Crown Royal XR LaSalle

40% alc./vol.

André 91%
Mélange de seigle aux fruits nappé de caramel, maïs sucré, onctueux et hyper bien balancé, copeaux de bois et miel. Complexe et feutré, pas exubérant dans l’approche mais généreux dans la présentation des saveurs. En bouche, le toffee et le caramel en approche, pavent la voie aux fruits secs, la cannelle, le toutes-épices (très discret), les oranges et un léger rye à la réglisse et aux fruits poivrés. La texture, l’équilibre, exquis comme whisky… Finale douce, ponctuée des épices et le poivre du rye qui ressurgissent des saveurs de fruits nappés de caramel et de toffee. Un superbe Canadian Whisky.

Patrick 89%
Un très bon whisky qui démontre que les québécois aussi savent faire du whisky, n’en déplaise à la SAQ, la RACJ et notre gouvernement puritain (Libéraux ou Péquistes, tous pareils!). Nez : Un beau mélange bien équilibré de seigle, de fruits juteux, de bois, de vanille et complété par quelques notes de pommes. Bouche : Une belle vague de seigle savoureux dès l’arrivée en bouche, complétée par des notes épicées provenant du chêne. Finale : D’une belle longueur et assez sucrée avec des notes de chocolat et de caramel.

Martin 88%
Doré plutôt franc qui s’éloigne un peu du roux caractéristique de la marque. Nez: Un fond de caractère familier de Crown Royal établit la fondation de ce blend, malgré que bien d’autres subtilités y sont présentes. Caramel écossais, érable, cèdre et amandes, entre autres. Une touche de maïs fait surface. Bouche: Bien qu’elle ne soit pas parfaite, la texture est toutefois plus huileuse et riche que la plupart des assemblages de la gamme. On retient en bouche la plupart des saveurs qui ont fait le succès de la marque, érable, chêne, seigle, fruits secs, mais empreintes d’une douceur remarquable. Finale: À l’image du reste de la dégustation. Une douceur et un raffinement surprenants. Équilibre: Un excellent Crown Royal. Je dirais qu’on pourrait l’appeler le JW Blue Label du Canadian Whisky.

BenRiach 15 ans Sauternes Finish

46% alc./vol.

Patrick 80%
Un bon whisky, mais dont la balance ne m’impression pas, et dont le prix, lui m’impressionne. Nez : Pommes jaunes, touche d’air salin frais et notes herbacées. Bouche : Beau sucre blanc et brûlant, melon-miel, chêne poivré et quelques amandes. Très chaleureux. Finale : D’une longueur moyenne et épicée.

AnCnoc Black Hill Reserve

46% alc./vol.
Édition limitée de 7500 bouteilles.

André 80%
Touche du AnCnoc 12 ans régulier mais avec une volée d’épices bien soutenue en bouche. Au nez, vanille habituelle tirée du fût de bourbon, pommes vertes, poires, fruits tropicaux. En bouche, le whisky est débalancé et envahi par les trop fortes épices. Je dirais très rapidement que le whisky est beaucoup trop influencé par les notes du fût de chêne. Autres saveurs de fruits tropicaux, léger agrume et citron, on dirait même qu’on y distingue une légère touche de fumée de menthol éventé… mais définitivement, les épices sont beaucoup trop fortes que le reste des autres saveurs. Je lui trouve des similitudes avec le Bunnahabhain Eirigh Na Greine au niveau des saveurs de tourbe terreuse. La finale est pointue et fortement épicée, peut-être même poivrée, malgré sa texture un peu molle et fanée, et ne présente aucune autres saveurs que celles précédemment découvertes en bouche.

Patrick 80%
Un whisky trop jeune et / ou trop dilué, qui ne porte pas la marquee d’excellence habituelle des AnCnoc. Bref, un peu décevant compte tenu de mes attentes. En fait, le fond de mon verre a fini dans l’évier. Nez : Léger et frais, avec des notes d’agrumes, de pommes vertes et des notes subtiles de miel et de vanille. Bouche : Chêne, poires, oranges, caramel brûlant et une belle note de cuir. Semble toutefois avoir été trop dilué compte tenu de son jeune âge (ou de la qualité des fûts). Finale : D’une longueur moyenne et chaleureuse.

