Ardbeg 1975

43% alc./vol.

André 88%
Difficile de ne pas comparer ce Ardbeg avec le 1977, qui tombe dans les mêmes années, mais cette édition de cette mythique distillerie m’a déçu tristement. Très doux, trop doux… la tourbe de Ardbeg est endormis, c’est presque soporifique, avec des accents terreux auquel s’ajoute le sel et les algues. C’est terminé ? Presque… La bouche, on a l’impression de la manquer tellement c’est une transition entre le nez et la finale, un passage obligé sur ces mêmes saveurs et arômes déjà présagées, et la finale… trop passagère et lente. Difficile de savoir si c’est le fait d’attente trop grandes ou simplement un whisky en dessous des standards habituels de la distillerie.

Ardbeg 17 ans

40% alc./vol.
Peu de temps après le rachat de la société familiale Glenmorangie PLC par le groupe LVMH, les mises en bouteilles d’Ardbeg classiques dont le 17 ans, le 25 ans Lord of The Isles et le 30 ans sont entrées au panthéon des bouteilles de collection. Il en est de même pour tous les millésimes et single casks de cette époque. Pour bon nombre d’amateurs de whiskies de la fin des années 90 et du début des années 2000, cette version fut au même titre que le désormais introuvable Springbank 21 ans, un superbe « night cap » !

André 93%
Une expérience de scotch incomplète si vous n’y goutez pas une fois dans votre vie. Superbe, peaty, smoky seaweedy parfaitement balancé dans une merveilleuse symbiose. Wetdreams garantis !

AnCnoc 12 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.
John Morrison acheta le domaine de Knock en 1892 au Duke of Fife et découvrit plus tard quelques sources d’eau en friche sur les flancs sud des collines Knock Hill. John Morrison était tellement impressionné par la qualité de l’eau qu’il la fit examiner par un laboratoire spécialisé. La production de whisky commença en octobre 1894. En 1928, un nouveau broyeur de malt fut installé en remplacement du broyeur qui occasionna un incendie et démolit partiellement le mur de la pièce contenant les alambics. Durant la grande récession entre 1931 et 1933, la distillerie a fermé ses portes de même que durant la guerre 1940-1945. De nombreuses distilleries ont servi à loger les militaires durant la guerre. Knockhu fut occupée par une unité de l’armée indienne. En 1983, la distillerie ferma ses portes une troisième fois, avant d’être rachetée par Inver House qui redémarra la production le 6 février 1989.Son single malt fut rebaptisé An Cnoc en 1994 afin d’éviter toute confusion avec le célèbre Knockando. Le single malt de la distillerie entre dans la composition de nombreux blends, tels que MacArthur’s, Catto, Inverhouse, Blairmhor, Heater Cream, Glen Talloch et Hankey Bannister.

André 88%
Un embouteillage qui m’a renversé la première fois où je l’ai goûté. Fruité à souhait dès le départ, très structuré, viennent ensuite la vanille, le chêne et les épices sur une finale douce et très satisfaisante. Cette version n’est malheureusement plus disponible sur le marché.

Connoisseurs Choice Gordon & McPhail Allt-A-Bhainne 1995-2010

43% alc./vol.

RV 82%
À mi-chemin entre le carton est le grain, un relent de fruits très murs donne a l’ensemble olfactif un assez de curiosité intéressante quoiqu’hétéroclite. Anodin en bouche, donne immédiatement le gout d’un whisky fait pour les blends. La finale est un retour sur le carton et le popcorn au vinaigre peut-être, d’un peu trop courte durée. Corrigez-moi cette bouche et on parlera d’un dangereux whisky de tous les jours.

Connoisseurs Choice Gordon & McPhail Allt-A-Bhainne 1991-2004

43% alc./vol.

RV 81%
Coudonc, un jour on va finir par en faire le tour de ces distilleries anonymes qui ne méritent pas de s’en sortir. Sel et Ajax, et peut-être même un peu de tourbe, mais en vraiment, vraiment effacé. En bouche le grain se révèle fibreux, avec une pointe de lychee, un fruit qui ne goûte pas grand-chose comme l’ensemble de ce whisky.

