley 2004-2012

46% alc./vol.
Alors qu’au début du XIXème siècle l’île comptait plus d’une cinquantaine de distilleries, pour la plupart clandestines, Arran a passé plus d’un siècle et demi sans moyen de production local, la fermeture de la dernière distillerie (légale) étant intervenue en 1836 ! L’ouverture de cette dernière-née des distilleries écossaises a eu lieu en 1995, le 29 juin à 14 h 29 pour être précis ! Indépendante, cette distillerie dirigée par Harold Curie, allie les dernières technologies aux procédés traditionnels de distillation avec l’utilisation de washbacks en pin notamment. L’orge est non tourbée et le whisky ne subit pas de coloration au caramel comme elle parfois pratiquée (légalement, je vous rassure !) ailleurs.

Produit en 2004, Arran Bere Barley est un Single Malt issu de la collaboration de l’Institut Agronomique des Orcades avec la Distillerie Arran. Bere fait référence à la plus ancienne orge cultivée d’Écosse, couramment utilisée jusqu’au XXème siècle pour la production de whisky. Bere, pour ce Whisky, a été cultivée dans les Orcades, avant d’être maltée à Inverness et distillée à Arran. Arran Bere Barley est une cuvée limitée à seulement 5800 bouteilles, vieillie pendant plus de 8 ans en fûts de chêne américain, puis embouteillée à 46% sans filtration à froid et sans ajout de colorant artificiel. Depuis longtemps, les variétés d’orges modernes ont éclipsé Bere dans l’industrie du Whisky. Il peut cependant produire un single Malt au goût distinctif comme celui-ci.

André 85%
Il y a de ces whiskies qui savent comment nous ramener à ce qu’est la base de l’élaboration d’un whisky et qui le font en présentant habilement, mais simplement, des éléments savamment orchestrés sans prétention. Céréales au miel, la vanille, les céréales humides s’accoutrant d’écharpes de caramel et d’agrume, de citron finement maritime. La bouche est chocolatée et les céréales omniprésentes, des noix me rappelant certaines éditions de Balvenie. Il y a bien quelques rares fruits (fruits secs, raisins) au passage mais dans l’ensemble, l’orge et les céréales joueront le rôle de chef d’orchestre de ce mouvement malté aux accents discrètement maritimes. La finale est douce, une mélopée principalement céréalée, jouant la carte de la finesse de l’exécution via la douceur de ses composantes. Un whisky sans prétention qui saura plaire à bien des amateurs et connaisseurs sans pour autant réinventer le style.

Patrick 86%
Nez : Abricot et pêche, mais vraiment pas subtil! Est -ce un brandy? Bouche : Abricots… Coudon? Est -ce un whisky?? L’arrivée de l’abricot est subtile, mais prends rapidement toute la place. Finale : L’abricot ne cède pas un pouce et s’étire durant de longue secondes. En se lichant les lèvres, on le retrouve encore et encore! Balance : On jurerait un whisky vieillir dans un fut de brandy à l’abricot. 2e tasting: 85% Nez : Céréales avec une pointe de sel, miel et laine mouillée. Bouche : Toujours les céréales salées et le miel, avec toutefois des pointes d’agrumes et de fleurs, ce qui le rend plus intéressant. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel, et surtout, simplement agréable. Balance : Le nez est douteux, mais l’ensemble se révèle être un bon dram honnête.

RV 84.5%
La vendeuse cute dans une de nos magasins préférés qui est certes contente de nous voir mais donc on pourrait douter la sincérité. Petit parfum de single malt sympa et inoffensif, au bruyère à la Glen Garioch. Arriver dans le même thème mais en version plus chaude (l’alcool probablement), toujours sympathique mais sans profondeur. La finale est encore la même suite prévisible, toujours l’apparence du Glen Garioch et peut-être une touche de lilas du Strathisla. Léger, peu original, sans surprise mais une fois de plus, très sympathique.

Brora 30 ans 2009 (bouteille 980)

53.2% alc./vol.
Bouteille 980 de 2652. A l’origine, la distillerie Brora portait le nom de Clynelish. Son fondateur, le Marquis de Stafford, futur Duc de Sutherland s’était tristement rendu célèbre pour avoir chassé les habitants de ses terres (environ 15000 personnes) afin d’y faire paître des moutons, plus «rentables ». La licence fut accordée en 1824. Une raison supplémentaire d’ouvrir une distillerie était de couper l’herbe sous le pied des distilleries clandestines qui étaient légions dans la région à cette époque. En 1967, une distillerie mitoyenne portant le nom de Clynelish n%2 fut construite. L’ancienne distillerie fut fermée en 1969 puis réouverte en 1975 sous le nom de Brora pour être définitivement fermée en 1983.

