Highland Park 15 ans Loki

48.7% alc./vol.
Valhalla Collection #2. Loki est le nom d’une divinité nordique parmi les plus fourbes et malicieuses. C’est donc tout naturellement le nom de baptème de ce malt destiné à prendre sa revanche sur son frère adoptif Thor, du nom de cet Highland Park en série limitée lancé l’année passée.Loki est ainsi la deuxième expression de la Collection Valhalla, une collection Highland Park inspirée des divinités nordiques légendaires. Il s’agit d’un Single Malt de 15 ans d’âge embouteillé à 48.7%, élevé dans des fûts de Sherry espagnols traditionnels ainsi que dans quelques fûts particulièrement marqués par la tourbe.

André 92%
Nez au départ très mielleux et épicé dominé par les fruits, particulièrement les oranges et d’un twist de citron, de fumée et de sel. En bouche le miel est plus cireux et l’ensemble est effervescent tout en étant un peu effilé par les notes citronnées et épicées. Offre aussi un mélange étrange de chocolat noir et de réglisse avec une montée en crescendo sur la fumée pour la finale. La balance des éléments et la succession des saveurs à toute les étapes est superbe. Belle diversité de sensations et de saveurs livrée au travers une générosité remarquable. Aucun doute que Loki vient de terrasser Thor. Dans la trempe du Highland Park Earl Magnus tout en étant singulier et distinct dans son style.

Patrick 94%
Au nez, marmelade et caramel. Le côté fruité et sucré me surprends. En bouche, il est tellement onctueux! Sucré et floral, avec une surprenante note fumée. La finale est marquée par les épices et et la fumée.
I-n-c-r-o-y-a-b-l-e! quelle complexité, quelle balance!

Martin 92%
Sa couleur est aussi cuivrée que son armure dans les Avengers. Nez: Le nez plus que mielleux tire rapidement sur les agrumes, pour ensuite se préciser en marmelade d’orange sanguine. Une fumée de bruyère infiniment timide rôde en arrière-plan. Bouche: Le miel se sauve rapidement devant une ligne de front de sherry et d’épices. Beaucoup plus de fruits et d’influence de la fûtaille de xérès que son grand frère. Finale: Pruneau et fumée de bruyère s’étirent. Son taux d’alcool est absolument parfait. On termine sur des notes de poire et de feuille de tabac aromatisée au raisin, on croirait un vieux Macallan. Équilibre: Sublime. Son taux d’alcool confirme que c’est la direction que devrait prendre le 18 ans s’il voulait péter les 95%.

Highland Park 12 ans (nouvel embouteillage)

43% alc./vol.

RV 83%
Les premières impressions sont généralement les bonnes. Mais il ne faut pas réveler tout son jeu dès le départ. Comme son prédécesseur, bruyère frais, simple mais efficace, avec un léger fruité de bleuets et de prune. Arrivée moelleuse et douce, toujours dans la simplicité. Finale un peu trop facile par contre, si ce n’est qu’à peine complexifiée par un petit nuage de fumée. Il est évident que c’est loin d’être le meilleur de la distillerie, mais démontre une belle balance sans exubérance.

Patrick 90%
Quel nez unique! Miel, bruyère et un petit côté tourbé. Le goût est tout aussi unique, marqué par la tourbe si caractéristique d’Highland Park, marquée par la bruyère, le miel, une délicate fumée et un soupçon de sel. En finale, l’orge, la vanille et le chêne viennent enrober le tout de façon magistrale. Un dram très complexe qui saura plaire au connaisseur, équilibré pour se faire aimer de l’amateur et vendu à un prix que le novice appréciera!

Martin 90%
Un joli caramel doré nous met l’eau à la bouche. Nez: Une entrée en scène du tac-au-tac qui ne fait pas dans la dentelle ni dans la politesse. Il manque un peu de finesse par rapport à l’ancien embouteillage, mais il apporte aussi un petit côté irrévérencieux fort plaisant. Herbe, fleurs et bruyère sont à l’avant-plan et obscurcissent le miel, le sherry et le malt. Une touche d’abricot perce les nuages. Bouche: Miel et abricot sont mis de l’avant, accompagnés d’une légère fumée qui ne prend pas trop le dessus. Le côté herbeux est moins présent qu’il ne l’était au nez. Finale: On part en flèche avec une belle rétro-olfaction de fumée de bruyère et un gros rayon de miel pour conclure sur un joli kick d’alcool. Équilibre: Plus rough et moins raffiné que la vieille recette. Si l’embouteillage pré-2006 arrive en costard, le post-2006 est en jeans et t-shirt. Au moins il n’est pas en culottes de jogging…

Highland Park 12 ans (ancien embouteillage)

43% alc./vol.
Le single malt Highland Park entre dans la composition de plusieurs blends dont Famous Grouse et Long John. Elle est également une des dernières distilleries qui malte une partie de sa propre orge et qui utilise pour le séchage sa propre tourbe en provenance de Hobbister Moor. Cette tourbe permet d’élaborer un malt tourbé à la hauteur de 20 ppm (part par million) de phénol.

