Old Malt Cask Laphroaig 12 ans

50% alc./vol.
Distillé en juin 2000 et embouteillé en août 2012 depuis le hogsheads #8677, 387 bouteilles.

André 89%
Typiquement Laphroaig; peat, sel, algues et goudron, bitume. Bouche à l’image du nez, très agréable mais costaude même si agréablement sucrée. Finale soutenue mais un peu courte, raw en bouche, probablement dû au taux d’alcool. Un Laphroaig livré sans trop de sophistication, et qui ne se distingue que par son taux d’alcool plus haut qu’à l’habitude.

Patrick 90%
Nez: Tourbe fumée et goudronnée très typique de la distillerie. Bouche: Belle texture huileuse. Fumée puissante ,tourbe et goudron, avec une pointe médicinale. Finale: Tourbée et médicamenteuse, mais gagnerait à être plus longue. Balance: Parfaite! Tout ce qu’on peut espérer d’un Laphroaig.

Martin 90%
Nez: Tourbe salée, touche d’asphalte et d’hôpital de campagne. Un vrai de vrai Laphroaig. Sucre blanc et fruits tropicaux pour supporte et/ou équilibrer la tourbe. Bouche: Tourbe salée, pointe de fruits à chair blanche et de poivre rose. Les épices et le degré d’alcool attaquent sans relâche le palais, cherchent une brèche. On aime un bon défi. Finale: Bien poivrée, épicée, boisée et chaleureuse. La tourbe et les fruits terminent bien le voyage. Équilibre: On ne cherche pas ici à impressionner outre mesure, on se repose sur la force de la distillerie d’origine et sur le sacro-saint taux d’alcool de 50% d’OMC pour livrer un dram qui sera difficile à oublier.

RV 93%
L’été a vraiment due être très bucolique sur l’île de la tourbe en juin 2000 ou en août 2012. Très phénolique, la tourbe peine à passer à travers l’hôpital, surtout quand l’ensemble du nez est recouvert de poivre et sel. Presque fruité en bouche, c’est soutenu, peu agressif, savoureux et la finale est longue et expansive. Mais qu’est-ce qu’on a fait à ce baril? Je croirais avoir droit à un nouveau type de finition tout à fait particulier. Tout ce à quoi je m’attend d’un revendeur, et peut-être mon meilleur OMC à ce jour: du départ classique à la surprenante finale, c’est une réussite sur toute la ligne.

Glengoyne 12 ans Cask Strength

57.2% alc./vol.

André 87%
Fruits secs; j’aime le feeling en bouche, comment il « explose » dans la bouche. Ressemble au Glenfarclas 105.. les raisins en moins…

Patrick 85%
Sent bon. Cannelle + cassonade; Fruits séchés, fumée légère; Il est meilleur à chaque gorgée.

Martin 86%
Orange foncé, brun ambré, influence du fût marquée. Nez: Impression de craie. Caramel et orange sucrée. Chêne, vanille et toffee. Très boisé. Le second nez se découvre en fleurs. Bouche: Caramel légèrement salé, épices, canne à sucre, pâte à dents. Cannelle forte et fleur de sel. Finale: Chaudes et longues épices avec un goût boisé persistant. Équilibre: Un très bon cask strength, mais sans plus. On aime ça. Je ne suis pas sûr qu’il aurait gardé son mordant s’il avait été dilué à 43 ou 46%.

RV 87%
Fumée, dry fruits; Feeling particulière; tout en grain de texture.

Old Malt Cask Macallan 14 ans

50% alc./vol.
Distillé en octobre 1997 et embouteillé en octobre 2011 du fût #7738, 365 bouteilles.

André 83%
Nez de citron et d’agrumes, passablement de vanille et aucun sherry. Cela fait d’ailleurs un peu bizarre de goûter à un Macallan sans sherry. En bouche, les céréales s’expriment fortement. Le citron, la vanille et le léger caramel brûlé coiffe le tout. Finale alcoolisée, un peu trop diffuse et avec des notes de bois sec.

