SMWS 30.110 Glenrothes 12 ans

64.5% alc./vol.
« Espresso to the power of 4 » – Distillé le 6 juin 2007, 1st Fill Ex-Sherry Butt, 596 bouteilles.

André 88%
Dattes et raisins secs, figues, Glosettes au raisin, chocolat noir amer, oranges. La bouche est intense, les saveurs puissante et l’alcool décoiffant. Figues et prunes, dattes, raisins secs, chocolat noir, cerises noires, fruits séchés et une bonne dose de poivre broyé. Une fois aéré une demi-heure, le nez dégage effectivement des notes de café expresso. Vieux fut de xérès dans un chais humide dont le sol est en terre battue. Texture ronde et souple. Finale de prunes et de raisins trempés dans le chocolat, caramel, bonne amertume et une baffe d’épices. Un Glenrothes intense, sur le sherry en version stéroïdes. Fine touche de soufre en rétro-olfaction.

Patrick 90%
On reconnaît le style traditionnel de la distillerie, à défaut d’y retrouver tout son raffinement. Ça demeure néanmoins un superbe whisky grâce à son intensité et le fait que… Tout y est bon (à un moment donné, ça ne vaut pas la peine de se fendre les cheveux en quatre pour expliquer un principe aussi simple!). Nez : Un arôme de dessert, avec du caramel, des fruits des champs bien mûrs, de la mélasse et une goutte de café noir. Bouche : Oh, le café est ici beaucoup plus intense, avec des prunes très mûres, des épices à profusion, du chocolat noir et un gros xérès pas trop subtil. Finale: Très longue, marquée par le xérès et une touche de chêne.

Martin 90%
Nez: Caramel, crème anglaise et mélasse. Malt grillé et pain légèrement brûlé. Fruits mûrs, cacao et café. Noix et dattes. Un bon sherry cask, même s’il est plus ou moins subtil dans son approche. Bouche: Dattes, raisins et feuille de tabac. Caramel, chêne et une tonne de poivre et de cannelle. Le taux d’alcool fait son travail ici. Finale: La texture emprisonne bien les notes de raisins, de tabac à pipe et de toffee. Orange, bois, poivre blanc et caramel épais. Équilibre: Un bon gros dram qui fera peut-être peur à certains, mais qui saura récompenser ceux qui l’apprivoiseront.

SMWS 63.73 Glentauchers 12 ans

62.3% alc./vol.
« Shake your butt » – Distillé le 7 octobre 2008, 2nd Fill Ex-Oloroso Butt, 560 bouteilles.

André 87%
Cosses d’oranges trempées dans le caramel cramé, figues, cerises marasquin, chocolat noir amer assorti d’une pincée de cannelle. Belle texture en bouche, visqueuse et grasse, l’alcool est perceptible une fois ingérée seulement. Gingembre, poivre et cannelle, cerises et raisins secs, oranges, chocolat noir. Finale épicée et alcoolisée, longue et grasse.

Patrick 90%
Un superbe sherry cask venant d’une distillerie qui réussit ici pour la première fois à m’impressionner. Nez : Un envoûtant arôme de chocolat au lait, de marmelade à l’orange, de caramel et de noix. Bouche : D’une grande intensité, avec un mélange chaleureux de noix, de beaux fruits mûrs, de gingembre, de caramel salé, de chocolat noir et d’oranges. Finale: D’une belle longueur, marquée par le chocolat, les oranges et les fruits mûrs du xérès.

Martin 92%
Nez: Caramel épais, beurre, toffee sirupeux, tire d’érable, chêne, chocolat et orange. Ça promet. Bouche: Caramel et raisins secs, cassonade, toffee, dattes, oranges, poivre et chêne. Un bon gros cuir barde le tout. Les tannins et la texture répondent à l’appel. Finale: Longue, chaude, suave et soyeuse. Doux et sucré, astringent et robuste à la fois. Bois, caramel au beurre et cannelle endiablée. Équilibre: Un dram qui ne prend pas quatre chemins pour annoncer ce qu’il veut communiquer. Parfois on aime ça, pas le temps de niaiser!

SMWS 125.78 Glenmorangie 15 ans

56.3% alc./vol.
« Refined rancio » – Distillé le 8 février 2005, 1st Fill Ex-Pedro Ximenez Barrique Finish, 187 bouteilles.

