Glenfarclas 25 ans 2021

43% alc./vol.
Maturation en First Fill Ororoso Sherry Butts.

André 88%
Sherry un peu festif représentatif de Glenfarclas, avec une pointe de sucre en poudre des gommes ballounes de notre enfance. Sherry, oranges, framboises, miel, gingembre et chocolat. Bouche douce et soyeuse, légèrement relevée par les épices. Le sherry n’est pas pompeux, fortes notes d’oranges trempées dans le chocolat noir, fruits séchés, gingembre. Finale poivrée et épicée, sur le xérès réservé et les oranges.

Càrn Mòr Laphroaig 8 ans Williamson 2013

47.5% alc./vol.
Distilled 2013, Bottled 2021, 1588 bottles.

André 84%
Tourbe terreuse au nez, mélangée de vanille, citron et d’oranges, bbq sur la plage. À la fois frais et crasseux avec une pincée de sel de mer. Ressemble au Ardbeg Wee beastie dans son aspect jeune et un peu fini à la hache. La bouche est salée, tourbée et citronnée, sensation de poussière de pierre et d’iode, oranges, citron, agrumes, abricots, pommes vertes. La texture est décevante cependant, diluée et sans onctuosité. Les notes de fumée de tourbe sont puissantes et médicinales, sur fond crasseux et terreux. À l’aération, peppermint et pastilles Fisherman’s Friend, végétal et camphré, du bois vert peut-être aussi. Fianle qui déçoit, sauf pour les notes de tourbe qui ont beaucoup de torque, camphre, notes végétales et pastilles casse-grippe, iode et une tonne de poivre.

Patrick 87%
Du Laphroaig crasseux comme je l’aime, mais sans avoir la profondeur et la balance des produits réguliers. Autrement dit, je suis heureux de mon achat, mais je n’en prendrais pas une deuxième bouteille. Nez : Fumée de tourbe huileuse, cendres, avec des agrumes et du bois frais. Intense et malpropre. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, une tonne de fumée cendreuse et de chêne sec. Complété par de discrètes épices à steak, l’ensemble est tout de même plutôt frais. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et huileuse.

Martin 87%
Nez: Tourbe très salée d’entrée de jeu, jerky, citron, vanille et beurre d’amandes. Créme anglaise, chêne sec et meringue. Trés propre pour un Laphroaig. Bouche: Bois sec, tourbe et touche de craie. Sel marin à fond, algues et pastilles pas loin derrière. La texture laisse un peu à désirer, mais on se rattrape avec cendre et poivre noir. Finale: BBQ sur la plage, embruns, vacances au soleil couchant. Poivre, retour des Halls (le paquet noir) et du jeune bois sec. Équilibre: Un bel embouteillage, dans lequel au début on ne reconnait pas tout-à-fait la distillerie, mais qui finit par nous séduire.

Talisker Distiller’s Edition 2011-2021

45.8% alc./vol.

André 89%
Nez très doux, presque effacé. La tourbe est discrète, comme son côté maritime niché derrière les notes de fruits secs et de cerises, de chocolat au lait et de raisins, de caramel. J’adore la texture en bouche, à la fois bien poivrée et maritime. Le sherry est bien équilibré, pas trop omniprésent et laisse filtrer les saveurs plus discrètes; raisins, figues, poivre, iode, cerises trempées dans le caramel, chocolat, fumée relativement présente. Bonne finale, très poivrée et épicée, un peu sèche également, sur les fruits secs enrobés de chocolats et de caramel et une rétro-olfaction de fumée de tourbe crasseuse.

Patrick 90%
Un de mes classiques annuels favoris, avec tout ce que j’aime dans un scotch. Nez: De la fumée de tourbe poivrée et beaux fruits des champs sucrés. Alléchant, comme toujours. Bouche : La fumée de tourbe poivrée de Talisker à son meilleur, complétée avec brio par de beaux petits fruits des champs et une petite pincée d’épices venant du chêne. Finale: D’une longueur moyenne, fumée, poivrée et fruitée.

Martin 90%
Nez: La tourbe est plus lointaine que je ne l’aurais cru. Quelques effluves de poivre, de fruits secs, de cacao et de caramel arrivent tranquillement. Bouche: Sucre brun, poivre noir et tourbe maritime enfin. Sel, vanille raisins et chêne, le tout porté par une texture développée et élégante. Finale: Cerises, fumée, bois, caramel intense et poivre en quantité. Équilibre: Un puissant Talisker, qui commence en douceur et qui vient nous emporter dans le détour. Excellent!