RV 83.5%
Belles prémisses et bon dénouement, dommage que l’intrigue est racontée dans un aussi pauvre vocabulaire. Beau petit gâteau à la vanille et gelée de bleuets, pour un Macallan, il y a de la personnalité dès l’introduction. En bouche, c’est malheureusement du malt aigre, supporté à peu près seulement par l’alcool. En finale, le grain reprend les apparats du nez et s’éteint dans une finale particulièrement longue pour l’âge relativement jeune. Douglas Laing réussit toutefois à démontrer plus de personnalité que dans beaucoup d’éditions de la distillerie.

Patrick 84%
Nez: agrumes et malt. Bouche: Fruité, oranges et malt. Finale: s’étire sur les notes d’orange et une pointe de chêne brûlé. Balance: Bien, original pour un Macallan, sans plus. Pour les fans finis de la distillerie.

Isle of Jura 16 ans Diurach’s Own

43% alc./vol.

Patrick 89%
Un très bon dram, idéal pour les dimanches d’automne, au coin du feu, en regardant le football à la télé.  Nez : Agrumes, pêches, cuir et caoutchouc.  Bouche : Très huileux en bouche.  Saveurs complexes où l’on retrouve pêche, citron, chocolat noir, caramel, cuir et sel, le tout enveloppé dans un léger voile de fumée.  Finale : Longue, suave et marquée par le cuir et le sel.

Martin 91.5%
Visuellement, un feu roulant teinté orange vif habite le verre… Nez: Léger pneu caché derrière un beau gros citron. Pêches et caramel sont aussi de la fête. Un nez calme et équilibré qui commande le respect de ses 16 ans. Bouche: Caramel, toffee et cannelle balayent la fumée hors de vue avec une vélocité effarante. Pêche et citron reviennent ensuite bras dessus, bras dessous avec une touche de chocolat noir. Finale: Miel et citron se battent longuement pour rester à l’avant-plan. Comme une pastille Halls. Douces notes de cuir et de terre. Équilibre: Un remarquable whisky. On comprend maintenant pourquoi les habitants de Jura ont voulu le garder pour eux aussi longtemps.

North British 1980 Single Cask

60.3% alc./vol.
Embouteillé en 2000.

André 86%
Céréales au miel, toasted grains, céréales Sugar Crisp, sucre brun, noix brûlées, wood shavings, agrumes présenté dans un nez pointu mais vraiment agréable. La conjonction céréales-bois du fûts est la pierre angulaire de cet embouteillage. On peut vraiment ressentir l’effet du fût neuf, les notes de vanille sont omniprésentes au nez, et il faut par ailleurs réussir à passer outre le taux d’alcool assez puissant afin d’accéder aux saveurs, c’est comme un peu une chasse aux trésors afin de dénicher les saveurs relativement douces d’ailleurs sous cet édredon d’alcool. Raisins, vanille, pommes ou jus de pomme avec un peu d’acidité. Bouche asséchée sur la vanille et les fruits, le caramel. Longue finale sur le sucre, la vanille et le caramel. Assez rectiligne, la conjonction du nouveau fût et du grain whisky n’apporte pas quelque chose de bien diversifié mais l’ensemble est cohérent et relativement bien présenté.

Glenmorangie Traditional

57.2% alc./vol.
Version non-filtrée à froid, vieillie en fût de chêne pour une période de 10 ans et embouteillée à la force du fût.

André 81%
La table est mise, nappée de vanille et de feuilles de fraises. Nez vif démontrant bien son haut taux d’alcool. En bouche, il se présente plus fruité, framboises saupoudrées de sucre, soutenu par les épices ainsi que les oranges en sourdine. En finale, le salé habituel des Glenmorangie apparait, le taux d’alcool s’affirme avec encore plus de vigueur mais y’a un off-key en finale qui vient débalancer le tout. Même le sucré-vanillé du fût ne réussi pas à contrebalancer la puissante vague alcoolisée.

