Bunnahabhain Cruach-Mhona – Batch #8

50% alc./vol.

André 87%
Notes médicinales, tourbe terreuse et pleine de racines, herbe verte après un bon orage, raisins secs, cerises, terre humide, grains de céréales mouillés, chocolat noir. Aucun indice sur le taux d’alcool qui même en bouche est très discret jusqu’à la finale. La bouche est étonnamment fruitée… et vraiment tourbée aussi. Bel amalgame de fruits rouges et de saveurs maritimes, ça laisse presque penser qu’un bateau a échappé son chargement de fûts de sherry près de la distillerie; fruits rouges, sherry, cerises noires, mélange de tourbe, d’herbe verte et de phénols, une touche saline qui me donnent l’image du sel de mer séché par le soleil sur les pierre des rives de l’ile, terre mouillée un peu tricky, le tout enrobé d’une généreuse couche de vanille crémeuse, texture huileuse et influences maritimes s’exprimant au travers des notes citronnées et d’agrumes juteux. Plus le whisky respire, plus il s’arrondit et dégage du sucre et des odeurs de fruits tropicaux et d’agrumes. Étrangement, la tourbe quant à elle, demeure toujours aussi prononcée en bouche. La finale est soutenue et souple, l’alcool prend bien place à chacune des lapées, la tourbe aussi s’accumule presque comme lors de sa création au fils des millénaires, en petites couches compactes et fermes. Un bel embouteillage, mélangeant bien les notes de sherry et de tourbe tout en gardant les notes distinctives terreuses et herbeuses de la distillerie. J’aimes beaucoup et tomber sur cette bouteille en Duty Free, je mettrais fort probablement la main dessus.

Patrick 90%
Un superbe whisky riche et complexe avec tout ce qu’il faut à la bonne place. Succulent et savoureux. Nez : Tourbe fruitée, avec de bonnes notes boisées, des céréales, du chocolat noir et une touche de vanille subtile. Bouche : Toujours une belle tourbe intense, de la cendre, des fruits rouges, une note maritime, du caramel et des agrumes. Finale : Longue, intense et fumée, avec une subtile dose de caramel.

Bruichladdich 1992 Château Climens Finish

46% alc./vol.

André 83%
Superbe nez, le vin de Sauternes est à l’honneur; poires, bananes, amandes sans sel, liqueur sucrée, frais et consistant. L’arrivée en bouche est peur déséquilibrée, sécheresse épicée, à la limites quelques notes de bois vert, notes d’épices et de poivre, texture des vins de Sauternes aussi mais la vague de fruits à chair et de poire est presque disparue… Je déchante… Pomme verte, poires, vanille, la texture bien que très agréable présente aussi quelques soupirs épicés et de bois vert qui me déplaisent un peu. Heureusement, la présentation sucrée aussi, sauve la mise. Finale douce mais musclée, poivrée et livrant aussi des notes de fruits exotiques et de poire. Un whisky démontrant beaucoup d’ambivalence et une histoire en queue de poisson.

Kilchoman Loch Gorm 2015

46% alc./vol.
Distillé en 2010

Patrick 93%
Complexe et superbement balancé. Facile à boire et à boire et à boire… Comment ça la bouteille est déjà vide ? Nez : Fruits, fumée, cassonade, chocolat noir et agrumes subtils. Bouche : Fruits sucrés, épices, fumée et tourbe. Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et subtilement fruitée.

Ardbeg Kelpie 2017

46% alc./vol.
Chaque année Ardbeg nous présente une nouvelle édition limitée lancée à l’occasion de l’Ardbeg Day : Kelpie est la version 2017. Les légendes racontent que de nombreuses créatures mystérieuses vivaient au large des côtes d’Islay… Comme les Kelpies, ces créatures d’eau en forme de taureaux ou chevaux avec des cheveux faites de varech et d’algues.
Cette édition limitée de la distillerie Ardbeg est vieillie en fûts vierges, composés de chêne cultivé et abattu près de la Mer Noire (Originaires de la République d’Adyghe en Russie et sélectionnés par le Dr Bill Lumsden). Ces fûts apportent une remarquable profondeur, ils se marient ici avec les fûts caractéristiques d’Ardbeg en chêne américain.

