Glenfiddich 19 ans Age of Discovery Red Wine Cask Finish

40% alc./vol.

André 88%
Grappe de raisins rouges, poires, vanille et chocolat noir. Aucune ambiguïté sur la provenance du cask finish, c’est direct et franc comme nez. La bouche est soyeuse, sur les notes de vin rouge et de raisins, je lui trouve beaucoup de punch malgré son mince 40% d’alcool. Raisins trempés dans le chocolat, oranges nappées de vanille fraiche, baies sauvages et petits fruits des champs. La finale est très longue et épurée quoique bien épicée, toujours sur ces mêmes éléments, quelques notes tanniques émoustillent la langue aidée par les fortes épices.

Patrick 89%
Un très beau whisky, en particulier si vous êtes fan de vin et de chêne dans votre whisky, car dans cette catégorie il s’agit d’une belle réussite. Nez : D’abord les notes vineuses, puis de chaleureuses épices venant du chêne, mariés par une subtile note de vanille. Bouche : A l’inverse du nez, on détecte au début les épices, puis une vague vineuse déferle sur notre langue. On découvre ensuite la richesse du chêne et un doux caramel brûlé. Finale : D’une belle longueur et savoureuse, particulièrement marquée par un vin délicieusement épicé.

Martin 89.5%
Toujours l’ambre classique du Speyside, cette fois avec une légère teinte rougeâtre. Nez: Orge, chêne, petits fruits et vin rouge. Touche de fruits tropicaux. Plutôt joyeux je dirais. Bouche: Raisins, vanille et petits gâteaux au beurre. Un robuste chêne supporte le tout, trempé dans le miel. Vineux. Finale: Chaleureuse, longue, épicée, sèche et chocolatée. Un dram de bord de foyer. Équilibre: Bien mieux que les autres offres de la série « Age of Discovery ». Une brillante réussite dans la catégorie « Finition en fûts de vin (fortifiés ou pas) ».

Glenfiddich 21 ans Grand Reserva

40% alc./vol.

André 87%
Superbe nez fruité et ample, rond et soyeux, les fruits à chair fraiche, les raisins secs, la marmelade d’orange, le miel et le chocolat au lait & sucre. Texture un peu fade et top épurée en bouche, les fruits secs, les dattes, l’orange, les raisins rouges, la cassonade et la pâte de fruits. Finale moyenne et courte, la marmelade d’orange et le chocolat.

Patrick 92%
Une bouteille que j’ai découverte avec émerveillement il y a une douzaine d’années et qu’André avait heureusement conservée dans ses archives. Nez: Arômes de chêne sucré et de caramel envoutant. Le tout est complété par des notes de bananes et de cuir huilé. Bouche : Belle texture huileuse et chaleureuse. Caramel épicé, chêne, poivre et toujours le cuir huilé. L’ensemble est riche et savoureux. Finale : Longue et nous laisse dans un état contemplatif. État qui ne peut être interrompu que par l’envie irrésistible d’en prendre une autre gorgée.

Martin 85%
Ambre du beau rhum neutre. Nez: Assez doux, caramel, malt, miel, vanille. Plutôt quelconque pour son âge. Retour du caramel. Bouche: Doux et épicé à la fois. Mielleux et boisé. Belle influence du fût de rhum. Finale: Astringence du bois rappelant un sherry cask avec quelques notes plutôt amères. Équilibre: Peut-être suis-je trop exigeant, mais cet embouteillage ne me fait ni chaud ni froid.

Kim 94%
Au premier abord, on sent le rhum, les fruits tropicaux et le sucre de canne. Le goût me rappelle un peu le rhum cubain Legendario. Sucré, mais avec du caractère et un petit goût d’épices douces, ce qui n’est pas désagréable. C’est très rare que je m’imagine boire un scotch l’été, mais par un soir chaud sur le balcon, il serait parfait.

Glenfiddich 26 ans Excellence

43% alc./vol.
Le Glenfiddich 26 ans Excellence est le premier 26 ans de la maison, il est vieilli exclusivement en fût de chêne blanc américain.

