Gordon & MacPhail Highland Park 2006 Cask Strength

58% alc./vol.
Distillé le 22/06/2006, embouteillé le 19/02/2015 depuis les fûts #4284-4285-4286-4287.

André 86.5%
Qu’on se le tienne pour dit, il ne faut pas évaluer ce whisky en ayant en tête les saveurs traditionnelles de la distillerie. On est complètement dans un autre monde avec cette présentation. Un peu herbeux, un peu tourbé, mais agréablement vanillé et mielleux. Le nez est fin et raffiné, bien doux malgré le fort taux d’alcool. Les poires, le miel, la vanille. En bouche, décevant. En ressent bien la douceur des 1st fill bourbon cask mais cela aplanit l’ensemble un peu trop à mon goût et ligote les arômes les plus fines. Saveurs de vanille et de miel, les poires nappées de chocolat au poivre, bananes. L’effet de l’alcool s’exprime à travers la finale qui est soutenue, poivrée et épicée, ce qui relève l’ensemble du whisky et de ses saveurs. Un whisky bien construit mais beaucoup trop rectiligne et réservé dans sa palette aromatique. Les amateurs de whisky apprécieront mais les fans de Highland Park seront un peu perdus.

Patrick 86%
Un très bon dram, offrant la complexité et la balance typique d’Highland Park. Toutefois, un parfum un peu drabe lui fait perdre quelques points. Nez : Nez rappelant un whisky de grain, avec quelques notes de vanille et de fruits exotiques. Bouche : La fumée subtile d’Highland Park s’affirme dès l’arrivée en bouche, avec des notes savoureuses de miel. De belles notes florales et herbeuses complètent agréablement le tout. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 86%
Pâle et croquant comme un vin blanc d’été. Nez: Une fois les épices à l’avant-scène passées, on y découvre miel et crèeme, herbe et vanille. Très peu de bruyère habituelle de HP. Bouche: Texture d’une bonne lourdeur. Miel et épices nous servent de guide pour une tournée explorant bois de chêne et orge sucrée, en passant cette fois-ci par l’incontournable fumée de bruyère. Finale: Assez longue avec une intensité décroissante. Poivre, poivre et poivre. Équilibre: Un très bon whisky, mais peut-être un peu éloigné de la nature de Highland Park. Taux d’alcool modeste, mais effet brutal.

Compass Box The Lost Blend

46% alc./vol.
Remontons dans le temps avec le tout premier blend de John Glaser conçu au début de l’aventure Compass box. L’esprit d’Eleuthera, dont la production a dû être arrêtée en 2005 en raison d’une rupture de certains de ses fûts, se voit attribuer une deuxième vie. The Lost blend est un mélange de 80% provenant de 2 whiskies non-tourbés des Highlands – Clynelish et Allt-á-Bhainne et de 20% d’un whisky tourbé de l’Ile d’Islay – Caol Ila.

André 94.5%
Belle dualité de saveurs. Nez crémeux de vanille mielleuse tirée des fûts de bourbon portant une écharpe tourbée et iodée, finement salée, agrumes fraiches. En bouche, la texture est épatante, le whisky est très textural en arrivée, moelleux et vanillé, aérien comme certains malts des Highlands savent si bien se dévoiler. Même avec seulement 20% du volume total, les saveurs distinctives du Caol Ila émergent rapidement de l’ensemble, flaveurs de tourbe et de suie, fumée concentrée, goudron. L’équilibre général est apporté par sa texture toujours aussi crémeuse et veloutée. La finale de bouche est plus pointue, légèrement épicée même, quelques soupirs de gingembre et de chêne un peu sec, tourbe prononcée mais pas du tout envahissante mélangée d’agrumes savoureux et frais. Définitivement un des meilleurs blends que j’ai goûté! Du beau travail et une conception impeccable. Epic!!!

Patrick 92%
Un blend qui donne le goût d’oublier les single malts. Complexe, intense, parfaitement balancé et tout simplement délicieux. Nez : Parfum complexe où la fumée prédomine, mais laisse tout de même un peu de place aux épices de chêne et à l’orge. Bouche : Wow! Superbe mélange de fumée, d’épices, de chêne, d’orge et de sucre. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : Longue et épicée.

