SMWS 53.254 Caol Ila 11 ans

57.1% alc./vol.
« French Flair » – Distillé le 18 juillet 2006, Refill hogshead, 270 bouteilles

André 91%
Nez minéral et brut, citronné et à la sensation de cendre refroidie, fumée de tourbe industrielle arrondie par l’air salin chaud du Golf Stream, bois verdâtre, herbe mouillée, vanille, eucalyptus et menthe poivrée. L’influence maritime est sans équivoque, tout autant que l’utilisation du bourbon cask. Superbe texture en bouche encore une fois, une douceur surprenante pour un whisky si rough. Mélange de vanille sucrée et de sel de mer, zeste de citron et agrumes, poivre, eucalyptus, fumée de tourbe terreuse un peu sale, bois pas complètement séché, guimauves caramélisées, cendre refroidie. Aspect industriel un peu crasseux encore une fois. Impressionnant cette texture huileuse. Douce finale poivrée, d’où émerge les notes alcoolisées, forte présence de bois verdâtre et d’éléments feuillus et cette éternelle sensation de galets et de cendre froide en toute finale de bouche.

Patrick 90%
Un superbe Caol Ila, en fait un superbe scotch d’Islay, avec tout ce qu’on peut en attendre. Nez : Fumée de tourbe et bacon, avec une touche crémeuse. Bouche : D’abord le bacon, gras, salé et très bien cuit, puis une vague irrésistible de fumée de tourbe. Le tout est porté par une onde sucrée, rappelant vaguement de la guimauve. Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et sucrée. Donne définitivement le goût de s’en servir un autre verre.

Martin 90%
Nez: Bien iodé même le nez à 2 pieds du verre. Tourbe médicinale et viande fumée. Un p’tit citron sucré vient nous narguer un petit peu vers la fin. Bouche: Sucre à la crème et citron, vague de tourbe bien grasse pas loin derrière. Grosses épices sucrées nous rattrapent sans gêne. Finale: Boisée et tourbée à souhait, chaude et épicée aussi. On reste avec un impression maritime crasseuse bien longtemps, pour notre plus grand bonheur. Équilibre: Excellent peated single cask, comme on en voit pas beaucoup dans les grandes marques.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #7

56.3% alc./vol.

André 90%
Une savoureuse tourbe médicinale typiquement Laphroaig envoûte rapidement nos narines. Quelques enbruns salins maritimes ambrassent nos lèvres, on perçoit aussi les odeurs de la pluie et de la mer salée séchant sur les galets au soleil après un orage, quelque chose de minéral également. Par la suite, panier de fruits tropicaux, oranges et crème à la vanille accompagné d’un zeste de citron. La bouche est huileuse et roucoule sur la langue mais les saveurs sont tranchées et définies. Menthol, camphre et produit médicinal, hospitalesque, miel et vanille, citron, oranges et agrumes, fruits secs, cendre froide, poussière de pierres, tar, sel et poivre. Finale huileuse et sèche à la fois, épicée et tourbée, appétissante.

Patrick 93%
Un whisky gigantesque dont chaque goutte a su me combler. Que demander de plus? Nez : La belle grosse fumée de tourbe sale typique de Laphroaig, avec des notes médicinale, du sel et de discrètes agrumes. Bouche : Wow, la fumée de tourbe de Laphroaig à son meilleur, du sel, de l’huile, du chêne brûlé, de la cendre, des épices, une touche d’agrumes et du goudron, porté par une superbe texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 91%
Nez: Classique tourbe camphrée et goudronnée qui répond aux attentes que nous avons face à Laphroaig. Tourbe crottée et salée, médicinale, pierre lavée, craie, citron et une petite pointe de vin blanc. Bouche: La tourbe demeure forte, mais sait aussi laisser la place aux autres saveurs. Poivre endiablé, bois sec, sel de mer, huile à moteur, vanille et crème. Mentholé et camphré dans l’ensemble. Finale: Chaude, épicée et bien fumée. Le sel, le bois et le poivre dominent, ce qui peut à ce stade-ci peut-être étouffer légèrement certaines notes plus timides. Comme un peu de fruits secs et de sucre en poudre. Équilibre: Ça demeure quand même un Laphroaig à la hauteur des attentes. Ils ont bien beau être un peu inégaux autant dans l’assemblage que dans la distribution de leurs sacro-saints Cairdeas, mais le bon vieux cask strength 10 ans lui ne déçoit jamais.

