Kilchoman Am Burach Edition 2020

46% alc./vol.
Am Bùrach, littéralement « le désordre » en gaélique, est un nom bien peu commun pour un Single Malt. C’est pourtant bien le fil rouge de l’histoire derrière ce whisky. En 2014, un des employés de la distillerie mélange par erreur des fûts de l’expression phare Machir Bay avec des fûts de Port Cask Matured. De cet épisode, qualifié par le general manager Islay Heads de « désordre », est resté le nom mais surtout une délicieuse conséquence, un heureux assemblage. Cette édition unique en son genre et totalement éphémère, a donc un vieillissement compliqué pour ses 9 ans d’âge. Assemblage de distillat vieilli en ex-fûts de Sherry et de Bourbon avec un distillat maturé en fût de Porto, il a ensuite passé 6 ans en ex-fûts de Bourbon avant de bénéficier d’un affinage de 6 mois en ex-fûts de Ruby Port. Édition de 10550 bouteilles.

André 86%
Couleur rouge, rouge, rouge…Étonnant comment la présence du port cask se fait sentir dans les bras fumés de la tourbe terreuse typée. Très fruits rouges, belle intensité des arômes, autant des fruits que de la tourbe; confiture de fruits, aspect maritime, prunes, cerises, sensation cireuse bizarre qui rappelle la cire sur les pommes à l’épicerie, tourbe terreuse, réglisse rouge. Nez très attirant et avec beaucoup de corps! À la première gorgée en bouche, je suis déçu. Avec ce qu’annonçait le nez, je m’attendais à une texture collante presque gluante mais je trouve le whisky plutôt disparate et un peu dilué même… Mélange de sel marin et de poivre, la tourbe terreuse et grasse bien prononcée, mélange de cerises et de prunes, réglisse rouge, framboises, canneberges, fruits secs. Malgré l’intensité des saveurs, la texture nous laisse tout de même sur notre faim. Aux gorgées subséquentes, les notes poivrées se confirment et des notes de chocolat noir émergent. Finale tourbée, cannelle et fruits rouges séchés, sel, poivre, terre mouillée, chocolat et grains de café moulus. Gros points positifs, les arômes et saveurs. Point négatif, définitivement la texture. J’essaie de trouver un autre Kilchoman qui s’approcherait du rendu aromatique de cette édition et je ne trouve pas. Pour ma part, on est définitivement dans la singularité.

Patrick 90%
Un beau gros whisky présentant mon mix de saveur préféré, c’est-à-dire de la grosse fumée de tourbe et de belles notes fruitées et sucrées. Nez : Un délicieux mélange de fumée de tourbe, de fruits, d’agrumes, de sel et de sucre. Bouche : De beaux fruits mûrs enveloppés dans une grosse fumée salée intense. Le tout est accompagné d’agrumes et d’une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, fruitée, sucrée, salée et surtout fumée.

Martin 88.5%
Nez:Tourbe fruitée, cerises rouges, Kool-Aid à la cerise, confitures, pommes et bouchon de Maker’s Mark. La bouteille est rouge, le whisky est rouge, tout est rouge! Bouche: Tourbe boisée et fruitée. Encore la cerise à l’infini, les épices et le poivre rose. Une dichotomie évidente entre la tourbe et la cerise chimique. Finale: Très tourbée et poivrée, le clash avec les fruits est ultra-évident. Café et cacao en puissance. Pas mauvais quand même. Équilibre: Les saveurs prises individuellement sont très accrocheuses, mais un flagrant déséquilibre de celles-ci me font douter de le pertinence de son prix élevé. J’aime bien, mais j’en attends plus d’un Kilchoman à 180$

Bunnahabhain 2010 Mòine Amontillado Finish – Fèis Ìle 2020

56.9% alc./vol.
Embouteillage Fèis Ìle 2020. 9 ans d’âge. 1658 bouteilles.

