Wemyss Malt « Applewood Bake » Invergordon 26 ans 1988 Single Grain

46% alc./vol.
Fût #86239, 697 bouteilles.

André 78%
Un coup au cœur du grain, ligne directe sur les céréales, beaux arômes de pommes vertes cuites, de poires poêlées, de cannelle, sucre blanc, avec une pointe sèche qui rappelle grandement les céréales séchées. J’adore habituellement la quiétude des whiskys de grains, ce calme et cette quiétude générale et posée comme présentation qui laisse beaucoup de place à l’expression des saveurs qui sont tirées du fût. Mais ici, ce whisky laisse une impression paradoxale de la sensation crémeuse de la vanille (qui me fait penser à certains Balvenie) qui tranche farouchement avec le petit edgy pointu des céréales séchées. La bouche est aiguisée et poivrée, limitée au niveau des saveurs – comme bien des single grain – mais en plus, quand la texture laisse à désirer… La finale est douce en texture mais pointue en saveurs, beaucoup de poivre moulu et de céréales séchées. Ce whisky me laisse plutôt indifférent malgré sa ligne directrice juste en tant que single grain. La variété de saveurs est limitée, son ambiguïté au niveau des variances de textures déstabilise la dégustation. Ceci étant dit, si vous aimez le style de ce type de whisky…

Patrick 89%
Un whisky unique, savoureux… En fait, j’aurais aimé en avoir plus qu’un échantillon pour pouvoir rendre justice à subtile complexité et son petit côté pas trop orthodoxe. Une autre raison de courir après les curiosités du monde du whisky! Nez : Oh… Un parfum unique, comme je n’en ai jamais senti. Des pommes vertes cuites, nappés de sucre blanc, de farine et de beurre à pop-corn. En fait, plus je laisse respirer mon whisky, plus le beurre semble vouloir prendre toute la place. Au point où j’ai été validé dans la cuisine si quelqu’un ne faisait pas fondre du beurre… Bouche : Un mélange intéressant de bois sec, de vanille, d’épices à BBQ et un soupçon d’herbes aromatiques. La texture en bouche est bien agréable. D’une très belle longueur, marquée par le bois brûlé et épicé.

Glen Garioch 16 ans – The Renaissance 2nd Chapter

51.4% alc./vol.

André 77.5%
Très dénaturé, on a peine à deviner le whisky sous l’étoffe fruitée très intense. Avalanche de raisins, Kool Aid aux raisins en poudre, pruneaux séchés, petits fruits séchés, dattes, chocolat noir. La bouche est plus épurée, texture un peu floue et malhabile, plus crémeuse que le laissait supposer le nez, plus épicée aussi avec les pointes de gingembre de bonne force. Les fruits secs et le raisin prédominent et se drapent d’écharpe d’épices un peu frivoles, quelques cosses d’oranges au passage avec de savoureuses notes de toffee, de céréales maltées et de crème brûlée. La finale de bouche livre les secrets du taux d’alcool qui demeurait très discret jusqu’à cette étape de la dégustation. Outre le fait que ce whisky verse dans l’excès de saveurs qui le dénaturent, ce whisky offre une mauvaise pléiade de saveurs dont l’agencement laisse à désirer. Pour un Glen Garioch c’est le dépaysement total, définitivement du jamais vu. Ça bouscule comme présentation. Ce whisky trouvera probablement un public cible mais à mon avis les omniprésentes saveurs de raisins et de fruits cachent toutes les nuances qu’aurait pu présenter les saveurs.

Patrick 83%
Un bon whisky, d’un style très différent de ce que je suis habitué de voir venant de Glen Garioch. La balance laisse toutefois un peu à désirer. On dirait qu’on a utilisé un fût qui n’était pas au top dans le mix… Le Glen Garioch que j’ai le moins aimé depuis qu’on a revampé la marque. Nez : Parfum très fruité, avec un mélange de fruits frais et de fruit mûrs, avec une touche de caramel réchauffé et quelques fleurs. Bouche : Très chaleureux, fruits très mûrs, caramel, miel, bruyère, abricots, céréales et quelques notes de bois brûlé. Finale : Longue, marquée par les fruits mûrs et un sucre très chaleureux.

Old Particular Dalmore 17 ans

55.5% alc./vol.
Distillé en mai 1997, embouteillé en août 2014 depuis le fût #DL10247 Refill Hogshead, 237 bouteilles.

André 83%
Hors norme pour un Dalmore; tarte au citron, meringue flambée, toffee, vanille, petits fruits sauvages discrets. La bouche est soutenue, bien alcoolisée. Encore ces saveurs de citron et meringue, beaucoup d’influences du fût de chêne, la vanille est veloutée et crémeuse, le caramel agréable, ce qui cache bien les fortes épices. La finale est portée par les épices et les saveurs du bois de chêne, lit de saveurs citronnées et baffe d’alcool. Ce whisky offre une belle alternative au sherry opulent de habituellement préconisé par Richard Paterson, ce whisky riche à l’extrême, qui ne plait pas à tous. On a droit ici à une version plus posée et réfléchie, moins tape-à-l’œil qui revient peut-être même aux racines de la distillerie.

