Isle of Harris – The Hearach – 1st Release

46% alc./vol.
Batch HE 00004 23

Patrick 83%
Comme je dis souvent avec les nouvelles distilleries, « c’est jeune mais prometteur ».  Bref, à acheter pour la collection (je m’en suis d’ailleurs acheté deux, une pour boire, l’autre pour garder!) Nez : Le parfum présente à prime abord de la fumée de tourbe mêlée avec des embruns marins, ainsi que de discrètes notes d’agrumes et de chêne sec. Bouche : Ici aussi, fumée de tourbe, air marin, agrumes et chêne sec. L’ensemble me paraît assez jeune (ce qui n’est pas une surprise considérant l’âge de la distillerie !). Finale: D’une belle longueur, fumée et boisée.

Martin 86%
Nez: Sel marin, vanille, légère brise d’embruns avec une fumée douce, suivi de vents de pomme verte et de miel. Bouche: Texture ronde et quand même élégante, sur le malt sucré, le caramel, la poire mûre, une touche d’agrumes confits et le retour de la pointe saline. Finale: De longueur moyenne, encore saline et légèrement boisée, avec une rétro-olfaction de vanille et de malt grillé. Équilibre: Une expression cohérente et raffinée, qui capte la fraîcheur côtière tout en restant accessible et harmonieuse. Un beau dram qui n’effraiera pas le débutant tout en demeurant agréable pour le dégustateur expérimenté.

Kim 76%
Nez : Plutôt hermétique d’emblée, avec un fond chimique évoquant de jeunes whiskys, il s’ouvre ensuite en rappelant un mezcal légèrement fumé et citronné. Bouche : Qu’est-ce que ça goûte? Pas grand chose… petite biscotte sèche, tannique il assèche la bouche sur un moyen temps. Si le tofu était un whisky, est-ce que ça serait lui? 

Glenmorangie The Cadboll Estate 15 ans – Batch 4

43% alc./vol.
Le Cadboll Estate Batch 4 a été créé avec de l’orge cultivée dans seulement huit champs du Cadboll Estate de Glenmorangie, situé près de la distillerie et récoltée en 2007. Maturation en American White Oak Ex-Bourbon Casks.

André 86%
Nez extra velouté et fruité. Melon au miel, cantaloup, poires, oranges et miel parfumé de vanille. La bouche affiche les mêmes saveurs et arômes; poires, abricot, cantaloup, bananes, melon au miel, zeste d’orange… mais s’additionne d’une sensation herbacée qui rappelle la menthe ou le camphre. En s’aérant, les notes d’oranges prédominent au nez. Texture ok sans plus. Aux gorgées subséquentes, bonnes notes de poivre et de gingembre prononcé, céréales nappées de miel et un bon apport de bois séché. Finale de longueur moyenne, un peu vive même si bien fruitée avec une touche d’eucalyptus et de menthe ainsi que de sucre en poudre.

Martin 86%
Nez: Biscuit au beurre, vanille, cantaloup, écorce d’orange et miel floral. Bouche: Douce et veloutée, avec des notes de nougat, de pêche mûre, d’épices pâtissières et une pointe de chêne toasté. Un brin mentholé. Finale: Moyenne, chaleureuse, sur la vanille et les fruits jaunes confits. Équilibre: Un dram rond, accessible mais nuancé, qui met en valeur le terroir d’origine sans sacrifier la gourmandise.

Kim 86%
Nez : Gros fruité de jujubes swedish berries, me rappelle étrangement un jambon sucré à l’ananas. Pointe de cannelle toute en subtilité. Bouche : Le jambon à l’ananas est encore là, mais ce n’est pas désagréable. Vient ensuite un mélange céréalier de porridge avec de la crème anglaise et des pêches en conserve. Bien sympathique, facile à boire et complexe.

Wolfburn « God Save the King » King Charles III Coronation

57.8% alc./vol.
Un single malt commémoratif de Wolfburn, lancé pour marquer le couronnement du roi Charles III. En 2019, le prince Charles de l’époque a visité la distillerie, ce qui comprenait également une dégustation privée dans la salle des alambics. Ce single malt réplique le style et le profil de son échantillon préféré de sa dégustation privée. Whisky de 7 ans d’âge, maturation en First Fill Ex-Bourbon Barrels.

