Talisker 15 ans Release 2019

57.3% alc./vol.
2019 Special Release

André 89%
Melon au miel, fond de citron lointain, vanille, poires, oranges, miel, sucre, tourbe, sel et poivre, herbe verte mouillée, une touche minérale aussi. Beaucoup plus tourbé que ce que j’attendais. Bouche franche, minérale et remplie d’embruns maritimes, grosses vagues de tourbe et de poivre, fruits tropicaux, poires, ananas, melon au miel, abricots, oranges, gingembre, vanille, caramel, citron, bois sec. La première gorgée m’a laissé plutôt froid mais les gorgées subséquentes sont WOW. Finale de bois brûlé et poivré, tourbe, yaourt à la vanille dégustée sur le bateau de pêcheur, sel de mer, agrumes et oranges.

Patrick 91%
Un beau gros et superbe Talisker, qui répond à toutes les attentes d’un Talisker plus vieux et présenté dans toute sa pureté. Pour plus de précision, on jurerait un mélange de Talisker et de vieux Bowmore, puissance facteur 10. Nez : Parfum dominé par une succulente fumée de tourbe cendrée et poivrée, avec une touche de sel marin. Bouche : Intense!! De la grosse fumée de tourbe sale, poivrée, cendrée et avec une tonne de sel de mer. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Wow! Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Martin 89%
Nez: Chêne tourbé et poussiéreux, bien vieilli. Cendre, sel, algues et vent marin. Bouche: Raisins juteux, tourbe, orange, épices et cacao. Vineux et chaud, belle texture, touche de minéralité. Finale: Chaude, longue, tourbée et accueillante. Notes de sel, de caramel, de vin et de raisins. Équilibre: Une belle édition, pleine de caractère et de rebondissements. Je suis arrivé ici sans attentes, et je repars bien content.

Single Malts of Scotland Ben Nevis 22 ans

53.4% alc./vol.
Distilled 21/10/1996, Bottled 05/05/2019, Ex-Sherry Butt #1659, 440 bottles

André 91%
Un sherry cask puissant qui oscille entre les Glendronach Single Cask et certains Abelrour Abunadh. Sherry pompeux et austère, gâteau aux fruits baignant dans son jus, bois de chêne sec, un brin de cannelle, aspect vieillot, moue de café, raisins secs, caramel légèrement brûlé. En bouche c’est juste WOW. Texture grasse et intense, le sherry directement injecté dans les veines. Grosses notes de raisins secs et de xérès vieillot, tarte aux pommes et raisins, café expresso et chocolat noir, cerises noires, cannelle, prunes et figues. Très intense, condensé et compact. Malgré l’aspect vieillot, le sherry n’est pas envahi par des notes tanniques et terreuse mais a réussi à demeurer frais et authentique. Finale ou les oranges se dévoilent avec des notes aguicheuses de sherry épicées, un nuage de cannelle et de poivre et de gros fruits séchés (cerises, pommes, prunes, dates). Un beau tour de force d’avoir réussi à nuacer un whisky si intense. Une envolée de xérès épique mais hyper bien contrôlée. Bondage sherry.

Patrick 91%
Un whisky délicieux, intense, chaleureux et riche. Yep. Si vous n’aimez pas ça, vous n’aimez pas le scotch. Nez : Parfum de xérès intense et sucré, avec une pincée de café et du caramel. Bouche : Du beau xérès riche et chaleureux, du bois brûlé, un peu de caramel salé et toujours la pincée de café. Finale : D’une belle longueur, avec une touche de fumée de tourbe, du caramel salé et surtout du beau xérès.

Martin 90%
Nez: Une belle intensité qui nous ouvre les bras dès le départ. Fruits rouges, raisins secs, caramel et épices. Cerises noires et cacao. J’ai presque l’impression d’avoir affaire à un A’bunadh… Bouche: Caramel, miel, cuir et raisins. Épices endiablées du taux d’alcool. Très puissant sur les notes de sherry cask habituelles. Chose plutôt rare pour un malt de Ben Nevis. Fruits, bois brûlé et dattes. La texture est certainement au rendez-vous. Finale: Bien poivrée, longue et chaude. Accents de vin chaud, de raisins, de cuirette et de poussière. Équilibre: Un excellent scotch, avec des saveurs et un degré d’alcool si intenses qu’on peine à croire son âge.