Lagavulin Distiller’s Edition 2006-2021

43% alc./vol.
Batch LGV 4/510

André 84%
Nez très discret, presque muet. La tourbe est effacée derrière une barrière de réglisse rouge à saveur de cerises, des raisins secs et un soupir de chocolat et de caramel. Ensemble maritime, salé et quand même tourbé. Ça faisait longtemps que je n’avais vu un Lagavulin avec si peu de punch. La bouche est sans passion, texture diffuse sans éléments gras ou huileux. Mélange plus équilibré au niveau tourbe et sherry qui s’exprime en des notes de cerises, prunes et de raisins secs, de réglisse même. Même chose pour le mélange sel de mer, aspect minéral et fumée de tourme finement médicinale. Finale très fruitée avec la fumée de tourbe qui devient plus sèche et bizarre, presque cendreuse. Amertume étrange par la suite. Ok, c’est quand même bon, ça se bois bien mais c’est nettement en dessus de la qualité habituelle et à 160$ la quille, disons que ça commence à faire.

Patrick 86///66%
Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas aimé un Lagavulin. Après en avoir fait la remarque en ligne, JF Charland m’a fait parvenir un échantillon de sa propre bouteille dont il avait fait l’acquisition en Europe (je le remercie d’ailleurs chaleureusement). Celle-ci m’a permis de tirer deux conclusions : Il y avait un problème avec ma bouteille, mais aussi que le Distillers Edition 2021 n’est pas tout à fait à la hauteur cette année. Peut-être est-ce à cause qu’il est rendu plus jeune (15 ans versus 16 ans, voire même 18 ans il y quelques temps)? Enfin, je suis déçu, et j’espère de tout cœur que la situation sera corrigée pour l’an prochain. ÉVALUATION #1 : Nez : La fumée de tourbe typique de Lagavulin, adoucie par de beaux petits fruits des champs bien mûrs. Bouche : La fumée de tourbe semble ici plus épicée qu’à l’habitude, et toujours adoucie par des fruits champs mûrs et sucrés. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, fruitée et légèrement sucrée. ÉVALUATION #2 : Nez: Fumée de tourbe, caramel, vanille, épices et des fruits pas trop frais. Il y a définitivement une fausse note ici. Bouche : Fumée de tourbe plutôt acre, avec du gros chêne et des fruits pas frais. L’ensemble est agressif et complètement débalancé. Finale : D’une longueur moyenne, elle laisse une sensation pas très agréable en bouche.

Glendronach 13 ans 2003 Single Cask Serie Batch 13

52.3% alc./vol.
Distilled 07/02/2003, Bottled 09/2016, Cask #4034 finished in a PX Sherry Puncheon, 696 bottles

André 85%
Au départ, je trouve le nez plutôt meaty mais avec le temps, celui-ci tourne vers la pâte de fruits et cerises noires, les dattes, le caramel et le gros sherry puissant mais doux assaisonné d’épices. La bouche remplie de prunes, de raisins et de fruits secs. Chocolat noir amer, poivre concassé, cannelle et épices à chili. Sensation astringente et légèrement pâteuse en bouche s’étirant sur de grosses notes d’épices. À l’aération, les notes de cannelle gonflent en importance. Finale de fruits secs et d’oranges, de bonbons à la cannelle, de poivre concassé et de raisins secs. Amalgame de saveurs intéressant mais un équilibre douteux sur fond terreux et pâteux.

Patrick 93%
Un whisky tellement bon, qu’il est digne de toutes célébrations. J’ai d’ailleurs ouvert cette bouteille pour fêter la retraite de mon comparse de toujours, André. Nez : Oh wow: De délicieux fruits du verger mûrs et sucrés, de la mélasse, du chêne épicé et une discrète note d’agrumes. Bouche : Toujours d’intenses fruits du verger mûrs et sucrés, avec de la vanille chaleureuse, des prunes très mûres, de la pelure d’agrumes et des épices boisées. Le tout est porté par une extraordinaire texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, avec plein de fruits mûrs et de chêne.