Patrick 80%
Je ne suis pas un fan de Dalmore (à cause de leur style « vendeur de parfums cheaps ») et ce whisky me conforte dans cette voie. Je ne comprends pas qu’on ait fait un single cask avec ce whisky, on aurait plutôt gagner à le noyer dans un blend quelconque. Nez : Agrumes, fudge, vanille et sciures de bois. Bouche : Belles épices boisés, citron et une touche de poivre. Finale : Belle finale sèche et épicée, avec une bonne dose d’agrumes.

Highland Park 15 ans Fire

45.2% alc./vol.
Fruit d’une maturation exclusive en port cask, édition de 28,000 bouteilles.

André 84%
La version sexy du HP Ice, on est dans la chaleur des arômes ici et non dans la froideur dépouillée du bourbon cask du Highland Park Ice. En ce sens, l’allusion des deux noms est parfaitement réussie. Mais ces 2 opus sont des versions tout aussi atypiques l’une de l’autre de l’habituel Highland Park tel qu’on le connait. Le nez est très goulu, soyeux et sexy, très rond et duveteux, les cerises fraiches, les prunes séchées, le chocolat noir, fruits rouges, sensation presque liquoreuse, étonnante… L’apport du port cask est notoire avec cette livraison de chocolat noir et de fruits rouges peut-être un peu trop forte d’ailleurs car on a l’impression de perdre en nuances et les saveurs se retrouvent pratiquement masquées par cet avalanche fruitée. La texture est hyper texturée, cela rappelle la confiture de framboise nuancé par quelques grains de poivre noir broyés et de cannelle moulue. Ce que ce whisky gagne en texture, il le perd en variété de saveurs. La finale est très douce, apaisante, fruitée avec une fine touche de fumée et de poivre. Pour l’expérience différente, un gros yes. De gros points pour la texture hallucinante, de gros points en moins pour la diversité des arômes et saveurs et le prix.

Patrick 80%
Ouch! Tellement sous les standards habituels d’Highland Park. Un whisky bien ordinaire, sans grand éclat. À acheter comme bibelot, pas pour boire. (Goûté à l’aveugle en comparaison avec le Magnus – d’une valeur de 50$!, celui-ci s’est révélé supérieur en tous points au Fire!) Nez : Chocolat, cerise, un peu de bois… Plutôt léger. Bouche : Épices du bois brûlé, cerises, caramel réchauffé. Très chaleureux, mais pas très savoureux. Finale : Un peu courte, un peu boisée.

AnCnoc Blas

54% alc./vol.

André 82.5%
Un méchant blast… pas de marde, mais plutôt d’alcool. Nez de céréales et de noix, la pomme et une touche de sherry fruité, miel et vanille, très influencé par le fût de chêne. Un apport plus important de sherry aurait arrondi beaucoup plus ce nez un peu vif. La bouche est singulière; poivrée, tarte au citron, alcoolisée, bois vert, céréales mouillées, notes vertes genre herbeuse. Ça tire un peu partout et dans toutes les directions ce whisky… La finale est épicée et poivrée, belles notes d’ananas malgré la texture astringente et l’amalgame de saveurs qui rappelle celles goutées précédemment. Embouteillage avec un ambivalence de saveurs, un peu trop dominé par le fût.

Patrick 88%
Riche et complexe mais aussi original ce qui fait qu’il ne devrait pas plaire à tous. Pour ceux qui cherchent quelque chose de différent. Nez : Parfum très complexe et surprenant, avec une touche de tourbe, des noix, des pommes, un xérès subtil, du miel et du chêne. Bcoueh : Arrivée massive de fumée poivrée, avec des agrumes, du bois vert et une tonne de gazon fraichement coupé. Finale : D’une belle longueur, marquée par du gazon brûlé.

Deanston 30 ans Cask Strength

46.7%
US Exclusive

André 87%
Nez de fruits tirés du xérès, gâteau au fruits, pâte de fruits, raisins secs, un peu tannique et rustique, cosses d’oranges, chocolat amer, épices. Tout en douceur et en tendresse. En prenant bien notre temps, le nez s’arrondit et les épices s’évaporent lentement et laissent la place aux saveurs de cerises et de framboises, ce que confirme la bouche avec assurance; fruits rouges, notes de chocolat plus importantes maintenant, mais un léger sulfureux en fond de bouche. Quinze minutes plus tard, savoureuses notes de caramel et de toffee, qui s’entremêle de notes de cerises. Un genre de mélange entre une barre de chocolat Caramilk et de Cherry Blossom. La finale est douce au niveau texture mais un peu plus épicée en général, un peu tannique et la petite touche sulfureuse s’est évaporée. Beaucoup de fruits tirés de l’affinage de sherry et une belle texture soyeuse et crémeuse, héritage du long vieillissement en fût de bourbon.

