Old Particular Royal Lochnagar 16 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en 1997, embouteillé en 2013. 548 bouteilles.

Patrick 86%
Un bon whisky savoureux, facile à boire, mais qui ne réinvente rien. Nez : Parfum très floral et mielleux, avec des notes subtiles de grain. Frais et appétissant. Bouche : Un beau mélange de fleurs sucrées et de caramel salé. La balance de saveurs est remarquable, l’ensemble est savoureux. Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.

Old Pulteney Noss Head Lighthouse

46% alc./vol.
Exclusivité Travel Retail

André 81%
Fût de bourbon, sans ambivalence. Sensations maritimes, le petit sel marin, les fruits tropicaux et les agrumes, la vanille, petite acidité citronnée. Le nez est simple, pas nécessairement efficace mais sans défaut apparent mis à part son manque d’originalité. La bouche offre une belle texture un peu huileuse et salée, les mêmes fruits tropicaux et agrumes auquel s’ajoute une fine touche épicée, des saveurs de purée de pommes vertes et de poires. La finale est bien bizarre, mélange de tarte au citron et de poivre moulu. Finale diffuse, fruitée et maritime et avec des saveurs qui ressemblent beaucoup à ce qui correspond à du virgin oak. Si y’a des marins qui comptent sur la lumière du phare pour s’orienter, j’espère qu’ils ont de bons compas et savent naviguer…

Patrick 80%
Une autre preuve qu’on utilise souvent les dutyfrees pour passer du stock sous les standards habituels d’une distillerie. Nez : Malt vanillé et agrumes. Très frais et très léger. Bouche : Ma première impression fut qu’il devait s’agit d’un jeune whisky car les notes rappelant le « new make » ne sont pas loin. Ou encore, on utilisé ici un fût qui avait un peu trop de vécu. Bref, goûte le new make de malt, avec une bonne dose d’agrumes et une petite touche de sel. Finale : Le sel semble plus évident vers la fin qui s’étire plus longuement que prévu.

Martin 81%
Aussi pâle que bien des vins blancs. Nez: Vanille et citron, malt grillé et fleurs blanches. Frais et estival. Bouche: Herbe et vanille, drôle d’impression jeune de new make, céréales bien poivrées. Paraît même plus fort que son 46%. C’est ici que le mélange semble plutôt rustre ou maladroit. Finale: Malt et vanille, citron et poivre. Meringue, chêne blanc et sel marin. J’avais Auchentoshan en tête, mais André a vu juste avec son impression de virgin oak. Équilibre: Je ne sais pas, on dirait que de plus en plus de distilleries refilent du stock de qualité douteuse au marché hors-taxes, et nous les cons, sous le joug de la rareté on se garroche dessus.

BenRiach 10 ans

43% alc./vol.

André 87%
Un whisky rempli de subtilités mais qui demeureront peut-être bien cachés pour certains amateurs. Nez complexe, texture crémeuse et veloutée. Pléiade de saveurs tirés de l’utilisation de plusieurs types de fûts ; fond de virgin oak, vanille, miel, banane, coconut, filin de sherry et de fruits secs, chocolat au lait, touche d’épices. Quelques notes d’agrumes et de raisins secs. En bouche, le whisky est souple et textural. Les saveurs divines ; chocolat au lait, raisins secs, miel et vanille, crème, bananes, pommes, noix de coco avec une finale épicée jumelée d’une pincée de poivre. Finale de longueur moyenne, où les épices et le poivre trônent fièrement en tête de liste, suivi des saveurs de fruits secs, de sherry, raisins, puis de miel et de vanille. Sensation astringente et légèrement sèche en toute finale et rétro-olfaction.

Patrick 90%
Une agréable surprise que ce BenRiach. On démontre ici une maîtrise exceptionnelle de ce que devrait être un bon scotch sans artifices. Nez : Fruits frais, frais comme s’ils sortaient du réfrigérateur. Touche de gingembre, de vanille et d’Agrumes, le tout lié par des notes d’orge sucrée. Bouche : Délicieuses épices de chêne rôti, pommes, bananes, abricots et agrumes. Une appétissante complexité portée par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, portée par les chaleureuses épices du chêne.

Martin 85.5%
Brun doré un peu moins éclatant que ce à quoi je me serais attendu. Nez: Céréale classique du Speyside, miel, chêne, vanille, malt grillé. Très accueillant et facile d’approche. Bouche: Malgré une texture légèrement aqueuse, de belles saveurs riches se dégagent à chaque gorgée. Chêne et vanille en puissance, avec malt et miel, xérès et une touche d’épices. Finale: Longue et sèche sur des notes initiales de chêne et de muscade, avec une touche de poivre. Vanille et raisins secs. Équilibre: Très très intéressant pour un nouveau choix d’entrée de gamme pour BenRiach. On les salue d’autant plus pour avoir réussi à garder une mention d’âge sur la bouteille.