André 90%
Pâte de fruits, raisins secs, prunes, figues dans le jus, abricots, chocolat noir, tourbe terreuse docile, anis, gummy bears, quelques cosses d’oranges, cannelle. Bel agencement de saveurs hétéroclites. Superbe texture de bouche, gras de bacon cuit sur le feu de tourbe, le fond du warehouse humide avec le sol de terre, vieux cuir, figues et prunes séchées, cerises noires, chocolat noir amer, poivre, cannelle. La provenance maritime se dévoile un peu plus en finale avec des tonalités de sel de mer discrètes qui s’entremêlent aux fruits rouges épicés et poivrés.

Patrick 93%
Dans la catégorie des whiskys les plus intenses, avec toutes les saveurs que j’aime. Si on vous en offre une bouteille, la seule question est de savoir si vous en avez les moyens, car vous ne regretterez pas votre achat. Nez : Fumée de tourbe intense, huileuse, voire crasseuse (comme on aime), avec une légère touche fruitée et sucrée. Alléchant. Bouche : Oh wow! L’arrivée en bouche est très sucrée et fruitée, puis une grosse vague de fumée de tourbe huileuse vient tout emporter. Finale : D’une superbe longueur, fumée, subtilement fruitée et de plus en plus sucrée à mesure que le temps passe.

Martin 91%
Nez: Malt salé et bacon fumé! Incroyable, allumez le fumoir! Belle tourbe puissante, crottée, huileuse et fumée. J’espère que la texture est au rendez-vous. Fruits rouges en compote. Bouche: Texture juteuse et fruitée, tourbe épicée, bois caramélisé, dattes, raisins bien gorgés. Belle touche de sécheresse et de poussière. Finale: Chaude et longue, supportée par son taux d’alcool adapté. Bois gorgé de xérès, poivre noir et cinq épices. Grosse cuillère de cassonade. Équilibre: Un superbe embouteillage qui, malgré son jeune âge, sait marquer des points où il le faut. Si vous en avez la chance, c’est un achat enivrant.

Bunnahabhain 2002 Madeira Cask Finish – Fèis Ìle 2020

56.9% alc./vol.
Embouteillage Fèis Ìle 2020. Finition de 3 ans en fûts de madère. 17 ans d’âge. 1164 bouteilles.

André 87%
Avalanche de fruits tropicaux, bananes, poires, oranges, cerises, melon au miel, belle vanille onctueuse, miel et caramel chaud. Étrangement encore une fois, le vin doux et sucré de Madère effile un peu le whisky au lieu de l’arrondir. En bouche, on retrouve la même palette aromatique, abricots, poires en canne, miel, melon au miel, oranges, lime et citron, pommes caramel, cerises, pincée de gingembre et de poivre en fond de bouche, bois de chêne sec et une touche minérale également. Le poivre offre beaucoup plus de ferveur et s’accompagne de notes de clou de girofle et de cannelle.

Patrick 87%
Un très bon whisky, dont la douceur du parfum cache l’intensité de l’alcool. Nez : Parfum relativement léger, avec de léger fruits, de la banane, de l’orge, et un peu de bois. Bouche : Oh! C’est ici que ça se passe! Le fruit du vin de Madeire est beaucoup plus présent ici, très mûr et très chaleureux. Le tout est aussi un peu boisé, avec du sucre brun un peu réchauffé et une touche d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, fruitée et surtout boisée.

Martin 88%
Nez: Malt poussiéreux avec une touche de chêne mielleux. Quelques fruits tropicaux, banane, belle légèreté alliée à des arômes que nous ne sommes pas habitués, du moins pas dans un Islay. Bouche: Miel épicé, chêne chauffé, cannelle, poivre blanc et fruits rouges. Caramel et beurre d’érable. Finale: Chaude, longue et bien relevée. Fruits des champs nappés de crème à l’érable. Équilibre: Une belle expérience, un embouteillage qu’il faut saisir dès sa sortie si on veut en profiter, surtout en 2020.

Cooper’s Choice Fruit Basket 2019 Pineau de Charentes Cask Finish

53.5%
Blended malt provenant des 3 distilleries de la péninsule de Campbeltown soit; Springbank, Glen Scotia et Glengyle/Kilkerran. Barrel #9556, édition limitée de 360 bouteilles.