Martin 92%
Or hyper dilué, peat à l’horizon. Nez: Tourbe à peine discrète avec une vanille bien dosée sur fond de céréales et de colle à bois. Sel et citron, pierre lavée par les vagues. Bouche: Poids ample et huileux. Savoureux. Ici la tourbe se retire un brin pour faire place à un barrage de vanille, de citron, de crème anglaise, d’épices et de chêne poussiéreux. Elle fait pourtant un retour marqué avant la finale avec des accents de goudron, d’asphalte et de caoutchouc sucré. Finale: Chêne épicé au départ, qui se mute vivement en tourbe herbeuse et goudronneuse, salée et gorgée d’agrumes. Équilibre: Solidement construit, c’est un blend qui jouit d’une qualité et d’une complexité impressionnantes.

Tormore 14 ans

43% alc./vol.

André 82%
Toffee et vanille, tartelette au citron avec sauce aux fruits rouges, amandes concassées. Le nez est attrayant et doux, une belle expérience sucrée. En bouche, le sherry est plus puissant, la pomme rouge, oranges, les fruits secs et une bonne dose de cannelle en toute finale de bouche. Le gingembre aussi apparait progressivement en finale de bouche en s’accompagnant d’autres épices. La finale est axée sur l’orange au départ, puis vaguelette d’épices et mousse à la vanille brûlée au chalumeau. Pour les amoureux de scotch fruité et sucré.

Glenfarclas Family Casks 1985

45.4% alc./vol.
Fût #2591, embouteillé 27/03/2014, 295 bouteilles.

André 85.5%
Le sherry puissant à la Glenfarclas, les fruits secs et les raisins sec, les noisettes boisées, touche d’oranges. Simplicité efficace. La bouche est puissante et douce à la fois, les fruits sont à l’honneur, sherry goulu mais les saveurs sont un peu trop linéaires même si parsemé d’une belle poignée d’épices et de prunes séchées. La finale est un peu courte et manque de panache et de vigueur et est un peu trop influencée par le fût de chêne pour mes goûts personnels. Dans la lignée Family Cask, loin d’être mon préféré mais cette édition respecte la ligne directrice de la distillerie.

Macallan Reflexion

43% alc./vol.

André 87.5%
Du hyper fruité solide… Fruité à souhait, Presque excessif, le sherry est puissant et d’une belle rondeur, sans être agressif ou trop austère. Beau mélange de chocolat noir et d’oranges, de toffee, de fruits séchés, raisins secs, prunes desséchées. On se demande si l’on a affaire à du whisky tellement celui-ci est dénaturé. À défaut d’avoir une palette aromatique étendue, on pourra miser sur l’intensité des saveurs… mais provenant d’une bouteille à 1500$, sans mention d’âge…?! Est-ce pardonnable? Donc en bouche; chocolat noir, touche orangée, fruits secs, pelures de raisins écrasées, prunes, raisins secs avec une touche astringente en finale de bouche. Finale fruitée, répétant le patchwork de saveurs livrée au nez et en bouche. Une fois le wow factor de la bouteille passé et que l’on s’attarde au liquide lui-même, et pour le prix déboursé, nous serions en droit de s’attendre à un feu d’artifice de saveurs. Nous avons plus droit à un fast track de saveurs définies et rectilignes. Bien que l’intensité des saveurs est contrôlée, on se lasse peut-être trop rapidement des saveurs somme toute facile et qui, avouons-le, manquent de variété. Un sherry monster de whisky presque dénaturé… mais bon, si vous avez les 1500$ de lousse… Afin de mettre ça en images, imaginez un méga babe bombshell avec un cul de la mort, qui une fois au lit, est une vraie roche.

Patrick 96%
Un whisky tout autant exceptionnel que son prix. Si vous en avez les moyens, n’hésitez pas, il saura vous combler, ainsi que tous les chanceux avec qui vous le partagerez. Nez : Parfum d’un vieux vin bien boisé, avec une touche d’oranges, de chocolat noir et d’épices subtiles. Bouche : Vin chaud et brûlant, agrumes, anis, chêne brûlant, réglisse noire, pommes vertes et gingembre. Finale : Longue et intense, marquée par le vin chaud.