Cadenhead Royal Brackla 38 ans

52.9% alc./vol.
Distilled 1976, Bottled 2015 from Ex-Bourbon Hogshead, 150 bottles

André 85%
Très intéressant comme nez. Mélange de fruits rouges discrets et de fruits tropicaux, grosses tranches de melon d’eau bien fraiches, sirop de poires, pêches, miel, raisins verts. J’ai l’impression aussi d’une touche de sherry en background et de petit fruits sauvages éventés. Surprise en bouche, une pointe de fumée se révèle, melon au miel, poires, pêches, melon, miel, vanille, fruits sauvages et fruits tropicaux, agrumes, citron. Les premières gorgées en bouche me laissent sur une texture froide, mais à force de respirer une demi-heure, le whisky gagne beaucoup en équilibre et on dirait que ça texture se stabilise un peu et les notes de fumée gagnent en importance. Personnellement, je trouve le mélange de saveur peut-être singulier mais pas nécessairement réussi. Finale un peu franche, noix de coco cuite au four, fumée lointaine, fruits tropicaux.

Patrick 90%
Wow, ça c’est mon genre de whisky! Complexe, avec un style de saveurs que j’adore, avec une dose d’alcool bien mesurée – Le genre de whisky qui fait sourire! Nez : Un délicieux parfum de fruits tropicaux sucrés, des pêches et du miel. Et aussi une discrète note de xérès. Bouche : Oh! Ce n’est pas du tout la même chose! La première chose est de la fumée de tourbe évanescente, un peu de bois brûlé, du miel, du cuir, des raisins, un peu de vanille et une touche d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, fumée et boisée, avec une touche d’agrumes.

Martin 85.5%
Nez: Pommes, poires et fruits tropicaux. Vin rouge et cuir, vanille et raisins. Planche de chêne pas toujours très très poussiéreuse. Bouche: Raisins, agrumes, caramel et épices. Touche de purée de fruits rouges. Le cask strength nous rattrape sans trop tarde. Un peu de fumée et de cuir nous mènent vers la finale. Finale: Cuir, pneu neuf et poivre blanc. Chêne, fruits et caramel. Assez direct comme prise de position. Équilibre: J’aime bien. L’alcool n’est pas trop violent, les saveurs sont au rendez-vous, la fumée est bien plaisante. Mais pour un 38 ans, le prix doit aussi être à la hauteur.

Isle of Jura 19 ans The Paps

45.6% alc./vol.
Vieilli en fûts de chêne blanc américain avant d’être affiné en fûts ayant contenu du sherry Pedro Ximenez durant 40 ans, The Paps fait partie d’une série lancée par la distillerie Jura à l’origine pour le marché des boutiques hors-taxes. The Paps font référence à deux montagnes (Mountain of the Sound, Mountain of the Gold) qui sont situées sur le côté ouest de l’Ile.

André 81%
Le nez dévoile rapidement cette même tourbe terreuse bizarre retrouvée dans l’édition The Loch. Agrumes, nectarines, poires, fruits séchés, caramel et vanille, raisins verts, oranges sanguines. Un quart d’heure dans le verre aide à beaucoup équilibrer les arômes et ce qui laisse aussi la chance à d’importantes de gingembre à s’extirper du verre. La bouche est très étrange, liquide et sans trop de structure, fortes notes boisées, de gingembre et de poivre. Les saveurs sont presque muettes et effacées. Couverture de caramel coiffant des oranges sanguines, des cerises séchées et des raisins verts, fruits séchés, gummy bears. Mélange de tourbe herbeuse et terreuse, très organique comme résultante. En désespoir de cause j’ajoute un peu d’eau (ce que je fais TRÈS rarement) et c’est beaucoup mieux. Les saveurs sont plus intégrées, les épices plus frivoles aussi. Finale poivrée et épicée, quelques notes de chocolat et de café au lait. Très déçu, j’espérais beaucoup plus de complexité et de raffinement d’un whisky de cet âge.

Patrick 84%
Un bon scotch très marqué par les notes maritimes. Un peu décevant au niveau de la balance, surtout considérant que c’est un whisky de 19 ans. Nez : Xérès présentant des fruits bien mûrs, presque trop même! Le tout est accompagné d’arômes rappelant la mer à marée basse. Bouche : Un mélange de xérès chaleureux plein de fruits mûrs, avec du sel et des algues à sushi. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le sel de mer.