Michter’s Small Batch US #1 Bourbon Whiskey – Batch 51F454

45.7% alc./vol.

André 88.5%
Beau nez de fruits rouges, de maïs, de réglisse rouge, rye, dattes. Bel équilibre des arômes, éventail de saveur intéressant, ligne directrice du style respecté. On dirait qu’il y à une touche de blé car le nez est vraiment soyeux et doux. Quelle douceur en bouche, le sucré du maïs prédomine, les fruits secs et l’habituelle réglisse rouge, les épices du rye qui s’accompagnent de poivre moulu. Superbe texture, un peu cireuse. Miel, sucre brun avec une apogée d’épices, de pelures de pommes, de cannelle et de poivre. Les épices et le poivre sont plus senties en finale, le reste des saveurs sont les mêmes qu’au nez et en bouche. Le point fort de ce whisky c’est son équilibre et sa texture exceptionnelle.

Patrck 88%
Un très bon bourbon qui ne réinvente rien, mais qui fait définitivement bien la job. Bref, je suis content de mon achat, la bouteille descend à un rythme régulier, mais j’en achèterais pas une deuxième. Nez : Riche parfum de céréales où semble se mélanger le maïs, l’orge, et une touche subtile de seigle. A moins que ça ne soit du blé? Enfin, le tout a définitivement été vieillit dans du bon vieux chêne pas trop brûlé, afin de conserver un maximum de sucre. Bouche : Sucre brûlant, épices assez douces, planche de chêne et pointe subtilement poivrée en approchant de la finale. Finale : Longue et marquée par le bois brûlé et le poivre.

Martin 89%
Superbe orange cuivré classique de bourbon. Nez: Fruits confits, réglisse, cerise et maïs. Quelques belles notes de seigle épicé percent au travers d’un rideau de sucre. Très alléchant, le nez à lui seul donne soif. Bouche: Maïs sucré, touche de rye, mélange du randonneur. Légèrement abrupte, voire même impoli au départ, mais plus on savoure notre gorgée, plus une douceur chaleureuse nous envahit. Vaaaaanille… Finale: On a disposé sur une planche de chêne usée du sucre brun, de la cannelle, des pommes, du miel, de la vanille et du poivre. Juste à imaginer le tableau, ça ferait une belle photo pour une pub de céréales. Équilibre: Beau départ pour Michter’s, on a hâte de voir où ils vont aller avec tout ça…

Pendleton Midnight

45% alc./vol.

André 78%
Brown sugar, fond de rye très discret, nez souple et dilué. Cannelle et clou de girofle, fruits secs. En bouche, le whisky est fortement dilué et la texture en souffre énormément. Vu le 45% d’alcool, je m’attendais à un whisky à une plus forte personnalité et des saveurs soutenues sans en amputer la souplesse générale. Encore une fois le caramel n’est pas subtil, la cassonade cache certaines subtiles saveurs. Fruits rouges, caramel et cassonade, une touche de chêne et une finale qui s’étire sur quelques épices presque muettes. J’avais bien aimé leurs autres whiskys, surtout le rye mais cette édition est un retour en arrière à tous les niveaux ; texture, saveur et équilibre. On retourne à la planche à dessin…

Martin 81.5%
Brun-rosé cachant une certaine iridescence. Nez: Caramel chauffé et cassonade bien attendus d’un Canadian Whisky. Le seigle est présent, mais en proportion très minime. Un second nez le révèle un peu plus. Raisins secs et autres fruits séchés. Bouche: Fortement sucré, les mêmes saveurs détectées au nez reviennent à la charge, malheureusement sans grande subtilité. Finale: Une fois le whisky en bouche, une planche de chêne gorgée de rye nous donne espoir pour une finale spectaculaire, mais hélas le tout s’effondre un peu dans un amas de solvant et d’épices diffuses. Équilibre: Comme le dit André, les attentes étaient élevées. Pas infect, mais comme certains disent, expected more…

Benromach Peat Smoke 2006-2015

46% alc./vol.