André 87%
Une tonne de fruits à chair, de compote de bananes, de belle crème à la vanille, zeste de citron, de poires et une bonne rasade de fumée de tourbe salée et maritime. Texture crémeuse en bouche, adoucissant la morsure d’alcool. Poires, melon au miel, bananes, abricots, oranges, iode, beaucoup de vanille, camphre et poussière de pierre. Définitivement dans la palette aromatique du bourbon cask. L’alcool neutre parait encore beaucoup en bouche, ce que je ne percevais pas au départ et ce que je trouve étrange après un bon 30 minutes d’aération. Finale moyenne en longueur, tropicale, un bol de compote de bananes nappée d’essence de vanille, sel de mer et tourbe marquée. Vraiment bien comme expression.

Patrick 85%
Longue vie au roi! Un très bon whisky, mais je crois tout de même que le préféré de Charles III demeurera Laphroaig! Enfin, j’ai rarement goûté un whisky non tourbé autant fumé! Intéressant! Nez: Fumée assez légère et marquée par le goudron, avec une touche huileuse, du gâteau aux fruits épicé et un mélange de fruits tropicaux et d’agrumes. Bouche : La fumée est aussi ce qui frappe ici au premier abord, surtout qu’il s’agit whisky théoriquement non tourbé. J’y retrouve aussi une touche de fruits, des épices chaleureuses et une très discrète touche de chocolat noir. Le tout semble jeune, mais tout de même bien équilibré. Ce qui fait qu’on ne ressent pas trop la force de l’alcool. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 87%
Nez: Fruits tropicaux, cuir souple, gâteau aux épices et chocolat noir amer. Bouche: Texture opulente et structurée, sur les dattes, les fruits des champs, le tabac aromatisé et une pointe de réglisse rouge. Finale: Persistante, épicée et légèrement tannique, avec un brin de noix rôties et de caramel brûlé, le tout nappé de vanille crémeuse. Équilibre: Solide, cérémonial sans être trop pompeux, un dram je dirais… souverain?

Kim 86%
Nez : Les bananes me sautent au nez, comme si j’avais à faire à un smoothie dans lequel ce fruit prédominerait. Vient ensuite un côté plus sec et minéral, de craie ou de pierre à fusil. Ça rebondit ensuite sur les cerises au marasquin bien juteuses.
Bouche : c’est encore sur le fruit à fond, incroyablement juteux et frais, vanillé, mais avec en arrière plan un petit côté fumé et une généreuse dose de poivre noir. Facile à boire, et à imaginer comme une cape ornée de fourrure sur le dos d’un souverain.

Old Pulteney Coastal Series 2022 Pineau des Charentes Cask Matured

46% alc./vol.
Old Pulteney s’est inspiré des côtes du monde entier qui, comme l’air de la mer du Nord à Pulteney, affectent la façon dont les liquides vieillissent et donne le coup d’envoi avec Old Pulteney Pineau des Charentes, un nouveau territoire pour la marque grâce à l’utilisation de fûts qui portent les échos de l’apéritif sucré originaire de la région de Charente-Maritime. La Charente-Maritime en France, fait partie de la région productrice de Cognac, mais qui est également le berceau du Pineau des Charentes, un apéritif issu de l’assemblage de Cognac et de jus de raisin avant d’être vieilli en fûts de chêne.

André 84%
Nez très sucré, étrangement loin de l’iodé habituel présenté par la distillerie. Miel, abricots, poires, oranges et fruits séchés. On retrouve rapidement l’aspect côtier salin en bouche, qui s’accompagne aussi d’une pincée de poivre. On retrouve encore ces mêmes fruits tropicaux à chair en bouche, le miel bien sucré, le côté vineux aussi. C’est plutôt dénaturé des éditions habituelles. Abricots, poires, framboises et raisins verts. L’accent sucré apporte une belle texture sirupeuse. Finale de compote de fruits, sucres naturels, raisins, sel de mer et poivre.

Patrick 88%
Un beau whisky que je regrette un peu de ne pas avoir acheté! J’adore le mélange du côté maritime d’Old Pulteney et du sucre incomparable du Pineau des Charentes. Nez: Un beau parfum subtilement maritime et sucré, avec du miel, de la vanille et du raisin. Bouche : L’arrivée en bouche présente un beau mélange chaleureux de raisin, de sucre et de sel. Puis, j’y retrouve les épices du chêne craquant, quelques noix mélangées et du miel sirupeux. Finale : D’une belle longueur, sucrée et surtout chaleureuse.