André 93%
Prunes et dattes, raisins secs, abricots et poires, oranges et cerises. Sensation licoreuse au nez, visqueuse et collante qui rappelle le vin de dessert. Texture hallucinante, mielleuse et onctueuse. Miel, abricots, sirop de poires, pêches, fruits séchés, cerises, notes terreuses aussi comme dans un vieux chai de terre battue. Les fruits rouges émergent par la suite et sont plus présentes en finale de bouche et s’accompagnent d’une touche épicée tirée du fût de chêne. La finale est beaucoup plus relevée que le nez et la bouche, un peu franche, crème glacée à la vanille et amandes, miel et fruits secs, le tout saupoudré de poivre concassé.

Patrick 96%
Ça fait des années que je dis que cette distillerie produit probablement le plus beau whisky « sans artifices » au monde, et j’en ai ici la confirmation. Dans le top 10 des meilleurs whiskys que je n’aie jamais goûtés. Désolé, mais je manque de mots pour le décrire! Nez: De beaux fruits très mûrs, une touche de tabac encore humide, des fleurs, des noix et une goutte de vanille. L’ensemble est relativement sucré. Bouche : Incroyable, sublime, extraordinaire, exceptionnel ! L’ensemble est d’une douceur étonnante, avec de beaux fruits mûrs et sucrés, des figues, du tabac épicé, du vin blanc, des abricots, quelques fines herbes, un zeste de citron et une goutte de miel. Finale: D’une superbe longueur, chaleureuse, envoûtante, magique.

Martin 94.5%
Nez: Malt grillé, vanille et fruits des champs bien mûrs. Dattes, raisins et feuille de tabac aromatisée. Caramel, xérès et bois. Légèrement fumé et poivré. Bouche: Superbe texture. On reste sur les fruits du xérès, oranges, dattes et raisins secs frais. Oh c’est de la qualité ici. Noix et poivre, vanille et chêne. Rien de trop puissant. Finale: Douce et suave, elle ne représente pas l’agressivité attendue du taux d’alcool. Raisins secs, pelure d’orange, miel, chêne et poivre noir. Équilibre: On parle souvent et on encense aussi souvent ces fameux « sherry bombs », mais quand on dépose les lèvres sur le bord d’un dram qui a vraiment saisi l’essence de l’équilibre, on s’en souvient longtemps.

SMWS 64.50 Mannochmore 23 ans

56.4% alc./vol.
« Impressionist oil painting » – Distillé le 14 février 1990, Refill Barrel, 178 bouteilles.

André 92%
Classe et raffinement. Nez floral très délicat, pêche et crème glacée à la vanille, beau sucré agréable qui rappelle la boisson crème Soda, pommes vertes, paniers de fruits tropicaux, mangues. J’adore! Les notes de mangues explosent en bouche et les notes sucrées également. Fleurs blanches, crème vanillée, fruits tropicaux, melon au miel, une touche de citron bien discrète. Fine effervescence bien agréable qui masque bien le taux d’alcool. Douce finale sucrée et florale, belle influence du bourbon qui se reflète en des notes de vanille crémeuses et une divine texture. Pas le whisky le plus punché, mais l’amateur qui prendra le temps de décortiquer et de creuser les différents sentiers aromatiques de ce whisky sera grandement récompensé.

Patrick 94.5%
J’ai rarement goûté un whisky de ce profil de saveurs (Spicy & Sweet de la SMWS) qui soit si bon! La complexité des saveurs n’a d’égal que leur balance. J’adore, j’en redemande! Nez : Un parfum d’une belle profondeur, présentant un bouquet de fleurs séchées et un bol de fruits frais et de pommes L’ensemble est même très fervent! Bouche : Oh que c’est ici que ça se passe, toi! Fervent, synonyme de passion, de chaleur, est vraiment ici le bon qualificatif: Riche et complexe, plein de beaux fruits, d’épices indiennes, de gingembre, de vanille, de sirop d’érable et de mangue très mûre et juteuse. Finale : D’une superbe longueur, fruitée et… simplement délicieuse !

Martin 93%
Nez: Astringence des tannins d’un vin fortifié, céréales et cuir. Caramel et chêne, fruits mijotés et pommes bien rouges. Bouche: Caramel, poivre et cannelle. Toffee, cuir et bois. Orange, dattes et marc de café. Cacao et vanille, ça s’en va dans tous les sens, et le cask strength y met du sien pour nous faire pédaler. Finale: Le degré d’alcool conserve les saveurs en bouche, bois, vanille, paille, dattes et raisins secs. Cuillère de cassonade et de poivre. Équilibre: Un solide dram, d’une complexité bien plaisante. Un autre bouteille des grandes occasions.

