Bunnahabhain 14 ans Pedro Ximerez Finish Limited Edition

54.3% alc./vol.
Limited Edition of 5900 bottles, Warehouse #8, Distiled 24/03/03, Bottled 21/06/17. Vieilli 11 ans dans des fûts de xérès de second remplissage puis affiné pendant 3 ans dans des fûts de Pedro Ximerez de premier remplissage.

André 87%
Raisins secs, prunes, chocolat noir, gâteau aux fruits, fruits séchés, miel, poires, beaucoup d’épices, dattes. Le whisky est franc au nez malgré la souplesse du sherry et du caramel. Bizarrement, je détecte aussi quelques notes de javel en background mais très discrètement. La bouche est bien épicée, vague de cannelle, de réglisse noire, ça rappelle aussi les épices à creton et à steak, beau mélange de caramel et de chocolat noir, jus de dattes et d’abricot pressées, notes de rhum peut-être? Finale franche et épicée, le sherry est puissant et austère. Feeling très différent de la première fois où je l’ai dégusté. Y’a maintenant des liaisons de saveurs qui me laissent un peu perplexe et à mon goût perso, peut-être un peu trop épicé et poivré.

Patrick 91%
Pour amateurs de chocolat! C’est super bon, ça se boit tout seul! Nez : Oooh, du chocolat, des fruits des champs mûrs et une note boisée. Bouche : OK, j’ai rarement vu du chocolat si intense que ça dans un whisky, ça en presque incroyable. Donc du chocolat, des fruits mûrs très sucrés et quelques épices. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et subtilement épicé.

Martin 87%
Nez: Dattes et raisins secs, gâteau aux épices, caramel et vin rouge. Pommes mijotées dans le miel. Bouche: Caramel épais et épices, cannelle, bois et raisins. Très ample et juteux. Finale: Chaude, longue, mais puissante, peut-être même trop agressive. Équilibre: Le traitement cask strength ne sied pas à tous, ce n’est pas la première fois que je le dis. Le sherry ici est trop violent et coûte malheureusement quelques points à un embouteillage qui aurait pu être stellaire.

Bruichladdich Port Charlotte 10 ans 2nd Edition

50% alc./vol.
Cette seconde édition de Port Charlotte 10 ans est tourbée à 40ppm. Distillée en 2006, elle est élaborée exclusivement à partir d’orge écossais (100 % écossaise et eau de source de l’ile d’Islay) puis maturé dans une combinaison de futs de bourbon de premier remplissage, de sherry et de Tempranillo. Edition limitée à 18 000 bouteilles.

André 88%
Amalgame intéressant ce Port Charlotte qui oscille entre les tropiques, Islay et l’Espagne. Premières odeurs frappant le nez, la tourbe et cette sensation maritime, embruns salés, puis un mélange de fruits tropicaux et de sherry, petites framboises sauvages et une onctuosité impressionnante de vanille. Tout comme au nez, la tourbe ouvre la parade en bouche, tourbe terreuse parsemée de sel de mer et d’une touche terreuse, avant que ne prennent place les fruits rouges et les fruits tropicaux. Un peu de patience et l’évaporation des salves tourbée permettent l’expansion des saveurs de fruits (cerises, framboises, fruits secs, ananas, poires et pêches). La tourbe avec le temps devient un peu bizarre, genre de cendre froide dans l’âtre au matin, un peu de tourbe herbeuse même, avec une montée de la salade de fruits et d’agrumes. Finale avec des accents épicés et tourbés. Un très bon whisky qui a tous les ingrédients mais qui manque un peu de consistance et de hook. J’ai bien aimé mais n’irais pas jusqu’à en acheter une bouteille.

Patrick 93%
Un grandiose whisky, riche et intense, qui ne décevra pas les attentes de personne. J’adore. Nez : Parfum de tourbe légèrement sucrée, avec de discrètes notes d’orge, de chêne et de vanille. Appétissant. Bouche : Mmmmm, c’est bon ça!! Superbe fumée sucrée-salée-poivrée, avec une touche d’herbe, de l’orge, un peu d’épices et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et épicée.

Kilchoman 5 ans Cask #253 Pedro Ximerez Finish for BC Liquor

56.2% alc./vol.
Distilled 27/05/2011, Bottled 8/8/2016, Cask #253/2011.