Martin 80%
Très pâle pour cette édition spéciale. Nez: Orge séchée, foin et vanille. Fruits caramélisés, pommes et poires. Bouche: Fruits rouges, miel et vanille dans les bras d’une texture acceptablement huileuse. Le chêne est très présent et fait le pont avec la finale. Finale: Depuis la planche de chêne du départ, on continue avec un peu de miel et de menthe, un peu d’épices et de vanille, ainsi qu’une légère fumée. Équilibre: Un peu trop poids-plume pour une édition spéciale, même à 46% d’alcool. Une chance que ce n’est pas moins que ça.

Michter’s Single Barrel Straight Rye Whiskey – Batch 15G634

42.4% alc./vol.

André 85%
Rye un jour, rye toujours. Nez typique de fruits rouges et de pommes rouges croquantes, épices mais tout de même sucré à partir du maïs prédominent. Le nez, sans être direct et hyper affirmé sur le style sert bien d’introduction à la bouche où le rye est plus volubile. Les épices sont plus présentes et le poivré distinctif aussi. Beau mélange de saveurs diverses, principalement les épices de cannelle, le miel laiteux, le caramel chaud et encore cette sensation de bois d’érable sucré. Je trouve le whisky peut-être un peu trop poli pour le style habituel affirmé et pointu du rye. Même le poivre semble noyé dans la vanille et le sucré du maïs. La finale est douce et parsemée d’épices et de fruits secs, texture un peu cireuse du rye et lente descente contrôlée. Un rye typique… mais pas trop.

Patrick 89%
Un très bon rye qui ne réinvente rien, mais qui saura satisfaire tout amateur de rye. Vous passez une fin de semaine à votre chalet dans le bois? Pas besoin d’apporter une autre bouteille! Nez : Le doux parfum habituel d’un bon rye whiskey américain : Épices de céréales sucrées, cerise subtile, bois brûlé et vanille. Bouche : toujours les épices et le bois brûlé, adoucit par un sucre chaleureux et une note fruitée très subtile. Finale : Longue et chaleureuse, voire brûlante.

Martin 87.5%
Nez: Pommes rouges, pâte de fruits, bois vert et épices traditionnelles du seigle. Touche de maïs au travers de tout cela. Belle approche. Bouche: Épinette, poivre, sucre brun, rye, cerises, vanille et chêne. Belle présentation, parfait pour un weekend de chasse. Finale: Chaude et longue, bien poivrée sur des notes vertes et boisées propres au rye whisky. Équilibre: On ne réinvente pas la roue ici, mais on a droit à un excellent dram qui « trigger » bien des souvenirs olfactifs boréaux.

Bunnahabhain Eirigh Na Greine – Batch #3

46.3% alc./vol.

André 81%
Une belle expression de Bunna, ligne directrice de la distillerie respectée, bel équilibre, palette de saveurs attrayante mais un manque d’attrait en général sans avoir de défaut d’exécution. Au nez, belle vanille crémeuse, une touche de bois de chêne, soupçon de fruits sauvages ou de sherry peut-être, tourbe terreuse, fumée mélangée de sel marin. La bouche est plus étoffée, belle puissance ; cannelle, gingembre ou clou de girofle, mélange de tourbe et de poivre noir moulu, enrobé d’une étoffe de fumée de tourbe maritime et terreuse. Menthe poivrée et bonbons casse-grippe, vanille et toffee en finale de bouche. Quelques points en moins pour la texture un peu disparate et les saveurs un peu trop volatiles. La finale est peut-être aussi un peu trop envahie par les saveurs de caramel et de toffee, qui masquent même une bonne partie de la tourbe saline et poivrée. Les fruits semblent aussi avoir disparu en milieu de bouche.

Patrick 88%
Un très bon Bunnahabhain, en tout cas pour ceux qui aiment les finitions en fûts de vin. On pourrait facilement en abuser, alors c’est une bonne chose qu’il vienne en format de 1 litre! Nez : Délicieux parfum de vin fruité, avec quelques noix grillées et du caramel onctueux. Bouche : Du bon vin chaleureux, une agréable dose de sel, de la marmelade, des épices chaleureuses et une note subtile de cacao. Finale : Longue et chaleureuse, marquée par le sel, le vin et le cacao.

