Big Peat Christmas Cask Strength 2019 Edition

53.7% alc./vol.
Pour l’année 2019, Peat sort des chais de Douglas Laing quelques fûts des plus célèbres distilleries d’Islay (Caol Ila, Bowmore, Ardbeg et Port Ellen) pour son 9ème embouteillage hivernal.

André 87%
Pommes et raisins verts, bananes, ananas, fruits à chair, crème pâtissière, feu de plage, poires, sel de mer, notes de céréales séchées au feu de tourbe, miel, une touche de poivre. Malgré des arômes puissants, le whisky est relativement plat et bien équilibré, même le taux d’alcool est difficilement perceptible au premier nez. Les notes de tourbe sont un peu sales et crasseuses, légèrement cendreuses même. L’ensemble des saveurs laisse une belle place aux diverses tonalités caramélisées apportées par le bois de chêne. Je m’attendais à quelque chose de plus texturé en bouche, le whisky semble un peu dilué en bouche malgré le bon taux d’alcool et la non-filtration. Belles notes d’ananas et de bananes nappées de crème à la vanille, sirop de poires, feu sur la plage et fumée de tourbe prononcée, cendre froide, huile à moteur souillée, sel de mer. Finale sucrée, douce même si fumée et tourbée, sel de mer pétillant et fruits à chair. Ça se bois très bien cette édition et malgré des saveurs bien affirmées, ce whisky plaira à plusieurs.

Patrick 91%
Ça livre la marchandise ça! Intense et savoureux, avec un beau mélange efficace de saveurs. Le cadeau de Noël idéal, même en plein été! Nez : Une belle fumée de tourbe, salée, boisée et poivrée. Bouche : Très salée, fumée, boisée et même sucrée. Wow, il y a un petit quelque chose pour tout le monde ici! Finale : D’une superbe longueur, fumée et salée.

Martin 90%
Nez: Tourbe verte et raisins blancs, crème anglaise et caramel salé. Miel et pommes. Bien sûr la tourbe y est, mais elle n’obscurcit pas tout le ciel. Bien peu agressif malgré son degré de puissance. Bouche: Tourbe et caramel. On reste dans la douceur, le caramel, les pommes cuites, le poivre et la crème pâtissière. Finale: Les épices guident le tout sur une bonne longueur, laissant tranquillement le chêne faire surface pour accompagner la tourbe, le caramel et les pommes. Équilibre: J’adore cet opus de Big Peat, comme à l’habitude il sait livrer la tourbe et le taux d’alcool, mais le tout dans une douceur particulière. Un dram qui amadouera plusieurs récalcitrants à la tourbe et aux cask strength.

Shieldaig – The Classic Finest Old

40% alc./vol.
Blended scotch compose de plus de 25% de single malts provenant de distilleries des Highlands, vieillis en Ex-Bourbon casks.

André 78%
Nez très générique. Vanille, grains de céréales, toffee et miel, une touche infime de sherry en background. Bouche très ronde et j’avoue, agréable. Amandes, miel, vanille, fruits secs lointain, céréales séchées au soleil, sirop de salade de fruits, se terminant pas des notes de tourbe terreuses passagères. Très courte finale, ou la tourbe prédomine, beaucoup d’accents de bois et une bonne astrigence.

Patrick 80%
Somme toute un bon whisky si vos attentes demeurent très basses. Enfin, c’est aussi une bonne raison pour rester sobre. Nez : Parfum sucré, avec des biscuits à l’orge, une touche de vanille subtile et une bonne dose de whisky de grain. Bouche : Dominée par le whisky de grain, qui masque presque les biscuits à l’orge et la vanille. Le tout est accompagné par une touche très discrète de poivre. Finale : Assez courte, marquée par les céréales.

Martin 77%
Nez: Biscuits thé social, touche d’orange et de cassonade. Vanille et un peu de miel. Peu convaincant. Bouche: Texture assez légère, bonnes notes de miel et de sucre brun. Poivre rose et pointe de cannelle et de chêne. Finale: La puissance du grain nous fesse, maladroitement certes, mais nous rentre dedans pareil. Au moins ça ne dure pas. Équilibre: Au nez et en bouche, on espère avoir de quoi de potable, mais le reste de la dégustation fait patate en bout d’viarge.

Johnnie Walker Black Label – The Director’s Cut – Blade Runner 2049

49% alc./vol.

