Bruichladdich X4

50% alc./vol.

Patrick 78%
Bravo pour l’expérience, mais uniquement sur le plan « scientifique », rapport qu’au goût c’est vraiment inintéressant. Nez : Alcool et grain légèrement sucré, une touche de vanille et un peu d’agrumes. Un bon new make mettons. Bouche : Chêne, orge, agrumes, vanille et tonne d’alcool. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par l’alcool.

Bowmore 10 ans Dark & Intense Duty Free Exclusive

40% alc./vol.

André 87%
Au nez, rappelle le bon vieux Bowmore avec ses notes de sherry savonneuses, xérès maritime, sel de mer, oranges, chocolat noir, gâteau aux fruits, fruits séchés, prunes. Belle et savoureuse bouche maritime, xérès salé, galets parsemés de sel de mer séché au soleil, oranges bien mûres, chocolat noir, raisins secs. Dommage que la bouche soit un peu diluée de par le bas taux d’alcool, cela en affecte la texture et dilue les saveurs. La tourbe est persistante, agréablement nuancée par les notes de poivre et de cannelle, le sherry est harmonieux et finement savonneux, les oranges rendent le whisky frais et maritime. Finale un peu camphée, tourbée et bien fruitée avec un résiduel de sel de mer bien agréable. Surpris par cette version, belle qualité pour le prix dérisoire.

Patrick 88%
Un bon whisky riche et complexe, mais qui manque un peu de profondeur. Mais on s’en fout, the price is right et ça se boit bien! Nez : Riche xérès salé, avec des notes d’oranges, de sirop d’érable et d’une légère fumée de tourbe. Bouche : Sel et bois brûlé, avec des notes fruitées et un peu de chocolat au lait. Finale : Un peu courte, salée et fruitée, avec une note de fumée de tourbe.

Martin 86%
Nez: Sherry poussiéreux allié à la tourbe salée et la pierre lisse de Bowmore. Peu de citron, mais en revanche on a droit à de belles notes de fruits secs et de chocolat, de pelure d’orange et de bois. Bouche: Un peu fade au niveau de la texture, mais avec quand même quelques belles saveurs affirmées. Tourbe discrète, cuir, bois et xérès. Un peu de caramel salé et de raisins secs. Pâte de fruits rouges. Finale: Les saveurs sont intéressantes, mais la longueur de la finale l’est un peu moins. Équilibre: Bowmore nous a habitués à une certaine qualité, et on dirait ici qu’elle en souffre dans cette itération Duty-Free.

Bruichladdich Port Charlotte PC12 Oileanach Furachail

58.7% alc./vol.
La gamme PC range met à l’honneur le changement, sa toute première expression, lancée il y a déjà 8 ans portait le nom de « Evolution ». Toutes bonnes choses ont une fin et quand une belle expression s’en va, on la remplace. Cette version de Port Charlotte PC 12 « furachail Oilenach » fait référence au jeune étudiant observant attentivement comment le maître distillateur travaille, à la recherche de l’apprentissage, de la préparation, pour le jour où le précieux spiritueux reposera sur ses épaules. En référence à Adam Harnett apprenti de Jim McEwan depuis 2016.

André 91%
Fumé et huileux, genre vieille huile à chauffage, bacon fumé, sel de mer, oranges, toffee, médicinal à souhait, poivre noir et piments. Le whisky est très huileux en bouche, incroyable texture, fumée de feu de plage, oranges confites, toffee légèrement brûlé, cassonade, eucalyptus, vieille huile usée, chocolat noir fourré à la confiture d’orange, tourbe un peu sale très prononcée, dattes, gâteau aux fruits. Le whisky est très évolutif et l’amalgame de saveurs offrira de belle nuances et changements au dégustateur patient et attentif. Les notes de sel de mer et de cendre froides sont plus volubiles en finale de bouche qui est aussi très poivrée. La tourbe est soutenue, puissante mais qui n’obnubile pas les autres saveurs plus fines. J’adore la présentation de ce whisky, la texture voluptueuse, l’agencement des saveurs varies et osées.

Patrick 88%
Un gros whisky crasseux comme j’en ai rarement vu venant de Bruichladdich… Mais je tiens à mentionner que ça reste tout de même très bon! Nez : Fumée de tourbe plutôt crasseuse, avec une note sucrée et vaguement fruitée assez agréable. Bouche : Fumée de tourbe très crasseuse, avec des épices, du bois brûlé et de subtiles notes fruitées et sucrées. Finale : Longue, intense et marquée par la fumée et les épices.

SMWS 10.117 Bunnahabhain 9 ans

61.2% alc./vol.
« Smoky, salty, sweet porridge »

Patrick 89%
Un très bon whisky, riche, complexe avec une tonne de sel et de fumée. Nez : Fumée, goudron et sel, avec quelques épices. Bouche : Sel et fumée intense, du goudron, du bois épicé et une touche sucrée plutôt succulente. Finale : D’une belle longueur, salée, épicée.