Martin 90%
Nez: Monstre de sherry brun. Tabac, malt, cuir, cerise, raisin, orange sanguine, chêne, chocolat noir et toffee. Solide et réconfortant. Bouche: Belle texture, belle entrée en bouche. Doux et discret. Raisins, cannelle, muscade, orange et cuir. Tannins du xérès. Finale: Chaleureuse, langoureuse, notes de bois, de vin, de cuir et de fruits secs. Équilibre: Un noble sherry cask, je n’en attendais pas moins d’un Macallan de cet ordre… mais il faut être complètement timbré pour s’attendre à ce qu’on paye 1600$ la bouteille.

Jim Beam Distiller’s Masterpiece PX Sherry Cask Finish

50% alc./vol.

André 83.5%
Le sherry à plein nez, pas dessus les fruits rouges habituels et sucrés des bourbons. Réglisse rouge, cerises, oranges, cannelle, léger brûlé du fût. En bouche, encore plus axé sur le sherry et les fruits rouges, la pâte de fruits, les cerises noires, gâteau aux fruits. Suivant cette vague fruitée, l’alcool cloue la langue au palais avec une légèrement astringente menant à la finale, très longue, avec quelques accents de fût brûlés, les éclisses de bois sec sur une bonne couche de cerises noires et de fruits séchés. Difficile de justifier le prix exorbitant de l’embouteillage…

Patrick 91%
Un vrai bourbon de dessert! N’en prenez pas une portion si vous n’êtes pas certains de pouvoir en avoir une deuxième, car vous pourriez être prêts à faire des choses que vous regretteriez pour avoir cette deuxième shot! Nez : Un beau parfum de fruits mûrs typiques du xérès et de cerises typiques du bourbon, avec u e belle note boisée. Bouche : Wow! Du bois brûlé, des cerises, et des fruits sucrés et vanillés. Du vrai bonbon pour adultes! Finale : D’une superbe longueur, marquée par le bois brûlé et les fruits sucrés.

Arran Machrie Moor Peated 2nd Edition 2011

58.2% alc./vol.

André 80%
Pas nécessairement facile d’isoler la tourbe au nez dans cette édition, mais la tourbe terreuse mélangée de sac de tondeuse à gazon rempli d’herbe coupé est quand même là. La force de l’alcool est aussi relativement évidente même si adouci par les notes vanillées. La bouche est huileuse, la non-filtration est bien sentie au niveau texture, mais je suis d’avis que le taux d’alcool, jumelé à la tourbe somme toute discrète, nivelle ce whisky au niveau des saveurs et des arômes en le rendant beaucoup trop rectiligne et limité. Bouche de fleur de sel et d’embruns maritimes, tourbe presque effacée et alcool décoiffant. La finale est longue mais monotone, principalement axée sur l’alcool salé et quelques timides notes d’agrumes et de poires fraiches.

Patrick 92%
Un whisky vraiment complexe et savoureux, voir généreux! Nez : Savoureuse tourbe sucrée et exceptionnelle. Le tout est couvert de suie, de charbon et de quelques fruits. Bref, un parfum vraiment excellent! Bouche : Épicé, poivré, fumé, tourbé, un peu fruité avec une touche de vanille et de chêne. Ai-je dit épicé? Intense et complexe, un whisky vraiment sublime. Finale : Très longue, intense, épicée et marquée par le bois brûlé.

Maker’s 46 Cask Strength

54.45% alc./vol.

André 89.5%
Si ce whisky était un film, il serait The Duke of Hazzard avec Jessica Simpson en costume de bain lavant le char orange à 37 degrés dans le sud des States. Nez moelleux, étonnant que l’alcool soit aussi bien caché derrière la cannelle et les petits fruits rouges sauvages, les cerises muries, les fruits secs, les épices. En bouche, sérieux 56% d’alcool ?!?! Doux, doux, le blé amoureux et moelleux, clou de girofle, cannelle, cerises, raisins secs, poivre noir… mais un léger astringent tannique en finale de bouche. Finale longue et douce, bien balancée, les fruits rouges, les cerises roulées dans les épices et le poivre. Un superbe bourbon avec un twist de blé vraiment unique, des saveurs exquises. N’eut été du léger tannique en finale de bouche, il aurait passé la barre du 90% easily.

Patrick 89%
Maker’s Mark a son meilleur, avec une tonne de bois brûlé en prime! Pas un bourbon pour les enfants, mais amateurs du genre ne pourront plus s’en passer. Nez : Cerise, cannelle, fruits secs, épices et caramel chauffé. Bouche : Bois brûlé hyper intense, caramel, épices, cerises, cannelle, raisins secs et poivre noir. L’ensemble est plutôt tannique tellement le bois est intense. Finale : Longue, intense et savoureuse.

