Hunter Laing’s Old & Rare Ben Nevis 15 ans

58.6% alc./vol.
Distillé en juin 1998 et embouteillé en avril 2014. Bottle 286 of 360.

André 87%
Prunes et cerises noires intenses, grains de café trempés dans le chocolat noir, un brin de cassonade. Le whisky gagne grandement à respirer afin de calmer les ardeurs du xérès hyper compact, presque pâteux. Superbe texture en bouche, très ronde et pulpeuse. Le xérès est intense mais bien contrôlé, les épices filtrent doucement au travers cet édredon de fruits tissé très serré. Les mêmes notes de chocolat noir et de café expresso reviennent également en bouche, xérès pâteux, fruits secs et une touche de soufre qui ouvre la finale soutenue par des notes de poivre et d’épices bien relevées.

Patrick 89%
Un gros scotch d’une rare intensité. Le xérès y est tellement puissant, que je suspecte que le fût n’était pas tout à fait vide lorsqu’on y a versé le whisky ! Nez : Un envoûtant parfum de xérès bien fruité et sucré, avec du chocolat au lait et de la vanille. Très alléchant ! Bouche : Du xérès très intense et très chaleureux, avec des fruits très mûrs et un peu sucrés, de la viande grillée, du bois brûlé et un peu de chocolat noir. L’ensemble est presque astringent. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Un caractère plus qu’affirmé. Gros xérès poussiéreux, presque rance. Raisins secs, bois et ballot de foin. Vanille, poivre et chocolat. Attirant certes, mais avec une mise en garde dictée par la puissance de son fût et de son degré d’alcool. Bouche: Un peu cireux. Caramel et cerise, poivre rose et chêne sec. Avalanche de fruits rouges et de tannins secs. Le xérès est un peu surpuissant à mon goût ici. Finale: Les mêmes saveurs qu’en bouche nous présentent un ballet semblable ici, malgré que je me retrouve agréablement surpris devant la subtilité de son taux d’alcool. Équilibre: Un cask strength qui pique la curiosité, mais qui tombe un peu à plat pour moi devant l’exubérance de son côté sherry.

Ben Nevis 10 ans (embouteillage 2016)

46% alc./vol.
Marqué 46.5% par la SAQ. Bottled circa 2016.

André 92%
Beau nez équilibré. Cosses d’oranges et de sherry pompeux, caramel, lilas, gâteau aux fruits. Je suis conquis! En bouche… WOW! Des notes de parmaviolet que l’on retrouve dans les vanciennes éditions de Bowmore, des fraises et des cerises, fruits secs, bois humide et une petite pointe de fumée hyper discrète, gomme savon, pâte de fruits, caramel. Douce finale sur les fruits séchés, les cerises, framboises et violettes. Vraiment surpris et désorienté par cet embouteillage, singulier et hors-norme, d’une distillerie que je n’affectionne pas normalement.

Patrick 88%
Un très bon whisky très plaisant à boire dont la complexité est d’un niveau que j’ai rarement vu dans un scotch « régulier « . Nez: Un superbe parfum complexe mais aussi tellement typiquement « scotch single malt »: Une discrète pointe de fumée, du malt sucré, du bois frais, de la vanille et quelques fruits mûrs. Bouche : Pas de surprise par rapport à ce que j’avais senti au nez, mais avec une note de bois brûlé en plus. Finale : D’une longueur moyenne, épicée, légèrement fruitée et avec un soupçon de viande grillée.

Bruichladdich The Classic Laddie – Scottish Barley – Embouteillage 2020

50% alc./vol.
Embouteillé le 22 octobre 2020

Patrick 88%
Un très bon whisky, simple et efficace – Superbe, j’aime, un vrai whisky de soif! Nez: Un beau parfum de malt sucré, avec une bonne dose de vanille et de fruits tropicaux. Alléchant ! Bouche : Du chêne brûlé et épicé, des fruits tropicaux, une note florale et un peu de vanille. Le tout porté par une belle texture huileuse. Simple et efficace. Finale : D’une belle longueur, épicée et chaleureuse.

Martin 87%
Nez: Céréales fraîches, pomme mûre, herbe coupée et une malice subtile d’embruns iodés. Bouche: Vive et légèrement herbacée, sur le biscuit au beurre, la vanille crémeuse, le rayon de miel et une trace de zeste de citron. Finale: Moyenne, maltée et propre, avec une touche saline et une douceur boisée discrète. Équilibre: Transparent et raffiné, ce dram charme par sa pureté, sa clarté et sa fraîcheur printanière. Le degré d’alcool aide beaucoup aussi.

Forty Creek FoxHeart

40% alc./vol.
Mélange de Whisky Canadien de la distillerie Forty Creek et de rhum des Caraibes de 12 ans.