SMWS 1.228 Glenfarclas 8 ans

57.7% alc./vol.
« Velvet underground » – Distillé le 6 avril 2011, 1st Fill Ex-Bourbon Barrel, 223 bouteilles.

André 82%
Un Glenfarclas en ex-bourbon cask, voilà qui sort de l’ordinaire. Impossible de deviner à l’aveugle. Au nez; ananas et raisins verts, fruits tropicaux et gomme Bazooka. La bouche est divine, texture sensuelle souple et chaleureuse. Citron, vanille, raisins verts, miel, ananas, pointe herbeuse. La finale déçoit beaucoup, acérée et alcoolisée, franche.

Patrick 90%
Glenfarclas nous cache donc un superbe whisky sous son xérès habituel! Une belle surprise qui m’a permis de découvrir une nouvelle facette de cette distillerie. Si vous avez la chance d’en voir passer une bouteille, n’hésitez pas! Nez : Un arôme de gomme balloune aux fruits exotiques, mais aussi du bois de santal, de l’huile d’olive et quelques fleurs. Bouche: Un intriguant et délicieux mélange de saveurs, avec de la salade de fruits, des toasts brûlées et chaleureux, des fruits exotiques, des jellybeans, une touche d’agrumes. Le tout, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, avec un beau mélange d’épices et de fleurs.

Martin 87%
Nez: Sherry doux et crémeux. Vanille, paille et céréales. Chêne, bubblegum et eau de rose. Quelque chose de spécial, de timide. Bouche: Caramel, cannelle et vanille. Chêne et poivre, fruits rouges et fruits à chair blanche. Douce explosion de cassonade et de menthe. Moins fort que prévu. Finale: D’une bonne robustesse, bien que la texture soit relativement absente. Noix de coco, fruits, vanille, chêne et poivre blanc. Équilibre: Un beau Glenfarclas que nous offre la SMWS ici, j’aurais aimé y retrouver plus de sherry que ce qui y était annoncé au nez, mais bon, on va se contenter d’apprécier ce dram.

Bruichladdich Port Charlotte Islay Barley 2008

50% alc./vol.
Orge d’Islay prélevée de 6 terroirs distincts, Coull, Kynagarry, Island, Rockside, Starchmill et Sunderland. L’eau utilisée provient de la ferme Octomore et le tout frappe à 40 PPM de tourbe.

André 84%
Fumée de tourbe atténuée, terreuse et grasse nageant dans un océan de citron et d’agrumes. Sensation cendreuse et végétale bizarre. Herbe verte, citron, sirop de poires et kiwi, raisins verts et terreau humide. Les céréales prennent place en bouche qui s’assèche et devient légèrement plus pointue. La texture est huileuse sous fond épicé. Celle-ci s’assèchera progressivement sur des notes de terre brûlée au soleil. Des notes crasseuses d’huile souillée se mettent en place à l’aération. La finale est souple, huileuse, fruitée et évoque des notes de garage malpropre et d’un bol de fruits tropicaux.

Patrick 87%
Un whisky qui gagne à respirer. Autant le parfum m’a paru rébarbatif au premier abord, il semble meilleur de gorgée en gorgée. Nez : De la fumée de tourbe intense, des épices à steak et du plastique brûlé. Après quelques minutes, j’y retrouve aussi un peu d’orge sucré. Bouche : Semblable au nez, mais le plastique brûlé est heureusement plus discret, alors que l’orge sucré est plus présente. Et la fumée de tourbe est aussi plus salée (bref, finalement un peu différent du nez!). Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et sucrée.

Martin 90%
Nez: La tourbe terreuse classique est définitivement au rendez-vous, avec des notes de citron et de fleur de sel. La plage et ses pierres lavées. Algues et ressac. Herbe verte. Bouche: Crème, citron confit et bien sûr tourbe. Poivre noir et touche de chêne. La texture honnête nous transporte vers une finale bien cendreuse. Finale: Poivrée et boisée, avec un degré d’alcool et une texture qui fait bien coller les saveurs en bouche. La cendre du feu de plage tapisse le palais. Équilibre: Belle expérience de la distillerie qui pave bien le chemin pour les autres Islay Barley qui viendront.

Ardbeg 8 ans For Discussion Committee Release

50.8% alc./vol.

