Dillon’s Small Batch White Dog

40% alc./vol.

Patrick 75%
Un new make plutôt délicat, au point que j’ai de sérieux doutes sur l’évolution du whisky après quelques années de vieillissement. Bref, un gros bof, mais on va tout de même suivre avec intérêt l’évolution du produit. Nez : Parfum épicé et poussiéreux, avec un peu de fruits. Bouche : Texture plutôt aqueuse (c’est l’idée de vendre un « white dog » dilué à 40%?). Un peu d’épices et beaucoup de poussière. Finale : D’une longueur moyenne et poussiéreuse.

SMWS G4.4 Cameron Brig 34 ans

47.4% alc./vol.
« Enjoy some R&R » – Distillé le 28 mai 1979, 156 bouteilles.

André 78.5%
Visiblement, y’a des choses qui s’améliorent pas même si attend qu’elle vieillissent. Le Justin Trudeau des whiskies. Décapant à meuble et nail polish remover s’adoucissant progressivement en libérant la vanille. Le nez agressif au départ demandera un bon 30 minutes pour s’équilibrer et s’arrondir. Émergent ensuite les saveurs de toffee, de miel et de vanille sucrée, les agrumes. Même en s’adoucissant, le nez demeure très orienté sur les céréales concassées un peu pointues. L’apport du fût de chêne apporte un contraste intéressant entre les saveurs sucrées et rondes et une fine sensation de bois sec, le toffee gagne aussi en importance plus le whisky s’aère. Céréales Honey Comb nappées de miel. La finale est un peu épicée et sèche mais bien balancé par les éléments sucrés. Dans la gamme des grain whiskies, il respecte la ligne directrice, mais je dois avouer que je suis déçu par la texture du whisky, surtout pour un 34 ans d’âge, dont je m’attendais à beaucoup plus de souplesse et de nuances.

Patrick 85%
Un vrai déjeuner estival, tout en fraicheur, en agrumes et en sucre. Agréable et facile à boire, on lui donnerait toutefois vingt ans de moins! Nez: Caramel sucré et vanille, avec une touche d’agrumes. Bouche : Belle texture huileuse. Au niveau saveurs, de la crème glacée aux agrumes, des oranges, une touche boisée, des amandes et un peu de pain frais… Bref, un genre de déjeuner estival. Finale : D’une belle longueur et agréable, avec des notes sucrées et de vanille.

Martin 80%
Nez: Ça c’est tout qu’un vieux whisky! Vanille intense, rayon de miel, bois bien poli et fruits secs. Poivre lointain. Bouche: Texture huileuse et veloutée, avec des notes de caramel au beurre, de noisette, de tabac et une pointe de zeste d’orange. Vanille et chêne, miel et poivre blanc. Finale: Longue mais agressive, sur la crème pâtissière, le chêne toasté et un vent de petits coeurs à la cannelle. Équilibre: Un dram qui devrait être vénérable et majestueux, mais qui à la place vous donne un coup de poing dans la gueule du haut de ses 34 ans.

Suntory Yamazaki Distiller’s Reserve

43% alc./vol.

André 86.5%
Mélange de fruits secs, de miel et de vanille crémeuse. Simplicité efficace. On pourrait facilement confondre avec les saveurs du fût de sherry. Raisins secs, cerises, pâte de fruits. Agréable texture en bouche, beaucoup de miel et de vanille pavant la route aux fruits secs, cerises, oranges. Sensation un peu poreuse du bois en bouche mais aussi sucrée. La poudre dans les emballages de gommes bazooka… Sucre à glacer. La finale est un brin trop épicée et influencée par le bois, à la limite un peu sèche ce qui tranche beaucoup avec la souplesse des éléments fruités et sucrés. Histoire agréable mais une finale en queue de poisson.