Ardbeg Drum 2019 Committee Release

52% alc./vol.

André 78%
La parution annuelle de Ardbeg associée au Fèis Ìle est un moment de dévotion qui tire du divin et presque de la religion aveugle. Plusieurs voudront probablement me lapider à la lecture de l’évalutation de cette édition annuele iconique. Les dernières parutions de Ardbeg ont eu une légère baisse de qualité mais ma dernière déception elle datant de fort longtemps. Serais-ce une accumulation de désenchantement qui vient à point lors de l’évaluation de cette édition mais sérieusement, c’est solidement ordinaire comme présentation. Aucune finesse, aucunes nuances à la hache, que dis-je, à la scie mécanique… On a au nez, un mélange de bananes, ananas et de poires nageant dans une piscine de tourbe hyper brute et sale, terreuse assortie de notes verdâtres de cocottes de pin et de sapino. La bouche laisse complètement froid, aucune finesse, texture liquide et froide, aucune passion. Grosses notes de tourbe aux aromes de feu de pneus usés, l’anis et le chocolat noir, la terre mouillée et l’huile souillée aussi. La tourbe est industrielle et brute. Si le rhum cask devait apporter un air de fête et un peu de chaleur des tropiques, bien, c’est raté. Finale longue, mais pas pour notre plus grand plaisir, monopolisée par la tourbe, légère touche citronnée, poivre noir broyé, cendre froide, huile souillée, accents herbeux et jeune alcool maladroit. Plus je le bois, plus la note baisse, je crois que je vais arrêter là…

SMWS 53.284 Caol Ila 10 ans

59.8% alc./vol.
« Smoky, Malty Minerality » – Embouteillage spécial pour le Islay festival de 2019 – Distillé le 24 septembre 2007, Refill hogshead, 282 bouteilles

André 90%
Ballade sur la plage de Port Ellen un jour ou le vent porte les effluves de la malterie. Quelques amis ont décidé de se faire un ‘’get together’’ en mangeant des fruits de mer cuit sur un feu de plage fait de bois mort. Sel de mer, limonade citronnée, fruits de mer… et effectivement minéral, genre galets remplis de sel de mer séchés au soleil. Pas loin, un pêcheur répare le moteur de son bateau qui a perdu de l’huile souillée très odorante. La bouche est hyper huileuse, remplie d’ananas et de citron, puis de tourbe phénolique et de pousière de pierre assaisonnée de sel de mer. La texture est vraiment superbe et l’effet gras et huileux coupe l’alcool un peu acéré. Finale bien salée et poivrée, tourbe phénolique, saveurs qui démontre la fierté de ses origines. À presque 200 balles pour un 10 ans, la barre était haute.

Patrick 90%
Un excellent Caol Ila, riche, complexe, et… Surprenant! J’ai jamais vu autant de sel dans un Caol Ila! J’aime! Nez : Feu de camp de tourbe, sur lequel on a fait cuire des pétoncles, le tout sur le bord de la mer. Bouche : À l’arrivée, le sel est super intense, puis la tourbe vient recouvrir le tout, et ensuite suivie par du poivre, des roches et une touche sucrée. Finale : D’une superbe longueur, fumée, tourbée, salée. Savoureuse.

Martin 90%
Nez: Ah, la belle tourbe des îles… Cuir, iode, air marin, pierre lavée et agrumes. Bien huileux et salé. Bouche: Tourbe bien salée, eau de mer, fruits mijotés, épices et bois. Finale: Chaude et punchée. Sel marin, algues et pierre. Superbe. Équilibre: Vraiment bien, un solide « hit » pour la SMWS. Un excellent peated single cask.

Douglas Laing Old Particular « The Elements Collection – Earth » Caol Ila 8 ans

58.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead, Distilled November 2010, Bottled May 2019, 319 Bottles

André 87%
Brut et droit au but; tourbe phénolique crasseuse, feu de plage de bois mort, cendre de feu de foyer refroidie, sensation de terre mouillée et de bois carbonisé. Beaucoup de céréales maltées puis fumées en bouche, qui est franche et fougueuse, tourbe phénolique salée et crasseuse, huile salie, une touche sucrée aussi bizarrement. Belle texture bien nuance, l’alcool n’est presque pas ressenti sauf en finale. Notes d’eucalyptus également. Finale terreuse, cendreuse et de bois carbonisé. Ce whisky est définitivement ce qu’il doit être, terreux.