André 73%
Je ne sais pas si l’idée derrière ce produit était de s’attirer de nouveaux amateurs de whisky mais FC l’ont probablement fait en se mettant quelques uns de leur hardcore fan à dos au passage. Nez anonyme de cassonade et de pacanes, sucre brun et oui probablement quelque chose qui ressemble à du rhum bien sucré aussi. La bouche est diluée, sans passion. Bananes cuites au four, vanille, cassonade, oranges, bois toasted, le tout saupoudré d’épices éventées. Finale soporifique, sur le bois et la cassonade. J’sais pas pour vous mais moi je m’ennuies de John K en sacrament…

Patrick 75%
Je croyais avoir affaire à un vrai whisky, mais il semble plutôt qu’il s’agisse d’une patente aromatisée. J’aime le rhum, j’aime Forty Creek, mais ici on a le pire des deux. Décevant. Si, comme moi, vous avez fait la gaffe d’en acheter une bouteille, je recommande de le noyer généreusement dans le Pepsi. Nez: Parfum débordant de sucre brun, à mi-chemin entre un whisky canadien classique et un rhum traditionnel. Le tout complété par une discrète touche de fruits mûrs. Bouche : Du sucre brun, du rhum traditionnel bas de gamme, des épices et des fruits mûrs. Le tout avec ce qui m’apparaît comme une bonne couche de poussière. Finale : D’une longueur moyenne, où le bois, le rhum cheap et la poussière s’entremêlent.

Martin 79%
Nez: Un peu fade au départ. Notes lointaines de caramel et de vanille. Cassonade, acétone, fruits rouges et touche de chêne. Bouche: Vanille et cassonade, très peu d’épices. Chêne, rhum, quelques fruits rouges. Assez doux. On dirait que ce whisky a peur de choquer. Finale: Courte et quelconque, sur des accents de fruits, de réglisse rouge, de sucre brun et de bois. Équilibre: Une expérience louable, un whisky quand même appréciable, peut-être fait pour attirer de nouveaux consommateurs qui ne sont pas habituellement portés vers le whisky, mais le Barrel Select d’entrée de gamme a infiniment plus de caractère.

Bivrost Nidavellir Arctic Single Malt

46% alc./vol.
2496 bouteilles- bourbon et ex-Islay caks

Patrick 75%
Un whisky qui aurait grandement gagné à rester quelques années de plus en fût. Ceci étant dit, je ne sais pas si ça serait assez pour chasser l’arôme de vieux gilet de sport plein de sueur Nez: Le parfum d’un jeune whisky de malt sucré, avec une pointe de fumée et… l’odeur d’un vestiaire qui aurait bien besoin d’être lavé. Globalement, je n’ai pas vraiment le goût de poursuivre l’expérience en y goûtant. Bouche : Plus new make que whisky, avec une bonne dose de malt, des épices et un peu de fumée. Finale : D’une longueur moyenne, avec un peu de fumée.

QE2 HM Highland Scotch Whisky

43% alc./vol.
Produit par Morrison Bowmore disponible seulement sur le bateau Queen Elizabeth II dans les années 80. Cette édition serait un Glen Garioch, propriété du groupe Morrison Bowmore dans les années 80.

André 82%
Nez très feutré, sur le sirop de poires, les fruits tropicaux et les agrumes, couronné d’un trait de caramel chaud. À l’aération, les notes de fruits tropicaux gagnent en importance et le nez devient très licoreux et alléchant. La bouche est ouverte sur l’orge maltée, un trait citronnée et agrumée, bien fruitée (fruits à chair) et saupoudré d’une bonne dose d’épices dont le gingembre. Malheureusement, la texture est liquide et diluée et manque cruellement de corps. Courte finale sur les fruits à chair et le citron.

Patrick 79%
Mouin, fait vraiment être coincé sur un bateau de croisière pour boire ça. Nez : Parfum globalement léger, avec un vague air maritime et des fruits tropicaux. Bouche : Orge, avec une touche fumée et poivrée et quelques agrumes. La texture est très aqueuse, sans doute à cause d’une trop grande dilution. Finale: D’une longueur moyenne, salée et légèrement fumée.

Laphroaig 28 ans Edition 2018

44.4% alc./vol.
Maturation provenant d’ex-quarter casks et ex-bourbon barrels et mariés ensemble pendant 12 mois en oloroso sherry butts avant d’être embouteillé à la force du fût… 44.4%.

André 91%
Nez de tourbe médicinale feutrée, sirop de poires et purée de bananes, morceaux d’ananas et cosses d’oranges, un mix tropical alléchant sur un lit de crème vanillée et de miel. Super texture en bouche, ronde et grasse. On dirait qu’il y a forte présence de quarter cask au départ car le whisky est beaucoup plus direct qu’il l’était au nez, plus verdâtre aussi, genre bois de chêne tout juste coupé. À l’ingestion, même panier de fruits qu’au nez; oranges, poires, bananes, ananas, mangue. La tourbe est elle aussi passablement plus présente, mentholée et maritime, moins médicinale qu’au nez par contre, phénolique et herbeuse. Encore une fois, le quarter cask a beaucoup d’effet sur le rendu des saveurs. Finale plus acérée de sel de mer et de poivre, très sec et épicée. Le nez était tellement extraordinaire que la bouche m’a un peu déçcu malgré la grande qualité du liquide…

Teeling Single Cask 16 ans Sherry Cask

55.4% alc./vol.
Cask #61530, Bottled 12/2020, Specially bottled for Wine & Beyond.