Martin 82%
Ambre rosé. Nez: Tourbe fruitée, vanille et vin rouge. Caramel et pacanes. Bouche: Sel marin et vin, tourbe et fruits. Retour du caramel, chêne, xérès et chocolat blanc. Finale: Chêne épicé, pastilles pour la toux, toffee et fumée. Équilibre: Bien que tout semble avoir été mis en place pour créer une expression extraordinaire, la somme de ses éléments demeure malheureusement décevante.

Bell’s Original

40% alc./vol.

André 78.5%
Nez commun style Girls Next Door… Céréales, miel, vanille avec une touche herbeuse. En bouche, les mêmes arômes qui sont maintenant des saveurs, auxquelles s’ajoutent une touche florale et de noix. Après quelques gorgées, un filin de fumée de tourbe drapé de miel et de forte vanille, caramel, sirop de fruits en canne, ananas, poires . La finale est courte, très courte, le whisky est dilué à son minimum légal et le whisky en souffre horriblement. Seule quelques épices ponctuent la finale de quelques sursauts. Pas un whisky désagréable, les saveurs sont agréables, l’équilibre est bien, mais la texture est vraiment nulle et n’offre aucune pérennité en bouche.

Patrick 82%
Un bel ensemble de saveurs bien équilibrées, dont le plus gros défaut est d’être trop dilué. D’ailleurs, la première fois que j’y ai goûté, je l‘ai trouvé fade et sans intérêt. Mais le matin, à jeun, il fait la job! Nez : Parfum léger et subtil, présentant des notes de fumée en équilibre avec l’orge, les épices boisées, les amandes et ne pointe de vanille. Bouche : Appétissante saveur d’orge fumée, avec des épices et une pointe subtile de bois brûlé et une pointe de vanille. Finale : Très courte…

Glenrothes 2001-2015

43% alc./vol.

Patrick 90%
Savoureux et très bien balancé, voici un whisky qui saura remplacer le dessert ou vous réchauffer après une froide journée d’automne. Si bon que ça serait un crime de le boire sans être accompagné de quelques amis. Nez : Immédiatement, des notes de chocolat à l’orange ainsi que quelques fruits mûrs. Sucré, chaleureux et appétissant. Bouche : Toujours le chocolat à l’orange, mais les fruits mûrs sont ici plus présents. Quelques épices subtiles viennent agréablement compléter le tout. Finale : D’une belle longueur, sucrée et chaleureuse.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Caol Ila 2003

46% alc./vol.
Embouteillé en 2015.

André 86.5%
Superbe nez, huileux, tourbé, maritime, pommes vertes, bananes pas mûres, vanille en poudre, suie de cheminée, poires et agrumes. La bouche est un peu diluée, mais les saveurs d’agrumes et d’oranges, de poires au caramel et de vanille calment les ardeurs de la tourbe maritime et poissonneuse. Je lui trouve un peu de lassitude dans la texture un peu trop diaphane. On dirait qu’on a amputé l’huile du whisky ce qui en affecte la viscosité. Quelques saveurs herbeuses également, genre herbe verte humide du matin dans le sac de tondeuse. La finale est douce, on dirait que le whisky s’essouffle, la tourbe diffuse, les saveurs fanées.

Patrick 90%
Caol Ila comme on l’aime, avec une belle fumée de tourbe et un ensemble de saveurs complexe et équilibrées avec brio. Un scotch à boire à l’extérieur, en forêt, peu importe la saison. Nez : Une belle fumée de tourbe, des notes de viande jerky, de la vanille, des pommes et des poires. Bouche : Évidemment, la fumée de tourbe est présente au premier plan, ainsi qu’un sel intense. Le tout est complété par du chêne brûlé, une touche subtile d’orange ainsi que du poivre. Finale : Très persistante, marquée par la cendre et une pointe de vanille.

Martin 85.5%
Paille pâle sur des accents de hefeweizen. Nez: Tourbe crasseuse, vanillée et citronnée. Pommes et fleurs blanches. Absence étonnante et relative de sel pour un malt d’Islay. Bouche: Le sel finit par se manifester en bouche, accompagné de citron, de vanille, de miel et d’épices. Chêne, agrumes et tourbe bien sûr complètent l’expérience. Finale: Courte et un peu trop pusillanime. On garde brièvement quelques belles notes d’un bon whisky d’Islay, mais le plaisir s’essouffle rapidement. Équilibre: Le potentiel y est, mais un drôle de marque de colonne vertébrale en fait malheureusement un dram vite oublié.