André 79%
Fruits à chair, crème à la vanilla chapeautée de caramel, miel enroulé d’un foulard d’épices, compote de fruits rouges, poires, raisins verts, une infime touche de poivre. Avec le temps, on ne peut nier l’Influence du wine cask finish avec ses notes distinctives. Si le nez est agréable (pas attraynt plus qu’Il faut…) mais la bouche elle est juste off-key. J’ai des notes savonneuses et finement chlorées qui se mélange à la compote de fruits rouges poivrée, vin rosé. Cannelle, poivre, gingembre, très weirdo comme approche, puis encore les notes de vin rosé, de caramel et de melon d’eau. Avec le temps, le caramel prend des allures de cassonnade. Au fil des gorgées, notes salines sur une texture correcte. Finale épicée, sur les mêmes épices goutées.

Patrick 77%
Ca commence relativement bien, mais on dirait qu’on a oublié de rincer le savon pour laver l’équipement à quelque part! Dommage, avec un tel « CV », ça s’annonçait plutôt bien. Nez : Un mélange de fruits des champs, de raisins verts, de copeaux de bois sec et de miel. Bouche : Des fruits exotiques très mûrs, du raisin vert pas du tout mûr, du bois épicé, un peu de miel et une touche de… Savon? Je pense qu’il est temps de passer à autre chose! Finale : D’une longueur moyenne, s’étire sur les notes savonneuses. Je vais d’ailleurs aller me rincer la bouche.

Bowmore Dorus Mor 10 ans Release #2

55.9% alc./vol.
Version américaine de l’édition Tempest à 56% d’alcool. Fruits de 6 First Fill Bourbon Barrels. Édition limitée de 2,400 bouteilles disponible seulement aux États-Unis.

André 87%
Un Bowmore en fût de bourbon permet vraiment à définir l’épine dorsale de la distillerie, un peu à nu, à la différence du sherry cask qui lui ‘’habille’’ le spirit. Caramel fumé et salé, ananas, abricots, fruits à chair et tropicaux, pelure d’oranges, agrumes et citron. La tourbe se dévoile progressivement et c’est assez étonnant de voir comment ce n’est pas cette odeur typique qui prédomine dans les premières minutes dans le verre. Celle-ci s’amalgame étonnamment bien des odeurs de vanille crémeuse et de miel chaud. La bouche est maritime et minérale, tranche d’avec l’onctuosité développée par le nez. Yaourt à la vanille nappé de miel et de citron, fumée finement terreuse, accents maritimes, oranges, melon au miel, mangue, sel de mer, poivre broyé, cendre froide. Le whisky gagne grandement à respirer afin de s’équilibrer. Longue finale, fraichement maritime, tourbée et agrémentée de fruits divers.

Patrick 90%
Du Bowmore comme je l’aime, avec une tonne de sel, de la tourbe à l’intensité bien mesurée mais aussi une superbe complexité grâce aux notes fruitées et sucrées. Nez : Fumée de tourbe, sel de mer, agrumes et bois brûlé. Bowmore pur et savoureux. Bouche : Du sel et de la fumée de tourbe intense, quelques agrumes, une touche sucrée et une goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, avec du sel, du bois brûlé et un peu de sucre.

Martin 89%
Nez: Tourbe bien salée et maritime, pastilles pour la toux. Caramel salé et vanille poivrée. L’alcool se fait discret jusqu’ici. Bouche: Vanille, poivre, citron et butterscotch. Tourbe bien huileuse, belles épices. Le degré d’alcool est plutôt docile à mon goût. Finale: Crème, vanille, bois, tourbe et caramel. Orange et poivre rose. Équilibre: Superbe, un cask strength tourbé qui descend bien, dosé comme on l’aime.