Patrick 84%
Agrumes, malt et alcool au nez. Au goût, les agrumes se marient à des abricots frais avec une touche de sel. La finale, peu intense, disparaît dans les effluves légèrement épicées et salées du malt. Sans faute, frais, mais ne déplace pas de montagne. Ni même une colline.

Alberta Springs 10 ans

40% alc./vol.
100% Rye. Disponible au Nouveau-Brunswick et en Ontario.

André 88%
Simple is beautiful. Vanille, fruits, épices, bois. Sucré avec passion, épices, peppermint, Finale plus relevée où le bois et les épices prennent encore plus leur importance. À défaut de sortir des sentiers battus, on mise sur l’exactitude du rôle des éléments et de la balance avec laquelle ceux-ci sont présentés.

Patrick 85%
Nez: Rye, chêne et vanille. Goût: Puissant rye suivi de vanille, puis vanille et encore vanille. Finale: Relativement courte, la vanille se transformant graduellement en caramel écossais. Commentaire final : On aurait plus envie de le mâcher que de la boire!!! Idéal pour affronter la récession : Pas cher et délicieux!

Martin 86%
Nez: Vanille et bois, avec une pointe de rye et de lointains fruits rouges. Eau d’érable et touche de poivre. Bouche: Sucre brun, eau d’érable, caramel. Pincée de poivre, bois et quelques céréales. Le rye revient nous voir pour fermer la boucle. Finale: Assez relevée et chaude pour une expression disons « average ». Notes de poivre, de bois et de sucre d’érable. Équilibre: Un excellent rapport qualité prix, si seulement encore une fois il était disponible ici.

RV 75%
Pas cher mais vaut son prix. Canadien à la rhubarbe tellement fruité qu’on pense qu’il n’est pas fait a base de grains mais à base de fruits divers. Exactement même chose en bouche mais un peu plus aigre, presqu’à la Wisers, mais en moins bon. Encore plus aigre en finale (qui est heureusement courte), plus ça va et pire il est.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Allt-A-Bhainne 1991

43% alc./vol.

André 80%
Herbe fraichement coupée, toffee. Bouche à saveur de bonbons After Eigth fourrés d’une menthe plus douce. Le toffee s’est muté en vanillé et s’est lui-aussi adouci. Léger cendré du style du Breaval Cigar. Finale herbeuse jumelé à un passage de céréales. Rétro à saveur de crème de menthe avec trop d’eau.

RV 80%
Canne de Noël à la menthe et caramel un peu aigre. Sur la langue c’est beaucoup plus végétal avec des plantes vertes. La finale est en retour sur la canne, mais tend plus vers le peppermint. Parait aussi plus fort en alcool qu’il ne l’est. Un autre single malt qui n’est pas connu et qui ne démontre aucun effort à vouloir le devenir.

Patrick 86%
Sève non sucrée avec touche de céréales au nez. En bouche, céréales trempées dans l’eau de mer. Touches de fruits et de menthe. Encore plus agréable à la 2ème gorgée où la fumée prend une place plutôt importante. Le tout est vraiment bien équilibré. La bouteille s’est vidée assez vite!

Aberlour A’bunadh – Batch 033

60.9% alc./vol.

André 91%
Le meilleur embouteillage ( à cette date) de la série Abunadh selon moi. Un enfant de chienne avec de la classe. Un taux d’alcool sournoisement caché par les fortes influences du sherry et de pommes Cortland. En bouche il se présente de façon beaucoup plus sexy et velouté, cosses d’oranges dans fondue au chocolat. La finale est épicée et de très bonne longueur, riche et superbement intense et aussi habilement alcoolisé. Pour les amoureux fous du sherry et en quête de complexité. Un cadeau à s’offrir mais pas à partager.

RV 91%
Toujours violemment douce mais avant un rouge plus acerbe que ses prédécesseurs. Cerise un peu typée, à peine cirée mais sucré et accompagné de bois de chêne. L’arrivée d’alcool est elle aussi habituelle au Abunadh, quoique plus fruitée, avec l’alcool bien en contrôle et l’écorce de cerise. La finale est de son côté assez délicate malgré une petite pointe de fumée. Tout en douceur et en fruit, une belle batch plus qu’adéquate.