André 88%
Tellement plus complexe que l’édition régulière. Je pensais avoir droit à une passe de marketing à la Game of Thrones (bah, c’est probablement ça aussi) mais c’est une belle surprise. Miel et vanille, un fond de fumée de tourbe relativement discret, compote de pommes, oranges et fruits tropicaux, puis d’intenses notes de caramel brûlé dans la poèle. La texture est superbe en bouche. Tourbe un peu industrielle et organique, poivrée et gorgée de toute-épice, anis, caramel, ananas, fruits tropicaux, oranges, pommes. Définitivement bien ficelé. Finale un peu courte, portée par les notes de tourbe et de poivre desquelles se détachent les notes de fruits divers livrés en bouche. J’en ferais un dram de semaine pour les saveurs mais pas pour le prix surfé sur la wave du film.

Patrick 89%
Wow, Johnnie ne m’a pas habitué à ce niveau d’intensité. De la tourbe intense, un whisky riche et savoureux, vraiment très bon! Nez : Légère fumée de tourbe, chêne et savoureux, des épices et, de façon très discrète, de la vanille et des fruits mûrs. Bouche : Oh, la belle texture huileuse! Et de la belle fumée de tourbe, de la cendre, des épices, des fruits mûrs, des grains… Intense! Finale : D’une superbe longueur, fumée et épicée.

Martin 90%
Nez: Plus ample et raffiné que le JW Black régulier. L’idée de crinquer le taux d’alcool à 49% est peut-être un gimmick au départ, mais dans l’absolu ça sert la cause admirablement. Malt, raisins et vanille entourés de douce fumée. On sent à peine le grain. Miel et pommes, cacao et cuir. Très bel assemblage. Bouche: JW Black sur les stéroïdes. Miel et vanille, épices et chêne. On sent bien la rampe d’alcool, le choix de le laisser à plus de 40% est la meilleure décision qu’on pouvait prendre. Les saveurs sont on ne peut plus riches et omniprésentes. Fumée et cuir au loin. On goûte un fond de Caol Ila vers la fin. Finale: Belle et douce descente sur la planche de chêne. Épices, vanille, cuir, orange, raisins et pommes bien croquantes. Thé noir, réglisse et poivre. Légère tourbe qui perdure malheureusement juste pas assez longtemps. On en redemande! Équilibre: Ce qui pouvait sembler n’être qu’un coup de marketing au départ se dévoile finalement comme un blend d’une qualité surprenante! Taux d’alcool audacieux, savoir-faire d’un des plus grands fabricants de blends au monde, branding futur-noir… Il n’y a rien ici pour me déplaire! Après tout je suis autant une pute à Johnnie Walker qu’une pute à Phil K. Dick… It’s too bad she won’t live. But then again, who does?

Gaelic Whisky Cùl na Creagan 12 ans

43% alc./vol.
Blended scotch produit par la maison Praban na Linne, embouteillé spécialement pour The Opinion Society Canada.

André 82%
Nez de fumée très douce caramélisée, réglisse rouge, tarte aux pommes, pelures de pommes rouges, céréales Sugar Crisp. Simple en bouche mais la texture est intéressante. Épices plus importantes aussi dont la cannelle et l’anis, belle fumée de tourbe pas trop prononcée, poivre et pommes caramel. Finale de fumée sèche et poivrée. Bon blend de semaine à mi-chemin entre les Highlands et Islay.

Compass Box The Circus

49% alc./vol.
Édition limitée de 2490 bouteille de Compass Box. Assemblage rare de blend Écossais vieillis en fût, de whisky de grain et d’une petite touche de malt des Highlands ajoutant plus de profondeur à cette expression. L’étiquette de la bouteille est un clin d’œil au film muet « The Circus » de Charlie Chaplin datant de 1929. Telles les performances artistiques des grands cirques, le temps d’une représentation, ce whisky vous transporte ailleurs et ouvre vos yeux vers de nouveaux horizons.

Dans sa démarche unique de traçabilité du whisky, Compass Box dévoile l’exacte composition de sa création :57.2% Blended scotch whisky vieilli en fût de sherry de second remplissage ou plus, 26% Blended grain whisky Ecossais vieilli en fût de sherry de second remplissage ou plus, 15.4% Benrinnes Malt Whisky vieilli en fût de sherry de premier remplissage, 1.4% Blended scotch whisky vieilli en fût de sherry de second remplissage ou plus.

André 85%
Bon apport de céréales mélangées de fruits rouges trempées dans le xérès et le jus de cerises, oranges, miel, chocolat fourré de crème au caramel. Côté texture, Compass Box sait toujours nous livrer des éditions qui savent nous renverser. C’est encore le cas ici, très moelleux et qui coule en bouche. Pour ce qui est des saveurs, c’est étonnant comment les notes de céréales séchées hyper épicées explosent en bouche, cela rappelle les pelures de pommes roulées dans la cannelle et les pommes candy de fêtes forraines, le gros caramel chaud, le bois de chêne séché, les cerises et la confiture de fruits, dattes et raisins secs. Même si la bouche s’arrondit au fil du temps, celle-ci reste acérée et un peu franche. Après quelques autres lapées, céréales au miel et aux noix. Longue finale, astringente et généreusement épicée.

