Macallan Edition No.1

48% alc./vol.
Mélange de 8 types de fûts chacun apportant une saveur particulière : 1st Fill European Tevasa Butts / 1st Fill European Hudosa Butts / 1st Fill American Vasyma Puncheons / 1st Fill European Miguel Martin Butts /1st Fill European Gonzalez Byass Butts / 1st Fill European Tevasa Puncheons / 2nd Fill European Sherry Hogsheads / 2nd Fill European Sherry Butts.

André 86.5%
Notes de chêne en avant-plan, bien soutenues d’ailleurs avec un taux d’alcool bien costaud. Le whisky est au départ un peu fougueux, un peu sec, malgré ses notes d’oranges, de miel et de chocolat super agréables qui calment un peu la donne de la sécheresse générale. En bouche, la texture est un peu effilée mais visqueuse à la fois, le bois de chêne est encore une fois très présent, savoureuses notes de chocolat et de caramel, se terminant par de belles notes d’oranges et de chocolat au lait, noix grillées, quelques notes de fruits secs et soupirs poivrés aussi, mais plus en sourdine. La finale est polie, poreuse avec une rétro-olfaction épicée et poivre mourant dans des vaguelettes de chocolat et de miel. Un bon Macallan, peut-être un peu trop loin des fûts de sherry cask qui ont fait sa renommée, mais à 48% d’alcool et offrant de si belles saveurs, un sure shot si vous êtes chanceux et pouvez mettre la main dessus.

Patrick 94%
Un excellent Macallan avec toute la complexité et la balance qu’on peut souhaiter venant de cette mythique distillerie. Nez : Parfum de gingembre et d’orange, avec un beau sucre délicat et fruité ainsi qu’une bonne dose de caramel. Bouche : Belle arrivée épicée et boisée, avec un fond fruité et chaleureux. Finale : Suave.

Martin 90%
Assez riche et foncé, couplé au fait que c’est un Macallan, pour une image très alléchante. Nez: Xérès et caramel grillé, malt et épices. Raisins, herbe et fruits secs. Bois sec et légèrement poussiéreux. Bouche: Ample et riche, gorgé de caramel, de dattes, de raisins et de cuir. Savoureux. Finale: Longue, chaude et épicée, sur des notes de bois, de cuir et de cannelle. Oranges sanguines. Équilibre: Un excellent sherry cask, un solide Macallan. Choix béton au niveau du degré d’alcool. Dommage de ne pas l’avoir au Québec.

Mortlach 18 ans

43.4% alc./vol.

André 86.5%
Signature du Mortlach, épices singulières baignant dans le toffee, cannelle, gingembre, terre mouillée, fruits séchés, vieux bois de chêne gorgé de sherry noble et rustique. La bouche est légèrement sèche, passablement épicée et l’amalgame de saveurs est très intéressant ; oranges, fruits séchés, toffee, et les épices du nez (cannelle et gingembre). En respirant, notes de morceaux de pommes trempées dans le chocolat fondu, café au lait. Superbe texture visqueuse sur fond d’épices, cela rappelle presque certains vieux bourbons américains avec un fond tannique et un peu sec. La finale est sèche, épicée mais offre de savoureuses notes de vieux sherry boisées. Un whisky savoureux mais un peu trop conservateur dans son approche.

Patrick 93%
Un extraordinaire whisky, parmi les plus complexes et bien balancé que j’aie jamais bu. Mortlach mérite bien sa réputation! Nez : Riche parfum de fruits mûrs, de chocolat et de cuir. Bouche : Superbe! Cuir, chêne brûlé, épices, fruits mûrs et chocolat. Tout y est, même une touche de miel et de caramel vers la finale. Finale : Longue, savoureuse, complexe et bien balancée.

Ardbeg Dark Cove 2016

47.5% alc./vol.
« Dark Cove » d’Ardbeg fait référence à l’histoire de la crique sombre où est aujourd’hui installée la distillerie. Autrefois repaire des contrebandiers, la crique servait à la production illicite du précieux liquide, abritée dans une grotte qui ne pouvait être atteinte par la côte. La crique ne devait être rejointe qu’en nuit de pleine lune, sur un canot à rame, avec un chargement de tourbe, provisions mais aussi jarres et fûts pour atteindre, sans lumière, la grotte. Ce whisky est la rencontre entre un Ardbeg vieilli dans d’anciens fûts de bourbon puis dans des fûts de sherry sombre.