Martin 88%
Nez: Céréale solide, vanille, pierre salée et bois sec, poussiéreux même. Herbe et raisin blanc, moscato bien sec. Touche d’épices. Bouche: Caramel, tourbe et salade de fruits, explosion de poivre et de cannelle. Petit cuir bien chaud avec quelques subtils tannins de bois sec. Retour de la salade de fruits en fin de bouche. Pas méchant! Finale: Longue et soutenue, sur des tisons de braise ardente à la fin du feu de plage. Air salin, chêne, vin sucré et poivre noir. Très fort. Équilibre: Une belle richesse, on n’en attendait pas moins d’un Bunna SMWS.

Elements of Islay BW5

50.2% alc./vol.

André 94%
Holy shit… Quel nez…wow… Belle fumée amoureuse sur des huiles grasses, de bitume et de tourbe aux agrumes et au citron, fruits tropicaux, poires, abricots, ananas, mangues, fruits de la passion, sel de mer, fumée de tourbe, affublé d’une belle couche de vanille onctueuse. Une belle symphonie de saveurs tropicales et festives. La bouche développe étrangement aussi des saveurs de fruits rouges, fraises et framboises, fruits sauvages en plus des fruits tropicaux et des cosses d’oranges déballés au nez. La texture est grasse et hyper enrobante, les effluves de tourbe sont bien dosés et ne cachent pas les saveurs les plus subtiles et l’onctuosité de la vanille gagne elle aussi en intensité que tranche de savoureuses notes de poivre concassé et une pincée de sel de mer. La finale est fruitée, fruits tropicaux, ananas, poires, fumée et finement camphrée, maritime et quelques notes qui rappellent l’eucalyptus. Quelle présentation, superbe équilibre, harmonie et diversité des saveurs.

Patrick 90%
Exactement ce que je recherche dans un single malt d’Islay. Savoureux, intense et construit avec brio, un superbe scotch. Nez : Appétissante fumée légèrement sucrée, avec un soupçon de fruits et d’agrumes et une touche de bois. Bouche : Superbe fumée, sel, sucre et quelques fruits subtils. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et légèrement fruitée.

Ardbeg 14 ans 2003, Cask #98, Cask sample #17/0121

51.2% alc./vol.

André 93%
Saveurs brutes de sherry, un bloc de fruits séchés très compact, gâteau aux fruits, dattes, raisins séchés, surfant sur une vague de tourbe assouplie et de belles saveur maritimes un peu lointaines, bacon dans le sirop d’érable, tourbe phénolique accentués d’aromes maritimes dont le sel de mer et les fruits de mer. La bouche est presque poudreuse de sherry fruité, le feu de plage dans le sable mouillé, encore le gâteau aux fruits et les dattes dans leur jus, viande fumée, bacon à l’érable, belle tourbe phénolique, sel de mer, crabe, pâte de fruits. La texture en bouche est feutrée, hyper huileuse. Le whisky s’installe lentement en bouche et les saveurs émergent progressivement mais avec beaucoup d’assurance. Passablement d’épices aussi en finale de bouche mais qui s’étiolent assez rapidement laissant seulement un nuage de tourbe un peu translucide dilué de fruits et de sherry. Une belle expérience de dégustation, complexe et intense. Cela valait la peine de consacrer 1h30 de temps d’évaluation.

Lagavulin Jazz Festival 2016

54.5% alc./vol.
Un mélange de Refill American oak hogsheads et de first fill American oak barrels (ex-bourbon & ex-sherry). Édition limitée de 6000 bouteilles.

André 93%
Le nez est propulsé par la tourbe animale et brute, mais on ressent bien les notes de fruits rouges et de cœur de pomme en arrière-plan, les fruits de mer également, cintrés de bras de vanille amoureuse et bien crémeuse, d’oranges et de fruits à chair. La bouche est hyper soyeuse, le bitume chaud, la tourbe un peu féroce, notes de fruits rouges séchés, d’oranges, de poivre et de sel de mer, vanille. Belle finale soutenue mais d’une incroyable texture feutrée, la tourbe est animale mais domestiquée et se marie admirablement avec les notes de fruits rouges. Belle présentation, saveurs efficaces, agencements agréables, du beau Lagavulin.

Patrick 91%
Un superbe Lagavulin, avec tout ce qu’il faut! J’adore! Nez : Tourbe épicée et fruitée, avec une touche de sel, du caramel et des pommes. Très appétissant! Bouche : Wow, riche et intense, fumée de tourbe, caramel, fruits mûrs, sel de mer, poivre et bois brûlé. Finale : D’une superbe longueur, marquée par la superbe fumée de Lagavulin, que demander de plus?