Martin 88%
Nez: Brise marine, fruits à noyau bien mûrs, zeste de citron, et une touche de miel floral. Bouche: Texture souple et gourmande. Abricot confit, vanille, amande douce et caramel blond rencontrent une salinité discrète mais soutenue. Le Pineau des Charentes apporte rondeur et sucre sans effacer le caractère côtier. Finale: Moyenne, sur le raisin blanc, le bois tendre et une fine note saline persistante. Équilibre: Loin d’être un simple exercice de finition, cette expression réussit une belle fusion entre douceur du vin fortifié et épine dorsale maritime. Original et très bien maîtrisé, quoique plus dur à trouver, et surtout à acheter.

Kim 85%
Premier essai pour moi d’un whisky vieilli en fut de Pineau des Charentes et, en ce 3e anniversaire du décès de mon père, qui adorait cet alcool, ça touche une corde sensible.
Nez : Enfant, mettre le nez dans un verre de pineau m’évoquait les pommes et, bien que ça n’ait aucun rapport dans cet alcool, ce Old Pulteney me fait le même effet. Comme quoi nos impressions olfactives sont liées à nos souvenirs. Mais cette fois une épaisse couche de caramel recouvre la pomme. J’y décèle aussi de la feuille de tabac, un mélange de noix et l’impression d’un vieux meuble en bois fraîchement ciré.
Bouche : utilisation judicieuse du fut de pineau de Charentes, qui amène ici des saveurs fidèles aux nez; juteuses, fruitées, tabac. Vraiment sympathique, sans être époustouflant.

Cooper’s Choice Highland Park 20 ans 1995 Madeira Finish

46% alc./vol.
Cask #9151, Distilled July 1995, Bottled 2015, 288 bottles.

André 90%
Solide expression hors-norme de la distillerie. Nez très mielleux, gourmand rempli de melon au miel, poires et de pêches, de cosses d’oranges et de sucre en poudre. La texture en bouche est licoreuse, très agréable. Mélange de petits fruits rouges et de fruits à chairs tropicaux, framboises, melon au miel, poires, oranges, poivre moulu et une pincée de cannelle, le tout sur fond de douce fumée de tourbe cendreuse et maritime. La tannins du bois sont bien apparents mais bien équilibrés. La finale est fruitée, maritime, fumée avec une fine sensation minérale et cendreuse.

Patrick 94%
Un whisky dont l’intensité fait croire à un taux d’alcool plus élevé. Un délicieux mélange de saveurs, un whisky dont je ne saurais imaginer me lasser. Nez : « Oh, ça sent bon ça » dis-je à haute voix, même si j’étais complètement seul! De la légère fumée de tourbe, du chêne, de la rhubarbe sucrée, des fraises et du cuir. Bouche : De la fumée de tourbe légère mais très aromatique, du miel, de la rhubarbe, des fraises, du chêne craquant, du poivre blanc, du cuir et du sucre blanc. Finale : D’une belle longueur, boisée, sucrée et épicée.

Martin 90%
Nez: Fruits secs, raisins dorés et figues, accompagnés d’un soupçon de miel fumé et de sucre en poudre. Bouche: Gourmande et ample, sur l’abricot confit, les agrumes confits, le cantaloup et le bois épicé. Une touche saline évoque les embruns nordiques. Finale: Longue, chaleureuse, marquée par le sucre brun, les noix grillées et une subtile fumée cendreuse. Équilibre: Une belle alliance entre la richesse du madère et l’élégance naturelle d’un vieux Highland Park, sans excès. Un solide dram.

Martin 90%
Nez : Les cerises noires bien juteuses m’accueillent, cédant ensuite la place à une fumée de cigare chaude et riche, de l’ananas grillé et de la compote de pomme. En somme, c’est extrêmement alléchant. Bouche : Le côté fruité que j’avais au nez s’estompe légèrement, faisant place à un aspect céréalier non moins gourmand. Je me trouve soudainement dans une pâtisserie, où s’entremêlent pâte d’amande, crème anglaise et croissants, le tout sous une élégante touche de fumée tourbée. Gourmand et coquin.

Duncan Taylor Single Cask Highland Park 20 ans

54.4% alc./vol.
Ex-Bourbon Cask #501712520, Distilled 05-2003, Bottled 05-2023, 196 bottles.

