That Boutique-Y Whisky Company Single Malt Scotch Whisky Highland #1 – 42 ans

43.5% alc./vol.
Batch #1, Bottle #253 of 473

André 88%
Selon Andrew du KWM, du Clynelish. Très frais et tropical, festif même! Nez gorgé de fruits tropicaux, d’ananas et de mangue, de sirop de salade de fruits, zeste de citron. La bouche est aussi crémeise que l’annoncait le nez; citron et ananas, pincée de sel de mer, belle vanille onctueuse et crémeuse nuancée d’une pincée de cannelle. Finale un peu courte, végétale et verdâtre, oscillant entre les fruits tropicaux et la vanille. Un peu limité pour ce qui est de l’éventail de saveurs mais au dessus des présentations de cette maison avec qui je me reconcielie un peu. Un embouteillage qui est aussi dans la lignée habituelle de la distillerie Clynelish.

Rare Malts Selection Dailuaine 22 ans

60.92% alc./vol.
Distilled 1973, Bottled 1996, Bottle #11978

André 88%
Très végétal au nez, bizarre au max. Mélange de poivre noir et blanc moulu, herbe verte tout juste coupé, citron, poires, céréales séchées, abricots. Attirant et frais, presque estival même. La bouche est incroyablement souple côté textural mais soutenu côté palette de saveurs et alcool. Poires, citron, oranges, céréales séchées, vanille et miel. Texture riche et grasse même si l’alcool est un peu décapant. Finale longue mais prévisible au niveau des saveurs livrées. Un peu difficile a sizer ce whisky, l’alcool peut-être ou l’amalgame de saveurs un peu singulier.

Old Particular Tobermory 15 ans

48.4% alc./vol.
Cask DL14412. Édition limitée de 349 bouteilles, distillée en 2005, embouteillée en 2020.

André 83%
Nez gorgé de terreau d’empotage humide assorti d’une touche végétale et verdâtre, le tout sous fond de fumée de tourbe. Sucre en poudre, terre mouillée, bois brûlé et charcoal, vanille et purée de bananes, notes herbacées. Belle texture, moelleuse sans être huileuse ou grasse, aspect général un peu crasseux. Bananes couvertes de crème fouettée à la vanille, feu de camps sur la grève, notes herbacées encore une fois, très terreux aussi, pommes vertes Il y a quelque chose qui m’agace dans l’agencement général des saveurs, le style de tourbe également, très singulier, du type ‘’hate it or love it’’. Finale mélangée de chocolat noir, de terre humide et de bois carbonisé,forte notes herbacées, citron, bananes vertes et sève de bois verdâtre.

Patrick 93%
Délicieux, avec des saveurs rudement bien agencées, et une belle texture savoureuse. Nez : De délicieux arômes de fumée de tourbe sucrée, des agrumes juteux et de la vanille. Bouche : Wow, l’ensemble des saveurs est vraiment bien présenté, avec de la fumée, du sucre, des fruits tropicaux juteux et de la vanille. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Martin 86.5%
Nez: Malt, céréales, citron et crème. Bois sec, cassonade, raisins blancs et pointe de miel. Foin sec avec une pointe maritime. Bouche: Fruits tropicaux, sucre blanc, miel, bois et poivre. Touche de sirop de table. Très agréable. Finale: Accents de menthe, de chêne, d’épices et de biscuits thé social. Un tout petit peu agressif en fin de parcours. Équilibre: Un superbe petit dram auquel il faut donner un peu de temps pour apprécier pleinement.

Macallan Harmony Collection – Inspired by Rich Cacao

44% alc./vol.

André 86%
Nez de sherry au chocolat, raisons secs, dates, caramel.
Trace de cannelle en bouche, envahie rapidement par des notes de chocolat, dates et raisins secs, Sherry plus présent légèrement plus épicé que le nez. Texture intéressante sans être unique ou exceptionnelle. Le Sherry n’est pas pompeux comme certaines éditons. Courte finale, sur le chocolat au lait fourré de fruits secs et d’une pincée de cannelle.

Patrick 80%
Mouin. Je n’aime pas avoir l’air du pisse-vinaigre qui critique les produits des grandes maisons du scotch mais… On a ici un scotch définitivement sous les standards de Macallan. Sans être mauvais, ça aurait été ok si ça avait été présenté comme un produit d’entrée de gamme, et surtout trois fois moins cher. Nez : Du xérès plein la face, rappelant des fruits des champs bien mûrs et sucrés trempés dans du chocolat au lait. La signature de Macallan y est, mais avec un peu moins de raffinement. Bouche : Les fruits trempés dans le chocolat sont toujours présents, mais dominés par une bonne dose d’épices venant du chêne sec. La texture laisse malheureusement un peu à désirer. Finale : Plutôt courte et boisée.