Patrick 88%
Comme d’habitude, un très bon whisky japonais. Le style classique de Yamazaki, avec une petite pointe fruitée qui en fait un whisky complexe et savoureux. Nez : Sel et quelques algues bien subtiles, chêne brûlé, fraises, pêches crémeuses et noix de coco. Bouche : Friases, algues, vanille, pêche et un petit fond salé. Finale : un peu courte, mais savoureuse.

Balvenie TUN 1509 Batch 2

50.3% alc./vol.

André 88%
Superbe expression Balvenie encore une fois. Nez typique, céréales au miel, gruau chaud aux pommes et au miel, vanille omniprésente, oranges et ensemble pas du tout marqué par l’alcool. J’adore Balvenie, cette souplesse en bouche et des saveurs réconfortantes, une douceur sécurisante. En bouche, fruits tropicaux, apport de cannelle, texture très crémeuse avec un kick de gingembre. Mais l’embrassade manque de passion… Agrumes nappés de miel. Dans l’ensemble, la bouche confirme le nez. Je ne sais pas pourquoi mais il manque un petit quelque chose au whisky, c’est subtil mais un manque de hook et de singularité peut-être. La finale est plus pointue, l’effet du bois de chêne est plus présent et se manifeste au travers d’épices soutenues et de céréales concassées au miel. À environ 500$ la bouteille, j’aurais souhaité un brin de singularité…

Teeling Single Malt Whiskey Batch 07/2015

46% alc./vol.

André 81%
Beau nez crémeux, portés sur les céréales et les fruits, les fruits tropicaux, d’oranges et de surprenantes notes poivrées. La bouche est sèche et pointue, épicée et poivrée, ce qui tranche d’avec la douceur initiale du nez. Après quelques temps, notes de pommes vertes et d’herbe épicée, qui se confirment aussi en bouche, notes d’orange et d’agrumes. On dirait que cette édition manque du charme que celles évaluées précédemment, un côté grist de céréales concassées, d’épices et de poivre moulus. La finale quant à elle est épicée et sèche, affichant une bonne palette de fruits rouges, mais une présentation un peu malhabile et prévisible. Étonnant de voir les différences entre les batches de cette série.

Patrick 87%
Un bon malt original et bien bâti. Typiquement irlandais, il saura vous ravir si vous aimez le style. Nez : Nez sirupeux de malt, notes de fruits exotiques et vanille. Doux, mais intense. Bouche: Arrivée intense de fruits exotiques: banane, orange et ananas. Ensuite, des notes de biscuits à l’orge et une pointe de chêne viennent compléter agréablement le tout. Finale : Longue et savoureuse, s’étire sur des notes de fruits exotiques et de chêne.

Balvenie 15 ans Sherry Cask Single Barrel

47.8% alc./vol.

André 92%
Gâteau aux fruits, fruits & raisins secs, cerises, sherry poussiéreux et un peu sec mais ample et rond. Céréales miel et noix typiques de la distillerie. Beaux nuages d’oranges et soupirs d’épices dont principalement le gingembre. En bouche, surprise, la rhubarbe, sherry en poudre, épices, bonbons aux fruits en gelée, légère touche boisée. Bouche dans l’ensemble moelleuse arrondie par le miel et le toffee, noix trempées dans le miel. Finale axée sur le sherry et les oranges, avec toujours ces notes agréables de noix, de toffee et de miel. Superbe exécution, une simplicité qui cache une complexité très intéressante. Une touche singulière en respectant la ligne directrice et le style de la distillerie.

Patrick 89%
Un superbe Balvenie, parfaitement balance et savoureux. Hors de prix pour un 15 ans, cependant le goût ne vous décevra pas. Nez : Xérès et chocolat, avec de belles notes épicées et boisées. Bouche : Épices du chêne, touche d’orange typique de Balvenie et fruits mûrs. L’ensemble est très chaleureux. Finale : Longue et hyper chaleureuse, porté par un sucre et des épices brûlantes.

