Benromach Sherry Cask Matured Peat Smoke 2010-2018

59.9% alc./vol.
Distillé en 2010, cet embouteillage nous dévoile le caractère de Benromach sous un tout nouvel angle. Disponible en édition limitée (production totale de 6500 bouteilles), cette version du Peat Smoke en version brut de fût est élaborée à partir d’orge maltée fortement tourbée et élevée en fut Hogsheads de Sherry de premier remplissage.

André 86%
On a rapidement droit à un nez gourmand et onctueux dès les premières notes humées. Pour un whisky si jeune, un beau tour de force. De grosses notes de caramel aussi, bien collantes. Avec un peu d’attention, notes d’oranges, raisins, cerises, de caramel chaud, de fruits secs et d’ananas, puis de grosse tourbe terreuse intense. De la sauce caramel et hickory pour bbq peut-être. Ouf, la bouche est très intense, autant par l’alcool que par les épices, beaucoup de poivre concassé et de chocolat assaisonné d’épices de chili en flocons. Le sherry est capiteux et collant et offre même des tonalités qui rappellent le sirop d’érable et de caramel. La tourbe est puissante, jeune et un peu fougueuse, très terreuse. Le whisky demande beaucoup de temps à se stabiliser alors la patience est de mise. Fruits secs, chocolat et cacao, éclisses de bois, xérès et oranges, tourbe terreuse, pneus brûlés dans une course de street racing. Finale franche, hyper épicée et propulsée par l’alcool.

Patrick 95%
Je vais citer les commentaires entendus à la table où j’étais assis pour la dégustation: « wow », « délicieux », « OMFG », « shiiiiiiit » et surtout « où est le liquor store, j’en veux une caisse! » (ce dernier commentaire était le mien!). Nez : Définitivement plus sherry cask que peat smoke. Alors, xérès, fudge, fumée de tourbe qui prends tout de même de plus en plus de place et un peu de bois brûlé pour compléter l’ensemble avec brio. Bouche : Intense. Xérès, chocolat au lait et caramel, enrobé par une superbe fumée de tourbe et les délicieuses épices du bois brûlé. Et on ne ressent pas du tout la force de l’alcool! Finale : D’une superbe longueur, avec un sublime mélange des saveurs précédemment citées.

Martin 88%
Nez: Caramel onctueux, orange, raisin, dattes et cuir. La tourbe reste discrète, comme un peu masquée par l’omniprésence du sherry cask. Toutefois le tableau fait une maudite bonne job en ce qui a trait à bien cacher le taux d’alcool. Bouche: Cacao, xérès, raisins secs, dattes goulues et caramel épais. Épices et chêne sont au rendez-vous, et bien à ma surprise, le taux d’alcool est encore bien dissimulé. Mais quand il arrive, il soutient bien l’expérience, sans tout décâlisser sur son passage. Finale: Chaude et douce à la fois. Longue et suave. Notes de raisins, de bois et de légère fumée de cuir. Équilibre: Le sherry prend presque toute la place, la tourbe à un lointain second plan. Bien qu’un peu plus de balance n’aurait pas fait de tort, ça reste un excellent scotch.

Benromach Château Cissac Bordeaux 2010-2018

45% alc./vol.

Patrick 88%
Un très bon whisky, le genre que je voudrais toujours avoir à portée de main quand j’ai le goût d’un « wine finish », rapport que c’est presque trop intense de ce côté-là. Nez : Parfum pas subtil de vin rouge sucré et vanillé, avec des notes de gâteau au chocolat nappé de caramel. Bouche : Du beau vin rouge beurré, avec une touche de caramel salé, un peu de bois épicé et le tout porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits, le sucre et surtout les épices.

Benromach Organic 2011-2018

43% alc./vol.

Patrick 84%
Un bon whisky frais, rafraîchissant et savoureux. Un sans-faute dans le style. Mais bon, les règles pour faire un whisky « bio » étant tellement strictes qu’il est presque impossible de faire quelque chose de bio de vraiment bien. Bref, bravo pour l’effort. Nez: Parfum de grains frais et… Juteux? Avec de l’herbe, de la noix de coco pas tout à fait mûre et un peu de bois. Bouche : Toujours l’herbe, mais ici le bois prend un peu plus de place, avec quelques agrumes, une touche de sucre et de belles épices chaleureuses. Finale : D’une belle longueur, marquée par l’herbe et le bois légèrement brûlé.