Patrick 90%
Cerise décapante au nez avec une note de chêne tout aussi puissant. En bouche, un superbe mélange de cerises, de chocolat, d’orange sanguine, de brandy et de chêne brûlé. La finale, épicée et chocolatée, est plus courte qu’on s’y attendrait sans tout de même nous décevoir. Le tout est superbement équilibré pour notre plus grand plaisir. Un investissement dont je suis très heureux!

Speyburn 10 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 79%
Nez à prédominance de cerises, puis d’oranges soutenu par un apport de sucre appréciable à peine atténué par un filet cendreux. Sucre à la crème. Assez simple en bouche où les notes fruitées se poursuivent sans trop de vigueur et d’expression et une finale qui s’estompe sur un effet de corde rêche, le gingembre et un toffee mal cuisiné. Il ne faut pas le laisser trop longtemps dans le verre pour on voir les arômes disparaitre incroyablement rapidement.

RV 77.5%
Surprenant qu’un whisky aussi ordinaire ait pu mérité un distillerie bottling. Ça sent le pas propre ça! La terre du jardin au début du printemps, avec du jus de compost. Plus tard vient le caramel, sur fond d’oignons. Le goût est malheureusement dans la même veine, avec de la vieille tourbe défraichie. Par contre en finale, c’est mieux balancé, alors qu’on retrouve des saveurs végétales et terreuses, un peu générale mais pas si mauvaise. Ou plutôt pas trop mauvaise. Mais globalement, c’est vraiment trop ordinaire.

Patrick 79%
Menthol au nez. Je n’aime pas la menthe dans mon whisky. Au goût, la menthe laisse place aux agrumes puis au caramel en finale. Un malt assez simple, plutôt frais, à servir en apéritif. Pas de fautes, mais rien pour écrire à sa mère. A moins de collectionner les distilleries, j’aimerais qu’on m’écrive pour m’expliquer pourquoi quelqu’un irait acheter ce whisky sans grande personnalité.

Dry Fly Washington Wheat Whiskey

40% alc./vol.
Fait à 100% de blé.

André 80.5%
Compote de fruits et yaourt à la vanille, zeste d’orange. Très léger et approchable, à la limite féminin. Les wheat whiskies ont cette propriété d’être d’une douceur tellement réconfortante, c’est comme un « home sweet home » version whisky. En bouche il présente par contre un peu trop d’ambivalence et malgré ce panier de fruits et de vanille au miel, il ne trouve pas la réponse au moyen de se départir d’un fond de bouche un peu rêche désagréable. Dans l’ensemble, le nez est le meilleur partie de l’expérience qu’on aura à déguster ce whisky… ce whisky un peu trop « bof » !

RV 87%
En bordure du sentier en dehors des sentiers battus. D’emblée : ce whiskey mérite vraiment de respirer, pour découvrir du beau sucré, du beau sirop, de la citrouille et même du gruau. Se présente doucement sur les papilles, avec la cendre bizarre du Bernheim. La finale est toutefois teintée de levure et d’herbes étranges. Un buffet de pain aux herbes pour le moins audacieux et un novateur whiskey de blé de bon goût.

Patrick 81%
Parfum de souffre et de paille. Mouin. En bouche, céréales sucrées typiques du blé. La finale est courte et sucrée. Très léger, facile à boire, facile à oublier.

Martin 79%
Nez: Vanille et baies séchées nous prennent d’assaut. Une fois qu’il a respiré, il s’ouvre sur un ensorcelant air d’orange et de blé grillé. Un chatouillement qui m’évoque un Triscuit égrainé dans du Crown Royal. Bouche: La magie commence. Moyennement visqueux, franchement vanillé par son passage de 18 mois en fûts de chêne neufs. Et au sommet de la cloche, le blé vient briller. C’est tellement doux, c’est beaucoup trop bon. Comme l’aurait dit le Doc Mailloux s’il y avait goûté: « C’est propre, et c’est bon! » Finale: D’une bonne longueur, avec un blé qui ne se cache pas. Équilibre: À part le nez qui n’en dit pas assez long et la finale qui rend moins justice à son goût, ce whisky est surprenant. On croirait même y déceler parfois de la citrouille. Un whisky du temps des récoltes. Un whisky de terrasse à la brunante.