RV 80.5%
Traditionnel, comme lorsqu’on ne lavait pas vraiment les équipements entre les batches? Insecticide et parfum de madame, le nez est agressif, sinon agressant. Sur la langue, il s’agit d’un one-man show d’alcool avec très peu de transition, mis à part un grain pourri qui se poursuit jusqu’en finale. Vitreux et terreux, on dirait ce qu’il reste du contenu d’une bouteille balancée dans le fond d’une dump à l’arrière d’une halte routière.

Patrick 90%
Nez : Orange, sucre d’orge, vanille, agrumes et miel. Bouche : La complexité de Glenmorangie, la force de l’alcool étant combattue efficacement par la douceur du miel, du sucre d’orge et de la vanille. Les notes de malt, d’oranges et d’agrumes viennent donner une dimension supplémentaire à l’ensemble. Finale : S’étire délicieusement longtemps sur des notes épicées. Balance : Glenmorangie pur et fort. Définitivement pas un whisky pour les sensibles, mais plutôt pour ceux qui aiment leur whisky robuste et raffiné.

Adelphi Lochside 46 ans 1965 Single Blend

52.3% alc./vol.
Distillé en 1965 et transférés dans le fût numéro de sherry #6778 où il restera pour les 46 prochaines années avant d’être embouteillé par Adelphi en 2011. Embouteillé à la force du fût, ce fût unique a produit seulement 499 bouteilles. Ce single blend est constitué à la fois de « grain whisky» et de « malt whisky » distillé à la même distillerie et mariés dans un fût unique dès la première journée de maturation.

André 94%
À voir la différence de couleur avec le 47 ans, on pourrait penser que celui-ci provient d’un fût de sherry de premier remplissage tellement il est foncé. Vraiment bold au nez avec de la pâte de fruits rouges, les toasts brûlées, le café noir. Bouche de gâteau au fruits avec coulis de chocolat noir, la torréfaction et une texture légèrement cireuse. Finale longue sur ces mêmes notes, l’alcool est présent et s’accompagne bien des notes de toffee brûlé. Inévitablement, le whisky à lequel je n’ai pu manquer de le comparer est le Glendronach 1972 lui aussi évalué récemment, mais force de constater que cet embouteillage est de loin supérieur. De la noblesse liquide, de la candeur alcoolisée. Mémorable !

RV 86%
Les sports extrêmes ne font pas biens à tous. À défaut d’être subtil, il n’est pas gêné du tout : baies diverses, d’éclisses de cèdres, un peu de colle à bois Lepage et du grain de baril à la fois mielleux et juteux. Et pourquoi pas de la confiture de citrouille, alors qu’il gagne à respirer dans le verre. Arrivée un peu bizarre, miel, orange et caramel industriel, mais dans une belle chaleur. Finale dans le blé et la chaleur, la cassonade et beaucoup de houblon. Un peu trop agressif malgré une large palette olfactive, la descente est mouvementée mais j’aime mieux un gros saut que 38 bosses de file.

Patrick 94.5%
Nez: Xérès sucré et chêne. Pointe de vanille. Bouche: Xérès, expresso sucré, rhum, chêne brûlé, cuir et vanille. Enveloppe la bouche de façon… Débile. Finale: Longue et envoutante. Chêne et xérès. Balance: Sublime. C’est un blend ça???

Adelphi Lochside 47 ans 1965 Single Blend

54.6% alc./vol.
Située dans les Highlands, la distillery Lochside a été fondée en 1898 et fût fermée en 1992 puis démolie en 2005. Cet embouteillage de Adelphi a été distillé en 1965 et est livrée ici après un impressif 47 ans de maturation. Cet embouteillage tout particulier est un single cask blend fabriqué à la fois de « grain whisky » et de « malt whisky» distillé à la même distillerie et mariés dans un fût unique dès la première journée de maturation.

André 87%
Il y a quelque chose dans le sherry qui m’accroche, genre poussiéreux humide, mais pas dans le bon sens du terme. Cerises marasquin, bien fruité mais pas mal moins fortement que le même embouteillage de 47 ans, il se révèle lui aussi être un « énorme sherry monster ». Bouche de bonne puissance sur les fruits séchés sur fond asséché. Éclisses de bois et finale plus corsée au niveau textural. Le 46 ans était plus rond en bouche mais on sent aussi que l’on a pas ici affaire à un jeune whisky. Un bloc massif de sherry, moins diversifié que le 46 ans au niveau aromatique.