Martin 82%
Nez: Tourbe herbeuse, raisins et oranges. On tourne autour des mêmes centres d’intérêt des récents embouteillages NAS de la distillerie. Vanille, caramel et fruits rouges en compote. Bouche: Marmelade, cerises, réglisse, sucre brun et épices. La texture n’est pas trop ample, mais pas trop fade non plus. Finale: Chêne et xérès, poussière et tourbe grasse et bizarre. Équilibre: La complexité et la personnalité laissent un peu à désirer, surtout pour un whisky avec ce pedigree.

Isle of Jura The Loch

44.5% alc./vol.
L’importance de Market Loch, situé 300 mètres au-dessus du niveau de la mer, est difficile à appréhender. Un lieu paisible, presque spirituel, dont les eaux pures donnent vie au whisky Jura. Vieilli en fûts de chêne américain avant d’être affiné en fûts ayant contenu du sherry Pedro Ximenez durant 30 ans, l’assemblage du Jura The Loch comprend également une petite proportion de whiskies tourbés.

André 83%
Nez racoleur, belle rondeur agréable. Raisins séchés, cerises, oranges confites, caramel chauffé à la poêle, chocolat au lait, compote de pommes. Avec le temps, encore plus de notes de caramel qui nappe des cosses d’oranges trempées dans le chocolat au lait. La bouche est douce mais offre malheureusement très peu de texture. Cerises et pommes en avant plan, oranges, caramel et fruits tropicaux qui s’appuient sur une bonne dose de fumée de tourbe et d’épices en toile de fond. Courte finale sur les fruits rouges nappés de caramel fondu et une fine morsure d’épices pataugeant dans un nuage de fumée terreuse.

Patrick 78%
Un whisky un peu trop jeune… Tant qu’à me payer un single malt comme ça, j’aime autant un blend cheap qui coûte la moitié du prix pour la même qualité. Nez : Un peu de xérès fruité et sucré, une touche boisée et un soupçon de fumée de tourbe. Bouche : Du new make, du bois brûlé, un peu de fumée de tourbe et des fruits trop discrets. Finale : D’une longueur moyenne, avec une bonne dose de jeune whisky.

Martin 84.5%
Nez: Raisins secs, caramel, vanille et orange. Poires, pruneaux et xérès complètent la légende. Bouche: Belle texture, sans toutefois casser la baraque. Miel, oranges et caramel, chocolat au lait. Bois, épices et tourbe nous mènent vers la finale. Finale: Fumée, fruits, cannelle, poivre, bois et xérès. Belle chaleur. Équilibre: Vraiment pas mauvais, digne des embouteillages réguliers de la distillerie.

Isle of Jura 18 ans

44% alc./vol.
Le temps et la marée n’épargnent personne, dit le proverbe. Mais dans l’île de Jura, le temps s’étire sous l’influence des saisons successives que tempère un microclimat exceptionnel. Après un séjour en ex-fûts de bourbon, il bénéficie d’un affinage d’au moins deux ans en barriques de premier grand cru classé bordelais.

André 76%
Oranges, légère fumée de tourbe terreuse et organique vraiment weirdo, vieilles cerises éventées, chocolat noir amer, petits fruits sauvages, une touche de cannelle. Quelques notes tirées du red wine cask bien discrètes. La texture est intéressante, léger aspect gras qui disparait rapidement. Le côté épicé est plus fervent. Aspect vineux qui se mélanges aux oranges et aux fruits sauvages. Cerises, terre mouillée, cannelle, chocolat et coffee beans, caramel, réglisse, cire d’abeille. Finale liquide, fruitée et épicée, poivrée, un peu tannique et terreuse ainsi que de caramel brûlé.

Patrick 75%
Il y a quelques années, cette distillerie a fait un grand ménage dans ses fûts pour se débarrasser de ceux qui avaient un problème. Il semble qu’ils en aient oublié un. La moitié de mon verre a d’ailleurs fini dans l’évier. Nez : Ouf, ça sent mauvais ça. Il y a du beau malt et du beau xérès, mais aussi des notes de feuilles moisies… Après quelques minutes, le caramel finit par remplacer les feuilles moisies. Bouche : Du bois brûlé, du xérès, des feuilles un peu moisies et… Ah, bof, ça ne vaut même pas la peine. Finale : D’une longueur moyenne, mais trop longue en fait. J’ai pris un verre d’eau pour la rincer.