André 89%
J’ai préféré attendre redescendre un peu du boost de la journée de samedi du Ardbeg Day afin de coucher par écrit mes impressions. Je dois avouer qu’en fin de semaine, je n’étais pas méga enchanté par ce que j’avais goûté, commentaire qui était largement partagé au fil de mes conversations avec les autres amateurs. Attention, pas déçu, mais juste pas emporté par une vague ou un wooumf de ‘’wow’’ et de ‘’jamais vu’’… Mis à part la dégustation à l’aveugle, lorsque l’on se verse un verre de Ardbeg, la barre est immédiatement très haute, le niveau d’attente à son paroxysme, niveau d’expectation que l’on ne prêterait pas à bien d’autres distilleries, une qualité dont rêvent la plupart des autres distilleries de l’industrie pour juste quelques-unes de leurs parutions. Ardbeg se doit d’être mesuré face à lui-même, il est son pire ennemi. Ce qui m’a marqué hier, c’est comment cette édition est une transition entre le grand public et le hardcore fan, un lien alcoolisé entre les amateurs, nouveaux et de la vieille école, mais pas au même titre que l’ont fait certaines autres distilleries comme Bowmore et Laphroaig, avec des versions diluées et parfois soporifiques. Le whisky est à la mode et des marques comme Ardbeg et Laphroaig peuvent être un pari hasardeux pour attirer des nouveaux adeptes, surtout pour un embouteillage annuel culte, pas un whisky du porte-folio habituel de la distillerie…. Et c’est un move que beaucoup du public racine de ces distilleries cultes ne pardonneraient pas facilement. Alors comment offrir un embouteillage plus ‘’grand public’’ sans se mettre les fans à dos? Pas facile. Je crois que Ardbeg a réussi son pari avec cette édition, un opus entre le Auriverdes et le Perpetuum. On retrouve au nez beaucoup de tourbe, tourbe grasse et mouillée, imprégnée de sel de mer et de varech. Beaucoup de saveurs vertes qui me rappellent le Auriverdes, mais un nez beaucoup plus punché et soutenu. Si on peut faire abstraction de la puissante tourbe, le nez offre aussi des notes de chocolat noir goulues, gâteau forêt noire. Ces mêmes saveurs s’affirment en bouche et s’additionnent d’une sensation de sel de mer séché sur des galets de plage et d’une saveur camphrée verdâtre et légèrement citronnées qui se mélangent d’accents de chocolat noir et de moue de café budum. On aurait pu bonifier le tout de quelques degrés d’alcool supplémentaires que la texture aurait pu tolérer sans problèmes. Les notes de tourbe sont très persistantes en rétro-olfaction. La finale offre une pérennité de saveurs et de sensation très intéressante, la douceur est subtile au travers des saveurs majoritairement masculines hormis la vanille et le chocolat qui arrondissent beaucoup l’amalgame de saveurs. Ce whisky est satisfaisant mais pas déstabilisant pour les hardcore fans. On se l’est joué ‘’safe’’ comme on dit du côté de Ardbeg, question de ne pas se mettre personne à dos. Pas un Ardbeg d’hiver Québécois que l’on se tappe après avoir pelleté 30cm de neige à trente degrés sous zéros mais une édition de printemps frais ou d’été qui tarde à venir.

Patrick 89%
D’accord avec André.

Martin 88.5%
Nez: Orge sucrée, tourbe terreuse et poivrée. Herbe verte et fraîche, rosée du matin. Bois, noix et xérès, céréales. Bouche: Tourbe sèche, poivrée et citronnée. Au niveau texture, on sent presque la terre sous le palais. Crème fraîche, poudre de cacao et miel. Finale: Planche de chêne gorgée de sherry poussiéreux, encerclée d’une épaisse fumée de tourbe crasseuse. Équilibre: Une belle édition spéciale, mais on a déjà vu mieux, surtout pour le prix.

Kilchoman Original Cask Strength Quarter Cask Matured

56.9% alc./vol.

André 94%
Fasten your seatbelt… Wow, hallucinant. Le meilleur de ce qu’un whisky peut offrir; taux d’alcool, tourbe prononcée, saveurs maritimes, fruits tropicaux et exotiques, équilibre parfait. Une histoire bien racontée en saveurs. Nez de fumée de tourbe médicinale et grasse mais très raffinée, saveurs maritimes avec embruns salée et fraicheur du large, caramel et vanille onctueux, fruits tropicaux de poire, d’ananas, la banane flambée, le miel. La bouche développe encore plus ces saveurs et offre maintenant de l’orange, de la crème brûlée, des vagues de citron et de sorbet au limoncello, s’enroulant dans des draps de tourbe phénolique et maritime. On dirait que ce whisky est porté par la mer et l’essence même de son lieu de conception. La finale de bouche est un mélange de chocolat noir, de sel de mer et de fumée médicinale alcoolisée. Superbe texture, hyper sensuelle préservant la bouche de la morsure d’alcool. La finale est longue, bien tourbée qui s’évapore lentement sur la langue et l’alcool qui titille les papilles. Les fruits sont savoureux, la texture délectable. 160$ en SAQ vous vous dites… pour un whisky de 6 ans? Oui… et après avoir goûté cet échantillon, je vais définitivement en acheter une bouteille! Du grand Kilchoman, comme quoi, certains No Age Statement whiskies peuvent botter le cul de bien des whiskies avec mention d’âge…