André 94%
Rarement on aura pu savourer un Ardbeg nappé d’atours si fruités de sherry et de chocolat noir fourré d’épices et de poivre. Sans en amputer la tourbe distinctive de surcroit. Moue de percolateur à café, chocolat noir, cerises, les fruits séchés, les oranges, la fumée de tourbe, la bouche livre une opulence presque déroutante, venant d’un Ardbeg, on est dans un autre monde, totalement. Une fois la vague chocolatée et de sherry passée, résidu de sel de mer, bitume chaud, copeaux de noix de coco fumés, poivre et épices, fumée médicinale. Superbe texture, au début bien tendre puis migrant sur des notes d’épices et de poivre rose un peu plus pointues. La finale est relativement longue et les saveurs de la bouche terminent simplement leur évolution en s’estompant lentement. J’adore l’aspect inattendu de ce Ardbeg, l’éventail des saveurs explorées sans échapper la ligne directrice de la distillerie. Après les déceptions des embouteillages Ardbeg Day des 2 dernières années, cette édition en réconciliera plusieurs avec la distillerie Chérie de plusieurs amateurs. Well done.

Patrick 95.5%
Wow, définitivement le meilleur Ardbeg que j’aie goûté, ce qui n’est pas peu dire. Complexe, intense, savoureux, définitivement « on the top of the world ». Nez: Superbe parfum de xérès accompagnant subliment les traditionnelles saveurs du Ardbeg, soient la fume, la tourbe, le goudron, le caramel subtil et quelques fruits plutôt discrets. Bouche : gigantesque sel et xérès avec quelques notes de fumée, de goudron et d’épices venant du chêne brûlé. Finale : Longue et épicée.

Martin 94%
Nez: Tourbe fruitée et intense, gazon boueux, chocolat, marmelade, fumée et asphalte fraîchement coulée. Bois et fleur de sel. Extrêmement complexe et puissant à la fois. Du grand Ardbeg en perspective. Bouche: Texture goulue et sirupeuse, épices bien dosées, caramel, vanille, chêne, herbe séchée, le tout enrobé d’une généreuse tourbe feutrée. Absolument saisissant! Finale: Cerises, feu de camp, vanille encore et caramel salé. Chocolat noir et maison du citoyen de Saint-Basile-le-Grand. Air salin qui reste bien longtemps après avoir fini son verre. Équilibre: Un des plus solides Ardbeg dont j’ai eu l’occasion de goûter. Un équilibre quasi-parfait de tourbe et de xérès. Si vous avez raté le committee release, cet embouteillage suffira amplement.

Glendronach Cask Strength Batch #5

55.3% alc./vol.

André 87.5%
Nez ample, d’une grande générosité. Raisins séchés, pommes rouges, cannelle qui asséchera beaucoup la bouche en finale, gâteau aux fruits, oranges confites, cerises Marasquin. La qualité du fût de sherry est facile à constater, aucun arrière-goût de chlore ou de tannins indésirables, juste l’opulence du sherry version 36C. La bouche est liquoreuse, très fruité ; pâte de fruits, gâteau aux fruits, oranges, cerises noires, puis la bouche change rapidement et balance dans les épices plus pointues de cannelle et de gingembre avec un kick-back poivré qui tranche un peu d’avec la texture moelleuse. Le côté pâte de fruits est vraiment hallucinant et les saveurs de cerises noires très intenses. La finale est sèche et épicée, je trouve dommage que le whisky ait perdu son côté velouté et amoureux sans se départir de son sherry aux cerises.

Patrick 83%
Intense, Presque agressif. L’alcool semble plus fort que le 55% indiqué sur la bouteille. La balance pourrait être mieux, même si ça demeure agréable à boire. Nez : Chêne, amandes, fruits mûrs, orange et subtile note poivrée. Bouche : Bois et xérès hyper brûlant, poivre, gingembre, épices et notes de cigare. Finale : Longue, boisée et épicée.

Martin 88%
Nez: Assez punché, sur des vagues de fruits rouges, de raisins secs et de cannelle, d’orange et de cassonade. La qualité du sherry est évidente, mais sera t-elle démolie par la force du taux d’alcool? Bouche: Épices, caramel, toffee, dattes, tabac aromatisé, raisins et pruneaux. Toutes les notes du fût de xérès déploient un attaque agressive! Finale: Longue sur le bois et les épices interminables du cask strength. Pâte de fruits et fondue au chocolat. Équilibre: Un peu trop agressif au niveau des épices, mais si ça ne vous gêne pas, ça reste un sherry cask strength plutôt réussi.