Old Master’s Dalmore 12 ans

59.8% alc./vol.
Distilled 1997, Bottled 2009 from Bourbon Cask #5604.

André 83%
Un Dalmore sans son drapé de sherry c’est un peu comme Marie-Pier Morin qui se met à poil dans l’épisode de son émission sur la nudité. Back to basics. Au départ, faut se faire à l’idée que c’est du Dalmore, car le cerveau inévitablement envoies des signaux au certu genre ‘’sherry, fruits secs, etc’’. Une fois le nez plongé dans le verre, on est un peu déboussolé et on a affaire à une toute autre bête; herbe verte mouillée après la pluie, poires, pommes vertes, oranges, ananas et un soupçon de zeste de citron. Hyper frais et invitant à boire. Premières impressions en bouche, la texture huileuse et fluide, le taux d’alcool discret, les notes fruitées de type fruits tropicaux. La bouche confirme les images du nez; oranges, poires, pommes, citron. Les notes d’herbe vertes ont disparu et je trouve maintenant qu’on est plus sur l’herbe séchée et des notes qui rappellent le virgin oak. La finale est bien épicée et poivrée, notes de coconut et de vanille.

Patrick 86%
Un beau gros whisky intense et chaleureux. Sans avoir la complexité d’un Dalmore embouteillé par la distillerie, ça demeure très bon et surtout intéressant de goûter une version cask strength de ce whisky. Nez : Parfum intense sur le xérès, avec du délicieux caramel écossais, de la vanille et un peu de chocolat. Bouche : Du xérès, du bois brûlé, du chocolat, du caramel, de la vanille et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, épicée, fruitée et boisée.

Bunnahabhain 25 ans 1990 Lady of the Glen

48.9% alc./vol.

André 93%
Plénitude d’une journée d’été. On mange de la salade de fruits tropicaux et de la compote de pommes vertes et rouges bien assis les pieds nus dans l’herbe, un bol rempli de tranches d’ananas et de bananes fraichement coupées taquinent nos narines de son parfum. Rien à voir avec la mer ou un côté maritime, on a plus l’image d’une prairie en plein été. Fleurs blanches. La bouche est envahie par les notes d’ananas et de jus de salade de fruits, de poires baignant dans leur jus auquel on a ajouté un peu de zeste de citron. La texture est exquise, huileuse et grasse en support aux éléments. L’alcool est jusque là passé complètement sous le radar. Les quelques lapées supplémentaires confirment les divers fruits tropicaux et dévoile le taux d’alcool qui commence sournoisement à piquer sur la langue. Tout comme le Hazelburn 10 ans, j’ai encore des notes de coconut séché en finale de bouche et de bonne notes pointues de chêne sec et de poivre également. Deux années après avoir goûté ce whisky, j’y reviens avec le même engouement, quelle expression, totalement hors du spectre habituel de la distillerie.

Bunnahabhain 12 ans Moine PX Finish Fèis Ìle 2016

54.6% alc./vol.
Limited edition of 833 bottles. Distillé en 2004 et vieilli pour une période de 9 ans en ex-bourbon cask dans le warehouse #7, puis transféré pour une période d’affinage de 3 ans en PX Sherry Cask.

André 89%
Belles tranches d’ananas roulées dans la crème à la vanille sur le coin du feu. Oranges et raisins verts sechés, sensation de fumée de tourbe un peu crasseuse très diffuse, abricots et poires. La bouche est poivrée et tourbée, savoureuses notes de citron et d’agrumes, de raisins verts, la tourbe est remplie d’éléments verdâtres comme l’herbe mouillée. Je trouve le sherry cask pas mal discret, voir absent, surtout après avoir passé 3 ans en finition. La vanille s’est transformée en caramel, la texture est à la limite huileuse, mais un peu diffuse. Canne à sucre et cassonnade, tarte au citron, fumée de tourbe herbeuse. Longue et douce finale poivrée, pincée de sel de mer, assortie de tourbe huileuse. Bien que cette édition est de super calibre j’ai tout de même une petite déception, je m’attendais à un facteur wow et je suis resté sur ma faim. Où est le sherry?