Patrick 89%
Un très bon whisky, simple et efficace, et qui saura plaire à tous. J’aime ! Nez : Superbe parfum de vin fruité, sucré et vanillé, le tout avec une note de vanille subtile. Appétissant. Bouche : Miam miam ! Un superbe vin sucré, fruité et chaleureux, avec du chocolat au lait et du caramel. Savoureux et délicieux. Finale : D’une belle longueur, fruitée et marquée par le chocolat et le caramel.

Glenmorangie Bacalta Private Edition

46% alc./vol.
Ce whisky tire ainsi son nom du gaélique écossais « cuit au four » en référence à la méthode originale mise en place pour son affinage. Il a été élaboré à partir de Glenmorangie vieilli dans d’anciens fûts de Bourbon puis transféré dans des fûts spécialement sélectionnés qui ont séché au soleil et ayant contenu du Malmsey (Malvoisie), l’un des vins de Madère les plus doux. Les fûts de Malmsey ont été spécialement créés à cet effet à partir de chêne américain séchées à l’air, puis fortement grillés. Ils ont ensuite été remplis de vin Malvoisie et chauffés par les rayons du soleil pendant deux ans, pour les adapter aux spécifications du Master blender Dr Bill Lumsden de la distillerie Glenmorangie. Les fûts ont été ensuite vidés, transportés à Tain en Écosse dans les Highlands, puis remplis de whisky Glenmorangie rigoureusement sélectionné pour offrir des caractéristiques exceptionnelles à ce Single Malt.

André 91%
Nez très liquoreux, le terme liqueur est approprié. Attrayant au nez et bien volupté; poires, pêches, oranges, vanille crémeuse, abricots desséchés, miel. La bouche est sirupeuse et grasse, taux de sucre élevé ce qui calme les ardeurs du taux d’alcool et des épices. De petits fruits rouges parcellent maintenant la bouche et s’ajoutent aux saveurs détectées au nez. Les notes d’oranges sortent un peu du lot, le mélange de poires et de pêches en purée est rafraichissant et très texturé, presque mielleuse. La finale est longue et persistante, veloutée et liquoreuse, oscillant entre les notes de fruits à chair et les fruits rouges, le sucre et les épices. Une superbe palette aromatique et une présentation au-dessus de la moyenne, nous en attendions pas moins de la part de Lumsden et de Glenmorangie. Un whisky dessert pour les papilles et pour l’esprit.

Patrick 80%
Je comprends que certains adorent, mais c’est vraiment trop sucré pour moi et pas du tout dans ma « palette de saveurs ». Le fait d’avoir pris un peu de retard pour écrire cette évaluation me permet de vous dire que ça fait deux ans que j’ai ouvert ma bouteille, et elle est à peine entamée, car ce n’est pas un whisky qui m’apporte grand plaisir. Nez : Parfum extrêmement sucré et fruité. Le Doc Lumsden semble avoir la dent de plus en plus sucrée. Bouche : Très sucré et chaleureux, avec une bonne dose de nanannes. Finale : Longue, chaleureuse, pleine de fruits sucrés.

Martin 92%
Nez: Céréale classique de Glenmorangie. Caramel brûlé, légère mélasse, raisins secs, dattes et bois. Miel et zeste d’orange. Bouche: Sucre d’orge, raisins, vanille crémeuse, miel sirupeux. Dattes, chêne et épices. Fruits rouges. Savoureux. Finale: Chaude, longue et enivrante. Nounours au Prosecco de chez Squish. Poivre blanc et planche de bois. Équilibre: Une grande édition privée qui fait honneur au Companta de 2014.

Glenmorangie The Tarlogan Limited Edition

43% alc./vol.

André 86.5%
Le nez est très fruité, à la fois sucré et épicé; melon d’eau, abricots, nectarines séchées, cannelle, vanille, bois de chêne séché, noix de coco, poires. La bouche est très soutenue, les épices omniprésentes, mélange de noix de coco et de poires, nectarines & abricots et en finale de bouche, tranches d’ananas et petite acidité tenant presque du citron. Les épices donnent même l’impression d’être poivrées en fond de bouche. Même si les saveurs sont attrayantes, la recette prend un peu au fond et le mélange semble manquer d’homogénéité, c’est difficile à expliquer mais il manque un petit ‘’(Marie) a un petit je ne sais quoi’’. Finale moyennement longue, épicée et presque citrique. Compte tenu du prix d’environ 130$, une petite déception ici…