Kim 86%
Au nez : Cassonnade, pain doré, les fameux « pets de soeur » que mère faisaiet pour passer ses restants de pâte à tarte. Riche et sensuel, il me donne absolument envie de m’y tremper les lèvres. Au goût : Le bois est extrêmement présent, recouvert d’une couche de caramel très foncé, limite brulé. Épices et alcool en arrière-goût, il aurait besoin d’un peu plus d’esprit, de compexité. Si c’était un homme : Chris Pratt, avec ses airs un peu clownesques, qui tranchent avec ses abdos bien découpés.

Dailuaine 34 ans 1980

50.9% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #2083 de 2952.

André 94%
Céréales Honey Comb, avalanche de toffee surchauffé, de miel, d’ananas et de marmelade de fruits exotiques. Un brin d’eucalyptus ou de menthol. Un des nez les plus singulier que j’ai eu la chance de croiser. En bouche ; le melon d’eau, les poires, grains de céréales au miel, toffee et ensemble généreusement fruité nuancé de notes vertes (herbe, eucalyptus et menthol). Oranges, nectarines, fruits tropicaux, gingembre et une légère touche de chocolat fumé. La finale est plus pointue, les épices, le poivre et l’alcool aidant, un peu sèche même. Superbe, hallucinante texture, amalgame unique de saveurs, expérience inattendue.

Patrick 94%
Incroyablement complexe, bien balancé, intense et savoureux. Un dram extraordinaire! En fait, l’un des drams les plus complexe que j’aie eu la chance de goûter. Nez : Je ne me souviens pas d’avoir jamais senti un sucre si intense dans un whisky aussi vieux. Donc, sucre, cassonade, caramel, quelques fruits mûrs et une pointe de vanille. Bouche : Riche et savoureux bouquet de fruits mûrs, vanille, épices chaleureuses, touche de bois brûlé et quelques herbes. Finale : Longue et intense, marquée par les fruits mûrs.

Hankey Bannister 21 ans

40% alc./vol.

André 81%
Nez hyper fruits rouges, sherry du type de certains Dalmore de par le côté capiteux, excessif et pompeux de son sherry si particulier, toffee et caramel, beaucoup de toffee d’ailleurs, raisins secs, chocolat noir. Ça donne presque l’impression qu’on a voulu cacher quelque chose sous l’épaisse couche de sherry fruité qui monopolise pratiquement toutes les saveurs du nez. La bouche n’offre très peu de surprises hormis quelques pointes boisées tirées du fût de chêne, le sherry, le chocolat, les raisins, les oranges trop mûres se noyant dans le caramel et le toffee. L’arrivée en bouche est un peu cireuse et liquoreuse. La dilution à 40% n’aide pas l’ensemble qui est beaucoup trop plat et rectiligne en bouche. La finale est longue et fruitée avec une pointe de gingembre et de boisé. Un whisky un peu trop pompeux pour les qualités qu’il offre au final.

Patrick 88%
Tout ce qu’on recherche dans un blend, complexité, balance et facilité à boire. Tout, sauf le prix, car il n’est rien de moins que 4 fois trop cher pour sa qualité. Nez : Savoureux parfum de gâteau de Noël et de chocolat noir, reposant sur un lit de caramel et de vanille. Bouche : D’abord les épices du bois, puis la vanille, le chocolat noir et une petite dose de fruits mûrs. Finale : Un peu courte, avec une pointe subtile de fumée.

Dalwhinnie 25 ans 1989

48.8% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #5290 de 5616.

André 92%
Champs d’herbe, poires, fruits tropicaux, céréales maltées, nez frais et textural, touche citronnée. La bouche est grasse et huileuse, la pomme poire, avec une superbe texture et des saveurs de bloc de cire d’abeilles rempli de miel frais, d’oranges ainsi qu’une touche d’épices, de cannelle et de gingembre, de vanille et de crème brûlée. La finale est douce et longue mais hyper contrôlée, saveurs fraiches et fruitées avec un touche d’épices. Étant la situé la plus haute en altitude, ce whisky est frais et naturel, rafraichissant. Il représente tellement bien sa localisation d’origine et les 25 ans passés tranquillement dans les fûts.