Patrick 90%
Wow! Un superbe blend, savoureux, complexe et très bien balancé. Quand certains disent préférer les blends aux single malts, ils font certainement référence à de tels whiskys. Nez : Un parfum d’une richesse extraordinaire, des céréales, des fruits, de la vanille, des oranges, du miel et un peu de chocolat. Bouche : Un beau mélange d’épices me faisant presque penser à un rye whisky, avec du chêne, des pommes, du caramel, du miel, des noix et des raisins secs. On ne sent pas la force de l’alcool. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois sec et le seigle.

Game of Thrones Johnnie Walker – A Song of Fire

40.8% alc./vol.

André 78%
Sur les grains de céréales à la cannelle, le poivre et les oranges trempées dans le caramel. La tourbe de Caol Ila est loin au nord, melon au miel, poires et ananas, oranges, fruits rouges séchés, la tourbe et la cannelle poivrée sont plus présentes en bouche qu’au nez. Texture sucrée, presque artificielle, plus consistante que dans le Ice mais c’est pas le gros char… Finale sur la cannelle, on dirait presque une boisson aromatisée, sucrée puis poivrée et tourbée.

Patrick 88%
Le Johnnie Walker que je voudrais avoir à la maison, pour pouvoir prendre quelques heures pour l’évaluer comme il faut tellement il est complexe! Nez : Du beau xérès chaleureux, avec des fruits mûrs, du caramel un peu trop sucré et de la vanille. Mais c’est quand même appétissant. Bouche : Du xérès chaleureux, du bois épicé, une touche de vanille et de caramel, le tout porté par un beau whisky de grain crémeux. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Martin 83.5%
Nez: Grain et caramel, plus feutré et doux que le Song of Ice. Poires, oranges et légère tourbe. Bois sec et fruits rouges bien goulus. Bouche: Jus de raisin, texture un peu plus plaisante, même si on est loin du succès. Mais comparé au Song of Ice, on est quand même sur une pente montante. Chêne et cassonade, le grain est toujours au coeur du blend, mais on aime bien surfer ses saveurs de vanille et de cannelle. Finale: Courte, mais forte sur le grain et le bois, ave on dirait même quelques ressemblances avec un whisky canadien. Équilibre: Bien des lacunes, dont la première est de miser sur une franchise en perte de vitesse comme Game of Thrones. On est quand même un échelon au-dessus de son jumeau le Song of Ice.

Game of Thrones Johnnie Walker – A Song of Ice

40.2% alc./vol.

André 75%
Nez muet mis à part la vanille, le miel, les oranges sanguines lointaines et du sucre à glacer. Même après 10 minutes à aérer, rien à faire, c’est plat niveau saveurs et platte (tout court) au nez. La bouche est disparate et diluée un max, aucune structure aux saveurs qui sont déjà pauvres. Si Clynelish a servi à la base de ce whisky, le côté waxy de la distillerie n’est pas de ce dernier épisode. Céréales séchées sucrées, miel et vanille, lointain xérès, pommes poires, oranges… Je dois sérieusement creuser pour trouver. Finale courte, diluée et flat, sauf pour une rétro-olfaction de cannelle éventée et une sensation bizarre tannique passagère. Ça fait penser au dernier épisode de la série qui s’est terminé en queue de poisson.

Patrick 84%
Un Johnnie Walker qui gagnerait à joindre la gamme des « réguliers ». Nez : Le parfum d’un Johnnie Walker, mais dominé par les fruits tropicaux. Reste, la petite touche de fumée que j’aime tant dans les Johnnie est toujours là! Bouche : Des fruits tropicaux intenses, des épices, du bois, de la vanille et une touche de fumée. Finale : D’une belle longueur, marquée par la douceur du whisky de grain, et par les agrumes du scotch.

Martin 80.5%
Nez: Léger new make et alcool de grain. Orange, malt et sucre en poudre. Vanille royale. Assez quelconque. Plat et avec bien peu d’intérêt. On mise sur la gimmick Game of Thrones encore, mais on ne performe guère mieux que le White Walker. Bouche: Caramel, sucre en poudre, fruits tropicaux, vanille et chêne humide. Le grain transparaît tous azimuts. Épices et acétone. Bof. Finale: Courte et sèche, le grain prend toute la scène, laissant bien peu de lumière aux autres éléments. Équilibre: Bien ordinaire, à l’image de la saison finale de Game of Thrones.