Bunnahabhain 20 ans 1997 American Oak Fèis Ìle 2017

52.2% alc./vol.
Bottle #479 of 528. Vieilli pendant une première période de 19 ans en ex-bourbon cask puis affiné pendant 10 mois supplémentaires en virgin oak cask.

André 84%
Nez rectiligne et incroyablement doux, genre bois de chêne toasted …pas brûlé… Pleines notes de caramel et de toffee, de bois de chêne sucré, beaucoup de vanille qu’on a passé au petit chalumeau pour le caraméliser légèrement, petits fruits sauvages saupoudrés d’épices. La bouche est très épicée et vraiment influencée par le bois de chêne, belles notes de toffee et de caramel, recouvrant des cerises et des fruits séchés. La force de la bouche étonne un peu, surtout de part la forte présence d’épices mais aussi de par les fortes essences de bois de chêne que cache les notes de poivre et de sel de mer. Même si l’équilibre général du whisky ainsi que sa texture sont délectables, l’amalgame et la diversité des saveurs font que l’on se lasse rapidement (surtout après avoir évalué le Moine Mor Feis Ile).

Ardbeg Committee Reserve 2006 (Uigeadail) ‘’Never-to-be-repeated’’

59.9% alc./vol.
Limited edition of 1392 bottles. Cet embouteillage fût distribué aux membres du Committee en 2006 afin de recueillir leur opinion pour ce qui allait devenir l’embouteillage Uigeadail maintenant disponible sur le marché. Fruit de seulement 3 fûts hogsheads de jeune Ardbeg mélangé d’un fût de sherry butt de 2002.

André 95%
Hallucinant… Peu de single malt peuvent se targuer d’avoir autant de charme et d’équilibre à un si jeune âge. La jeunesse du spiritueux va si bien à cette distillerie. Le nez est rempli de phénol, de tourbe maritime, de camphre qu’adoucissent agréablement les notes de sherry assez prédominentes. Belles vagues de fruits séchés, de dattes et de raisins de vieux cuir élimé. Belle texture à la fois huileuse et onctueuse sur le caramel fondu. Le taux d’alcool rend le whisky un peu fougueux en bouche mais le coating huileux protège la bouche de façon admirable. Beaux ressacs de miel et de vanille, feeling animal du genre poil d’animaux sauvages mouillés, camphre médicinal, fruits de mer et viande fumée. Les notes de fumée et de sherry se mélangent et forment une nouvelle couleur de saveurs. L’intégration des 2 types de fûts est bien ressentie sans qu’aucun des deux prenne le dessus sur l’autre. La finale est plus edgy, l’alcool ponctue la langue de salves salées et épicées, notes de chocolat noir et d’expresso, d’asphalte à chaud, de tourbe médicinale et de fruits secs. Pas le whisky avec la finesse impeccable mais on adore la naïveté des arômes et le rendu peut-être même un peu maladroit de la finale, ce sentiment de vouloir quelque chose de solide qui trangresse le temps de par sa structure plutôt que par ses détails précis et raffinés.

Laphroaig 27 ans 1989-2017

41.7% alc./vol.
Maturation initiale en Refill Hogsheads, vatting et tranférés en First Fill ex-bourbon cask & Refill Quarter Cask.

André 79%
Je pleure ma vie, du Laphroaig Select à 1500$… Nez discret, avalanche de fruits tropicaux, citron, lime, une pincée de sel de mer, bon taux de sucre qui camoufle la tourbe, grosse vanille onctueuse, banana split, oranges & nectarines. Signature des vieux Laphroaig ou la tourbe est en retrait. Laisser le verre s’aérer donne encore plus la chance au whisky de s’arrondir mais j’avoues que les notes de salade de fruits sont vraiment invitantes. La catastrophe viendra de la texture de bouche qui est vraiment à chier, en fait, il n’y a aucune texture, ça goûte le whisky dilué et sans structure (j’ai l’image du Laphroaig Select). Même les saveurs sont délavées, comme une vieille photo des années 20 à l’image balayée par le temps. La seule bonne chose c’est que la tourbe est plus soulignée en bouche qu’au nez, les saveurs senties sont bien là mais sans passion mis à part un léger pétard mouillé de poivre et d’épices. Courte finale, tourbe fruitée et tropicale.

Patrick 77%
Plutôt décevant. À se demander pourquoi il a été embouteillé comme single malt… Probablement parce qu’il aurait ruiné le blend dans lequel on l’aurait introduit, et pour profiter des collectionneurs naïfs et des riches parvenus. Nez : Fruits tropicaux qui pourrissent à proximité d’un feu de camp sur la plage. Le tout, c’est avec une créosote. Bouche : Le créosote, puis le feu de camp, les fruits pourris, des piments chauds, du bois brûlé et enfin un sel de mer enveloppant. Finale : Longue et s’étire sur le sel et les fruits pourris.