André 93%
J’adore la présentation de cet embouteillage. Belle tourbe camphrée très aromatique, poignée de fruits rouges, framboises, dattes, prunes, bâtons de cannelle, oranges confites, sel de mer. Le nez est consistant, les saveurs bien tracées, malgré la force de l’alcool et la tourbe un peu animale, le mélange est onctueux et raffiné. Avec le temps, le nez démontre une texture de suie un peu crasseuse qui se mélange aux fruits rouges. La bouche est soutenue, mélanges de framboises, cerises noires, prunes, dattes, tourbe masculine, suie de chemin et cendre de feu de foyer presque éteint, vanille onctueuse, poivre noir broyé et sel de mer. Longue finale où l’on ressent bien les effets du cask finish. Un embouteillage savoureux à la jonction du bourbon et du sherry cask.

Kilchoman 10 ans KWM 25th Anniversary

56.6% alc./vol.
Bourbon Cask #255/2007, Distilled 22/08/2007, Bottled 28/08/2017, 212 bottles

André 88%
Beau gros feu de plage dans le sable mouillé, réglisse noire, tourbe médicinale, pastilles casse-grippe, notes phénoliques mais tout de même relativement tranquilles au nez, agrumes et fruits tropicaux, un peu animal et brut dans l’approche, maritime et rafraichissant, aérien. La bouche est onctueuse, vanillée, mielleuse et bien fruitée, l’ananas et les fruits tropicaux, pommes vertes, notes de menthol et de phénols, la tourbe est médicinale et camphrée, on s’imagine facilement sur le bord du quai ou de la mer. Une intense douceur, des saveurs définies mais une texture polie et respectueuse. Longue finale sur les notes de tourbe et les bonbons pour la grippe, fruits de mer, miel et vanille. Incroyable comment le Kilchoman vieillit bien au fil des années, mais comment aussi le whisky devient de plus en plus sage. Ces éditions plus ‘’âgées’’ ne plairont probablement pas à tous les fans actuels de la distillerie. Chose certaine, Kilchoman trouve lentement et confortablement sa niche dans l’univers des whiskies d’Islay.

Patrick 90%
Un superbe whisky, riche, complexe avec tout ce qu’un Kilchoman à de bon! Nez : Fumée, cendres, épices du chêne, vanille et cendres encore. Bouche : Tonne d’épices de bois brûlé, fumée, cendres, vanille et note sucrée. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la fumée.

Martin 90%
Nez: Tourbe, crème et fruits tropicaux. Beau sirop de maïs avec une touche de vanille poivrée. La tourbe est presque comme un Laphroaig ici, on est dans le médicamenteux à fond la caisse. Chêne et sel marin. Bouche: Texture verte et mentholée, tourbe camphrée et cireuse. Belles épices chaudes sur un lit de bois, de fruits tropicaux et de canne à sucre. Caramel chaud et sel marin, algues. Finale: Longue et chaude, vent de poivre rose et de cannelle. Touche d’ananas et de bois. Retour de l’impression cireuse. Cendres froides. Super! Équilibre: Kilchoman nous surprend à chaque fois par sa qualité, sa richesse et sa complexité, surtout pour un relativement nouveau joueur dans les whiskys d’Islay. Points bonus au Kensington Wine Market pour saisir ces beaux single casks!

Ardbeg Grooves 2018

46% alc./vol.
Lancé à l’occasion du Ardbeg Day 2018, Ardbeg Grooves est un whisky d’assemblage de Ardbeg Signature vieilli en fûts de Bourbon et de whisky vieilli en fûts de vin bousinés. Son nom est inspiré de ces fûts si intensément brulés que le bois à la surface des douelles est strié de grosses rainures, des « grooves » en anglais.

André 88%
En approche, les arômes typiques d’Ardbeg, puis avec le temps, ce Ardbeg se dévoile avec délicatesse et presque gêne. Camphre, phénol et essence de pins et sapins ou de menthe, fruits rouges et viande fumée encore rouge, bbq & feu de plage, embruns marins. L’édition régulière est très différente de la Committee Reserve, plus grand public, plus ronde et approchable. La bouche est salée, herbeuse et camphrée, puis balance sur le bbq sur la plage encore mouillée et parfumée de sel de mer, les fruits rouges et la viande fumée. Au fil des gorgées, des notes de vanille, de pelures de pommes et de poires trouvent leur place aux côtés des saveurs de tourbe typiques de la distillerie. La finale est un peu courte, sur les fruits rouges et le bois de cerisier, les cosses de pommes et la viande fumée sur la plage. Un peu trop domestiqué, ce Ardbeg se laissera approcher par les amateurs hardcore ou les nouveaux prospects. Personnellement, je reste sur ma faim.