Martin 72%
Nez: Tourbe vineuse, orange terreuse, vanille et racine de gingembre un peu défraîchie. Il y a sous tout cela une impression de purin pelleté sous la paille entre les rangées d’un champ de fraises. Ouin. Bouche: Texture un peu aqueuse. Vanille et miel, xérès stagnant, vin fortifié, fruits rouges, terre humide. Finale: Cire d’abeille et tourbe sur une touche de cuir. Équilibre: Un fût défectueux? Je ne peux pas croire qu’on nous refile un 18 ans de ce niveau. Il y a sûrement une erreur à quelque part.

Isle of Jura Seven Wood

42% alc./vol.
Élaboré avec des eaux-de-vie tourbées et non-tourbées, ce Single Malt a été élevé sous sept bois de chêne français et américains différents : ex-fûts de bourbon en chêne blanc d’Amérique de premier remplissage et fûts de chêne originaires des forêts de l’Allier, du Limousin, de Tronçais, des Bertranges, des Vosges et de Jupilles.

André 84%
Compote de poires, abricots, limonade au citron et marmelade de fruits, quelques notes chocolatées, oranges, miel. Rondeur sexy au nez. La bouche perd de sa rondeur, une dilution trop importante peut-être? Poires caramélisées, abricots séchés, oranges, petits fruits sauvages, pincée de gingembre, chocolat au lait, raisins secs. Finale bien épicée, plus charpentée, légèrement salée et fumée aussi. Un nez complexe pour une bouche ordinaire et prévisible.

Patrick 84%
Un bon dram présentant une belle complexité, mais auquel on semble avoir ajouté une trop grosse dose de whisky trop jeune. Dommage, la recette a du potentiel, mais elle aurait besoin d’un petit kick. Nez : Un parfum légèrement tourbé, subtilement boisé, discrètement fruité, furtivement feuillu… Mais présentant tout de même une belle intensité. Bouche : Les arômes détectés au nez sont ici, pour la plupart, plus affirmés, en commençant par la fumée de tourbe, le bois et les fruits. Le petit côté feuillu est moins puissant, mais tout de même présent. Ainsi qu’une note me rappelant un peu du new make. Finale : D’une longueur moyenne, la fumée et le bois semblent laisser leur place à un petit goût de new make.

Martin 87%
Nez: Marmelade, miel, vanille, orange et chocolat au lait. Droit au but, saveurs franches, mais agréables. Bouche: Malt, vanille, miel et tartinade choco-noisettes. Chêne et épices. La texture est légèrement fade, mais l’intensité des saveurs ramène un certain équilibre à l’expérience. Finale: Chaude et épicée, sucrée et mielleuse. Bois et léger cuir. J’aime bien. Équilibre: Un beau Jura. Est-ce qu’on peut réellement distinguer l’influence de chacun des 7 fûts utilisés? Je ne crois pas, mais… tout de même.

Inchmoan 12 ans Peated

46% alc./vol.
Produit par la distillerie Loch Lomond, Inchmoan 12 est issu du mariage de deux malt whiskies : l’un provenant d’un alambic swan neck pot still, l’autre venant d’un straight neck pot still. L’inclinaison du col de cygne joue un rôle comparable à la taille de l’alambic. Un col peu incliné permet aux vapeurs les plus légères de se diriger vers le condenseur. L’association de ces deux alambics donne un caractère bien particulier à la tourbe de cet Inchmoan, qui associe à merveille fumée et notes épicées. Vieilli pendant 12 ans dans des fûts de chêne américain préalablement brûlés et dans des fûts de bourbon de 2ème remplissage.

André 81%
Définitivement pas le style de tourbe que j’affectionne. Elle a des arômes hyper terreux et écologique et médicinale mélangée d’oranges sanguines trop mûres. Le nez développe des notes de poivre et de réglisse noires au millieu d’une étreinte de fruits tropicaux, poires, litchi, nectarines, gras de bacon et jambon cuit sur le feu de plage, tourbe terreuse organique, herbeuse aussi, développant des saveurs médicinales et de pastilles Fisherman’s Friend. Le tout est coiffé de notes de bois bien brûlé. La finale est un peu plate, peu de longueur mis à part les notes de fumée et de bois brûlé. Bien que les saveurs soient intéressantes, je ne suis pas fan…

Martin 85%
Nez: Petite tourbe terreuse avec un vent de raisin. Oranges, caramel et cassonade. Poivre noir, chêne et ananas. Assez disjoncté mais pas nécessairement désagréable. Bouche: Miel tourbé, épices à steak, touche de cannelle avant de finir sur la planche de bois surplombée d’accents tanniques. Finale: Pas très longue, mais qui offre une belle chaleur enveloppante et épicée. Pastille pour la toux. Équilibre: Bel amalgame de saveurs au rendez-vous, même si par moments la tourbe et les épices peuvent prendre le dessus. Pas méchant pas méchant.