Patrick 93%
Un extraordinaire whisky, complexe, superbement balancé et meilleur de gorgée en gorgée. Toujours trop cher à mon goût (surtout pour un whisky de 6 ans de vieillissement seulement), mais si vous en avez les moyens, n’hésitez pas à vous gâter ! Nez : La belle tourbe sale d’Islay que j’aime tant ! Algues, fruits tropicaux, goudron, notes médicinales, agrumes, miel et poche de hockey après les séries. Bouche : Fumée, poivre, tourbe, orange, citron, sel, sel, sel et un peu de caramel. Genre, juste assez pour que le whisky soit sublime. Finale : Longue, salée, sucrée, pleine d’agrume et de … heu… de saveurs ! Wow !

Martin 94%
Nez: Plus doux que mes attentes. Tourbe maritime, orge, algue, citron, pierre lavée avec une touche d’asphalte et de fleur de sel. La tourbe est dodue et élégante à la fois. Bouche: Miel chaud, épices, tourbe iodée, pierre lavée, citron, encore épices, caramel salé. C’est complexe en sale et àa prend un certain temps à assimiler. Finale: Épicée, chaude, sucrée et salée. Tourbée à souhait et d’une longueur exquise. Équilibre: Bien que Kilchoman soit une distillerie relativement jeune, ses embouteillages ne cessent de nous surprendre. De vraies rock stars!

Ardbeg 1815

50.1% alc./vol.
Embouteillé pour le 200eme anniversaire de la distillerie, ce whisky est le fruit de whiskys distillées en 1974 et 1975 et ayant vieillis pour une période de 33 ans avec une période de mariage supplémentaire de 8 ans en contenant de verre. Le distillat de 1974 a vieilli en bourbon barrel et celui de 1975 en sherry cask. Une édition TRÈS limitée de 400 bouteilles, vendues 5500$ pièce.

André 95.5%
Difficile de ne pas se laisser emporter par l’excitation et l’émotion. Le nez est complet et très soutenue; mélange de fruits rouges, les cerises noires, le cuir, chocolat noir, sel de mer, tourbe soutenue et médicinale. L’intensité des saveurs est étonnante mais la délicatesse du rendu est désarmant. Après plus de 20 minutes dans le verre, les notes de sherry ont redoublé d’ardeur et la tourbe gonflé en intensité. Les deux se complètent mutuellement et le sherry prend des atours de prunes et de raisins séchés, la tourbe est médicinale et maritime mais très posée même si campée sur ses positions. J’ai l’impression que les nuances de tourbes diffèrent pratiquement à chaque lapées supplémentaires… elle présente maintenant des saveurs terreuses et de café torréfié, de chocolat noir amer, les cerises rappellent les barres Cherry Blossom. La finale est soyeuse et distinguée, mariage équilibré de tourbe, café noir, chocolat noir amer, iode, sherry, prunes, raisins secs. Un whisky unique pour un événement historique, sensations et souvenirs de haute voltige, les sens sont tous conquis.

Patrick 96%
L’un des meilleurs whiskys que je n’aie jamais goûté. Malheureusement, l’échantillon que j’avais était trop petit pour le jeu des comparaisons à savoir où il se situait exactement dans mon « top 5 ». Nez : Oh boy! Le parfum le plus agressif que je n’aie jamais senti chez Ardbeg. Créosote, goudron, sel, charbon, asphalte, pétrole, bref une incroyable mixture chimique rendue appétissante par une subtile touche fruitée. J’en bave!! Le parfum me rappelle en fait les Laphroaig 15 ans du début des années 2000. Bouche : Semblable au parfum, mais adouci agréablement par un savoureux caramel et une note vineuse qui s’étire savoureusement. Finale : Longue et fantastique, s’étire sur les notes d’asphalte, de sel de mer et de vin.

Caol Ila 30 ans 1983 Special Release 2014

55.1% alc./vol.
Distillé en 1983 et vieilli en American & European Refill oak casks. Édition limitée de 7638 bouteilles.

