Kilkerran 8 ans Cask Strength 2017 Edition

55.7% alc./vol.
Batch #2. Maturation en Ex-Bourbon barrels.

André 90%
Tourbe diffuse et fruits à chair mélangée de fruits tropicaux, poires, sel de mer, pommes vertes, oranges, vanille. La bouche est citronnée et maritime, caramel, compote de bananes, sensation herbeuse, salée et finement tourbée, beaucoup de céréales séchées au miel, vanille. Texture huileuse et grasse, un peu crasseuse, rehaussée par la morsure d’alcool. Finale aiguisée par l’alcool, céréales citrionnées, fumée lointaine. Superbe découverte, jeune whisky au bel équilibre.

Patrick 89%
Bang! Un autre gros gros hit de Kilkerran ! Nez : Tourbe bien mesurée, chêne sec fraichement scié et un peu d’agrumes. Bouche : De la belle fumée de tourbe épicée, du sel de mer, des pommes vertes et une goutte de miel. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et avec un zeste d’agrumes.

Martin 89%
Nez: Tourbe discrète, chêne relativement poussiéreux. Quelques fruits à chair blanche, un peu de crème, un peu de sucre, eau de rose. Un brin de fruits des champs. Difficile à cerner, cache bien son jeu. Bouche: Herbe, vanille, cassonade et tourbe un peu huileuse. Poivre et caramel. Finale: Longue et épicée, sur des notes de cendre, de bois, de sucre blanc, de sel marin et de chêne grillé. Équilibre: Un autre bien bel opus de Kilkerran malgré sa jeunesse. Un dram qui sait porter les coups au bon endroit.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #9

58.1% alc./vol.

André 87.5%
Tourbe phénolique, saline et acidulée, fumée sortant des cheminées trônant sur le kiln et s’évaporant en nuages dans les embruns maritimes, feu de plage mal éteint, bitume neuf après la pluie suivant une chaude journée d’été. En bouche, le whisky est franc et a beaucoup de punch, la tourbe est phénolique et livre une sensation de pierre ponce en bouche, la salade de fruits, le melon d’eau, gousse de vanille, bele fraicheur maritime avec une texture de beurre barratté. Il y a un p’tit quelque chose dans la présentation générale qui laisse penser que le whisky manque un peu de finition, cette façon qu’à habituellement la version cask strength de livrer un whisky à l’apparance masculine mais avec des saveurs et une texture féminine, nuancée et pleine de subtilité. Les saveurs, par contre sont savoureuses, particulièrement la salade de fruits et le melon d’eau qui étonnent dans ce mélange à saveur d’océan nordique un peu déchainé. La finale est sur le bois de chêne un peu sec et acéré, la tourbe phénolique et un peu verdâtre, le sel de mer. À savourer ces éditions cask strength, on comprend pourquoi elles ne sont pas disponibles à grande échelle… elle tueraient le marché des éditions flagship de la compagnie, le 10 et le quarter cask, pour le même prix ne survivraient pas longtemps… même si la qualité de celle-ci est légèrement en bas de la moyenne des batches précédentes.

Patrick 92%
Laphroaig à son meilleur, intense, complexe et définitivement pas pour les enfants! Nez : Épices fumées et poivrées, épices, bois, vanille subtile. Bouche : Fumée épicée, boisée et poivrée. Avec aussi un mélange subtil de goudron et de vanille. Quoique le terme « subtil » ne s’applique pas vraiment à un bon Laphroaig! Finale: Longue, intense, fumée et poivrée.

Martin 89.5%
Nez: Un Laphroaig comme on les connaît! Tourbe camphrée, vanille et petits fruits derrière, les épices du degré d’alcool tentent de nous barrer le chemin. Poivre, chêne, céréales grillées et fruits tropicaux sont au rendez-vous. Bouche: La tourbe iodée est à l’avant-plan, mais on peut aussi savourer le sucre à glacer, la vanille, les fruits à chair blanche, le bois et le poivre blanc. Finale: Longue et bien sûr tourbée et épicée, sur des accents de poivre blanc, de vanille et de bois sec. Équilibre: Le degré d’alcool en effraiera peut-être quelques-uns, mais les peat-lovers n’auront aucune difficulté à apprécier ce dram. Un autre coup-sûr.

Bruichladdich Port Charlotte 8 ans PAC: 01 2011

56% alc./vol.
Whisky tourbé à 40ppm, fruit de l’utilisation d’orge de type Concerto, vieillis pendant 6 et 7 ans en Ex-Bourbon Barrels at affinés pendant un an en fûts de vin Français Bordeaux Gironde de la région de Pauillac.