André 87%
Étonnant un whisky du Speyside si tourbé, de quoi ravir la course aux ppm de certains whiskies d’Islay. À l’aveugle, j’aurais misé sur un jeune Ardbeg. Tourbe intense, phénolique arrondie par une écharpe de vanille puissante. Poires, agrumes et une touche de poivre noir moulu. J’adore le nez, le côté velouté de la vanille, le crémeux que l’on retrouvera aussi en bouche. En bouche, les mêmes saveurs senties, belle texture un peu diffuse par contre. Il y a une petite touche de chlore en finale de bouche qui m’accroche, cela m’a pris une coupelle de gorgées avant de mettre le doigt dessus. Bel amalgame d’agrumes, de citron et d’orange par contre, cela féminise la bouche d’agréable façon. La finale est portée sur la tourbe, les phénols sont bien présents et s’amourachent des saveurs d’agrumes et de vanille poivrée.

Patrick 91%
Extraordinairement complexe, savoureux et balancé de façon magistrale. Si vous aimez la tourbe et les saveurs complexes, il s’agit d’un très bon rapport qualité/prix. Nez : Fumée ou en fait, viande fumée. Celle-ci est accompagnée de vanille, d’agrumes, de tabac légèrement humide et d’une touche d’anis. Bouche : Fumée de tourbe, poivre, miel, vanille, tabac, fraises, cacao et oranges juteuses. Quelques amandes et des abricots sucrés complètent le tout. Finale : S’étire délicieusement longtemps sur toute la complexité du malt. Vraiment une finale superbe.

Compass Box – This is not a luxury whisky

53.1% alc./vol.
4992 bouteilles. Habituée à repousser les limites du monde du whisky et à casser les codes, la société indépendante Compass Box s’inspire de René Magritte et son célèbre « Ceci n’est pas un pipe » pour soulever le débat autour des idées préconçues sur le luxe dans le whisky avec son édition : « This is not a Luxury Whisky ». Recette : 79% de Glen Ord 19 ans first-fill sherry butt, 10.1% de Strathclyde 40 ans (grain whisky) tirés d’un refill American Oak Hogshead (ex-bourbon), 6.9% de Girvan 40 ans (grain whisky) refill American Oak Hogshead (ex-bourbon) et finalement, 4.0% de Caol Ila 30 ans vieilli en refill American Oaks Hogshead (ex-bourbon).

André 90%
Un beau mélange sexy et attirant ; cerises et sherry, grains de céréales moulus, épices soutenues, sur un discret édredon de fumée tourbée. Réglisse rouge et chocolat noir et les cerises de nouveau, gâteau aux fruits, vanille et ananas, fruits tropicaux. La bouche est élégante et finement fumée, beaucoup de fruits rouges roulés dans le chocolat noir et de sherry ainsi que de bonnes épices. La fumée est définitivement plus présente en finale de bouche. Abricots, raisins secs, sherry chocolat noir, ananas, figues, douce fumée, oranges. La texture est hallucinante, soyeuse et texturée, huileuse avec une sécheresse épicée et savamment tourbée en finale de bouche. Voici un whisky qui redéfinit la notion de blends. Magnifico!

Patrick 85%
Un Compass Box typique, bref complexe et bien balance. Toutefois, contrairement à son nom, s’il ne s’agit pas d’un « whisky de luxe », pourquoi en a-t-il le prix? Beau, bon, trop cher. Nez : Beau caramel fruité, avec des belles notes de chêne épicé et vanillé. Bouche : Caramel chauffé et fruité, avec une tonne d’épices, de la vanille et du chêne carbonisé. Finale : Longue et épicée, avec une petite touche de sucre brûlé.

Martin 90.5%
Beau scotch ambré d’un teint sherry vif. Nez: Céréales grillées et vanille, cannelle et cerise. Kinder Surprise et réglisse, magasin de bonbons. Fond hyper-discret de tourbe herbeuse. Bouche: Céréales, sucre d’orge, chocolat, raisins, cerise, vanille et cannelle. Vague de xérès épicé. Un gros contraste avec le nez, mais c’est tellement bon que je ne peux pas me plaindre. Finale: Cuir, fumée et épices. Plein de belles notes de sherry cask, ce dernier prenant aisément le dessus sur les autres fûts. Planche de chêne sèche. Équilibre: Qui a besoin de single malts avec des blends comme ça? Bravo Compass Box! Bullseye sur le taux d’alcool en plus!

New Holland Beer Barrel Bourbon

40% alc./vol.
Whisky âgé entre 3-5 ans provenant des chais de la distillerie MGP, affine en fût de leur bière Dragon’s Milk Stout pour une période de 3 mois.