André 89%
Doux et raffiné, floral, lilas en fleur, abricot, miel et vanille, belles notes d’agrumes, d’oranges. L’arrivée en bouche est suave et soyeuse, les fruits et les fleurs en ouverture, belle sensation crémeuse soulignée de fines notes d’épices discrètes, les notes florales, d’agrumes, d’ananas et de miel se confirment en finale de bouche. On ressent très bien l’apport du chêne Américain, plutôt sucré en bouche, tout de nuances et explorant le spectre des arômes fortes de la distillerie. Sa finale un peu trop courte le dépouillera de quelques points. Un Glenfiddich raffiné et somptueux.

Patrick 82%
Léger pour un 26 ans, un peu trop même. La finale tente de récupérer l’ensemble de façon magistrale, mais je demeure tout de même déçu. Nez : Léger et floral, avec une pointe de caramel et… feuillue. Bouche : Épices du chêne, caramel, un peu de réglisse noire et de poivre. Frais et riche, beaucoup plus léger qu’on pourrait s’attendre d’un 26 ans. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur les épices du chêne, comme si on venait de mordre dans une planche de chêne.

Martin 87.5%
Doré un peu plus dilué que les autres expressions de la distillerie. Nez: Léger et raffiné, un peu en deçà de mes attentes au niveau de la complexité. Zeste d’orange saupoudré dans un pot de miel, mais pas bien plus. Bouche: Texture assez soyeuse, sur des accents d’épices, de fruits et de caramel. Fleurs blanches et poivre. Finale: Plutôt courte, mais qui nous en donne pour notre change avec des épices, du chêne et du sucre d’orge. Équilibre: Un Glenfiddich distingué mais qui, surtout pour son âge, fait plus de vagues avec son emballage qu’avec le contenu de la bouteille.

McClelland’s Regional Lowland

40% alc./vol.

André 72%
Fruits nappés de vanille et de miel, saveurs rappelant les virgin oak casks, un peu citronné ou acidulé, le melon d’eau et les notes de céréales. En bouche; poignée de céréales et d’herbe bien verte…et encore ces saveurs qui rappellent les virgin oak casks. Texture épurée, presque diluée à l’eau, s’accompagnant des mêmes arômes du nez. Finale très courte, ce qui n’est nécessairement pas une mauvaise affaire. Du whisky juste pour s’appeler whisky…

Patrick 77%
Ben ordinaire. Ce whisky n’est pas vraiment bien balancé et comporte certaines saveurs presque désagréables. À conserver pour les cocktails. Nez: Orge, pointe de xérès et lointaine poussière. Bouche: Orge et xérès, le tout baignant dans la poussière. Finale: Poussiéreuse avec une pointe de soufre.

Martin 79%
Nez: Citron et meringue, fond de poche des lowlands, céréales et miel, jeune bois et agrumes. Définitivement moins pire que ce à quoi je m’attendais. Bouche: Sucre blanc et caoutchouc, poivre noir et bois. Céréale acérée et retour de la poche. Une déception par rapport au nez. Finale: Courte et astringente. Épices, bois et agrumes. Équilibre: Expérience gustative en dents-de-scie. Un single malt très ordinaire, j’ai l’impression d’avoir perdu un peu mon temps, mais je ne peux pas me résigner non plus à l’envoyer dans l’évier.

Glenrothes 18 ans Vintage 1995

43% alc./vol.
Embouteillé en 2013

André 90%
Presque impossible de ne pas aimer Glenrothes, cette balance, cette douceur des arômes. C’est comme revoir une vieille amie, terrain connu. Amalgame de vanille, d’oranges et d’agrumes, fruits séchés, un soupçon d’épices. Incroyable texture en bouche, soyeux et crémeux à souhait, les agrumes sont fébriles, les oranges débridées, calmées par le butterscotch, le miel ou le caramel mélangé d’épices qui sont bien présentes maintenant. Les épices et les fruits ponctuent la finale avec pondération et la rétro-olfaction d’orange-agrume est hallucinante. La montée du butterscotch est superbe. Un whisky superbe dans sa simplicité, des arômes et saveurs conservatrices mais une présentation impeccable.