Patrick 89%
Un autre Glenmorangie qui est un chef d’œuvre de complexité et de balance. C’est très bon, ça se boit bien, et c’est du genre à plaire à tous (mis à part quelques frustrés qui ne jurent que par la tourbe, bien entendu). Nez : Chêne, vanille, caramel, noix de coco et fruits exotiques. Bouche : Fruits exotiques, chêne et épices, notes terreuses, caramel, vanille, touche de gingembre, fleurs et chocolat blanc. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 87.5%
Nez: Orge salée, caramel et herbe. Agrumes, pêche et nectarine. Raisin blanc et chêne. Bouche: Orge et miel, épices et caramel. Cacao, noix et chêne. Belles notes de xérès sucré et de frangipane. Finale: Assez longue, épicée sur des notes de butterscotch, de miel et de raisin blanc. Omniprésence du chêne. Équilibre: Un autre succès au niveau des éditions spéciales de Glenmorangie, mais quand même à des années-lumière des classiques tel le Companta de 2014.

Glenmorangie « A Midwinter Night’s Dram »

43% alc./vol.

André 87%
Nez à la texture veloutée mais très épicé. Gâteau aux fruits et oranges, raisins séchés, les pommes. Généreusement sucrée, la bouche est texturée et rappelle presque certains vins liquoreux, puis ça goûte réellement le chocolat en forme d’œuf fourré aux oranges (dont je ne me rappelle plus le nom), une touche de fruits secs et de sherry, cannelle, gingembre, auxquelles s’ajouteront progressivement les saveurs de pommes et de poires. Saveurs appétissantes, texture goulue et ronde parsemée d’étincelles d’épices. La finale est épicée, la longueur en bouche étonne, la texture est définitivement un des points forts de ce whisky. Malheureusement, l’éventail de saveurs ne surprendra pas le dégustateur car à partir du nez, la majorité des saveurs s’étirent simplement jusqu’en finale. Un excellent dram, festif et goulu qui en plus ne videra pas votre portefeuille en passant à la caisse (70$), ce qui vous laissera plus de sous pour acheter vos cadeaux de Noël!

Patrick 90%
Même s’il est recommandé de boire ce scotch l’hiver, je crois qu’il peut être excellent en toutes saisons ! Peut être est-ce parce que les plus froids hivers écossais ressemblent à nos printemps ? Nez : Oranges sucrées, caramel, noix, quelques notes vineuses. Alléchant ! Bouche : Miam miam ! Fruits, chocolat, épices, noix, bonbons au beurre et une touche subtile d’orange. Finale : Longue et savoureuse, marquée par l’orange, les épices du bois et une touche chocolatée des plus subtile.

Martin 91%
Nez: D’une douceur incroyable, raisins juteux, caramel, pruneaux, dattes et bois gorgé de xérès. Baies suédoises et orge classique. Bouche: Fruits rouges à la pelletée. Vanille, miel et raisins. Amandes, caramel, chêne et épices. Finale: Longue, mais douce et liquoreuse, tel l’écrin sur lequel on apporterait au prince Charles son suppositoire. Équilibre: Exquis de par sa douceur. Porte fièrement son sobriquet.

Deanston 20 ans Oloroso Sherry Cask

55.3% alc./vol.

André 83%
Deux pelletées de raisins secs… et une poignée de cosses d’oranges. Chocolat noir et gingembre. Odeur un peu bizarre difficile à cerner, cela ressemble à des saveurs de céréales macérées. La bouche est soutenue, les épices de bonnes force et l’alcool aussi. Raisins secs, fruits cake, beaucoup d’épices, cerises noires, suivies d’oranges et de chocolat avec comme toile de fond les céréales maltées un peu surchauffées. Praline ou marzipan peut-être. Finale poivrée, épicée et de moue de bière. Un profil aromatique singulier tout comme la plupart des Deanston. Pour les hardcore sherry fans.

Patrick 78%
Pas mauvais, mais plus étrange que vraiment bon. Me fait penser à un Slyrs de 8 ans (une micro-distillerie bavaroise), un whisky que j’avais qualifié de « prometteur ». Eh bien, ici, après 20 ans de vieillissement, il semble que les promesses n’ont pas été tenues. Nez : Au premier abord, c’est plutôt surprenant. Puis, après l’avoir laissé respirer et y avoir un peu réfléchit, j’y trouve des zestes d’orange, des raisins secs et du chocolat noir. Mais ça demeure surtout un peu bizarre. Bouche : Vin épicé intense, du sucre brûlé évoluant vers une bonne amertume, des raisins secs et du chocolat très amer. Le tout ayant un peu trop chauffé et coller dans le fond du chaudron. Finale : D’une belle longueur, et marquée par l’amertume du chocolat noir.