Patrick 88%
Youpee, ma dose annuelle de nouveau Ardbeg! Un très beau Ardbeg, savoureux comme il se doit et bien balancé. Nez : L’enivrante fumée de tourbe d’Ardbeg, avec une superbe couche de cendres, une touche de viande bien cuite sur le BBQ et un soupçon de fruits. Bouche : Une belle vague de fumée de tourbe, légèrement adoucie par une subtile note fruitée. Aussi du poivre, du sel et une tonne de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, épicée et salée.

Martin 89%
Nez: Juste le verser dans le verre embaume la pièce. Tourbe camphrée, sel marin, cendre et viande fumée. BBQ ou méchoui on the beach. Bouche: Tourbe et fruits sucrés, vanille et épices, citron et cendre chaude. Finale: Chaude et accueillante, sur les notes énumérées en bouche. Elle est par contre un peu trop courte, ce qui laissera peut-être un peu indifférents les purs et durs. Équilibre: Un autre bon Ardbeg, mais avec une finale un peu insuffisante.

SMWS 3.295 Bowmore 20 ans

54.6% alc./vol.
« Bouquets and spades » – Distillé le 5 avril 1996 – 228 bouteilles

André 87%
Effectivement floral et agréablement sucré, genre lilas et pâquerettes, chocolat blanc, beaucoup d’ananas nappés de vanille fraiche. La bouche est moelleuse, douce tourbe légèrement phénolique, grosses tranches d’ananas, poires en cube, vanille saupoudrée de sel, chocolat blanc, pincée de cannelle. Je détecte un léger off-key en bouche que je n’arrive pas à identifier… J’adore l’amalgame de saveurs et le taux d’alcool un peu plus approchable. La finale se définit par des tonalités fumée et tourbées et son mélange de poires et d’ananas. Pas le meilleur embouteillage de Bowmore de la SMWS mais ce whisky offre de belles découvertes de dégustation.

Patrick 88%
Un beau Bowmore bien salé comme je les aime. Aussi riche, intense, complexe et bien équilibré. Nez : Bouquet de fleurs et cassonade, avec une touche de miel et surtout de sel de mer. Bouche : Sel intense, touche de poivre, bois brûlé, bouquet de fleurs, bois brûlé et cassonade discrète. Finale : D’une belle longueur, riche et intense, marquée par le chêne brûlé, le sel et la fumée.

SMWS 3.291 Bowmore 20 ans

56.5% alc./vol.
« Tickle your Fancy » – Distilled on April 5th 1996 from Refill Ex-Bourbon Hogshead Cask – 263 bottles

André 86.5%
Une invitation au buffet de saveurs incroyable servi à la mode Bowmore; gâteau aux fruits, oranges, cuillerée de cannelle, gingembre, confiture de fruits, saumon au sirop d’érable, miel, raisins secs, chocolat noir, pincée de sel de mer, fumée de tourbe noyée dans les fruits secs. On déchante rapidement en bouche, où quelques effluves de chlore ressortent immédiatement du verre et taquinent la bouche… Belle envolée d’épices, de caramel et d’ananas, d’oranges et de petits fruits rouges sauvages, caramel salé un peu brûlé. Vraiment étonnant cette avalanche de fruits avec un vieillissement en bourbon cask, j’aurais parié sur un sherry cask… Finale longue et très fruitée, les raisins secs et une lente fumée de tourbe florale. Un Bowmore hors-norme, avec quelques petits défauts mais définitivement attrayant.

Patrick 90%
Un superbe Bowmore, différent des produits habituellement offerts par la distillerie, mais qui sait tout de même satisfaire le fan que je suis. Nez : Caramel, oranges sanguines, épices et sel de mer appétissant. Bouche : Sel et épices en premier lieu, fruits mûrs discrets, trace de fumée, notes de rhum et gingembre discret, mais pas tant que ça non plus. Finale : D’une belle longueur, épicée, légèrement fumée et salée.

SMWS 29.172 Laphroaig 20 ans

58.2% alc./vol.
« Smoked beer », distilled April 4th 1995, Refill Ex-Bourbon Barrel, 212 bottles

André 83%
Singulier, dans la singularité qu’à déjà Laphroaig, c’est peu dire. Ça sent la bière du distillateur, les céréales macérées mais avec un fond de fumé de tourbe assez bizarre. C’est définitivement unique comme nez, on aime ou pas… Ça sent aussi la tourbe verdâtre, la motte de terre avec de l’herbe au travers, la fumée de tourbe un peu étouffées, les céréales macérées, le bois vert et un léger médicinal, le miel et du citronné agrumé.Plus franc en bouche que l’annonçait le nez, suie et cendre de feu de foyer refroidi, miel, boisson au citron, mélange de sel et de poivre broyé. La bouche est pleine de sous-entendus tourbés un peu crasseux, que cachent un paravent de fruits tropicaux et d’herbe verte. Finale tourbée, poires, fruits tropicaux et aussi avec quelques accents de chlore en arrière bouche qui gâche le plaisir général. Dommage, le voyage était si bien commencé.