André 91%
Tarte aux fruits des champs et framboises, chocolat noir, caramel et raisins secs. La bouche est hyper douce, très sucrée et une texture divinement licoreuse. Celle-ci est remplie de fruits sucrés, de pommes juteuses, de raisins secs et de figues. Le sherry est opulent et généreux. Longue finale, très douce et sucrée avec une légère amertume, sur les fruits rouges goulus.

Patrick 90%
Mon genre de sherry cask, avec toute la saveur du fût sans le sucre dont on semble parfois abuser. Un dram de fin de soirée qui fait que la soirée risque de finir plus tard que prévu! Nez : Un délicieuse tarte à la framboise nappée d’un trait de vanille, saupoudrée de poudre de chocolat et avec une goutte de miel. Cela étant dit, vous devez imaginer ce mélange sans le sucre qui vient habituellement avec. Bouche : Superbe texture en bouche, supportant bien la chaleur et les riches fruits mûrs du xérès, en premier lieu les raisins, les figues mais aussi le chocolat au lait, le poivre, la vanille et un délicieux chêne grillé. Meilleur de gorgée en gorgée! Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Waterford Organic Gaia Edition 1.2

50% alc./vol.

Patrick 90%
Superbe whiskey, plein de douceur mais débordant de saveurs. J’adore, un whiskey dont je pourrais facilement abuser. Nez : Un beau bouquet d’arômes, avec une gerbe de fleurs, de la terre après la pluie, de la rhubarbe, du caramel salé et de la guimauve. Appétissant ! Bouche : Ici encore, un superbe parfum floral, avec du poivre blanc, de discrètes épices, des agrumes, du malt et surtout du beau chocolat au lait. Succulent ! Finale : D’une belle longueur, avec de la belle vanille et du chocolat au lait.

Martin 80%
Nez: Bois sec, herbe et fruits tropicaux. Crème anglaise, sucre en poudre, pommes vertes. Vanille et céréales. Beaucoup d’arômes semblables à l’édition 1.1, bien que l’ensemble se veut un peu moins agressif à mon avis. Bouche: Bois astringent, fruit de la passion, fleurs et herbe. Sucre, poivre et vent d’alcool. La bouche nous rapporte sans qu’on ne l’ait demandé les saveurs du 1.1. Finale: Longue et chaude, mais plein de jeune alcool agressif et de virgin oak. Équilibre: Un brin mieux que l’autre Gaïa, mais un dram qui se veut toutefois sournois en nous cachant ses défauts à la première impression. Un whisky « blind-date »…

Waterford Organic Gaia Edition 1.1

50% alc./vol.
Barrel types: first fill ex-bourbon casks, virgin oak casks, premium ex french oak casks, vin doux naturel casks.

André 76%
Une tonne de vanille, tarte au citron avec crème fouettée, grains de céréales au miel. Ça sent le tonneau de bois à plein nez et l’alcool encore jeune. Je ne suis pas fan du tout. La bouche est monopolisée par l’alcool, les essences de bois sont fortes et déstabilisent l’ensemble. Encore les notes de zeste de citron et d’oranges, vanille, abricots, poires et beaucoup d’épices (gingembre, poivre), essence de bois verdâtre. Courte finale, acérée et épicée.

Patrick 89%
Un délicieux whiskey irlandais, le genre de whisky sans artifice qui tombe pile dans ma palette de goût. Complexe et raffiné, il s’agit d’un whisky qui n’est pas fait pour les masses, mais pour une poignée d’élus qui sauront l’apprécier à sa juste valeur. Nez : Un délicieux parfum regorgeant d’agrumes, mais avec aussi quelques algues, une goutte de caramel salé, du peppermint et les arômes d’un champ de céréales après la pluie. Bouche : D’abord une planche de chêne séché, puis une pointe de poivre rapidement emportée par une vague de caramel écossais. Le tout est complété par des cerises, du malt et des épices à steak Et porté par une délicieuse texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, plutôt maltée et discrètement sucrée.

Martin 79%
Nez: Céréales jeunes, crème pâtissière, pâte feuilletée, fruits tropicaux et sucre en poudre. Touche de vanille et d’herbe. Chêne et alcool. Jeune mais tout de même appétissant. Bouche: Sucre en poudre, foin, bois, alcool, poivre et fruits tropicaux. Les tannins du bois sont ultra-présents. Trop jeune et agressif, le nez a essayé de nous prévenir, mais bon. Finale: Chaude et épicée, poivre, bois, quelques fruits à chair blanche, sucre blanc, touche de vanille. Herbe et jeunesse du spiritueux. Équilibre: Quand même un effort louable, mais ces produits doivent vraiment prendre un peu de maturité pour nous surprendre.