Tomatin 12 ans 2008 Monbazillac Casks French Collection

46% alc./vol.

André 81%
Nez vineux et de fruits secs, cerises éventées,
Bouche sèche et liquide, pelures de pommes, gâteau aux raisins, dates, oranges et poivre moulu.
Finale moche et sans vie, texture liquide au max remplie d’épices, de poivre et de fruits séchés, très boisée.

Patrick 85%
Un très bon dram. Nez : Le parfum est sucré avec des pommes cuites avec de la cannelle, du miel et une poignée d’herbes aromatiques. Bouche : Boisé et épicé, avec des pommes vertes, du café et une touche de miel. Finale: D’une longueur moyenne, herbeuse avec une petite poignée de noix.

Deanston 15 ans Marsala Finish

55.2% alc./vol.
Distillery Exclusive, Distilled 2002, Bottled 26/04/2018, Limited edition of 1308 bottles

André 83%
Superbe nez de cerises et raisins secs mélangé de poires, mangues et de melon au miel, fruits tropicaux. Bouche sèche et marquée par le bois et l’alcool. Vanille, miel, citron, fruits tropicaux derrière un mur d’alcool puissant et de gingembre. Aux gorgées subséquentes, les influences du bois gagnent en force s’affublant d’un léger côté végétal et de bois séché à saveur de vanille. Finale pointue, marquée par l’alcool et la sécheresse du bois. Pour ma part, un Deanston beaucoup trop influencé par le bois, manquant d’équilibre général et à l’alcool un peu trop fringuant.

Patrick 83%
A l’aveugle, c’est bon! Par contre, si je m’étais payé cette bouteille en m’attendant retrouver un scotch mature de 15 ans avec des notes de vin marsala, je serais probablement fort déçu. Nez : Bois frais, poires, mangues… En fait, fruits tropicaux. Bouche : Dominée par la chaleur de l’alcool et du chêne, j’y retrouve aussi de beaux fruits tropicaux bien juteux, ainsi qu’une discrète touche d’agrumes. L’alcool parait plus fort que le taux affiché. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et boisée.

Deanston 23 ans Oloroso Sherry Matured

50.2% alc./vol.
Distillery Exclusive, Distilled 1995, Bottled 2019, Limited edition of 1473 bottles

André 91%
Nez très opulent, gorgé de pâte de fruits, de cerises et fruits séchés, de caramel, prunes enduites de terre. La bouche est pâteuse et mielleuse, fruits et raisins secs, cerises et vieux cuir, terre mouillée et chocolat noir fourré de poivre, dates dans le caramel fondu, miel chaud. Épices très soutenues parfumant le sherry très dense et compact. Le whisky gagne grandement à respirer longtemps, l’équilibre s’en trouve bonifié, les épices sont beaucoup plus discrètes aussi. Finale très fruitée, passablement d’épices, chocolat noir, raisins secs, cuir et terre mouillée.

Patrick 89%
Un whisky qui m’a laissé dubitatif. Je suis partagé entre « too much » et « wow, quelle intensité ». Comme le mentionne André, le whisky gagne à respirer longtemps, mais n’étant pas de nature patiente, je suis obligé de conclure en disant « presque! ». Nez : Oh boy! Le xérès est tout sauf subtil ici! La grosse pâte de raisins secs, avec un peu de fudge, des cerises, une goutte de miel et du cuir. Bouche : Ici aussi le xérès est très intense, avec des saveurs de raisins secs, de chocolat noir, de cuir, de miel, mais aussi les épices typiques du chêne carbonisé. La texture en bouche est très agréable. Finale : D’une très belle longueur, avec des raisins secs et du chêne brûlé.

Douglas Laing Rock Island Sherry Edition

46.8% alc./vol.
Blended malts comprenant des whiskies provenant des Iles d’Arran, Islay, Orkney et Jura. Ce Whisky a passé les dernières étapes de sa longue maturation dans des fûts ayant préalablement contenu du Sherry Oloroso. Édition limitée de 3000 bouteilles.

André 81%
Je ne trippe pas sur ce type de tourbe à la Tobermory-Ledaig, très terreux avec des accents de soufre mélangé de viande fumée dans un nuage maritime iodé. Bouche ponctuée de raisins secs, de sel de mer, de tourbe terreuse, enrobé de caramel, puis de cerises et de cannelle. Viande fumée et cuite sur le bbq. Finale épicée et tourbée, caramel poivré, grandement influencée par le sherry et qui ne se départit pas de ses notes terreuses du début à la fin de la dégustation. Pour tout dire, je crois que l’influence de Jura est peut-être un peu trop prononcé sur le rendu final.