Martin 89%
Un beau orange terre rouillée à la hauteur des plus authentiques fûts de xérès. Nez: Assez frais et fringant pour un sherry cask. Le généreux taux d’alcool porte bien ses arômes de raisin rouge juteux, de toffee bruni et de caramel. Fort relaxant. Bouche: Texture pleine de présence. Raisins, caramel, chocolat et dattes. Gingembre et muscade font une apparition timide et tardive. Finale: Agréable et durable, sur un beau tapis de xérès chaud et épicé. On reste sur une belle impression de fruits séchés. Équilibre: Un solide sherry cask dans son ensemble. Avait-on besoin de le vieillir autant? Le résultat aurait-il été le même avant? Choix sensé de ne pas abaisser davantage son taux d’alcool. Le prix élevé n’est pas un plus, mais bon.

Duke Kentucky Straight Bourbon

44% alc./vol.

André 86%
J’adore le nez sans prétention de ce whisky, le easy going whisky qu’on veut un week-end relax. Nez très doux, vraiment approchable, très maïs sucré et fruits rouges, miel et vanille, vieux livre en cuir poussiéreux, un brin de rye épicé en background, une touche de gingembre et de poivre noir moulu, les pommes rouges, toute-épice. En bouche, une vraie soie… Belle texture langoureuse, axée sur le miel et la vanille crémeuse. Saveurs de bourbon typiques, beaucoup de fruits moelleux et un sucré agréable tiré des céréales de maïs, touche d’orange. Petite piqure d’alcool sur la langue et vaguelette d’épices poivrée pour wrapper l’ensemble. Encore ce petite feeling cireux en finale de bouche appuyée d’une sensation poivrée persistante. L’éventail de saveur est limité mais la texture est vraiment bien, l’équilibre et l’histoire que racontent les saveurs est bien ficelée. Sans en faire un bourbon singulier, représente dignement le style sans détour. Comme disait John Wayne « Perversion et corruption se cachent souvent sous le masque de l’ambiguïté. Je déteste l’ambiguïté et ne lui accorde aucune confiance. » À défaut de savoir la réelle provenance du whisky, nul doute sur le style bourbon.

Patrick 80%
Un bon bourbon qui ne réinvente pas la roue: j’ai l’impression d’avoir déjà bu ce bourbon sous une autre étiquette!… Ce qui est probablement le cas, compte tenu qu’il s’agit d’une marque créée de toutes pièces à partir de bourbons distillés et vieillis par d’autres. Nez: Parfum de bourbon brûlé et fruité. Plutôt agréable. Bouche: Cerises au marasquin, chêne épicé et carbonisé, ainsi qu’une touche de goudron. Finale: D’une belle longueur, où se démarquent des petits fruits rouges et des notes de bois brûlé.

Whiskey Row Bourbon

44% alc./vol.

André 81.5%
Le maïs est à l’honneur au nez, crémeux et sucré avec une touche de poivre. Les fruits rouges et la cerise noire apparaissent après quelques temps mais ne sont pas nécessairement évidentes dès les premiers instants dans le verre. En bouche, le whisky offre une force inattendue et les épices et le poivre donnent un boost étonnant à la bouche douce et sucrée apportée par le maïs. Les saveurs sont très génériques et n’offrent pas grandes surprises (cerises, fruits sauvages, pommes rouges, poivre, épices). La finale ramène la douceur des céréales au tapis, le maïs est sucré et bien balancé avec les épices et le poivre. Légère sensation de cire sur une pomme rouge en toute finale de bouche. Cela me rappelle aussi les saveurs de tubes en cire avec du jus de fruits artificiel dedans (ne me demandez pas le nom de ça..) Rien de nouveau et d’exotique, rien de singulier, juste du bon bourbon représentatif.