Compass Box The General

53.4% alc./vol.
Cuvée limitée à seulement 1698 bouteilles dans le monde, The General est un blend créé par John Glaser à partir de plusieurs assemblages de whiskies très âgés. Chacun des deux lots principaux était composé d’un mélange de single malts et de single grains dont la recette exacte avait été oubliée depuis des années. Un des blended est composé pour 2/3 de la recette de whiskies âgés de 40 ans, vieillis en ex-bourbon casks, achetés de Gordon MacPhails. L’autre tiers est un blended de 33 ans d’âge vieilli en ex-sherry butts. La seule chose qu’il était possible d’en dire avec certitude, c’est que ces premiers blends avaient été vieillis dans des fûts de chêne américain et des fûts de xérès. Après quelques semaines d’expérimentation, l’équipe de Compass Box a réussi à marier ces deux blends, pour en créer un troisième, plus complexe, plus riche et avec un caractère « antique ».

André 94%
Céréales au miel, citrouille, cerises et dattes, oranges, raisins secs, crème brûlée, cire d’abeille pour polir les meubles, abricots et poires. Hyper délicat et complexe. La texture en bouche est UNIQUE, juste WOW! Le bois est bien ressenti mais hyper bien dosé. Notes de coconut séché, de caramel et crème brûlée, de fruits secs – raisins, dattes, prunes, cerises, oranges, cire d’abeille, cassonnade, noix cuites au four, belles épices équilibrées dont le gingembre, la cannelle et le poivre. Les notes de chêne sont sublimes et montrent bien que le whisky s’est tissé serré pendant de longues décennies avec le fût. Longue finale toute en douceur, un peu tannique avec un fort retour sur le vieux xérès costaud mais distingué. Exquis, simplement.

Mackinlay’s Shackleton Rare Old Blended Malt Scotch Whisky

40% alc./vol.
Version plébéienne du blend de l’Antarctique reproduit par Richard Paterson en 2013

Patrick 84%
Un bon blend, mais étant à des lieues du Mackinlay, plutôt décevant. Bref, je n’aurai pas de misère à vider ma bouteille, mais on ne me reprendra pas à en acheter une autre! Nez : Parfum marqué par le whisky de grain, du chêne, des fruits délicats et une touche de fumée discrète. Bouche : Une belle fumée de tourbe évanescente, du chêne, des fruits délicats et de discrètes épices. Le tout paraît relativement jeune. Finale : D’une longueur moyenne, un peu fumée et épicée.

Martin 83%
Nez: Arômes mélangés de grains et d’orge, de bourbon et de xérès, un vrai de vrai blend quoi. Légère fumée qui tente de percer, juste assez pour garder le cap sur un profil typique de scotch. Un peu de fruits, un peu d’herbe. J’avoue que j’aime bien. Bouche: Fruits juteux et tourbe fraîche. Un peu jeune au goût, mais pas trop déplaisant. Sa texture pourrait être plus poussée par contre. Finale: Beaucoup plus tourbée que ce à quoi je m’attendais. Bois, fumée, orge, grain et fruits rouges. Équilibre: Si le pari était de rendre le blend de l’antarctique abordable, c’est réussi. Facile d’approche? Je ne sais pas, l’original avait plus de caractère. Celui-ci? À son prix, je peux difficilement me plaindre, mais je peux aussi boire autre chose.

Famous Grouse Ruby Cask

40% alc./vol.
Originalement UK exclusive, maintenant disponible aux USA.

Martin 83.5%
Nez: Vent de céréales, de fruits rouges et de caramel salé. Le porto tant attendu se fait timide, sûrement dû au fait que c’est des port-seasoned casks, et non pas d’authentiques port pipes. Il y a quand même un petit quelque chose de bien ici, qui élève la classique gélinotte huppée à un autre niveau. Bouche: On sent ici une tentative de texture. On y est presque. Épices, gâteau aux fruits, vanille et chêne. Les saveurs sont fortes, mais un peu moins bien balancées que je ne l’aurais souhaité. Comme s’il fallait tout nous servir le plus rapidement possible, un peu comme si au restaurant on vous apportait le plat principal alors que vous n’avez pas encore fini votre entrée. Finale: Boisée et épicée, on termine dans une élégance précaire avec les fruits rouges, le vin et le caramel. Équilibre: Malgré que l’effort de vouloir en mettre plein la vue est très senti, voire même forcé, je ne peux pas trop en vouloir au producteur quand je vois des blends comme ça essayer de se démarquer.