André 88%
Après 30 minutes d’aération, le nez est savoureusement attirant, mélangeant la tarte aux pommes et cerises, l’influence du wine cask adouci par le miel et la vanille crémeuse. La tourbe s’intègre admirablement bien aux saveurs fruitées, bien présente et pas trop forte afin de ne pas masquer les subtilités des arômes. La texture en bouche est divine, suave et huileuse, souplesse incroyable. Mélange de fruits rouges et petits fruits sauvages, tourbe animale un peu brute, miel, sirop de poires, l’alcool complètement en retrait, amadoué par la texture huileuse et maternelle. Finale où la tourbe devient plus herbeuse et crasseuse, l’alcool plus ressenti, beaucoup d’épices jumelé d’une pincée de sel de mer. La jeunesse du whisky est passablement évidente en toute finale.

Patrick 92%
Du gros Port Charlotte avec un beau gros finish qui lui va si bien. Nez: Une délicieuse fumée de tourbe, du sel mais surtout de beaux fruits rouges avec une touche de sucre. Bouche : Une grosse fumée de tourbe et de feu de camp, du bois brûlé, du poivre et de beaux petits fruits rouges juteux. Finale: D’une superbe longueur, fumée et fruitée.

Martin 91%
Nez: Tourbe sucrée, sel marin, fruits rouges, petit côté vineux, un peu de miel et un peu de vanille. Belle approche. Bouche: Tourbe et tarte aux pommes, cannelle, vanille, sucre en poudre. L’alcool est très bien maîtrisé ici. Finale: Longue à souhait, poivrée et sucrée aux fruits tropicaux et à la vanille. Bois sec en fin de parcours. Équilibre: Une autre belle licorne de Bruichladdich, qui sait saisir les qualités de ses fûts pour amadouer les écarts de conduite d’un malt cask strength. Un grand dram.

Laphroaig 27 ans 1989-2017

41.7% alc./vol.
Maturation initiale en Refill Hogsheads, vatting et tranférés en First Fill ex-bourbon cask & Refill Quarter Cask.

André 85%
Plutôt feutré comme présentation, la tourbe est presque effacée, le taux d’alcool absent. Le bourbon cask est à à l’honneur avec une livraison d’ananas et de banane en purée, le sirop de poire, le sel de mer et le poivre, et une tourbe crasseuse (pas très phénolique – au nez du moins) en retrait. Après un certain temps, notes d’oranges et d’agrumes. Le nez gagne grandement à respirer. La bouche nous amène dans un autre sentier, le quarter cask est plus présent avec une petite morsure acérée et légèrement verdâtre. La texture est par contre très décevante, presque diluée et sans passion au contraire de la tourbe cendreuse et crasseuse, du sel de mer et du poivre qui ont encore bonifié leur apport. Saveurs de fruits tropicaux et de fruits à chair, zeste de citron, agrumes et oranges, ananas, poires accompagnées d’un brin d’eucalyptus. Finale médium-courte, où la tourbe sauve la donne, car pour le reste ça tombe relativement à plat rapidement. La première évaluation de cet embouteillage avait été désastreuse, celle-ci est mieux mais certainement pas à la hauteur de ce que l’on attend d’une bouteille de ce prix.

Dalwhinnie Distiller’s Edition 2003-2018

43% alc./vol.
Maturation en American Oak casks et affinage en Ex-Oloroso sherry casks.

André 83%
Nez crémeux et onctueux. Miel, poires, abricots séchés, vanille, petits fruits sauvages et une fine touche herbeuse. La bouche est douce, un brin poivrée et épicée, herbeuse aussi sur les fruits à chair, le citron et le caramel. Je cherche les notes de fruits rouges. Les épices sont beaucoup plus prononcées en bouche qu’au nez. Courte finale sur les abricots et les poires nappées de miel épicé.

Patrick 90%
Un superbe scotch, probablement le meilleur Distillers Edition que j’aie vu de cette distillerie. Un whisky où le plaisir croît avec l’usage. Nez: Du xérès sucré, ou en fait du chocolat aux fruits, quelques gouttes de miel et un peu de chêne. Bouche: Un beau xérès chaleureux, un peu de chocolat, du chêne épicé, voire même trèèèès subtilement fumé (ça m’a pris plusieurs gorgées pour trouver ça!). Yep, c’est très bon ça, en fait meilleur de gorgée en gorgée. Finale: D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de xérès et de chêne.