Elements of Islay LP12

54.7 % alc./vol.
Fruit d’un mélange de 2 ex-bourbon casks et 2 sherry casks distillés en 2014, donc de 6 ans d’âge. Édition limitée de 1672 bouteilles.

André 82%
S’il y a la moitié du mélange qui provient de sherry Cask, je ne sais pas comment cela s’est transmit côté saveurs… Je n’ai rien trouvé de relié au sherry dans la dégustation. Nez maritime très iodé mélangé de foin sec et de bouses de vaches séchées au soleil. Présentation un peu brusque et rêche. Sensation de cendre froide en bouche à saveur de camphre médicinal très iodée et citronné. Poires, melon au miel, citron, cendre, iode. Finale cendreuse et herbeuse, marquée par le poivre et les fruits tropicaux à chair tout en demeurant très astringent. Une version sans trop de finesse et peu de complexité.

Patrick 75%
Dommage d’avoir embouteillé ce scotch à un si jeune âge, quelques années de plus et il aurait été spectaculaire. Fail. Nez : Le parfum est dominé par le sel de mer, des cendres froides et une touche d’agrumes. Bouche : Ouf, ça semble être un très jeune malt, ça. Bref, new make tourbé, agrumes, sel et fruits tropicaux. Mais surtout new make. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel et le new make. Après 30 secondes, ça devient même légèrement désagréable.

Kim 82%
Nez : Sucre d’orge, raisins verts, poivron vert grillé, cendre froide. Bref, ça sent le Islay très classique. Bouche : Ça part en douceur avec un rappel du sucre d’orge. La fumée est délicate et vire ensuite au miel de sarrasin et… au vieux cendrier. Sans tout gâcher, cette finale enlève un peu de plaisir.

Lost Distillery Vintage Selection Gerston Batch 2

46% alc./vol.
L’histoire du whisky Gerston est l’histoire de deux distilleries, connues sous le nom de Gerston One et Gerston Two. Gerston One était une distillerie familiale à l’échelle d’une ferme, avec une production généralement faible produisant un spiritueux de haute qualité qui était en demande à la fois à la maison et plus loin. Il était apprécié par les grands et les bons de la société londonienne et avait des clients aussi éloignés que le Brésil et l’Inde. Il a existé pendant plus de 80 ans et est resté dans la famille Swanson pendant presque toute cette période.

Gerston Two était une distillerie à l’échelle industrielle d’une capacité de 80 000 gallons d’alcool par an. Les propriétaires espéraient imiter le succès du whisky de Gerston One en construisant une nouvelle distillerie, qui avait une capacité presque dix fois supérieure à celle de Gerston One. La production chez Gerston Two a duré un peu plus de deux décennies – ils n’ont pas été en mesure de reproduire le succès et, surtout, la qualité de l’esprit précédemment associés au nom Gerston.

André 91%
Les éditions Gerston sont de loin mes préférées dans peut importe la série. Cet ops ne fait pas exception. Un superbe travail de blending. Nez floral, maritime et industriel à la fois. Fruits à chair en conserve, sel de mer, fumée de tourbe, glaçage à gâteau le tout assaisonné d’une pincée de parmaviolet. En bouche, compote de pommes et gomme à savon, iode et sensation minérale, fumée industrielle très léchée dans le style, fruits à chair. Superbe texture ronde et charnue. La fumée de tourbe est juste bien dosée afin de laisser la place aux saveurs plus délicates. Longue finale planante, minérale et florale sous fond de fumée de tourbe amadouée et de sirop de fruits.

Patrick 94%
Il y a des whiskys tellement mauvais, que je me demande pourquoi je continue à écrire ces évaluations… Puis, il y a des whiskys comme celui-ci, où je suis heureux d’en écrire une, car je pourrai ainsi toujours me souvenir à quel point c’était magistral. J’ai adoré tous mes Gerston de Lost Distillery, et celui-ci ne fait pas exception. Nez: Un parfum de pur bonheur, avec de la tourbe, des fruits mûrs, du miel, des épices et une goutte de caramel. Bouche : Porté par une sublime texture, la fumée de tourbe présente une rare complexité, avec du miel de trèfle, des fruits mûrs, un peu de chêne, du caramel et une pincée de sel. Finale : D’une superbe longueur, salée, fumée et très subtilement fruitée.