André 89%
Nez: Miel, bruyère, chocolat? La qualité Highland Park est toujours égale et d’une impeccable stabilité. Une valeur sûre à un plus que raisonnable. Vraiment très bien, agréable et enveloppant. Et que dire du rapport qualité-prix… Qui dit mieux ?!

RV 84%
Beau paysage, mais observé avec des jumelles d’un peu trop loin, il manque un peu d’odeur pour les sens. Frais, avec du bruyère soyeux et même un peu fumé au nez. En bouche belle et ronde vague de grain, qui s’échoue de façon bien ordonnéee en gorge, avec un petit ressac lui aussi très doux. Belle entrée de gamme sans dévoiler tous les secrets.

Patrick 85%
Miel, heather, pelures d’orange??? Au goût, le miel, un peu de peat, bruyère, un peu d’herbes, de céréales…

Martin 91.5%
Un beau caramel cuivré nous annonce de belles choses à venir. Nez: Un vent se lève et nous apporte une cuillerée de miel, une touche de fumée et un soupçon de bruyère éclipsé. Le malt grillé et le gazon ne sont pas très loin derrière. Extrêmement complexe et balancé pour son âge. Bouche: Un tourbillon d’épices, de sherry, d’orange, de miel, d’herbe, d’orge, de fumée iodée et de caramel salé nous enveloppe dans une douceur sans pareil. Finale: Longue et sucrée-salée, légèrement amère. Le bruyère revient main dans la main avec un gros grain juteux d’orge maltée. Équilibre: Un vrai de vrai single malt. La pureté de la céréale distillée dans toute sa splendeur. Une vraie honte d’avoir altéré la recette à ce point.

Arran Napoleon Cognac Finish

57.8% alc./vol.
La version Hardy Cognac est le dernier embouteillage des éditions « Cask Strength » de 2006 de la distillerie d’Arran. Le malt d’Arran à subi une maturation supplémentaire de 7 mois dans des fûts très particuliers. Ceux-ci proviennent de la forêt française de Tronçais et ont préalablement servi à la maturation du Cognac de qualité Napoléon pendant une période de 12 à 14 ans. Bouteille #141 de 482, embouteillé en 2006

André 90%
Bourbon sucré (en fait du cognac), cerises, sherry et sucre à bonbons. En bouche; l’alcool est très présent mais parait pas mal plus bas en alcool qu’il ne l’est en réalité. La finale est légèrement acidulée au citron, hyper satisfaisante. Superbe et définitivement dans mes goûts personnels. 2e tasting: 88.5% Raisins verts, vanille, un peu herbeux et verdâtre. Nez se situant entre les Glen Garioch et certains Mackmyra, fruits sauvages, et herbeux ou bruyère floral. Puissant en bouche, bien vanillé et sucré avec un filet salé et de bananes, de chocolat fleur de sel, toffee. Finale courte et puissante avec un retour sur les bananes et les petits fruits rouges.

RV 88%
Abondamment embroussaillé au museau avec herbes, fruits, chocolat et feuilles dans une tonitruante cavalcade. Principalement fruité en gosier mais le cognac s’exprime formellement. L’alcool est modérément vigoureux et ce n’est que plus tardivement que le caractéristique cuivré du Arran resplendit avec véhémence. Il n’est que davantage par curiosité que pour saveurs qu’on l’aime. Une jouvencelle commune avec une toilette qui sans lui aller comme un gant est plus hardie qu’a l’habitude.

Patrick 89%
Riche nez huileux marqué par les épices et légèrement par les fruits. Au goût, le cognac prend énormément de place. Une épice métallique nous accompagne tout le long de se voyage gustatif. En finale, un délicieux sucre-acide juteux et rafraichissant parvient à nous surprendre agréablement. Un succès de l’une de mes distillerie préférée.

Blackadder Clynelish 16 ans 1990

46% alc./vol.
432 bouteilles, fût #3954, distillé en mai 1990 et embouteillé en septembre 2006.

Patrick 89%
Nez: Orge fumé et floral, avec un soupçon de bois. Bouche : Explose en bouche, avec de la fumée, du sel et une touche de cuir. Les fleurs enrobent tout. Un peu de fruits du xérès. Finale : Longue et savoureuse, avec des épices. Balance : Très complexe et bien balancée. Vraiment bien.