SMWS 24.132 Macallan 16 ans

58.4% alc./vol.
« Engaging warmth », Distilled 12/03/2002, Bottled 2018 from 1st Fill Bourbon Barrel, 227 bottles

André 90%
Un Macallan en fût de bourbon, c’est probablement comme Mado Lamothe sans maquillage, tsé, tu ne reconnais pas. Poires et pêches nappées de crème vanillée, oranges et nectarines, bois verdâtre, poivre. La bouche est juste wow! Remplie de fruits tropicaux dont la mangue et la papaye, le melon au miel, les oranges, les poires, vanille, chocolat blanc assaisonné d’une touche de cannelle, de gingembre et de poivre. Aux gorgées subséquentes, compote de pommes et de fruits rouges. Finale poivrée et bien épicée, de bonne longueur. Un Macallan atypique.

Patrick 91%
Si je n’avais su à l’avance qu’il s’agissait d’un Macallan, je n’aurais jamais deviné! Sans son xérès caractéristique, ce dram est méconnaissable. S’il vous faut absolument du xérès dans votre dram, oubliez ce whisky. Sinon, n’hésitez pas si on vous en offre un verre, c’est un whisky aussi bon que possible! Nez : Du bois frais, de l’orge humide, de discrets fruits tropicaux et une touche de sucre blanc. Ça ne sent pas du tout comme le Macallan que je connais, mais ça sent tout de même très bon. Bouche : Une superbe texture huileuse porte un arc-en-ciel de délicieuses saveurs: Fruits tropicaux, pain frais, bois sec et épicé, vanille discrète… Être volubile comme André, j’écrirais au moins trois pages de texte pour décrire ce que je goûte ici! Finale : D’une belle longueur, fraîche et marquée par le bois et le pain frais.

Martin 90%
Sucre en poudre, pommes et poires. Meringue et fleurs blanches. C’est déstabilisant on dirait presque plus un genre de Glenlivet Nàdurra First Fill Selection qu’un Macallan. Le grain y est, mais profondément caché par l’influence du fût. Bouche: Texture bien grasse et huileuse, à l’image de son taux d’alcool. Belles touches de cannelle et de sucre doré ici. Fruits rouges et miel doré, notes de chêne gorgé de jus de raisin blanc. Impression de beurre fondu. C’est incroyablement crémeux. Chocolat blanc. Finale: Belle longueur, belle chaleur. Bois sec et bien épicé. Vanille et pain frais. Équilibre: Toujours content de goûter un SMWS, mais un Macallan en plus? Assez rare merci. En plus on nous le sert sous une forme à laquelle la distillerie ne nous a pas habitués. Un dram rafraîchissant dans tous les sens du terme.

Macallan Rare Cask Black

48% alc./vol.
Résultat d’une erreur d’approvisionnement… Le malt tourbé ayant servi à cette expression était destiné à Highland Park mais a finalement abouti à la distillerie Macallan. Le Master Blender Bob Dalgarno a finalement décidé de garder la livraison pour expérimenter avec Macallan. Fruits d’un mariage d’environ 100 fûts, disponible en boutique hors-taxes entre 500-600$.

André 86%
Grosses prunes et raisins secs, bois de chêne calciné, chocolat noir amer et moue de café, caramel cramé. Pour la tourbe, je ne suis pas certain, je trouve que cela ressemble plus à du bois calciné et de la réglisse noire terreuse hyper bizarre que de la tourbe comme on la connait (dans le Benriach Curiositas par exemple). La bouche une intrigante dualité d’éléments. Une texture crémeuse genre bière stout hyper chocolatée et un côté acéré d’épices et de bois calciné un peu agressif. On retrouve aussi de l’orange, des raisins, dattes, du poivre et du gingembre également. Je m’attendais à un xérès plus intégré à la tourbe qu’un épisode sado-maso dominé par le bois carbonisé et la réglisse noire. La finale est sur les raisins secs et la pâte de fruits, la réglisse et le bois brûlé couvert de terre mouillée.