André 89%
Melon au miel, miel, ananas, vanille et dentelle de fumée de tourbe iodée. La bouche est souple, gorgée de fruits tropicaux, parfumée d’un parfum maritime et de fumée de tourbe. Ananas flambés sur le feu de plage, melon au miel, abricot séché, sel de mer, poivre moulu et sucre en poudre. La fumée de tourbe est plus apparente en bouche qu’au nez. Finale hyper fruitée sur fond de tourbe légèrement crasseux soutenu par une bonne montée d’épices. Belle démonstration de l’intégration du bourbon cask au spirit de la distillerie sans perdre l’adn de saveurs.

Patrick 92%
Un superbe Highland Park avec tout ce que cela peut représenter. En fait, il est aussi meilleur de gorgée en gorgée, et la superbe finale fait en sorte que je lui ai donné quelques points de plus. Nez : Le parfum est frais et floral, avec du bois, du miel et une touche de fumée très discrète. Bouche : De la fumée de tourbe mielleuse d’une intensité bien mesurée, des fleurs, du bois épicé, voire poivré. Le tout est porté par une belle texture. Finale : D’une superbe longueur, fumée et épicée.

Dalmore The Trio

40% alc./vol.
Dutyfree exclusive. Dalmore The Trio tire son nom du fait que trois types de fûts différents ont été utilisés pour dans la création de ce single malt, à savoir l’ex-bourbon cask, le porto tawny et le sherry Matusalem.

André 82%
Sérieusement pas honteux pour un Dalmore, en dutyfree de surcroit. Nez sur les notes habituelles de la distillerie; raisins séchés, oranges sanguines, petits fruits sauvages, Kool Aid en poudre saveur au raisin, prunes, caramel. Sensation moelleuse en bouche, caramel et fruits rouges, prunes et raisins, bois toasté, cosses d’oranges parfumées de caramel et de cannelle. Malheureusement, la finale est très abrupte, aucune longueur et des saveurs un peu délavées. Les épices et les tannins du bois sont plus évidents, prunes, cannelle, oranges et caramel. Question originalité et longueur en bouche, on repassera, mais l’expérience générale n’est pas pour autant relativement agréable.

Ledaig 21 ans Manzanilla Finish

52.9% alc./vol.
Cette édition limitée a été distillée en décembre 1997 et mise en fûts de remplissage pendant la majeure partie de son vieillissement. En mai 2016, elle a été transférée dans des fûts qui contenaient auparavant du sherry Manzanilla pour le reste de ses jours. Elle a été mise en bouteille à 21 ans à 52,9 % ABV, avec seulement 1 553 bouteilles commercialisées.

André 88%
Ouf… la tourbe bizarre de Ledaig en notes de tête. Terreux sur fond soufré… On laisse le whisky s’aérer longtemps. Oranges sanguines, raisins de corinthe, fruits séchés, prunes sur un canevas de tourbe hyper terreuse et sale. La bouche est intense, la tourbe est phénolique et terreuse, à la fois grasse et herbacée, peut-être même mentholée, cannelle, poivre, oranges, cerises, poires et abricots. L’alcool est bien ressenti, boosté par les épices. Le fond de tourbe funky demeure quand même discernable. La finale est souple au niveau texture, mais les saveurs sont très définies, la tourbe et les épices puissantes, ce qui propulse sa pérennité en bouche.

Patrick 92%
Un superbe Ledaig avec tout ce qu’on peut en attendre. Nez : Fumée de tourbe terreuse, avec des oranges sanguines et des prunes. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par de beaux fruits frais et sucrés, rapidement rattrapés par de la fumée de tourbe et du sel, mais aussi des épices (cannelle, poivre, etc). La texture est agréable. Finale : D’une belle longueur, fruitée, épicée, salée et fumée. Que demander de plus?

Ledaig Triple Wood

53.8% alc./vol.
Comme vous l’avez probablement deviné d’après le nom, pour créer cette édition limitée, la maître assembleuse de Ledaig, Julieann Fernandez, a sélectionné trois types de casks pour la maturation : le bourbon rioja et le porto tawny. Elle a marié ces trois composants et a mis le tout en bouteille à 53,8 % ABV. Ce whisky marque une nouvelle étape dans la collaboration avec le caméraman, cinéaste et présentateur écossais Gordon Buchanan – originaire de Mull – et le Mull and Iona Community Trust. Ses photographies ont servi de base à l’étiquette du whisky. Un don provenant de la production de Ledaig Triple Wood sera versé au Mull and Iona Community Trust pour soutenir la biodiversité de l’île et améliorer la communauté locale.