André 92.5%
Superbe nez fruité sur un édredon de douce tourbe terreuse. Le sherry est omniprésent avec un côté de tourbe végétale agréable. Le nez est rond et vanillé, à la limite d’être sucré, la tourbe légèrement médicinale et maritime. En bouche, le sherry est encore bien présent, confirmant le nez, mais ce sont plus les saveurs de pêche et de petits fruits sauvages ceinturés de tourbe qui domineront l’ensemble et le sel en toute finale de bouche. La finale elle-même est citronnée et salée, et offre une longue persistance. La rétro-olfaction est herbeuse et finement sucrée.

Patrick 94%
Nez : Effluves tourbées avec une pointe d’algues à sushis (nori). Ensuite, des notes de chêne, de cassonade et de cendres. Bouche : Une extraordinaire explosion de tourbe et de saveurs! Wow! Caramel, fumée, bois brûlé, poivre. Finale : Longue et savoureuse, avec des notes fumées et sucrées. Balance : Je pleure que des gestionnaires des années ‘80 à la vue trop courte aient pris l’horrible décision de fermer cette extraordinaire distillerie. Pourtant, avec un peu de volonté, celle-ci pourrait facilement revivre grâce à ses alambics d’origine toujours sur place. Serait-ce profitable? Certainement! Mais je ne crois pas qu’il soit dans la stratégie de Diageo d’ajouter un single malt de plus dans un marché qu’ils doivent déjà trouver passablement encombré.

Martin 89%
Arbore un coloris de paille foncée tirant sur le bronze… Nez: On y sent tout de suite un fond de belle tourbe grasse, suivi de vanille fruitée. La mutation du nez se poursuit sur des notes légères de cuir. Je prends une courte pause tellement c’est envoûtant. Pruneaux et feuilles de tabac à pipe arrivent à la fin. Sans cesse en mouvement. Bouche: Montre ses couleurs d’entrée de jeu. Nul besoin de chercher tellement le ballet des saveurs s’empresse de se présenter à nous. Le beau sucre fruité de l’orge est balancé par une amertume de cuir tourbé, puis revient sous la forme d’une caresse de caramel salé. C’est un malt doté d’un caractère évolutif sans pareil. Finale: Un vent iodé livre un duel tel un exercice de haute voltige avec le chocolat noir sur un fil de fer suspendu. Équilibre: Une seule comparaison est possible. C’est le Nico Archambault des single malts.

Highland Park 18 ans (nouvel embouteillage)

43% alc./vol.
Single malt provenant de l’assemblage de fûts de sherry (40 %) et de fûts de bourbon. Une version issue des chais de la distillerie la plus septentrionale d’Écosse.

André 89.5%
Tout y est encore une fois; le miel de bruyère, un fantôme de chocolat noir et une brève apparition de fumée en finale, le tout balancé avec finesse et distinction. Encore une fois, un embouteillage qui fait honneur à la distillerie.

RV 90%
Beaucoup plus fruité (orange), avec une légère pointe de fumée qui perce le chocolat. Définitivement l’un des meilleurs nez en dehors des Islay et d’A’bunadh. Arrivée sucrée, mais beaucoup plus fumée que ses plus jeunes congénères. Finale longue, mais pas assez longue. Goutée après le Macallan, là où la grande dame est tout juste agréable à côtoyer, la sympathique mais quand même sophistiquée HP qui la suit sait être davantage désirable.

Patrick 93%
Au nez, miel, sel, beurre et bruyère. On sent déjà une belle complexité. Définitivement HP! Au goût, le premier mot qui nous vient à l’esprit est « suave ». Une avalanche de saveurs, miel, bruyère, fumée, tourbe, sel marin, épices… La finale longue et agréable. Il est surprenant de retrouver autant de chaleur de douceur dans un même verre, on dirait un superbe manteau de fourrure. Le tout est équilibré de façon magistrale.