Martin 91%
Nez: Tourbe poussiéreuse, malt grillé, miel et caramel. Cuir. Orange, raisin rouge et bois. Superbe. Bouche: Tourbe et caramel onctueux. Vin fortifié, vanille et épices. Le taux d’alcool supporte admirablement bien l’expérience. Finale: Cuir et tourbe sur chêne carbonisé. Le tout flottant sur un lac de xérès. Équilibre: Une solide édition spéciale que ce Bunna. On dirait que depuis qu’ils commencent à prendre les choses plus au sérieux, ils deviennent un joueur de taille sur Islay.

Mortlach 14 ans Travel Retail Exclusive

43.4% alc./vol.
Maturation en Refill Bourbon & Ex-Sherry Casks.

André 86%
On a pas mal tous une mauvaise impression par rapport aux embouteillages duty-free, du style que ça sert à passer du stock bas de gamme et je dois avouer qu’au fil des années, j’ai pu constater que c’était souvent le cas à quelques exceptions près. Cet embouteillage fait mentir cette impression et offre une solide qualité. Nez; Viande rouge avec sauce caramélisée et flocons de chocolats à l’orange, une pincée de gingembre, crumble aux pommes, sherry, cannelle. La bouche est onctueuse, beaucoup de notes de caramel et d’oranges, encore la compote de pommes et la viande marinée bien cuite, chocolat, sherry épicé, cannelle et poivre. Je trouve les épices de cette version plus affirmées que dans le 15 ans de GM. Longue finale, bien relevée par l’anis, la cannelle et le gingembre et les notes de fruits rouges.

Patrick 91%
Mortlach fait mentir la règle qui veut que les distilleries passent leur mauvais stock dans les aéroports. Un excellent whisky, avec tout ce que j’attends de cette distillerie. Nez : Un riche xérès chaleureux, avec la petite note de viande rouge bien cuite typique de Mortlach et des oranges subtiles. Bouche : Des oranges, du xérès, toujours la viande rouge et de belles épices savoureuses. Finale : D’une superbe longueur, avec du sucre, des épices, des fruits mûrs et plein de bonheur!

Kirkland Speyside Single Malt Scotch 20 ans – Sherry Cask Finish

46% alc./vol.

André 86%
80$ pour un single malt de 20 ans ayant cette qualité…wow, je suis sur le cul, mais faudrait pas exagérer et dire que ce whisky anonyme est un chef-d’oeuvre. À l’aveugle, j’aurais betté sur un Vieux Glendronach ou un Mortlach, avec ces notes de sherry pompeux aux accents de vieux raisins secs et de dattes. Le nez est licoreux et sucré, du type qui te rappelle les raisins secs Raisin Brand avec du sucre naturel dessus, les dattes dans leur emballage de cellophane, les fruits secs et le gâteau aux fruits, le chocolat et la pomme caramel, une touche épicée de cannelle aussi. La bouche est tendre et licoreuse, un peu vieillotte dans l’approche et laisse toute la place au sherry et ses notes dérivées. Cerises, dattes, raisins secs, réglisse, pommes, caramel salé. S’en suit une vague tannique et de vieux cuir huileux. Y’a un p’tit quelque chose qui m’accroche en finale de bouche qui rappelle le bois de chêne trop intense ou le cask finish un peu trop poussé, on dirait que le whisky vient de passer de 46 à 50% net-fret-sec et que les épices viennent de passer en mode Grand V. L’ensemble est pâteux et puissant et super épicé. Quoi qu’il en soit, cette expression est une baffe en plein visage aux monopoles d’état provinciaux.