Martin 90%
Le verre levé nous laisse voir une robe d’un jaune foncé évoquant un vin blanc cheap du genre Wallaroo Trail… Nez: Une faible fumée de tourbe précède un ouragan de fleurs en folie, pour se calmer ensuite sur un petit côté terreux tel du bois mouillé. Bouche: Explose en bouche, juteux, fruité, sucré, sherry, vineux, pour conclure sur une traînée d’épices en feu tel le bon vieux générique d’ouverture de Mission: Impossible. Finale: Fruitée, longue et à peine épicée. Un brin de tourbe de mêle à un doux miel coulant de sa cuillère en forme de cul d’abeille. Équilibre: Très gagnant. Dommage qu’il ne soit pas façile à retrouver. On jurerait une finition en fût spécial, mais non, sherry du début à la fin.

Isle of Jura 12 ans Elixir

46% alc./vol.

André 84%
Très fruité, la purée de prunes, les fruits secs, des agrumes maritimes et le fût de xérès, les oranges sanguines. Je suis un peu surpris, en bouche la texture agréable et le fût de xérès qui me désolait tant dans les éditions passées de la distillerie se veut plus équilibré et semble de meilleure qualité. On reconnaît bien ces mêmes notes des fûts de sherry de Dalmore, ou demeurent tout de même quelques (plus) discrètes notes un peu vieillottes pas super agréables. La bouche poursuit la lancée du nez, bien fruitée, accents de caramel et de toffee, de chocolat noir et toujours ces mêmes oranges et le gingembre en fin de bouche. Belle amélioration sur les éditions précédentes mais cela me déçoit de voir le potentiel inexploité de cette distillerie, qui mériterais beaucoup mieux que les éditions grand-public de celle-ci. Il suffit de goûter à leur single cask pour voir toutes les qualités que cette distillerie peut receler.

Patrick 89%
Un très bon dram à un prix raisonnable, j’en ai d’ailleurs acheté une bouteille sans hésiter. Nez : Fruits très mûrs, pointe de fumée et chêne légèrement brûlé. En fait l’ensemble est dominé par un délicieux caramel fruité. Bouche : Toujours le caramel fruité avec de belles épices et une pointe de fumée et de bois brûlé qui viennent agréablement relever le tout. Finale : D’une belle longueur, dominée par le bois brûlé.

Martin 88%
Son coloris est celui du parfait whisky ambré, on dirait pratiquement que c’est ce qu’ils ont pris pour les photos du verre Glencairn. Nez: Un arôme saugrenu composé de vanille et de cannelle, d’amandes et de café, ainsi que de toffee et d’orange. Un puissant malt sucré souligne le tout. Bouche: C’est ici que le charme fonctionne. Sherry à fond, caramel, gingembre, fruits séchés, épices et un peu de grains de café. Belle amplitude en bouche. Finale: Moyennement longue, chaude, fruitée et épicée, avec une pointe de fumée. Équilibre: Une très belle découverte. Pas le plus grand des Jura, mais il score tout de même assez haut pour activer un convecteur temporel et peut de surcroît se vanter d’avoir le taux d’alcool parfait pour faire exploser ses saveurs…

Dalwhinnie 15 ans

43% alc./vol.
À l’origine, la distillerie ne portait pas son nom actuel, mais celui de Strathspey. Construite en 1898 par John Grant, Alex Mckenzie et Georges Sellar. Gravement endommagée par un incendie en 1934, la distillerie fut reconstruite puis peu après mise en sommeil du fait des restrictions gouvernementales sur la distillation des grains…en période de guerre, les céréales devaient servir à nourrir et non à enivrer la population ! Remise en activité en 1947, la distillerie arrêta de malter son orge dans les années 60 ; modernisée alors, ses anciennes aires de maltages furent converties en chais en 1979. Peu connu jusqu’alors, le single malt Dalwhinnie (il entrait dans la composition des blended whiskies de Buchanan’s) fait désormais partie des « Classic malts » depuis 1989. L’essentiel de la production de cette distillerie est destinée au blending et en particulier au Black & White.

André 86%
Poires et salade de fruits, pomme poire, miel, vanille, oranges. Superbe nez élégant et fruité avec beaucoup d’amour. Superbe texture visqueuse et collante en bouche, le whisky est nuancé, calme et posé, les saveurs fruitées du nez transposées en bouche. Les céréales au miel sont plus évidentes en bouche, cela me rappelle certains Balvenie qu’on aurait nappés de jus de salade de fruits. Petite touche de pomme verte, à la limites certaines pointes d’herbe bien verte et d’espiègles épices qui prendront leur envol en finale. Finale passablement longue pour des arômes si doux, mais qui n’explore pas de variantes supplémentaires que celles livrées depuis le début de la dégustation. Je redécouvre ce whisky de mes premières années de dégustation, de belle conception, frais et sans prétention.