Patrick 90%
Un superbe whisky, qui nous fait réaliser à quel point il est dommage qu’il y ait si peu de version des scotchs de cette distillerie… Ou qu’ils soient à un prix ridicule comme le présent flacon. Nez : La complexité incroyable de Dalwhinnie, avec des notes de fumée de charbon, des fruits tropicaux, du malt, du poivre, du miel et quelques herbes. Bouche : Wow, c’est ici que ça se passe! Fumée, bois brûlé, fruits, miel, une tonne d’épices et du poivre, le tout délivré avec une intensité incroyable. Finale : Longue, savoureuse et fumée.

Bruichladdich The Laddie Twenty Two

46% alc./vol.

André 89%
Nez de journée tranquille sur le bord du quai. Maritime, avec ses accents salés et ses saveurs estivales avec ses notes de poires, de pêches, de vanille et oranges, d’agrumes et de miel. Ça fait bien longtemps que l’on a goûté à un Bruichladdich présenté de façon si dépouillée, déjà que la tourbe est ici inexistante et les saveurs si fruitées… et si on est patient, la bouche vous livrera de savoureuses notes de bananes et de crème pâtissière, de citron et de poires poêlées nappées de miel. Après quelques lapées ; du melon-d’eau se terminant par quelques vaguelettes de sel de mer et de gingembre. Finale douce malgré le sel de mer et le gingembre. Le miel et la vanille font en sorte que l’équilibre des saveurs est respecté sans pour autant dénaturer le whisky. Un Bruichladdich représentatif de l’essence même de la distillerie, sans maquillage et artifice, nue et hyper sexy.

Patrick 89%
Un très bon whisky, mais 22 ans, sérieux? Je lui en aurais donné la moitié. Enfin, j’aime quand même! Nez : Donne l’impression d’être à la pointe Est de l’Ile d’Orléans avec un punch aux fruits à la main [NDLR, c’est dans ce coin-là que le Fleuve St-Laurent commence à être salé]. Bouche : Épicé, fruité, salé avec aussi des agrumes et des notes subtiles de bananes. Le tout demeure toutefois dominé par le sel de mer. Finale : Sel de mer intense avec une touche d’algues.

Martin 89%
Nez: Pêches, agrumes et miel. Eau de rose, herbe et orange. Très posé et assuré. Bouche: Fruité et sucré, sur quelques vagues épicées et salées. Malt grillé avec une légère tourbe herbeuse. Finale: Épices chaudes, chêne et tourbe, miel et vanille. Équilibre: Un bel exemple du grain de Bruichladdich dans sa plus simple expression, et j’irais même jusqu’à oser dire qu’on était pas obliger d’attendre 22 ans pour nous le montrer.

Ledaig 17 ans 1998

56.5% alc./vol.
Sherry Butt Cask #35, 540 bouteilles.

André 78%
Tourbe terreuse enveloppée de sherry hyper fruité et bien épicé. Pâte de fruits, gâteau de Noël, tourbe organique bizarre, caramel, cerises et framboises. La bouche est moelleuse avec une légère sensation de terre mouillée en arrivée de bouche, que la vague de fruits enveloppe comme elle le peut… mais il y a quelque chose qui cloche avec le sherry cask. Beaucoup de poivre noir moulu et de sel de mer, de tourbe, de chocolat noir, oranges. Punch d’épices aussi. C’est débalancé et maladroit comme présentation. La finale est longue, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons ; toutes les saveurs les plus pointues masquent presque complétement le sherry et les fruits tendres. Le whisky est trop franc et tranché, j’ai aussi un doute sur la qualité du fût de sherry, ou du mélange avec la tourbe particulièrement herbeuse de Ledaig que j’ai rarement aimé.

Inchmurrin 21 ans

46% alc./vol.

André 83%
Superbe nez, tout en douceur ; Honey Comb, miel, poires, vanille, oranges, fond d’agrumes, bananes. Soupçon d’épices éventées et ayant perdu de leur force. Ode au bourbon cask. La bouche est douce au départ, sur les fruits tropicaux et le melon au miel, les céréales Honey Comb, la vanille fraiche nappant des poires coupées en cube, tranches d’ananas. Les saveurs sont superbes mais il manque un p’tit hook pour ficeler le tout correctement. La finale est rehaussée de gingembre sans pour autant cacher les autres saveurs beaucoup plus douces.