Aberfeldy Single Cask 1997-2012

57.4% alc./vol.

André 87%
Nez relativement posé pour le pourcentage d’alcool. Encore une fois Aberfeldy nous charme avec sa livraison de céréales au miel, de toffee, de cire d’abeille et de croustade aux pommes. La bouche est portée sur l’alcool, avalanche de céréales Sugar Crisp, miel et toffee, forte présence du fût de chêne, la vanille, la cannelle. Finale très longue et épicée, un peu sèche. J’aime le style sans prétention, la simplicité des saveurs, le taux d’alcool. Je n’aime pas le prix de 230$ US demandé.

Patrick 79%
Épices, bois, quelques fruits venant du fût de xérès.  L’ensemble est mal balancé et comporte de désagréables notes de soufre.  Définitivement un mauvais fût!  Quoi de mieux dans cette situation que de vendre la bouteille à prix d’or, ainsi les acheteurs crédules essaieront de se convaincre que c’est ce qu’un bon scotch doit goûter.

Glenmorangie 23 ans 1963

43% alc./vol.
Bouteille 15 de 50.

André 91%
Pâte de fruits, figues, raisins secs, dattes, coconut et noix, pêches poilées, le caramel. En bouche, beaucoup de dattes et de figues, les fruits secs sont omniprésents, les cerises noires, le raisin, la pâte de fruits, le chocolat noir. Les oranges apparaissent après un certain temps, mais la sensation chocolatée est vraiment unique. Finale longue, mais incroyablement douce, du chocolat noir fourré de fruits secs et d’orange. Un whisky unique de par son histoire. J’avoue qu’il est difficile de mettre en contexte la valeur de celui-ci versus les saveurs et le rendu en bouche. Mais l’expérience globale est définitivement unique. Sensations garanties.

Patrick 93%
Une balance exceptionnelle pour un whisky tout autant exceptionnel.  Il est toujours difficile de juger impartialement un tel whisky (lorsqu’il n’est pas servi à l’aveugle), mais je peux affirmer sans équivoque qu’il s’agit d’un excellent whisky.   Nez : Intenses raisins secs, des noix et un peu de sciure de bois.  Le tout est marié ensemble de façon assez envoutante qui nous encourage à ne pas nous attarder sur le parfum qui émane de notre verre, pour y plonger dans plus attendre.  Bouche : A l’arrivée, de belles épices chatouillent la langue, épices qui évoluent rapidement vers un jus de fruit sucré assez étonnant, ce dernier étant enveloppé d’une surprenante pointe de chocolat noir salé.  Finale : Longue et chaleureuse, avec des notes de caramel épicé, d’orange, de chocolat noir et de fruits mûrs.  En bref, la finale parfaite qui nous fait presque pleurer lorsqu’on constate que nous venons d’en boire la dernière gorgée.

AnCnoc 22 ans

46% alc./vol.

André 87%
Crème à la vanille, amandes, poires, miel, pommes poires, doux et hyper soyeux au nez et quelques fruits tropicaux. L’arrivée en bouche est un peu molle mais flexible à souhaits avant l’arrivée fruitée jumelée de poires et de raisins, de vanille, de poires et d’amandes et un filin d’épices. Finale longue et épicée, bataille de fruits sucrés et d’épices acérées.

Patrick 89%
Un très beau dram, offrant une superbe complexité, une balance incomparable et… un prix trop élevé. Nez : Épices sucrées, miel, caramel et subtile touche d’agrumes. Le tout reposant sur une planche de chêne carbonisée. Bouche : D’abord le bois brûlé, qui évolue vers un sucre réchauffé, du cuir et une note de vanille. L’ensemble est épicé et légèrement fumé. Finale : Longue, fumée et dominée par les épices du bois.

After Dark Fine Grain Whisky

40% alc./vol.