Martin 85%
Nez: Beau nez des highlands, céréales, crème, herbe, chêne, fleurs blanches et pommes croquantes et sûrettes. Bouche: Texture soyeuse, pommes vertes acides, miel, poivre blanc et planche de chêne. Touche de vanille et de fleurs. Finale: Chaude, longue et accentuée par le poivre. Pointe de cacao pour assaisonner le tout. Équilibre: Un beau dram à savourer, qui cherche à avoir un peu plus de tripes que le Dalwhinnie 15 ans régulier.

Lindores MCDXCIV (1494)

46% alc./vol.
Vieillissement : fût de bourbon, fût de Xérès (Sherry) et fût de vin australien. La distillerie Lindores a ouvert ses portes sur le lieu de la première distillation de whisky écossais en 1494, elle a à cœur de respecter l’environnement, elle se fournit en orge locale, et l’eau utilisée provient de la même source qu’en 1494.

André 82%
Nez plutôt neutre, sur les fruits tropicaux, le caramel et la vanille, crème pâtissière, oranges. La jeunesse du whisky est détectable rapidement en bouche. Les fruits rouges apparaissent eux aussi et se marient d’épices et de poivre. Notes citronnées aussi et de fruits tropicaux, purée de bananes, grosse vanille, cannelle et poivre. Finale pointue, très épicée, un peu harsh, oranges, cannelle poivrée.

Patrick 89%
Un très bon scotch, plaisant à boire. Le genre dont je pourrais facilement abuser! Surtout quand l’histoire derrière la distillerie est aussi riche! Nez : Wow, un délicieux parfum de fruits des champs, des biscuits, du chocolat au lait et un peu de vanille. Wow, ça donne soif, ça! Bouche: Du bois, un peu de xérès, des fruits mûrs et du chêne épicé. Finale: D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de chêne et de fruits sucrés.

Martin 84.5%
Nez: Vanille, sucre en poudre et fruits tropicaux. Un peu de poires en conserve dans leur sirop. Biscuits Célébration avec une touche de zeste d’orange. Bouche: Texture légèrement fade, mais qui laisse s’exprimer bois et pointe de poivre noir, chocolat et vanille, fruits tropicaux et cuir, oranges et cannelle. Finale: Chaude et semi-intense, mais rapide à s’estomper. Notes de vanille et de chocolat, de xérès et de chêne, d’épices et d’agrumes. Équilibre: Un beau malt, un bon dram, une belle lueur d’espoir pour les Lowlands qui habituellement ne brillent pas autant par leur whisky que le reste de l’Écosse.

Daftmill 2009 Summer Batch Release

46% alc./vol.
1790 bouteilles – Vieilli dans 4 ex-fûts de bourbon et 1 ex-xérès de premier remplissage. Pour créer ce single malt, la variété d’orge Optic a été cultivée dans les champs au sud de la distillerie et récoltée au cours de la dernière semaine d’août 2006. Elle a ensuite été stockée à la ferme pour être maltée à Alloa durant l’été 2007. Le fût d’ex-xérès et les quatre anciens fûts de bourbon utilisés pour cet embouteillage ont été distillés et remplis en juin et juillet 2009. C’est la première fois que la distillerie présente un whisky mûri à la fois dans des fûts de bourbon et de xérès. Fûts 016/2009, 020/2009, 022/2009, 023/2009 & 027/2009.

André 79%
Faudra vraiment cherche l’influence du sherry dans cette édition. Nez très jeune, agricole et céréalé. Grosses poires bien mûres, miel, citron, ananas au nez. La bouche est pointue pour le taux d’alcool livré, astringente et épicée même si démontre une certaine douceur. Céréales séchées, melon au miel, ananas, poires, vanille, chocolat blanc. Aspect à la fois tropical et agricole. Cela me rappelle un jeune Deanston en ex-bourbon cask et Virgin Oak. Finale de longueur surprenante, bien épicée et boisée, légèrement verdatre mais toujours céréalée.

Patrick 75%
Bon… Je lui ai donné le temps, j’en ai pris 4-5 shots dans des circonstances différentes… Et je le confirme, c’est un achat que je regrette. Nez: Du xérès… passé date? En cherchant, j’y trouve aussi de la vanille et des fruits tropicaux. Bouche: Du bois, des fruits tropicaux, un peu de xérès qui, dans être exactement frais, laisse une meilleure impression que le nez laissait présager. Finale: D’une longueur moyenne, avec un peu de fruits mûrs et une touche boisée.

Martin 79%
Nez: Herbe verte et miel dilué, touche de céréales, pâte de fruits, pointe lointaine de bois sec. Bouche: Miel et eau de rose, sucre à glacer. Fruits tropicaux, assez simple et droit au but. Finale: Sèche, courte et bien aiguisée. Notes de sucre doré, de vin fortifié et de chêne sec. Équilibre: Un dram pas mauvais, mais un peu trop drabe à mon goût, surtout si le prix ne convient pas…

Hunter Laing’s Old & Rare Ben Nevis 15 ans

58.6% alc./vol.
Distillé en juin 1998 et embouteillé en avril 2014. Bottle 286 of 360.