Patrick 90%
Si un exécutif de la SAQ savait le prix que Costco vend ce nectar, il ferait une syncope. Un whisky de la marque Kirkland saura en rebuter plusieurs, et c’est pourquoi un site web comme Québec Whisky existe, pour profiter des crinqués comme moi qui ont osés! 88$ CAD en Alberta et dans tous les endroits où on a compris l’état n’a pas d’affaire dans la vente au détail (dixit la bonne vieille URSS). Le gouvernement québécois devrait s’inspirer de l’article 34 de la loi fédérale sur les télécommunications (où il est question des conditions à remplir pour qu’il y ait abstention de réglementation), ça réglerait bien des problèmes et surtout, ça prouverait que leur priorité est réellement les citoyens (mon téléphone me coûte aujourd’hui 10 fois moins cher qu’il y a 20 ans, avec des options incluses qui n’existaient pas il y a 20 ans!). Nez : Du miel, des fruits séchés, des pommes, des épices, du chocolat et du beau xérès doux. So far, so good! Bouche : Menoum! Des épices, des fruits chaleureux, du chocolat, du caramel, du miel, du bois brûlé… Riche et intense! Finale : D’une superbe longueur, sucrée, boisée, fruitée et avec un joli trait de caramel.

Glenrothes Minister’s Reserve

43% alc./vol.
Édition disponible seulement en boutique hors-taxes. Fruits d’un assemblage contenant une grande poroportion de Spanish Oloroso Sherry Cask ayant vieilli pour une période minimale de 21 ans.

André 90%
J’ai toujours adoré les anciennes versions très sherry de Glenrothes et de voir cette distillerie rester dans l’ombre de Macallan m’a toujours aussi désolé. Bien que leurs dernières parutions sont dans l’ensemble décevante, on peut trouver encore des surprises telle que celle-ci sur la marché, dans les duty-free de surcroit, souvent boudé par les Whisky Lovers. Nez : Raisins secs, cassonnade et caramel, abricots, cerises noires, oranges, fruits secs, une touche de cannelle et de réglisse aussi. L’ensemble est very thick et intense, presque noble dans l’approche. La bouche est costaude, bien relevée par épices, pâte de fruits, raisins et dattes, chocolat au lait, cosses d’oranges, cerises noires. Belle texture collante onctueuse, chocolat au poivre et cannelle, pommes rouges, gâteau aux fruits, caramel brûlé. Finale pâteuse, café au lait et biscuits aux fruits secs, une pincée de poivre et de la cannelle ainsi que de la réglisse. Superbe embouteillge. Un beau cadeau à vous offrir si vous le voyez en duty-free.

Patrick 90%
Du superbe Glenrothes, riche et savoureux! J’aime, un superbe whisky pour tous les jours. Nez : Un beau parfum alléchant de fruits tropicaux bien mûrs, du caramel écossais, des fleurs et de la vanille. Bouche : Oh, c’est bon! De belles épices chaleureuses, des fruits mûrs tropicaux nappés de caramel et d’une touche de fleurs. Finale : D’une belle longueur, sucrée et savoureuse.

Compass Box The General

53.4% alc./vol.
Cuvée limitée à seulement 1698 bouteilles dans le monde, The General est un blend créé par John Glaser à partir de plusieurs assemblages de whiskies très âgés. Chacun des deux lots principaux était composé d’un mélange de single malts et de single grains dont la recette exacte avait été oubliée depuis des années. Un des blended est composé pour 2/3 de la recette de whiskies âgés de 40 ans, vieillis en ex-bourbon casks, achetés de Gordon MacPhails. L’autre tiers est un blended de 33 ans d’âge vieilli en ex-sherry butts. La seule chose qu’il était possible d’en dire avec certitude, c’est que ces premiers blends avaient été vieillis dans des fûts de chêne américain et des fûts de xérès. Après quelques semaines d’expérimentation, l’équipe de Compass Box a réussi à marier ces deux blends, pour en créer un troisième, plus complexe, plus riche et avec un caractère « antique ».

André 94%
Céréales au miel, citrouille, cerises et dattes, oranges, raisins secs, crème brûlée, cire d’abeille pour polir les meubles, abricots et poires. Hyper délicat et complexe. La texture en bouche est UNIQUE, juste WOW! Le bois est bien ressenti mais hyper bien dosé. Notes de coconut séché, de caramel et crème brûlée, de fruits secs – raisins, dattes, prunes, cerises, oranges, cire d’abeille, cassonnade, noix cuites au four, belles épices équilibrées dont le gingembre, la cannelle et le poivre. Les notes de chêne sont sublimes et montrent bien que le whisky s’est tissé serré pendant de longues décennies avec le fût. Longue finale toute en douceur, un peu tannique avec un fort retour sur le vieux xérès costaud mais distingué. Exquis, simplement.