André 92.5%
Melon au miel, ananas, bananes, camphre très léger, tourbe médicinale, fruits tropicaux, sel marin, sorbet au limoncello nappé de vanille tout juste sortie du frigo. Un whisky qui rappelle grandement ses origines et les éléments de sa fabrication. La bouche est intense, les saveurs exquises, l’équilibre des éléments est parfait; petits fruits sauvages, cuir mouillé et terre noire après un orage d’été, tourbe phénolique et camphrée, sel de mer, fruits tropicaux, melon, citron. La finale est une avalanche de tourbe et de saveurs maritimes, de fruits tropicaux, de phénol, camphre, d’ananas. Étonnant de pouvoir jumeler toutes ses saveurs disparates avec cohésion. Autant les saveurs prises seules trouvent leur place mais l’agencement global une fois que l’on prend nos distances est étonnant d’exactitude. C’est comme regarder un patchwork de près et de loin. De près, on apprécie les détails et le raffinement de la sélection des éléments, de loin, on est surpris du mariage des éléments singuliers et de la cohésion générale. Le chaos en devient presque organisé et le savoir-faire y trouve tout son sens.

Bowmore 10 ans Inspired by the Devil’s Casks Series

46% alc./vol.
Fruit d’un mélange de fût de sherry Oloroso et de Red Wine Casks distribué exclusivement dans les boutiques hors-taxes.

André 86.5%
Inspiré par… c’est un peu comme les groupes hommage. Ça fait la job mais ça ne sera jamais comme voir le vrai band en show pis on espère que le cover charge est correct aussi. Évidemment impossible de passer à côté de la comparaison avec les éditions régulières Devil’s Cask qui, dans mon cas, ne m’ont pas impressionné (pas déplu mais pas impressionné aussi). Le nez représente bien le mélange de fûts utilisés; très fruité du style de sherry Oloroso goulu et épicé avec un fond de pierre ponce poreuse un peu bizarre, des galets de plage nappés de sherry Oloroso, chocolat noir, oranges, sel de mer, fruits rouges, raisins secs, canneberges. La première impression en bouche laissera le dégustateur avisé un peu dubitatif avec une impression de ‘’juste bof’’ malgré l’équilibre notoire et le taux d’alcool de 46%. Le whisky semble un peu dilué à la première gorgée mais se bonifie à chacune des lapées supplémentaires. Ce qui impressionne, c’est cette sensation de galets sur lequel le sel de mer aurait séché au soleil, les prunes et le sherry puissant, avec une finale d’oranges, de chocolat noir et quelques épices. La finale est bien longue malgré sa douceur, beaucoup de fruits rouges tirés du sherry cask qui s’accompagnent de cette sensation poreuse de poussière de pierre et d’épices. Pour les 100$ demandés, pour un litre, un whisky honnête et bien correct. Pour être franc, je suis d’avis que cette expression est peut-être la version ‘’grand-public’’ du Devils’s cask régulier. De quoi satisfaire les hardcore fans pour le rapport qualité-prix mais définitivement une expression destiné aux amateurs de whisky cherchant de la nouveauté représentative mais adoucie par le wine cask… mais j’en achèterais définitivement une bouteille pareil!

Patrick 94%
Wow, un Devil’s Cask light! Enfin, light, mais pas trop. Juste assez pour ne pas se sentir coupable d’en prendre un verre de plus. J’adore. Aaaaah, si seulement ça pouvait devenir un produit régulier à un prix tout autant régulier !!! Nez : Vin brûlé et fruité, nectarines, prunes, épices et cassonade. Bouche : Beaux fruits riches et épicés, tonne de sel ainsi que fumée enveloppante. Finale : D’une belle longueur et intense. Fruitée, chocolatée et épicée.

Martin 88.5%
Nez: Tout de suite le chêne poussiéreux gorgé de xérès nous acueille. Fruits rouges, orange sanguine, caramel épais, toffee, dattes, le tout enveloppé d’une volute de fumée de tourbe d’Islay. Bouche: Caramel et raisins, bois de chêne, épices astringentes du xérès. Sel de mer et chocolat noir. Superbe. Finale: Épicée et terreuse à souhait, longue et langoureuse, on dirait qu’elle dépasse son degré d’alcool. Équilibre: André a beau dire que les bands hommage c’est pas pareil, il y en a qui sont solides. Dans ce cas-ci, les yeux bandés je croirais goûter à une nouvelle batch du vrai Devil’s Casks.