Patrick 89%
Un très très bon whisky, mais pas excellent, ce qui est plutôt insultant au prix demandé. Et ce n’est pas uniquement une question de prix: la tourbe annoncée est inexpressive, ce qui est très décevant. Bref, je ne crois pas qu’on pourrait regretter cet achat, mais n’ayez aucun regret si vous décidez de vous abstenir. Et, en passant, il est meilleur quand on le boit en shot. Bref, un whisky à 600$ US à boire en colon. Nez : Le chaleureux xérès typique de Macallan, avec les fruits mûrs et le sucre brun réchauffé. Il faut laisser le verre respirer quelques minutes avant de commencer à sentir les premières notes de fumée. Toujours est-il que le xérès domine outrageusement la fumée. Bouche : L’impression en bouche est plus chaotique… Xérès chaleureux, sucré, épices du bois et fumée prennent tour à tour la première place, au point où je ne sais plus quoi en penser. Finale : D’une très belle longueur et très chaleureuse, le xérès et les épices laissent un tout petit peu plus de place à la fumée de tourbe.

Martin 87%
Nez: Pas méchant comme nez, vanille, caramel, raisins et dattes. La plupart des notes d’un sherry cask classique, mêlées à un drôle d’effet de bois brûlé et de boucane terreuse qui cache un peu l’expérience fruitée. Particulier, mais pas méchant. Bouche: Belle texture classique Macallan, raisins secs, dattes et tabac aromatisé. Cacao, cuir et bois calciné. Arrivée de la tourbe et des épices en fin de bouche. Parcours plutôt plaisant. Finale: Les belles notes de xérès sont au rendez-vous, agréablement supportées par cette tourbe bizarre accompagnée d’épices bien charnues. Équilibre: Un Macallan pas pire, une belle expérience. Le tout prend vraiment plus forme au fur et à mesure qu’on le déguste, mais si c’est une erreur comme dit André, c’est une erreur coûteuse en simonac. Et on nous refile la facture!

Macallan Whisky Maker’s Edition 1930’s Propeller Plane

42.8% alc./vol.
Mélange de sherry et bourbon casks, disponible en boutique hors-taxes. Le design de la bouteille est la création de Nick Veasey.

André 89%
Nez au départ relativement muet. Panier de fruits frais et fruits secs, prunes, dattes, oranges, chocolat au caramel, une touche de gingembre et de bois sec. Hyper bien équilibré et bien agréable. Texture un peu limpide à mon goût perso en bouche mais des saveurs bien définies et intenses. Le sherry est un peu pompeux et à saveur de raisins et de dattes séchées, gâteau au fruits nappé de caramel et de chocolat. Les épices nous mènent à la finale, un peu sèche et tannique, influencée par le bois. Très surpris de cette édition, surtout provenant de duty-free et aussi pour le prix demandé, qui est, raisonnable, pour un Macallan.

Patrick 86%
Par un drôle de hasard, je me retrouve souvent à déguster de nouveaux Macallan alors que je suis à des heures de distance d’une sélection de whisky « minimale ». Ça contribue peut-être à accorder quelques points de plus… Enfin, ce qui compte est que j’ai eu bien du plaisir à déguster ce whisky. Nez : J’ai reconnu instantanément l’incomparable parfum dominé par le xérès de Macallan. Suave, profond, avec de beaux fruits mûrs, de la cassonade légèrement réchauffée et des pommes rouges cuites. Appétissant. Bouche : Le parfum est confirmé par le goût en bouche, avec en plus de profondes notes de bois brûlé et épicé. La texture est malheureusement un peu inégale vers la fin. Finale : D’une belle longueur en terme de saveur, mais au niveau de la texture, il semble y avoir un étrange décrochage.

Martin 88.5%
Nez: Cassonade, malt grillé, xérès et fruits de champs mÛrs. Oranges, cacao et dattes. Raisins secs, fumée et vanille. Chêne rôti. C’est surprenant comme c’est bon. Bouche: Sherry goulu, raisins et épices, touche de caramel et de vanille, cosse d’orange et cacao râpé. Bois et fruits, bardé de poivre rose. Finale: Longue, chaude et bien dosée sur les épices, le taux d’alcool et l’influence du sherry cask. Équilibre: Un bon assemblage de sherry casks de la distillerie, je me demande à quel point son prix et sa rareté duty-free en vaut la peine, mais bon. On y goûte, on ne chiâle pas.