André 90%
Nez plutôt discret. La tourbe est en arrière-plan, herbeux et verdâtre, notes d’eucalyptus et de menthol, cendre froide, anis et asphalte chaude. La bouche est poivrée, remplie d’anis et de menthol. La texture est exquise, huileuse et grasse. Feu de plage, sel marin, poivre, tourbe grasse, éléments verdâtres, baril de chêne brûlé, zeste de citron, ananas, eucalyptus. Finale sèche, tourbe musclée, poivre, anis, suie, citron et épices à chili. J’adore cette édition, pas trop punchée, à la texture hyper bien ficelée et aux épices bien présentes. La fumée de tourbe est un peu crasseuse et maritime. Pouvoir mettre la main sur une bouteille (à prix raisonnable), j’achèterais.

Patrick 88%
Un autre bon Ardbeg, avec tout ce qu’on aime venant de cette distillerie. Surtout, le prix demandé par la distillerie est assez raisonnable (moins de 100$, quand on réussit à trouver une bouteille!). Nez : De la belle fumée de tourbe intense, un brin maritime, avec une note végétale. Bouche : De la belle fumée de tourbe légèrement maritime, de la créosote, quelques gouttes d’huile, du poivre et l’huile du bacon. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et huileuse.

Martin 87%
Nez: C’est parti! Tourbe terreuse et minérale. Citron, chêne et cendre. Bouche: Tourbe, chocolat blanc, bois, poivre et sucre à glacer. Fines herbes et touche de sel. Finale: Mentholée, cendreuse, chaude, épicée et longue. Équilibre: Un beau Ardbeg, bien supporté par son taux d’alcool, par contre son jeune âge lui confère une agressivité évidente.

Dalmore Gran Reserva

40% alc./vol.

André 76%
Nez très approchable. Miel et oranges, sherry effacé, sucré et une pincée de cannelle. La bouche est anonyme et quelconque, raisins secs, prunes et oranges, petite touche boisée, xérès et chocolat. La texture est mince et pauvre, pas désagréable mais sans plaisir aucun également. Finale très courte, saveurs éphémères, mis à part le caramel et quelques épices bien timides.

Patrick 72%
Plutôt décevant. Un scotch single malt qui me fait plutôt penser à un blend cheap qui essaie de compenser au niveau marketing le fait qu’ils aient utilisés des fûts cheaps. Merci tout de même à P2L pour l’échantillon et l’aide à écrire cette évaluation. Nez : Pelure de prune jaune, fruits rouges et un peu de chêne. Au premier abord, c’est plutôt intéressant, mais il ne faut pas s’y arrêter trop longtemps. En fait, plus il respire, moins il me semble plaisant, avec des notes métalliques. Bouche : Pelure de prune jaune, bois brûlé… Et du métal. L’ensemble n’est pas vraiment excitant. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la pelure de prune jaune toujours présente.

Balvenie 15 ans Cask Sample

47.8% alc./vol.
American Oak Barrel, Distilled 1996, Bottled 2012. Surprise de l’ambassadrice Canadienne de Balvenie Jamie Johnson.

André 90%
Wow… C’est hyper doux et sophistiqué comme approche. Tranches d’ananas dans leur jus, orge séchée nappée de miel chaud et de vanille, sirop de poires, zeste de citron. Nez feutré et délicat. La bouche est souple, la texture vraiment réussie. Les agrumes, citron, fruits tropicaux, les ananas et poires remettent ça. Céréales au miel sucrées. Le tout baigne dans quelque chose d’effervescent et épicé qui me rappelle le Cream Soda (les épices en moins). L’apport du bourbon cask est bien ressenti mais superbement bien équilibré aussi. Succulent. Finale plus épicée que le nez et la bouche, pointe de bois et de gingembre, anis,et jus de fruits tropicaux.

Patrick 90%
Le scotch de style bourbon cask à son meilleur. Riche et complexe, j’en ai apprécié chaque goutte. Nez: Oh que ça sent bon ça! De l’ananas, du miel, de la vanille, de l’orge et un peu de sucre blanc. Alléchant. Bouche: Du chêne craquant, des agrumes, des fruits tropicaux et du miel sucré. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, avec du bois, du gingembre et des fruits tropicaux.

Tullibardine The Murray Double Wood 2005-2020

46% alc./vol.
Âgé en fûts de bourbon et de xérès

Patrick 87%
Un beau scotch agréable à boire, qui semble même meilleur de gorgée en gorgée. Nez: Un parfum de fruits mûrs, de bois épicé avec une touche de zeste d’orange. Bouche : Pas de surprise par rapport au parfum à ce que j’ai détecté au nez, avec un peu de xérès, du beau bois épicé et toujours le zeste d’orange. Finale : D’une longueur, légèrement fruitée et surtout avec du bois épicé.