Glenmorangie – A Tale of Winter

46% alc./vol.
Whisky de 13 ans d’âge vieilli en ex-fûts de bourbon puis affiné en fûts de Marsala, vin fruité provenant de Sicile. Le design de la bouteille s’inspire des pulls de Noël traditionnels britanniques et donne vie à l’effet tricoté à travers la couleur et la texture. Ce whisky a vu le jour car le directeur de la création du Whisky, Dr. Bill Lumsden, a été bloqué chez lui à cause de la neige. Ainsi, il a voulu créer un whisky rappelant le sentiment réconfortant d’être au coin du feu tandis qu’il neige.

André 90%
Mélange d’oranges et de poires ouvrant le nez, sensation licoreuse et grasse, jus de salade de fruits et caramel très doux. Invitant comme nez. La bouche est gorgée de fruits séchés, d’abricots, cerises, petits fruits sauvages, poires, oranges, melon au miel, le tout relevé d’épices – poivre, gingembre et cannelle. Tel qu’attendu, la bouche est grasse et licoreuse, bien adoucie par le sucre également. La finale est langoureuse et oscille entre les épices et le sucre, très gourmande et avec un apport licoreux important provenant de l’affinage en fût de vin Masala. Superbe.

Patrick 90%
Un beau gros scotch intense et savoureux, digne du nom Glenmorangie! Nez: Un beau parfum débordant de fruits nappés de miel, avec une pincée de cacao. Bouche: Plus chaleureuse que ce que le nez laissait présager. Si les beaux fruits mûrs demeurent à l’avant-plan, le chêne est aussi très présent, avec des notes de gingembre, de cannelle et de piments, mais aussi de pelure d’oranges. Le tout est complété avec brio par des notes de cacao, de miel et de caramel écossais. Finale: D’une belle longueur, très chaleureuse, débordant de fruits et d’épices.

Tamnavulin Sherry Cask Edition – Batch #30502

40% alc./vol.

André 80%
Beau sherry orange gourmand, sur la confiture de framboises et les cerises marasquin, mélange de cassonade et de caramel très doux. J’adore le nez qui est vachement attirant même si relativement rectiligne. La bouche est à saveur de prune et de barre de chocolat Fruits & noix, de cerises marasquin, de cannelle, gingembre et de poivre, de gâteau aux fruits. La texture est bien décevante, liquide et légère, qui ne rend pas hommage aux saveurs fortement colorées exposées au nez. Finale à saveur de raisins et d’abricots accompagé d’un touche de soufre.

Patrick 89%
Un superbe rapport qualité-prix, un délicieux « sherry cask », bref, mes attentes sont vraiment satisfaites par cet achat. Parfait pour un dram quotidien qui ne vous ruinera pas. Nez : Un beau parfum appétissant de xérès où les oranges prédominent, mais avec aussi du raisin, du chocolat et une touche de gingembre. Bouche : Chaleureux, avec des raisins, du gingembre, des oranges, du chocolat noir et un mélange discret de fruits trouvais tels que des melons, des abricots et des bananes. Le tout est complété par une goutte de caramel et est porté par une belle texture, surtout si on considère le taux d’alcool. Finale: D’une longueur moyenne, chaleureuse, sucrée et fruitée.

Martin 84%
Nez: Raisins secs, orange, sherry, cuir lointain, framboise et sucre brun. J’adore! Bouche: Fruits rouges, caramel, raisins juteux, chocolat et vin chaud. Superbe. Finale: Bois astringent, épices chaudes. La longueur laisse à désirer, mais l’intensité est très bien dosée. Équilibre: La texture demeure le talon d’Achille des embouteillages de Tamnavulin que j’ai goûté à date. Sinon ca reste un beau dram.

Kim 81%
Nez : caramel salé, marmelade, cerises au marasquin. J’aurais envie d’en faire un old fashioned.
Au goût : Bois très présent, ce que je trouve un peu dommage car il semble il y avoir de belles saveurs qui sont masquées derriere. Notes de chocolat noir, cerises noires et sucre d’orge. Un beau whisky de semaine ou pour faire découvrir à la visite.

The Whisky Agency Heads & Tails Canada 101 Club Bottling Caol Ila 10 ans

53.2% alc./vol.
Distilled 2007, Bottled 2018.