André 88%
Poires dans leur sirop parfumé de cannelle et de gingembre relativement puissante, abricots, esprit maritime et iodé, vanille et caramel doux, tourbe funky. En bouche c’est plus rouge, autant sur les épices que les fruits; cannelle, cerises et fruits secs, touche herbacée et verte, tourbe herbacée et terreuse, poivre moulu, vanille. Les poires, l’abricot, le zeste de citron et le melon au miel au second plan. J’aime beaucoup de changement de cap entre le nez et la bouche. L’alcool est relativement bien incorporé, la texture moelleuse avec un p’tit twist liquide. Plus le whisky s’aère, plus j’aime les gorgées suivantes. Finale tourbée, mélange de fruits rouges et à chair, terre mouillée et de bonnes épices. Très intéressant, mais qui demande passablement de temps afin de s’ouvrir et de s’exprimer.

Patrick 90%
Un whisky meilleur de gorgée en gorgée… D’ailleurs, au fil de mon expérimentation, j’ai augmenté la note de quelques points! Nez : Un délicieux parfum fruité et sucré à prime abord, qui devient de plus en plus fumé à mesure qu’il respire. Alléchant! Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve un équilibre surprenant entre la fumée de tourbe, le sel et les petits fruits des champs bien mûrs. J’y ai trouvé aussi une touche de caramel, de la vanille, du bois brûlé et une touche terreuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée et fruitée.

Martin 90%
Nez: Tourbe je dirais animale, fruits des champs, cuir humide avec un trait de goudron. Bacon et jerky en puissance. Bouche: Forte et très tannique, sur le cassis, la cendre froide, la réglisse noire et le bois mouillé. Vin rouge, fruits et vanille. Finale: Persistante, fumée, marquée par les épices douces et cette fois-ci un écho vineux. Équilibre: Un Ledaig plus opulent qu’à l’habitude, où la tourbe salée s’enrobe d’une richesse boisée presque carnivore. Un dram de brontosaure quoi…

Lagg Inaugural 2022 Batch 3

50% alc./vol.
Troisième et dernier opus de la série Inaugural. Comme pour les éditions 1 et 2, le Batch 3 est distillé deux fois à partir d’orge maltée Concerto tourbée à 50 ppm, puis élevée dans des fûts de bourbon de premier remplissage pendant deux ans et demi, avant d’être affiné dans des fûts de vin rouge Firkin de 55 litres de Rioja fabriqués sur mesure pendant six mois. Édition de 10,000 bouteilles.

André 84%
Nez de fumée de tourbe terreuse intense sur fond de vin rosé, de petits fruits sauvages et de framboises. À l’aération, cendre froide et bleuets. Belle bouche huileuse et ronde. La fumée de tourbe terreuse est plus précise et définie. J’ai des notes tirées du bourbon cask telles la vanille et l’abricot, le melon au miel qui j’ajoute aux petits fruits rouges couronnés de poivre. Le tout s’accompagne d’une touche herbacée & mentholée. Finale de bleuets et de petits fruits sauvages, fumée de tourbe terreuse, poivre et iode. Ressemble peut-être à certains Ledaig.

Patrick 84%
Un beau gros whisky jeune et intense, auquel on a accordé un vieillissement dans un fût intense. Nez : Les arômes d’un vin rouge charnu et débordant de fruits mûrs, du caramel, du chocolat noir et une discrète fumée de tourbe. Bouche : Un beau mélange de sel, de vin rouge épicé et de fumée de tourbe. Le tout est porté par une belle texture et est chaleureux. Finale : D’une belle longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 81%
Nez: Fruits des champs, malt, menthe et cuir réservé. La tourbe est lointaine. Chêne et poivre blanc. Bouche: Bois, poussière et touche de cassonade. Poivre blanc, herbe, menthe. Le degré d’alcool est un peu maladroitement intégré. Finale: L’agressivité de la jeunesse est mise en évidence ici. Les saveurs y sont, mais leur intensité frise la perte de contrôle. Équilibre: Un dram correct, un peu perdu entre le vin et la tourbe, toujours en quête d’identité…

Kim 76%
Nez : Ça sent jeune! Odeur chimique un peu déplaisante de vernis à ongles, mures et framboises, savon à main de station service. Bouche : Très astringent sur l’attaque, et le bois prend ensuite pas mal de place, cédant en finale à l’alcool pas super bien intégré. J’essaie d’identifier l’apport du fût de rioja dans le produit… peut-être dans le côté tannique.