André 61%
Faut pas mal feeler et ne pas laisser trainer les couteaux ou vos lacets de bottes si vous prenez ce whisky, la fin pourrait être tragique… Odeur de pomme, de caramel bon marché et de grain de céréales. Bouche diaphane assaisonnée d’acétone, style rye whisky (mais de très mauvaise conception), la pomme rouge, le caramel mélangé de quelques épices. Finale courte (ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose) où le caramel et le rye à l’acétone perdurent. « After Dark, you may hang yourself in the whisky room”.

Patrick 65%
Faut être désespéré pour boire ça.  Nez : Caramel dans lequel baignerait des feuilles en différents états de décomposition.  Bouche : Beurk.  Les feuilles en décomposition prennent l’avant-plan, reléguant le caramel dans un vague rôle de soutien.  #@$% que c’est méchant!  Finale : D’une longueur moyenne, but who cares?

Martin 60%
Nez: Pommes et caramel, grain un peu cheap avec une vague de décapant à peinture. Bouche: Caramel, pomme de tire, mais le tout vire rapidement sur une acétone épicée mal contrôlée. Finale: Âpre et épicée. Quand même courte, ce dont je ne me plains pas dans ce cas-ci. Équilibre: Vraiment mauvais, rien ne se tient. Je n’envie pas les gens qui ont ça comme unique whisky. C’est à se demander comment cette bouteille a pu arriver au Canada.

Arran Machrie Moor Peated 5th Edition 2014

46% alc./vol.

André 87%
Belle tourbe terreuse et maritime, mélangée d’herbe verte mouillée, de céréales de malt et zeste d’agrumes, beaucoup de vanille. Au nez, la tourbe de cette édition me plait beaucoup plus que ses prédécesseurs. Dommage que le whisky soit si mou en bouche, un manque de caractère qu’un taux d’alcool un peu plus généreux (50%?) aurait peut-être aidé à soutenir. La tourbe est éventée, le vieux bonbon de menthol oublié au fond du manteau d’hiver que l’on retrouve à l’automne, belle notes d’agrume et de citron maritime. La tourbe est par contre bien dosée, pas envahissante et ne dénature pas trop l’essence même de la distillerie. La finale est moyenne-courte, la tourbe est évidente mais ne monopolise pas la bouche, et se mélange agréablement avec les saveurs d’agrume et les accents maritimes.

Patrick 80%
Sans être mauvais, Machrie Moor demeure une déception venant d’une distillerie que j’adore autrement. Exclusivement pour les fans finis de la distillerie. Nez : Belle tourbe salée avec des notes d’algues marines. Aussi une très subtile note de fruits. Bouche : D’abord le sel, puis la fumée, ensuite la tourbe et enfin un cocktail de « végétation » et d’épices. Surprenant, la tourbe est plus subtile qu’on s’y attendait. Finale : D’une longueur moyenne et salée.

Martin 87.5%
Un autre chardonnay sous l’influence de la tourbe. Jambes exceptionnellement fluides et grasses. Nez: Claque sur la gueule de tourbe, ça faisait longtemps que de la tourbe ne m’avait pas remis à ma place de cette façon. Après au moins le troisième nez on peut y déceler orge sucrée, ananas, chêne et pêches. Bouche: Tourbe sucrée, miel citronné, pêches, fruits tropicaux, cuir, dattes et planche de chêne. Finale: Quelques grains d’orge fumés mêlés aux épices descendent doucement dans un douillet nuage phénolique. Équilibre: Qui aurait cru qu’une distillerie au caractère si floral n’avait pas assez froid aux yeux pour nous livrer une pareille bête déchaînée? Arran et tourbe, un partenariat surprenant.

Kim 92%
Peut-être avais-je faim en le dégustant, toujours est-il que j’y perçois des effluves de pizza garnie… poivron vert, champignons et un peu de tourbe. Weird, mais agréable. La pizza disparaît complètement en bouche, pour offrir un dram mielleux, sucré, d’où émane une douce fumée et un soupçon de poivre. Il représente particulièrement bien l’Écosse, comme un Jamie Fraser du whisky.