André 91%
Pas de doutes au nez, on est sur Islay version tourbée. Les narines envahies de notes d’herbe séchée et d’ananas, bonbons au menthol et suie de cheminée froide que l’on vient de ramoner, aspect crasseux et industriel, terreux aussi. Vagues de zeste de citron et de fumée de tourbe. Superbe texture, grasse, presque spongieuse. La bouche est envahie par les notes de tarte à la meringue et au citron, avec un fort retour sur la suie froide et une image de complexe industriel bien crasseux sous la pluie. L’ensemble évoque aussi le sirop de salade de fruits, le miel chaud tout juste récolté de la ruche, les cubes d’ananas tranchés. L’équilibre général est écoeurant, je suis sur le cul et la texture gagne en onctuosité à chaque gorgée. Finale cendreuse aromatisée au citron et au sel de mer, cette fraicheur tranche d’avec l’aspect salaud et crasseux de la tourbe et de la suie. Je ne suis pas fan de Caol Ila mais ce jeune embouteillage bonifié généreusement par l’apport du bourbon cask est simplement une expérience hallucinante.

Patrick 91%
Un excellent Caol Ila fidèle au style de la distillerie. Quand je cherche un scotch d’Islay, ça ressemble à ça! Nez : Oh, ça sent le bonheur ça! De la fumée de tourbe, avec des herbes séchées, des agrumes et de la cendre. Bouche : Un mélange intense de fumée de tourbe, d’agrumes et de sel. A la deuxième gorgée, j’y trouve aussi du miel et du jus de salade de fruits. Le tout est porté par une belle texture. Finale: D’une belle longueur, intense, cendreuse et salée.

Old Speyside 43 ans 1973

47.8% alc./vol.
Distilled 1973, Bottled 2016 by Eiling Lim, Limited edition of 118 bottles.

André 93%
Jamais j’aurais pensé affubler une review de whisky du mot ‘’sagesse’’ mais c’est la première chose qui m’est venue en tête après 2-3 lapées. La sagesse de la longue maturation, des saisons qui se succèdent, de la quiétude des warehouse où vieilli le whisky. Le nez est généreux et moelleux, notes de biscuit au citron et de crème à la vanille onctueuse, d’amandes naturelles et d’ananas, mangues et poires, oranges, bol de fruits tropicaux. C’est salement gourmand et cochon comme nez. La bouche n’est pas en reste avec ses notes mielleuses et de sirop de poires, les fruits tropicaux et fruits de la passion, une pincée de cannelle et d’épices bien dosées. Aux gorgées subséquentes, touche de menthol. Notes de bois de chêne aussi bien balancées par les fruits, d’abricots et les raisins verts. La texture est sirupeuse, onctueuse et pleine. Longue finale sur les fruits tropicaux qui rappelle le vol en planeur, l’éloge de la lenteur et du laisser aller. Savoureux.

Patrick 87%
Un très bon whisky, riche et complexe. Nez: Un beau parfum présentant un mélange d’agrumes, de noix, de fruits tropicaux, de menthol et des biscuits de seigle. Bouche: Wow, des épices chaleureuses, des fruits tropicaux juteux, des d’agrumes, des raisins verts et plein de chêne sec. Finale: D’une superbe longueur, épicée et pleine de fruits tropicaux.

Glenlivet 16 ans Nàdurra • Batch 0808F

57.2% alc./vol.
Distilled 1992, Bottled 08/200.

André 84%
Nez de pêches et de poires, très doux et texturé, miel et sirop de poires, salade de fruits tropicaux, vanille boisée. La bouche est boisée, sèche. Feuilles de menthe fraîche, bois séché, cannelle et réglisse, poires, crème fouettée à la vanille, grosses notes de poivre, zeste de citron et pommes vertes. Finale de pommes poires, de melon au miel et d’intenses notes de bois sec poivré. S’en suit des notes sucrées de poudre de Bubblegum en rétro-olfaction.

Patrick 87%
Toujours très bons ces Nàdurra, un autre délicieux whisky démontrant le savoir-faire de cette distillerie. Nez : De beaux héros fruits juteux, avec des poires, des pêches et du litchi. Bouche : Des épices intenses qui prennent toute la place, puis après quelques minutes, de la salade de fruits, de la vanille et un peu d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, avec des pommes vertes.