RV 81.5%
La pédale au plancher (de bois) avant de commencer, les pneus tournent dans le vide. Avant même de le sentir, la couleur semble menaçante, très foncée et à l’apparence pesante. Arrivée très brûlée au nez, les éléments du 46YO mais dominés par le caramel trop foncé et la surpuissance du bois au travers de la cassonade compacte. Arrivée d’abords de miel et de vanille brûlée, puis le grain et la sève de vieux est beaucoup trop forte. Finale de café, de bleuet torréfié et encore une fois de chêne, à l’image de certains rhums foncés. Trop de caoutchouc reste sur le bitume malheureusement.

Patrick 94%
Nez: Xérès, vanille et chêne. Semble si chaleureux. Bouche: Xérès, caramel brûlé, cuir… Et poivre! Rappelle aussi un vieux rhum. Finale: Riche, extrêmement longue et épicée. Balance: Parfaite.

Highland Park 15 ans Earl Magnus

52.6% alc./vol.
Édition limitée de 5976 bouteilles. Highland Park présente sa toute nouvelle réalisation Earl Magnus. Ce whisky puissant est un Highland Park de 15 ans d’âge renforcé par des fûts du début des années 1990 afin de lui apporter plus de profondeur et de corps. Son nom est un hommage au viking Comte des Orcades, en la mémoire de qui fut élevée la cathédrale de Kirkwall, située à moins d’un mile de la distillerie. Créé par le maître distillateur Max MacFarlane, ce Earl Magnus est embouteillé à 52.6%.

André 95.5%
Miel floral, pacanes rôties, légère brume fumée. Texture parfaite en bouche livrant un beau mélange d’agrumes et de cerises Cherry Blossom. La persistance en bouche s’Affirme par une belle brûlure alcoolisée très apaisante. Dans la découverte des single malts, cet embouteillage est un Saint Graal, le Prix que recherche tout amateur. Une autre raison de faire de Highland Park ma distillerie préférée.

RV 89.5%
Tourbe de bruyère au Quench à saveur de raisins à la Ambassador Cask. Chocolat aux bleuets un peu aéré, et à la limite poussière de pétale de fleur de bruyère. Arrivée très sucrée et fruitée suivi de la brûlure d’alcool et de sucre (sirop de table) brûlé. La finale est un lente pente decroissante sur laquelle on se mets sur le neutre pour apprécier.

Patrick 93%
Un superbe ensemble de légère fumée et de chocolat aux bleuets des pères de Mistassini. Le tout est agréablement équilibré par la fameuse tourbe de bruyère des Orcades et une touche de vrais fruits des champs (pas ceux de l’épicerie, ceux que vous ramassés vraiment dans un champ). Un exemple d’équilibre, un whisky à boire en smoking lors d’une dégustation de grande classe ou en chemise de bûcheron, assis au bout d’un quai sur un lac de montagne.

Martin 90.5%
Nez: Floral, fumée de bruyère. Légère tourbe, un peu de sherry. S’ouvre ensuite sur du pneu brûlé. Citron et meringue, guimauve même. Un petit peu de chêne épicé. Bouche: Miel, fleurs, miel, épices, miel, vanille. J’ai tu dit miel? Le citron revient. Huileux et sec à la fois. Poivre et gingembre font une apparition tardive. Finale: Le sherry apparait en force. Pain d’épice fumé. Très particulier. Équilibre: Mielleux. Vraiment un Highland Park qui sort de l’ordinaire.

Glenturret 10 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

Patrick 88%
Nez : Fruits, agrumes, quelques épices. Bouche : Orange, cannelle, belle texture en bouche, une pointe de fruits. Finale : S’étire sur une note épicée et rafraichissante. Balance : Une belle surprise! Très rafraichissant.