Martin 84%
Nez: Maïs, poivre et gomme balloune. Bois, foin et touche de cerise. On est ici bel et bien dans le territoire du bourbon classique. Vanille aussi. Bouche: Poivre, vanille maïs et bois sec sec sec. Les épices du taux d’alcool sont assez acérées, mais ça se prend tout de même bien. Rien de trop maladroit à date. Finale: Assez douce comparé à l’expérience en bouche. Cannelle, poivre, cerise, bois, maïs et lointaine vanille. Équilibre: Comme on dit, un solide bourbon classique, mais qui s’empêche de réinventer la roue. Ceci dit, assis sur une terrasse à Austin, TX, je ne me ferais pas prier pour en savourer un dram.

Gordon & MacPhail Caol Ila 2001 Hermitage Wood Finish

45% alc./vol.

André 91%
Wow… Nez onctueux, moelleux. Cerises et sherry, pâte de fruits, oranges, tourbe diffuse, pelure de pomme rouge. Très équilibré, sans le coup de poing de la tourbe à l’état brut de certains whiskies d’Islay. En bouche, le whisky est divin; sherry bien fruité, chocolat noir, cerises fraiches, tourbe typique, poivre moulu, liquoreux à souhait. Encore une fois, équilibre parfait, saveurs bien amalgamées, crescendo d’intensité bien présenté. La finale oscille entre les saveurs de bois gorgé de xérès et la tourbe poivrée et la rétro-olfaction sur la pelure de pomme rouge et le chocolat noir mi-amer. Belle exploration de cette distillerie sur un sentier méconnu et pas toujours présenté de belle façon, mais ici on a un « hit the target ».

Patrick 92%
Un excellent dram offrant complexité, intensité et balance. Que demander de plus, mis à part un prix plus raisonnable? Nez : Délicieuse fumée de tourbe avec une touche subtilement fruitée, des notes de charbon de bois et pointe agréablement salée. Bouche : Sel, fumée crasseuse, tourbe et quelques notes fruitées. Bref, un Islay come on les adore! Finale : Longue et savoureuse.

Jameson Caskmates Brown Ale Edition

40% alc./vol.
Édition bière brune.

André 85%
La douceur et le velouté d’un Irish whisky avec une touche de bière Stout. Le nez est onctueux et velouté, l’apport du fût de stout est bien ressenti sans dénaturer le whisky lui-même. Odeurs de chocolat et de poudre de cacao, de moue de café. La texture en bouche est douce, soyeuse. J’adore le moelleux du whisky dans son ensemble. Fruité à souhaits, encore le chocolat noir et la moue de café, la poudre de cacao et le crémeux d’une bière Irlandaise. La finale est moyenne-longue mais d’une douceur super agréable. Le seul hic, c’est que l’éventail de saveur est relativement limité. J’aime beaucoup plus que l’édition régulière. Un beau tour de force de jumeler ces 2 saveurs typiques et représentatives des alcools Irlandais, sans qu’aucun dénature la richesse de l’autre.

Patrick 85%
Un bon Jameson, avec un peu plus de punch que l’édition régulière. J’aime bien. Nez : Parfum léger, grain et vanille. Typiquement Irlandais. Bouche : Toujours le grain et la vanille, avec une petite note subtile de grain torréfié sucré nous rappelant le vieillissement en fût de bière brune. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur les notes de bière sucrée.

Martin 85%
Nez: Douceur marquée, veloutée. Sucre brun, céréales et vanille. La bière brune vient rehausser un peu cette ambiance maltée, avec très peu d’effervescence. Les fruits rouges se réveillent en fin de parcours. Bouche: Céréales, vanille, chocolat, quelques épices sur fond de chêne. L’affinage adoucit encore plus une expression qui l’était déjà pas mal à la base. Finale: C’est ici plus particulièrement, après avoir débroussaillé les saveurs de malt, de vanille, de cacao et de fruits, que la douceur et l’infime amertume du traitement bière brune rapportent le plus. Extrêmement plaisant. Équilibre: Super. Un beau dram qui saura étonner le vétéran tout en n’effrayant pas le néophyte.