Martin 94.5%
Couleur sherry, muscat, brun-roux, marron clair et j’en passe. Nez: Miel, beurre salé et réglisse noire. Un peu de cerise et de citron, avec une note de cuir fumé en-dessous. Complexe et raffiné, doux et séduisant. Touche de pruneau et de cannelle, pas les marionnettes. Bouche: Juteux et doux au début grâce à des notes fortes de miel, de citron salé et de bois de chêne. Pommes, caramel et sucre d’orge apparaissent avant d’être balayés par une vague poivrée. Finale: Les saveurs expérimentées jusqu’ici s’estompent sur un lit de cuir salé qui se transforme en gingembre mielleux et en cacao à peine tourbé. Équilibre: Complexité à tout casser. Un incontournable pour toute armoire à whisky qui se respecte. Je crois que tout ce qui lui manque c’est un peu plus de mordant. Je suis certain qu’à 46% d’alcool il se mériterait un score supérieur.

Lombard Teaninich 12 ans

40% alc./vol.
Teaninich fut fondée en 1817. La majeure partie de la production sert au blend Johnny Walker Red Label. Il n’y a d’ailleurs pas d’embouteillages officiels de cette distillerie. Elle compte aujourd’hui 6 alambics, mais en avril 2013, Diageo a annoncé que 16 nouveaux alambics y seraient installés. Cette nouvelle installation portera toutefois un nom différent et produira un whisky distinct.

André 76%
Oranges, fruité épuré, un brin floral et sucré. Texture plate en bouche, surtout à l’arrivée puis par la suite, biscuits sablés saupoudrés de sucre, vanille, un peu de sel. Finale courte principalement axée sur le sucre et la vanille. Ennuyant et sans challenge.

RV 80%
Après une rapide accélération, on se perd entre les distilleries et on arrive un peu nulle part. Un single malt simple mais efficace au nez, qui sort du soporifique trio malt-grain-fleur du Speyside anonyme, avec malgré tout une pointe de Dalwhinnie et d’Aberlour. Arrivée assez forte mais un peu vide de goût, on revient dans le malt beaucoup plus standard jusqu’à la finale de feuilles séchées. Bien, mais bien trop ordinaire.

Patrick 85%
Nez marqué d’un intriguant mélange de tourbe et de pelures d’oranges. En bouche en retrouve un malt très floral, avec un fond d’agrumes et une pointe de tourbe, le tout mélangé à des biscuits sablés. La finale, marquée par la pointe de fumée tourbée, est malheureusement un peu courte (je ne comprends pas les embouteilleurs qui embouteillent leur whiskys à 40%), lui fait perdre quelques points. Enfin, un dram qui offre tout de même une belle personnalité et suffisamment d’originalité pour lui faire gagner quelques points.

Isle of Jura 10 ans Origins (ancien embouteillage)

43% alc./vol.
Archibald Campbell construisit la distillerie au début des années 1800, près d’une grotte où la distillation clandestine était exercée depuis déjà 200 ans paraît-il. Le malt produit alors était fortement tourbé, contrairement à ce qu’il est actuellement. La distillerie passa entre les mains de plusieurs gérants au cours des années et fut reconstruite en 1884 ; la production annuelle atteignait alors environ 300 000 litres de nectar. La forme particulière des alambics et l’utilisation d’orge très peu tourbée donnèrent au mal un goût très différent de celui produit par les distilleries de l’île voisine d’Islay… bien que le directeur actuel ait fait ses classes à Laphroaig!

André 86%
Valeur sûre. Pin, sel et fraicheur très océanique. Un scotch d’été ou d’hiver avec un bon feu de bois comme accompagnement.

Patrick 90%
Pin, sel au nez; au goût le pin, définitivement. Sec. J’adore.

Martin 86%
Couleur or, ou bien sherry à peine bruni. Nez: Légère vanille, citron sûrette, infime fond de tourbe. Pin et sel de mer gros comme le bras, de quoi se croire au large même de Jura. Bouche: On commence avec des canneberges, pour ensuite être frappé par le pin avant de finir sur le citron. Miel, épices et malt. Très sec. Finale: Sèche et raisonnablement longue sur des notes de chocolat huileux et d’iode. Équilibre: Pour le prix, c’est de la bombe. En-dessous du Diurach’s Own, mais au-dessus du Superstition.

RV 80%
Si vous ne savez pas c’est quoi du pin dans du whisky, essayez ca!

Old Malt Cask Highland Park 15 ans

50% alc./vol.
Distillée en septembre 1996 et embouteillé en novembre 2011 à partir du fût de sherry #DL-7865, 394 bouteilles.

André 83.5%
Bien doux au nez et en bouche. Miel et vanille et une vague d’épices assez consistante qui gagnera en importance en finale. Texture plane et ensemble ennuyant. Un autre Old Malt Cask qui ne passera pas à l’histoire.