André 81%
Raisins secs à plein nez, ça étonne beaucoup pour un bourbon, belle vanille onctueuse au nez, caramel & toffee. Somme toute, le nez est agréable mais très straight forward. Malgré toutes les saveurs de raisins secs, le nez évoque l’épine dorsale du typique bourbon américain, avec ses saveurs de fruits rouges, de réglisse, de pelures de pommes rouges, d’épices et de maïs sucré. La finale est sèche et légèrement astringente, épicée et fruitée. Bel essai, je souligne la volonté de présenter quelque chose qui sort de l’ordinaire mais le résultat final est discutable sans être désagréable.

Martin 83%
Nez: Sucre et vanille en commençant, pour virer ensuite dans le Kool-Aid à la cerise, le caramel épais et les raisins secs. Très peu de bois. Bouche: Pommes mijotées, caramel et cassonade. Le bois et le poivre font surface ici. Réglisse et fruits. Finale: La pomme cireuse et le caramel se sauvent avec le chêne et le poivre rose. La petite amertume de la bière noire se dessine tranquillement. Équilibre: Pas mauvais du tout, une expérience quand même audacieuse, bien que je trouve que ce traitement sied mieux au whiskey irlandais qu’au bourbon…

Teeling 21 ans – Batch #5

46% alc./vol.
Embouteillé le 22/07/2015, bouteille #1138

André 92.5%
Teeling est définitivement ma distillerie Irlandaise préférée. Même si le whisky présenté jusqu’à maintenant ne provient pas encore du nouveau site, il faut du savoir-faire pour livrer quelque chose d’une extrême qualité avec un twist inusuel qui nous réveille de l’univers ennuyeux des whiskies Irlandais traditionnels. Au nez ; bananes, poires, ananas, raisins blanc, liquoreux, melon d’eau, melon au miel. Une pléiade de saveurs de fruits exotiques hallucinante. Les bonbons en gelée à saveurs de fruits. En bouche, une vraie soie, très belle texture qui rappelle certains vins blanc fruités et onctueux, les bananes nappées de miel et une discrète touche poivrée. La finale est toute de finesse, livrant les éléments présentés au nez et en bouche.

SMWS 29.154 Laphroaig 23 ans

49.8% alc./vol.
« Camping with M*A*S*H » – Distillé le 12 octobre 1990, 253 bouteilles, ex-fût de bourbon.

André 93%
Approche de bouche légèrement minérale, puis odeurs de menthol et de tourbe phénolique et d’agrumes maritimes. Définitivement salé et maritime. Un hôpital sur le bord de la mer Atlantique par une journée de tempête ou les vagues se fracassent sur le quai. Melon au miel et poires poêlées. En bouche, le melon d’eau et les agrumes. Étonnant d’avoir autant de fruits tirés du bourbon cask. Saveurs de tourbe, de phénol et de saveurs médicinales. Superbe texture, huileuse et soyeuse. Finale de fumée de feu de foyer avec du bois mouillé, pansements et tourbe grasse. Encore une fois, beaucoup de saveurs de fruits tropicaux et d’agrumes. Magnifique, singulier et bien présenté.

Patrick 93%
Un cask strength de moins 50%… Ok, on parle pas d’un p’tit jeune ici : Distillé en 1990, l’année de la chanson de Jean Leloup, l’année où j’étais probablement le plus mêlé de mon adolescence mais où, au moins, j’ai commencé à apprendre l’anglais sur le sens du monde (no thanks to our separatist-driven school system). Mais bon, je m’égare, c’est un excellent whisky que vous pourriez boire pendant 23 ans sans vous lasser. Nez : Sucre d’orge, cuir, algues le tout sur le bord d’un feu de camp. Bouche : Beau sel de mer savoureux, fumée d’un feu de camp de tourbe sur un quai où sont amarrés des bateaux de pécheurs et toujours le sucre d’orge. Ah oui, et un peu de fruits qui sortent Dieu sait d’où. Finale : Sel, fumée de tourbe et touche de menthol.

Martin 94%
Encore un autre pâlotte peated bourbon cask. Mais il ne faut jamais se fier aux apparences! Nez: Caramel salé et fumée de tourbe gorgé de phénols. Sel de mer, pierre lavée, zeste de citron et d’orange. Une marche le long d’une plage par temps précaire. Bouche: Vanillé et mielleux au départ, malgré que sel, tourbe et citron nous rattrapent assez vite, de même que les épices du cask strength. Finale: Le chêne et la vanille prennent un peu plus de place en finale, quoiqu’ils n’ont pas peur de partager la scène avec la tourbe iodée et les agrumes saupoudrés de sel. Équilibre: Un remarquable Laphroaig, naviguant avec succès l’équilibre fin entre son âge respectable et son degré d’alcool impétueux. Un must.