Tomatin Contrast Sherry Matured

46% alc./vol.
Vatting de fûts de 1973, 1977, 1988, 1991, 2002 et 2006 – 5400 bouteilles.

André 85%
Quel bon concept… auquel j’aurais ajouté une troisième bouteille contenant un vatting de bourbon et sherry, ou encore mieux, les amateurs peuvent expérimenter eux-même! Nez de raisins secs, dattes et prunes, vieux livre avec couverture de cuir, caramel chaud, oranges, pommes rouges, gâteau au chocolat. Léger off-key dans le nez. La bouche est pas mal plus épicée que le nez le laissait supposer même si l’on retrouve la même palette aromatique annoncée. Prunes, dattes et raisins secs, chocolat noir, poivre et bois épicé. Texture un peu flat et qui manque d’amour. Finale éphémère sur le xérès franc et épicé.

Patrick 85%
Un concept fantastique que de présenter deux whiskys jumeaux ayant subi des maturations différentes. Je recommande l’ensemble sans hésiter à tous les amateurs de scotch! Ceci étant dit, ce whisky s’avère très agréable à boire – je dois admettre que même si je bois les deux bouteilles du duo en même temps, celle-ci tends à se vider plus rapidement! Nez : Un xérès intense, marqué par une grosse dose de raisin ainsi que du caramel et des pommes. Bouche : Toujours l’intense xérès, avec du caramel chauffé, de la cannelle, des clous de girofle, de la marmelade et une bonne pincée de poivre. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 86.5%
Nez: Raisins juteux, sherry goulu, cuir et bois de chêne. Prunes, pelure d’orange, marmelade et dattes. Toutes les notes précises d’un sherry cask classique, sans tomber dans la démesure. Bouche: Texture agréable qui pourrait être un peu plus huileuse, mais qui transporte bien ses saveurs telles le xérès, le raisin sec, le bois et la cuirette. Pommes mijotées et caramel. Je l’aime bien, particulièrement comparé à son comparse d’expérience en fûts de bourbon. Finale: Bien boisée et fruitée, elle ne nous laisse pas vraiment sur notre faim. Bien poivrée et vanillée. Équilibre: Un beau saut au-dessus de la version bourbon, quoique la comparaison entre les deux est une superbe expérience en soi. Je recommande.

Tomatin Contrast Bourbon Matured

46% alc./vol.
Vatting de fûts de 1973, 1977, 1988, 1991, 2002 et 2006 – 5400 bouteilles.

André 86%
Quel bon concept… auquel j’aurais ajouté une troisième bouteille contenant un vatting de bourbon et sherry, ou encore mieux, les amateurs peuvent expérimenter eux-même! Nez dans la ligne du style; miel, vanille, ananas, bananes, poires, citron, nectarines, raisins verts. Touche de bois verdâtre et d’herbe verte coupée aussi qui gagne un peu mon plaisir. La bouche est crémeuse au départ et plus épicée ensuite; melon au miel, poires, miel, vanille, raisins verts, citron et fruits tropicaux puis une touche de poivre et beaucoup d’influences du bois de chêne. Finale très fruitée en légèrement épicée et sèche.

Patrick 83%
Un concept fantastique que de présenter deux whiskys jumeaux ayant subi des maturations différentes. Je recommande l’ensemble sans hésiter à tous les amateurs de scotch! Ceci étant dit, ce whisky est plutôt bon, même s’il ne s’agit pas d’un feu d’artifice. Nez : Arômes de miel herbeux, avec une touche de citron, de vanille, de noix et un soupçon de bois sec. Bouche : Du bois sec, des citrons, de la vanille et des ananas. L’ensemble est porté par du sucre chaleureux. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et chaleureuse.

Martin 84%
Nez: Herbe et miel, fleurs et bois sec. Fruits tropicaux et crème anglaise. Superbe petit nez timide. Citron et amandes. Bouche: Meringue, vanille et chêne. Citron, fleurs et épices. Touche d’ananas et autres fruits tropicaux. Finale: Une légère tourbe avec accents de cuir enveloppe les saveurs énumérées ci-haut. Bois sec bien représentatif du fût de bourbon. Équilibre: Une belle expérience de Tomatin. Sans être particulièrement à tout casser, j’aime bien oÙ on s’en va ici.