Patrick 90%
Du Caol Ila comme ça, je crois que je serais capable d’en boire à chaque jour! Nez : Ooooh… Oooh. Oh. Ça sent bon ça! De la belle fumée de tourbe, avec quelques agrumes, de l’huile, du sucre et une note terreuse. Bouche : De la superbe fumée de tourbe huileuse, du bois brûlé, des agrumes, quelques grains de sucre et des céréales mouillées et une touche terreuse. 58.4% d’alcool? J’aurais juré que c’était 48%! Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et sucrée.

Douglas Laing Old Particular Laphroaig 15yo

48.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL13743, Distilled September 2004, Bottled November 2019, 282 Bottles

André 89%
Un Laphroaig discipliné et étonnamment doux au nez, pas aussi médicinal que les distillery bottling. Zeste de citron, poires, ananas, oranges, sel de mer séché au soleil sur des galets, feu de plage, fumée de tourbe phénolique bien distante, belle vanille onctueuse. Bourbon cask all the way. En pregnant le temps de laisser le whisky s’aérer, les notes de tourbe sale se précisent, aspect un peu crasseux et presque d’huile à moteur souillée, ce qui est étrange avec la sensation d’air frais apportée par les fruits tropicaux. La texture en bouche est un peu trop diffuse malgré des saveurs définies. La tourbe est phénolique et crasseuse, cendreuse aussi, salée et fruitée. La pérennité des saveurs est au depart discutable mais si l’on espace les gorgées, on se rend compte que les notes phénoliques remontent au nez après quelques minutes. Plus le whisky respire, plus les notes de tourbe crasseuse prennent de l’ampleur. Longue finale, fumée et tourbée à souhaits nappant les fruits tropicaux.

Patrick 93%
Du Laphroaig à son meilleur, avec tout ce que j’attends de cette distillerie et même plus. J’ai certaines attentes envers Laphroaig, et la complexité n’en fait pas partie… Mais ici, c’est tout de même superbement complexe et équilibré! Nez : De la grosse fumée de tourbe sale typique de Laphroaig, avec du bacon gras, des pommes vertes. Appétissant. Bouche : Oh que c’est du bon jus ça! De la belle fumée de tourbe grasse, du sel de mer, des pommes vertes et de l’orge sucrée. Le tout porté par une texture extraordinairement huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Douglas Laing Old Particular Bowmore 18 ans

48.4% alc./vol.
Single Refill Hogshead Cask #DL13709, Distilled December 2001, Bottled December 2019, 339 Bottles.

André 92%
Wow, quel nez! Grosses tranches d’ananas frais, oranges, zeste de citron et une solide livraison de tourbe puissante bien assaisonnée de fruits tropicaux. La bouche est juteuse et pulpeuse, remplie d’ananas baignant dans son jus et de cendre froide. La tourbe est prononcée, phénolique, terreuse et salée mais hyper rafraichissante. Bon retour sur les oranges et la poire à chacune des gorgées, mais la saveur principale demeure l’ananas. La tourbe est définitivement plus prononcée que celle livrée habituellement dans les embouteillages réguliers. Ce qui diffère aussi, c’est le côté fruits rouges qui est absent et donne toute la place à la signature du bourbon cask. Longue finale, tourbée, cendreuse et assaisonnée de fruits tropicaux nageant dans un nuage de phénol. J’ADORE!

Patrick 83%
Un whisky avec un mélange de saveurs vraiment étrange. Sans être mauvais, je ne peux pas dire que j’y prends grand plaisir. Nez : Parfum étrange, avec un mélange d’ananas, de fruits tropicaux et discrète fumée de tourbe. Bouche : Bizarre. Des épices, du bois, du sucre, des fruits tropicaux, du sel et de la fumée de tourbe. Le tout est porté par une superbe texture huileuse. Finale : Toujours marquée par le mélange étrange de fruits tropicaux, d’épices et de fumée de tourbe.