RV 87%
Une belle copie qui dépasse la qualité de l’original. Et le prix aussi. Petit bruyère assez retiré et foin sucré tout aussi gêné. Arrivée marqué par le grain qui construit sur ce que le nez annonçait, l’alcool gèle un peu la langue mais le grain sucré de miel s’en sort bien. Finale dans le même thème, ce whisky de « revendeurs » est loin d’être à dénigrée outre son prix un peu trop poussé versus l’édition standard de la distillerie, même si on a plus d’alcool que dans celle-ci.

Patrick 85%
Nez: Miel herbeux, pointe de xérès et de malt. Bouche: Xérès bizarre, herbes, pointe de miel et de fleurs. Finale: s’étire sur les fleurs. Balance: Drôle de mélange. Pas désagréable, mais rien pour écrire à sa mère.

Highland Park Leif Eriksson

40% alc./vol.
Exclusivité du marché hors-taxes, vieillie en fûts de chêne américain.

André 85%
Marmelade à l’orange et miel épicé, vanille, un peu de sel. Bouche plus épicée et très oaky, la vanille est elle aussi plus soutenue. On y retrouvera quand même les saveurs d’orange et de miel du nez. Les épices quand à elle semblent soulever l’impression laissée par le bas taux d’alcool en asséchant légèrement la bouche. Finale moyennement longue soulignée par les épices et d’un côté un peu plus sec que l’on pourrait associer au bois du fût. Le sel gagnera en force en toute finale, nous signifiant peut-être la location de la distillerie, le petit côté maritime et le léger tourbé apparaissant ensuite en bouche confirmant le tout. Le maigre 40% d’alcool déçoit car les douces saveurs du whisky auraient toléré un 3 à 6% d’alcool supplémentaires. Un whisky un peu trop doux, pour souligner le périple de ce Viking dans les eaux troubles bordant le cercle polaire. J’aurais opté pour quelque chose de plus masculin et de plus nordique.

Patrick 84%
Nez: Une compote de fruits et d’herbes, marié avec du miel, le tout servi à proximité de la mer. Une pointe de fumée finit par émerger de l’ensemble. Bouche: Miel, fruits frais, une pointe d’agrumes. Léger. Finale: Agrumes. Relativement courte. Balance: Bien balancé, mais ne fait pas bouger les montagnes.

RV 83%
Highland Park a préféré démontrer l’épithète Fearless par le personnage sur le contenant au lieu de l’expérience du contenu. Le bruyère semble moins nordique qu’à l’habitude avec son petit parfum doucement fleuri à la Glen Garioch. En bouche il est intéressant : le bruyère devient miel, lui aussi doux, mais un peu trop éclairci. La finale est très (voire trop) régulière avec le bruyère nu, sans bois, sans chocolat, sans réel punch non plus. Irrémédiablement un whisky pour débutant donc une bonne pour le marché du duty free ou parfois le volume prime sur la qualité, mais pour le palais averti l’intensité et la chaleur sont tous deux beaucoup trop absents.

Balblair 2000

43% alc./vol.

André 82%
Très doux et épars au nez, notes de vanille, de fruits tropicaux et de fleurs séchées. Passablement épicé en bouche (gingembre), céréales de malt. Frais et volatile, tout comme le souvenir que l’on en gardera.

RV 78%
« Poisson pas frais ». Sans le poisson d’Ordralphabétix. Encore un Balblair avec un désagréable nez, pas frais, à la limite du dégueux. L’arrivée de foin épicé est poisseuse, heureusement suivie d’un bel élan d’épices en aftertaste, quoique trop tard après le nez désastreux. Je ne sais s’il s’agit des alambics, des entrepôts ou de l’air de la région, mais hormis leur 32 ans cette distillerie commence à me faire douter de leur capacité à faire ne serait-ce qu’un bon whisky d’âge normal.

Martin 83%
D’une couleur or pâle, maïs même. Sa jeunesse trahie par sa robe. Nez: Doux et sucré. Poire, pomme, ananas. Cantaloup plutôt. Miel et abricots. Timide et frivole mais intéressant. Bouche: Miel et pêches rapidement étouffés par du gros gingembre mariné. De l’orge juteuse précède un faible vent de cuir fumé. Finale: Chaude et raisonnablement longue avec nes notes de gingembre, de chocolat noir et de noix de coco. Équilibre: Plus jeune, mais je le préfère au 1989. Ce doit être l’absence de banane.

Balblair 1989

43% alc./vol.