Patrick 84%
Un Laphroaig non orthodoxe,, mais tout de même savoureux et intense comme on peut s’y attendre. Mais bon, peut-on vraiment réinventer un classique? Nez : Céréales, épices… Et quelque chose me rappelant un hot dog all dressed! Dont la saucisse a été fumée à la tourbe! Bouche : Fumé et très épicé, avec du sel, du bois brûlé et des pickles! Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et marquée par les… Cornichons à l’aneth!

SMWS 29.179 Laphroaig 16 ans

51.6% alc./vol.
« Tarry ropes on a wooden boat » – Distillé le 1er juillet 1999 – 282 bouteilles

André 90.5%
Nez frais et qui rappelle les escapades en randonnées sur le bord de la mer, boisson au citron, pitch à toiture, embruns maritimes, bbq sur la plage, confiture de fruits et d’oranges, centre de foyer éteint, chocolat noir, poires nappées de crème à la vanille, tourbe médicinale… mais pas trop, accents de machinerie industrielle, genre huile à moteur neuve. La bouche déçoit un peu en approche, la texture est un peu diluée alors que l’on s’attendait à quelque chose de huileux et plus généreux; poires, ananas, tourbe maritime un peu grasse, suie, chocolat noir. Longue finale, bien tourbée, légèrement acidulée, citronnée et maritime. I like.

Patrick 92%
Un superbe Laphroaig, intense, riche et débile comme je les aime! Nez : Fumée de charbon de bois et de poivre, avec une touche de saumure, d’agrumes et de fleurs. Bouche : Fumée de charbon de bois d’une belle intensité, un peu de goudron, sel de mer intense, agrumes et quelques fleurs. Finale : D’une belle longueur, fumée, boisée et épicée.

Martin 92%
Nez: Un bon vieux Laphroaig, 16 ans de surcroit! La tourbe indéniable est poussiéreuse, noble et ancienne. Ressac, goudron et citron. Pierre lavée, marmelade d’orange, cacao et feu de plage à la brunante. Bouche: Tourbe, sel marin, poivre et bois sec. Oranges et touche de miel. Les poires et pommes sont là, mais la texture nous déçoit un tout petit peu. Le charbon de bois rattrape un peu ce défaut. Finale: Tourbée, médicinale, salée et longue à souhait, comme ces soirées de plage où l’on voudrait que le temps s’arrête. Équilibre: Un plus que solide Laphroaig, un des bons vieux bastions de qualité de la SMWS. Prenez ce dram et profitez de la vue au sommet, car on va descendre vite avec les embouteillages du futur…

SMWS 10.109 Bunnahabhain 8 ans

60.9% alc./vol.
« Westering home », distilled February 7th 2008 from Refill Ex-Bourbon Barrel, 210 bottles

André 88.5%
Un hommage aux origines de la distillerie. On se croirait définitivement sur le porche d’une maisonnette sur le bord de la mer où fume le foyer chauffé à la tourbe. Contextuel; sel de mer, fumée de tourbe, gros mélange d’épices bien soutenues, agrumes, citron, vanille. Ça rappelle définitivement l’Ile d’Islay… La bouche se donne dans une texture onctueuse et huileuse, très épicée et alcoolisée, les nuages diaphanes de tourbe laissent entrevoir le panier de fruits tropicaux et d’agrumes qui dansent dans des bras de mer salés et camphrés. L’alcool aide à propulser les saveurs et la longévité du spiritueux est étonnante, à la fois de par la douceur de sa texture mais la force des saveurs. La finale est très longue, camphrée, presque industrielle et brute, musclée, rappelant le marin trônant sur le logo de la distillerie.

Patrick 91%
Tout ce qu’on attend d’un whisky d’Islay, avec du sel, de la fumée de tourbe et bien des épices. Intense et savoureux, j’aime! Nez : Huile fumée et légèrement tourbée avec des touches de laine fumée et trempée dans l’eau de mer. Bouche : Fumée très intense et poivrée, avec une bonne dose de bois brûlé, le tout lavé par l’eau de mer. L’ensemble est complété par une tonne d’épices avec une touche d’orge. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et épicée.