Bowmore 9 ans Sherry Cask Matured

40% alc./vol.

André 81.5%
Envolée d’oranges et de sherry, encore cette même sensation de galet chauffé sur la plage ou sensation de cire de senteur de fruits, raisins secs, chocolat noir et bruine gorgée de sel de mer. On s’aperçoit rapidement que la dilution un peu trop généreuse a malheureusement enlevé le mordant à ce whisky. Les fruits dominent la bouche, le sherry puissant aussi, mélangé de poivre et de légère tourbe maritime et saline. Il est aussi facile de confondre les notes de chocolat noir avec la tourbe un peu terreuse. Avec le temps, plantureuses notes de caramel qui se marient agréablement au sherry et aux raisins séchés. Dommage que la texture soit si éphémère en bouche. La finale est moyenne en longueur, poivrée et épicée, finement tourbée et très fruités. Tous les ingrédients de la recette sont là mais le mélange ne semble pas montrer d’homogénéité. Je pointe le taux d’alcool de 40% qui affecte la texture générale. Heureusement on aura quand même réussi à garder l’adn de la distillerie. Un Bowmore grand public, pour le rendu général et surtout le prix hyper abordable de 65$.

Patrick 91%
Presque parfait, mais perd quelques points au niveau de la texture en bouche, probablement à cause d’une trop grande dilution. Nez : Riche xérès fruité et salé, chocolat, raisin et fumée de tourbe. Wow, tout ce que j’aime dans Bowmore semble y être. Bouche : Riche et profond, salé, fruité, fumé, tourbé, le tout avec du chocolat et peu de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, avec du chocolat, du sel et beaux fruits mûrs.

Martin 86.5%
Nez: Xérès en puissance, supplantant presque la tourbe maritime de Bowmore. Orange et raisin, vanille et caramel, épices et chêne, dans cet ordre. Bouche: Caramel, raisins, bois, légère tourbe de retour ici. On reconnaît enfin la signature de la distillerie. Air salin. Finale: Longue et chaude, fort surprenant pour son âge. Belles épices avec chêne, tourbe, raisins secs, toffee et agrumes. Équilibre: Wow, juste 9 ans! Pas encore tout-à-fait à point, mais on comprend d’où vient le 15 ans Darkest. Plus haut taux d’alcool svp!

Bowmore Vault Edition First Release

51.5% alc./vol.

André 88%
Beau nez d’une odeur inhabituellement posée pour un Bowmore; poires, oranges, agrumes. J’adore la quiétude du nez qui a su garder sa touche maritime, avec sa fine touche saline et quelques effluves de fumée de tourbe portée par la brise de l’océan. La bouche semble au départ un peu trop diluée, mais les saveurs sont intenses malgré le canevas un peu diaphane au niveau de la texture. Fruits tropicaux qui me rappellent certains Laphroaig évalués récemment, tourbe d’une intensité surprenante s’accompagnant des saveurs du nez. Poires fraiches, bananes, oranges et agrumes, petits fruits sauvages, un filin de sel marin nageant dans la vanille et le miel. La finale est dans l’ensemble un trop volatile mis à part la tourbe et le sel qui s’attardent un peu plus longtemps en fond de bouche. Gros plus pour l’agencement des saveurs et le caractère de la distillerie qui est respecté. Gros points en moins pour la texture un peu fade privée de texture huileuse & goulue et du price tag trop élevé.

Patrick 88%
Un superbe whisky complexe et riche. Au jeu des comparaisons, il est aussi bon qu’un Tempest, même si on vous en demande le double du prix. J’aime, mais il est trop cher pour mon budget. Nez : Agrumes, sel, miel, chêne et fumé. Bouche : Fumée huileuse, sel, orange, mûres, bois carbonisé et touche de cassonade subtile. Finale : Longue et persistante. Salée et marquée par le bois brûlé.

Martin 89%
Nez: Assez domestiqué comme nez pour Bowmore, surtout à ce taux d’alcool. Légère tourbe, pierre lavée à l’eau de mer. Quelques fruits tropicaux, mais pas bien plus. Bouche: C’est ici qu’on explose. Tourbe et miel, fleurs et vanille. Les épices , dont le poivre, nous emportent vers la finale sans trop nous brusquer, étonnant. Finale: Belle longueur, belle chaleur. Fruits tropicaux, sel de mer et tourbe iodée prennent leur juste place. Équilibre: J’aime bien cette direction qui n’est pas sans rappeler la gamme Tempest, sans le age statement bien sûr.