Martin 81.5%
Coloration jaune dorée, on dirait pratiquement un sauternes. Nez: Légèrement boisé, cerise de terre, zeste d’agrume, banane, un peu terreux. Goutte de vanille. Bouche: Quand même doux, raisins, faible impression de sherry. Se termine sur de la fumée et un peu de cuir terreux. Finale: Caoutchouc cuireux, fumée, restant de banane et de cardamome. Dommage que je déteste la banane. Équilibre: Pas déplaisant, mais la bouteille n’en vaut pas le coup, ni le coût.

RV 80.1%
Pas encore à destination. Ou de loin rendue trop loin. Olfactivement, encore Balblair, encore weirdo, avec du compost de cerise de terre et de plants de tomates. En bouchant, tellement acqueux qu’on aurait tendance à croire qu’il n’a pas 2 ans, encore moins 20. Au-delà de ce manque de goût, on peut y sentir du grain, mais vraiment, vraiment ordinaire qui se poursuit dans la finale, presque moisie. Le point fort de l’expérience vient en aftertaste où le tout est beaucoup mieux équilibré, avec un grain malté appréciable (et encore faut-il le laisser vieillir en verre pour cela). N’eusse été du rapport qualité-prix, il n’aurait sû passer la barre des 80, mais ce whisky qui n’était pas fort à 18 ans ne semble pas prêt, ou ne l’est plus.

Glenmorangie Lasanta

46% alc./vol.
Lasanta veut dire “chaleur et passion” en gaélique. Glenmorangie The Lasanta a été vieilli d’abord en fût de bourbons puis en fûts de Sherry Oloroso.

André 82%
Wine finish power avec une couleur cuivrée et rosée. Nez vineux avec une pointe salée. Vraiment ordinaire, mérite d’aller me faire remboursée ma bouteille que j’avais en attente.

Patrick 87%
Au nez, raisins enrobés de chocolat, miel et caramel mou. Notes de citron et de caramel croquant rappelant la crème brûlée. Crème glacée au rhum et raisin. Au goût, xérès avec notes de raisins, d’écorces d’orange, de noix et caramel au beurre. Goût de noisette enrobée de chocolat, notes épicées, et un peu de cuir. Finale longue à l’orange épicée et noisettes enrobées de chocolat. Superbe whisky. Se marie admirablement bien avec un fromage québécois « Cheddar Perron Doyen 4 ans », de renommée internationale.

Martin 87.5%
Le soleil couchant de Californie le fait paraître d’un cuivre bruni déscendant jusqu’à un xérès doré. Nez: Vague de raisin, avec un bon accompagnement de citron sûrette et de sel. Un fond de cuir, de mélasse et de rhum tente de faire surface sans jamais tout à fait s’affirmer proprement. Une touche de sherry est tout de même présente, surtout au deuxième nez, bien qu’étouffée par le miel signature de Glenmorangie. 2e dégustation, malt classique de la distillerie dans toute sa splendeur, rehaussé par des notes de céréales, de raisin et du plus infime des cuirs. Bouche: Sherry, raisin, bourbon, beurre salé et cassonade. Vague de chaleur mielleuse qui n’est pas sans rappeler l’expression originale de la distillerie. 2e visite, l’influence du xérès semble beaucoup plus marquée. Le taux d’alcool explose agréablement en bouche. Finale: Courte mais réconfortante, avec des notes de sherry. On la sent déscendre dans une ondée chaude et épicée. Équilibre: On dirait ici que Glenmorangie essaie d’imiter les Fine Oak de Macallan, mais malheureusement son autrement excellent malt de base ne s’y prête guère. Qu’ils s’en tiennent aux autres affinages qui, aussi saugrenus soient t-ils, ne cesseront d’agréablement nous surprendre. Après tout, on ne peut pas gagner toutes les batailles. 2e évaluation, je ne sais pas s’ils ont modifié la recette, chose possible avec les expressions de base des grandes distilleries, mais cet embouteillage est clairement supérieur à celui qui m’a servi pour la première critique. Le sherry vole la vedette. Si vous avez les reins (ou le foie) assez solides pour les expressions à finition de Glenmorangie, qui malgré leur taux d’alcool raisonnable semblent exploser, c’est un embouteillage à garder presque en tout temps dans votre armoire à scotch.

RV 76%
Pauvre au niveau de l’imagination. Salé a la Bunnahabhain, feuilles séchées et gros raisins rouges. L’arrivée est toute aussi rouge mais le vin est trop fort en début de finale, ce qui brise tout l’ensemble. Dépassant la finition, on dirait une infusion au vin.