Single Cask Nation Caol Ila 12 ans

59.3% alc./vol.
2nd Fill Bourbon Hogshead Cask #510, Distilled January 2007, Bottled May 2019, 294 Bottles

André 88%
Nez brut, sur la grosse fumée graisseuse, algues mouillées, enbruns maritimes, côté industriel assez présent, gomme de pin, sel de mer. Bouche huileuse et grasse, fumée terreuse, aspect industriel encore une fois, graisse de viande cuite sur des morceaux de charcoal, bonbons mentholés, feu de plage. Dans l’expectative d’une pérennité à la hauteur de la force des saveurs, je reprends une deuxième lapée et attend, puis attend… Déception sur l’aftertaste qui est un peu court. Je ne parle pas de la fumée mais bien de l’ensemble des saveurs. Saveurs de citron et lime, les pommes vertes, le tout saupoudré de poivre moulu. Un Caol Ila un peu brut dans l’approche mais qui respecte la ligne de la distillerie.

Patrick 90%
Un Caol Ila classique, ou plutôt un Islay classique, avec de la belle grosse fumée de tourbe huileuse. Nez : Parfum de fumée de tourbe intense, avec de la suie et du poivre. Bouche : Un beau whisky fumé et huileux à souhait, avec une tonne d’épices et de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, épicé, boisée et fumée.

Jim McEwan’s Celtic Heartland Bunnahabhain 34 ans 1973-2008

46.1% alc./vol.
Refill Sherry Cask Matured, Limited edition of 669 bottles

André 88%
Nez très doux et fruité. Fruits tropicaux et jus de poires, ananas, pommes poires, un fond de sherry distant, des oranges confites et une touche de caramel. La bouche est onctueuse, belle texture collante. Ce qui manque rapidement, c’est l’apport de tourbe rappelant le charcoal et le sel de mer puissant qui nappe la salade de fruits tropicaux, composée en bonne partie de poires, d’oranges et d’ananas. En finale de bouche on a droit à une touche de cannelle et qui s’étire sur des vagues iodées, de coconut et des mottes de terre mouillée.

Patrick 93%
Un grandiose whisky qui répond à mes attentes face à un scotch de 34 ans! Riche, complexe, superbement balancé, du plaisir à chaque gorgée. Nez : Du sucre, des prunes, de la cannelle et des fleurs. Appétissant! Bouche : Porté par une superbe texture huileuse, on retrouve des saveurs de prunes, du miel, des oranges, du chêne et une touche de fumée de charbon. Finale : D’une belle longueur, onctueuse, complexe et discrètement sucrée.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Port Ellen 25 ans

40% alc./vol.
Distilled September 1982, Bottled November 2007 from Refill Sherry Butts

André 86%
Tourbe médicinale bien discrète, foin séché, tourbe agricole et animale, jus de citron, céréales séchées. Le nez est plutôt effacé et la tourbe domestiquée après 25 ans dans le fût. Les premières impressions rappellent le fût de bourbon et non de sherry, les fruits rouges étant pratiquement absents. Si la bouche est très feutrée, la bouche développe des saveurs plus prononcées de tourbe terreuse un peu sale, pas au début mais plus lorsque le whisky coule en gorge. De belles notes camphrées et verdâtres émergent lentement après ingestion, notes de vanille, d’eucalyptus, de sel de mer, jus de citron. La texture est plutôt platte et sans trop de consistance, quel dommage. Finale de bonbons casse-grippe eucalyptus et camphre, courte.

Patrick 90%
Je n’ai jamais goûté de Port Ellen qui serait simplement « ordinaire »… Et dire que non seulement cette distillerie fut démolie, mais qu’en plus, Diageo a pris près de 40 ans avant de se dire que ça pourrait être une bonne idée de la reconstruire. J’attends avec impatience le jour où nous pourrons enfin trouver ce nectar à la SAQ du coin à un prix raisonnable! D’ici une petite dizaine d’années? Nez : Le parfum incomparable de Port Ellen, maritime à souhait, avec une fumée de tourbe intense, mais tout de même bien équilibrée et une subtile touche d’agrumes. Bouche : Fumée de tourbe, épices du bois sec et brulé, sel de mer intense, orge discrète et agrumes rafraichissants. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la fumée et surtout par le sel.