Patrick 90%
Il est toujours intéressant de replonger le nez dans un dram classique qu’on a découvert il y a une décennie, sans jamais avoir pris la peine de le revisiter. Nez : Fumée de charbon et orge mouillée sur un lit de fruits tropicaux très délicats. Bouche : Malt, fumée, poivre et fruits tropicaux. Voilà une complexité que je n’avais certainement pas détectée il y a 10 ans! Finale : Miel floral… Un étrange mélange sucré-amer. Longueur moyenne. Balance : Après toutes ces années, ce fut une agréable surprise. Malgré qu’il soit présenté au coeur des « Classic Malts » de Diageo, je n’aurais pas tendance à le recommander à un novice : prenez un peu d’expérience, l’expérience n’en sera que plus agréable. Aussi, il s’agit plus d’un whisky de « dégustation » que d’un whisky du vendredi soir pour « faire passer la semaine ».

Martin 80%
D’apparence plutôt onctueuse, le verre arbore des reflets dorés et pâles tel du blé au miel ou une tige de coton. Nez: Herbe, miel et vanille. Doux, doux, doux, malt et citron. Bouche: Incroyablement doux, presque ennuyant. Miel, herbe et citron sont toujours là, mais le tableau manque tellement d’affirmation et de caractère qu’on jurerait que son taux d’alcool est inférieur à 40%. Quelques petits fruits tentent de sauver les meubles, avec un succès modéré. Finale: Vague de poivre citronné à l’avant-plan. Bien au loin, à l’horizon même, une impression de bière moufette se matérialise. Équilibre: Ian Buxton a bien raison. Définitivement un splendide malt de débutant, mais tristement moins dans ma palette.

AnCnoc 16 ans

46% alc./vol.

Patrick 86%
Un très bon dram, bien balancé, mais dont le rapport qualité/prix laisse à désirer.  Nez : Céréales et touche de fruits  Un peu de poussière de chêne.  Bouche : Délicieuses épices du chêne, avec une touche de caramel et une pointe de fumée délicate.  Finale : D’une longueur moyenne et un peu fumée.

RV 87%
Très très beau whisky… pour débutant. Peut-être un peu trop standard au nez mais à travers l’orge mouillée un parfum de copeauxde pin s’élève. En bouche c’est du bois mielleux, légèrement salé, qui prête un sentiment terroir à la chose. Finale plus standard même si on est toujours près de la scierie. Petit aftertaste mais savoureux, mais à 30$ de plus que le Lagavulin de même âge, pas le choix de lui faire perdre un gros point.

Abhainn Dearg Spirit of Lewis

46% alc./vol.
Le “Spirit of Lewis” est un single malt produit à la distillerie Abhainn Dearg située sur Isle of Lewis et est âgé de mois de 3 ans et pour cette raison ne peut pas porter l’appellation officielle de “whisky”.

RV 91%
L’automne, le ciel du crépuscule, le petit chemin de terre et les récoltes de fruits et de grain. Nez de bois concentré, à un tel point que j’ai peur qu’il soit trop fort en bouche. En même temps, du bleuet et du blé, pas désagréable du tout. Éclos de manière tranquille sur la langue avec le bleuet devenu confiture, et le bois qui se maintient bien au travers du grain. Très belle finale toujours en grain, saupoudré de cassonade et une ou deux gouttes de bière à base de gruau, dans une longueur étonnante (bon, dépendant de l’âge). Avec le côté fruité de HP Ambassador Cask et le côté grain de certains Tuthilltown, levures un peu bizarre en moins, c’est un très bon whisky plus agricole qu’industriel.

Patrick 80%
Nez: Sardines pas fraiches et touche de malt. Bouche: Toujours les sardines, avec une pointe de malt sabloneuse. Finale: Le sable, sur lequel un poisson très salé repose depuis quelques jours. Balance: Bien balancé, mais c’est vraiment n’importe quoi. J’hésite entre une note de 70% et 90%… On va couper la poire en deux, coudonc.

Old Malt Cask Clynelish 16 ans 1995

50% alc./vol.

RV 90%
Super bien étendue, la fille n’est pas top mais tout de même voluptueuse. Un peu d’herbe sec, peut-être de tourbe et d’orange et de sucre à l’arrivée. Tourbe et sel en bouche, avec une très bonne (et délicieuse) différence entre la bouche et le nez. Finale super longue, dans le même ton. Un bon jus islay-style, avec quelque chose du Port Ellen sans une tourbe trop puissante. Vive la délicatesse.