Kilchoman Madeira Red Wine Cask Finish for Alberta Gold Medal Marketing

56.2% alc./vol.
Cask 766/2011, Filled 9/12/2011, Bottled 08/12/2019, 211 bottles. Kilchoman tourbé à 50ppm ayant muri pendant pendant 7 ans et 9 mois en ex-Bourbon cask et affiné pendant 11 mois en vin de Madère.

André 90%
Tourbe affirmée parfumée aux petits fruits sauvages, aspect de cendre refroidie au matin, poivre fraichement moulu, terre mouillée, cerises, prunes, framboises et anis, forte cannelle. Grosses influences maritimes avec des tonalités de galet et une minéralité importante. Wow, quelle texture en bouche, licoreuse et ronde. Avalanche de cendre froide assaisonnée de petits fruits rouges sauvages, tourbe animale et terreuse s’asséchant au fil des gorgées, cannelle, framboises trempées dans le poivre noir, viande fumée. La tourbe est puissante et au départ le nez était plus sur les notes de vin rouge mais à l’aération la tourbe prend rapidement la direction de la danse. Longue finale, poivrée et fumée, cendreuse et fruitée.

Patrick 93%
Wow, c’est vraiment superbe! Riche, intense, complexe et équilibré de manière magistrale. Les gens de l’Alberta ont eu la main heureuse. Nez : De la fumée, de la cendre, le tout sur un beau fond fruité. Bouche : De la cendre, du bois brûlé, une touche de sel et de beaux fruits mûrs. Finale : D’une superbe longueur, fruitée, fumée et poivrée.

Martin 90%
Nez: Tourbe un peu plus discrète que ce à quoi je m’attendais, mais somme toute extrêmement plaisante. Vanille et caramel salé, terre et chêne, malt riche sur un fond cendreux. Superbe! Bouche: Cendres et fruits des champs sur lit d’épices et de poivre blanc. Belle chaleur du cask strength, réglisse rouge, bois et tourbe. Jujubes aux fruits, herbe jaune, vanille et malt sirupeux. Vraiment excellent. Finale: Poivrée et chaude, sa longueur est agréable. Les notes de fruits et de vin rouge s’estompent pour laisser place à des impressions de bois et de cendre. Le feu de camp du lendemain matin. Équilibre: Un beau coup de filet pour le marché de l’Alberta. Un autre vote pour la privatisation du secteur de l’alcool.

Cooper’s Choice Bunnahabhain Sauternes

57% alc./vol.

Patrick 93%
Wow, que c’est superbe! Bunnahabhain, prenez note, les fûts de Sauternes font une job délicieuse avec votre scotch! Oh que j’en prendrais encore et encore de ce jus là! Nez : Oh que ça sent bon ça! De la superbe fumée de tourbe, avec une touche sucrée et des raisins verts. Appétissant! Bouche : Oh que ça goûte bon ça! Toujours la superbe fumée de tourbe sucrée et marquée par des raisins verts, mais avec une balance étonnante et une superbe texture huileuse. Le tout est complété par de belles épices chaleureuses. Finale : Oh que ça donne le goût d’en prendre une autre gorgée ça! D’une belle longueur et tellement savoureuse!

Martin 94%
Nez: Ouf! À vos marques, prêts, partez! La tourbe monte un superbe bouquet de raisins, de fumée et de bois sec. Vanille et sucre en poudre percent le voile. Bouche: La tourbe crasseuse de xérès classique de Bunna ouvre le bal, suivie de raisin, d’orange, de vanille et de sucre. Le bois offre une solide charpente pour élever les saveurs. Les épices sont puissantes, mais il ne faut pas s’attendre à autre chose d’un cask strength. Finale: Chaleur et épices prodiguent une longueur bien attendue avec accents de chêne, de xérès, de miel, de cannelle et bien sûr de fumée de tourbe envoutante. Équilibre: Je suis sous le charme. Bunnahabhain déçoit rarement, la seule chose que je pourrais lui reprocher, c’est que le caractère de solide sherry propre à la distillerie ne laisse pas suffisamment briller la finition de sauternes. Mais encore, peut-être justement le sauternes est là pour adoucir le tout et que je me suis fait duper, après tout c’est fucking smooth pour 57% d’alcool.