André 87%
Prunes et cerises noires intenses, grains de café trempés dans le chocolat noir, un brin de cassonade. Le whisky gagne grandement à respirer afin de calmer les ardeurs du xérès hyper compact, presque pâteux. Superbe texture en bouche, très ronde et pulpeuse. Le xérès est intense mais bien contrôlé, les épices filtrent doucement au travers cet édredon de fruits tissé très serré. Les mêmes notes de chocolat noir et de café expresso reviennent également en bouche, xérès pâteux, fruits secs et une touche de soufre qui ouvre la finale soutenue par des notes de poivre et d’épices bien relevées.

Patrick 89%
Un gros scotch d’une rare intensité. Le xérès y est tellement puissant, que je suspecte que le fût n’était pas tout à fait vide lorsqu’on y a versé le whisky ! Nez : Un envoûtant parfum de xérès bien fruité et sucré, avec du chocolat au lait et de la vanille. Très alléchant ! Bouche : Du xérès très intense et très chaleureux, avec des fruits très mûrs et un peu sucrés, de la viande grillée, du bois brûlé et un peu de chocolat noir. L’ensemble est presque astringent. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Un caractère plus qu’affirmé. Gros xérès poussiéreux, presque rance. Raisins secs, bois et ballot de foin. Vanille, poivre et chocolat. Attirant certes, mais avec une mise en garde dictée par la puissance de son fût et de son degré d’alcool. Bouche: Un peu cireux. Caramel et cerise, poivre rose et chêne sec. Avalanche de fruits rouges et de tannins secs. Le xérès est un peu surpuissant à mon goût ici. Finale: Les mêmes saveurs qu’en bouche nous présentent un ballet semblable ici, malgré que je me retrouve agréablement surpris devant la subtilité de son taux d’alcool. Équilibre: Un cask strength qui pique la curiosité, mais qui tombe un peu à plat pour moi devant l’exubérance de son côté sherry.

Ben Nevis 10 ans (embouteillage 2016)

46% alc./vol.
Marqué 46.5% par la SAQ. Bottled circa 2016.

André 92%
Beau nez équilibré. Cosses d’oranges et de sherry pompeux, caramel, lilas, gâteau aux fruits. Je suis conquis! En bouche… WOW! Des notes de parmaviolet que l’on retrouve dans les vanciennes éditions de Bowmore, des fraises et des cerises, fruits secs, bois humide et une petite pointe de fumée hyper discrète, gomme savon, pâte de fruits, caramel. Douce finale sur les fruits séchés, les cerises, framboises et violettes. Vraiment surpris et désorienté par cet embouteillage, singulier et hors-norme, d’une distillerie que je n’affectionne pas normalement.

Patrick 88%
Un très bon whisky très plaisant à boire dont la complexité est d’un niveau que j’ai rarement vu dans un scotch « régulier « . Nez: Un superbe parfum complexe mais aussi tellement typiquement « scotch single malt »: Une discrète pointe de fumée, du malt sucré, du bois frais, de la vanille et quelques fruits mûrs. Bouche : Pas de surprise par rapport à ce que j’avais senti au nez, mais avec une note de bois brûlé en plus. Finale : D’une longueur moyenne, épicée, légèrement fruitée et avec un soupçon de viande grillée.

Bruichladdich The Classic Laddie – Scottish Barley – Embouteillage 2020

50% alc./vol.
Embouteillé le 22 octobre 2020

Patrick 88%
Un très bon whisky, simple et efficace – Superbe, j’aime, un vrai whisky de soif! Nez: Un beau parfum de malt sucré, avec une bonne dose de vanille et de fruits tropicaux. Alléchant ! Bouche : Du chêne brûlé et épicé, des fruits tropicaux, une note florale et un peu de vanille. Le tout porté par une belle texture huileuse. Simple et efficace. Finale : D’une belle longueur, épicée et chaleureuse.

Martin 87%
Nez: Céréales fraîches, pomme mûre, herbe coupée et une malice subtile d’embruns iodés. Bouche: Vive et légèrement herbacée, sur le biscuit au beurre, la vanille crémeuse, le rayon de miel et une trace de zeste de citron. Finale: Moyenne, maltée et propre, avec une touche saline et une douceur boisée discrète. Équilibre: Transparent et raffiné, ce dram charme par sa pureté, sa clarté et sa fraîcheur printanière. Le degré d’alcool aide beaucoup aussi.