Canadian Shield

43% alc./vol.
Inspiré par la complexité du bouclier canadien, le Canadian Shield est distillé et vieilli en petit lots avec des ingrédients canadiens à 100 %. Un assemblage de seigle, de malt d’orge et de maïs. Élaboré à partir de 5% de rhum épicé Chic Choc, un d’un mélange de whiskys provenant de la Colombie Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario.

André 74%
Nez noyé dans le caramel et la cassonade, le sirop d’érable, de miel, d’épices et de fruits sauvages. La bouche est très soyeuse, sucré (un peu trop), sècheresse boisée et poivrée, les pacanes, sirop d’érable puis en toute finale de bouche, les épices et une bonne pincée de poivre. Finale étirée sur le poivre épicé, très persistant en bouche. Ce whisky tient beaucoup plus de la liqueur que du whisky lui-même. Il me rappelle la liqueur Amber de Macallan (à ne pas confondre avec le Macallan Amber). Avec d’la crème glacée à la vanille cet été, ça devrait être bien agréable.

Patrick 80%
Un produit unique, qui vaut la peine d’être essayé, ne serait-ce que parce qu’il a été élaboré au Québec. La rencontre d’un rhum épicé et d’un doux whisky canadien, où le premier a définitivement le dessus. Nez : Le rhum épicé chic Choc s’exprime sans réserve au nez, avec quelques notes de chêne et de vanille. A l’aveugle, j’aurais eu de la difficulté à déterminer qu’il s’agissait d’un whisky. Peut être la touche extrêmement subtile de fumée m’aurait elle donné un indice. Bouche : Crémeux, épicé, légèrement fumé et sucré. Belles notes boisées. Finale : D’une belle longueur, avec des saveurs de céréales torréfiées et une touche poivrée.

Martin 81%
Riche roux intense représentatif du Bouclier Canadien. Nez: Caramel brûlé et sucre brun sont les arômes qui dominent. Sirop d’érable et canne à sucre suivent avec vanille et bois, mais aucune trace de notre sacro-saint rye canadien ne se trouve à l’horizon. Bouche: Doux et sucré comme arrivée. Encore vanille, caramel et cassonade. Tire d’érable et planche de chêne. Un peu d’épices enrobent le tout. Ultra-facile d’approche, trop même. Finale: Plutôt agréable sur ces mêmes notes méga-sucrées qui chapeautent l’ensemble depuis le commencement. Équilibre: Une belle expérience tout de même. Bien que fortement marquée par son 9.09% de rhum qui l’éloigne de ce que plusieurs considèreront comme un vrai de vrai whisky, c’est quand même pas méchant. De surcroît, je connais sûrement deux ou trois « whisky haters » qui tripperaient là-dessus.

Royal Brackla 12 ans

40% alc./vol.

André 75%
Attendre 12 ans pour en arriver à ça?… Petits fruits rouges, malt, fruits secs, poires, pommes et chocolat. Le whisky embrasse la bouche sans passion, les grains de céréales séchés, miel, vanille s’accompagnant d’une sensation astringente, mauvaise qualité de fût de sherry. La finale est hyper sèche, poivrée et pas mal épicée et la mauvaise qualité du fût de sherry devient encore plus évidente. C’est à se demander si les producteurs goûtent leur stock avant de le mettre sur le marché.

Patrick 86%
Un bon whisky de semaine facile à boire et simplement bon. Bref, un whisky « de soif ». Enfin, il est un peu trop dilué à mon goût, ce qui ne m’a pas arrêté d’en acheter une bouteille, compte qu’il s’agit du tout premier embouteillage officiel de la distillerie. Nez : Savoureux parfum riche en caramel et en fruits sucrés, rappelant un dessert onctueux sortant du four. Bouche : Toujours le caramel et les fruits, mais avec de subtiles notes épicées provenant du chêne. L’ensemble est des plus agréable. Finale : Sucrée. Un peu courte, ce qui donne le goût de s’en servir un autre verre.