Martin 89%
Nez: Vanille intense, caramel au beurre, rideau de fleurs blanches et une pointe lointaine de chêne grillé. Bouche: Richesse maîtrisée, sur la crème fouettée, la cannelle, le pain d’épices et une note subtile de café. Finale: Longue, douce, boisée, avec un soupçon de miel et de tabac. Équilibre: Un bourbon élégant et amplifié, qui conserve la douceur du style Maker’s tout en faisant un pari sur structure et profondeur.

Signatory Vintage Bunnahabhain 7 ans 2008 Very Cloudy

40% alc./vol.
Distillé le 23/01/2008 et embouteillé le 26/03/2015 spécialement pour La Maison du Whisky à Paris.

André 81%
À l’œil, avec le déferlement d’images montrant le déversement de milliard d’eau non-filtré de la ville de Montréal dans le fleuve St-Laurent, ce whisky a de quoi vous faire sourciller. Le whisky est trouble et brumeux, un nuage de bruine dans le verre à la couleur blanchâtre bizarre. Au nez; maritime et tourbé, mais une tourbe terreuse et mouillée, verdâtre, gazonneuse, notes d’agrumes et de sel marin discret. En bouche, le whisky est liquide et légèrement poreux, (cela me fait penser à la sensation que laisse la pâte à dent lorsque l’on prend un verre de jus d’orange après s’être brossé les dents) la tourbe terreuse et verte (presque mentholée) monte lentement en crescendo et s’appuie sur des notes de sel de mer bien définies. Les saveurs me rappellent étrangement le Toiteach mais en plus dilué. D’où la réflexion de se demander c’est quoi l’idée d’embouteiller un single cask à 40% d’alcool ???? La finale laissera les notes de tourbe grasse et verte en bouche et une sensation de bord de mer iodé et de filet de pêche séchant sur le quai. Un whisky qui livre bien ses origines mais que l’on a préféré noyer dans la dilution trop généreuse à 40%… Dommage…

Patrick 90%
Ce scotch porte bien son nom, étant vraiment d’apparence « cloudy ». Et, au goût aussi, on a l’impression de plonger dans un nuage de fumée de tourbe. Pour ceux qui aiment leur whisky sale et intense! Nez : Belle tourbe sale comme on l’aime, mais plutôt surprenante venant de Bunnahabhain. Le tout est accompagné de bois brûlé et d’une touche subtile d’agrumes. Bouche : Fumée de tourbe sale, bois brûlé, caramel et un peu de sel et de poivre. Finale : Longue et délicieuse, avec de la fumée de tourbe, du poivre et du chêne.

High West « A Midwinter Night’s Dram » Act 28

49.3% alc./vol.
Acte 28, Scène 334.

André 94%
Un whisky unique, vraiment… unique. Nez qui représente tout un défi pour le dégustateur… mélange de rye, de fruits secs exubérants, de vin rouge, un blend de framboises sauvages et de cerises, de prunes et une superbe texture veloutée et crémeuse au nez. Avec un peu de patience, le rye s’adoucit encore un peu plus, les quelques épices discrètes du nez sont bercées par les soupirs du vin rouge et des fruits sauvages. Le nez pendu au bout du verre et les notes de vanille et de noix de coco apparaissent de nulle part, mais une fois en bouche, les notes de vin rouge et de fruits secs, de raisins mauves, de prunes et de pâte de fruits dans une douce tempête de rye épicé est déstabilisante… Finale sans fausses notes, les fruits encore et encore, le raisin, le caramel et le chocolat noir, une pincée de cannelle et d’épices. Superbe, de l’ouverture à la finale.

Patrick 92%
Un grand dram ideal pour les nuits d’hiver, mais aussi pour toutes les autres nuits de l’été. Une autre preuve que les ryes sont d’excellents whiskys qui ne demandent qu’à être découverts, quoiqu’en pense la SAQ. Nez : Parfum complexe faisant penser à un rye qui aurait subi un vieillissement en fûts de vin (dégustation faite à l’aveugle : en effet, il s’agit d’un rye vieillit entre autres dans des fûts de porto). Bouche : Céréales épicées, fruits mûrs, chêne brûlé et pointe subtile de vanille. Très intense et savoureux, tout aussi bien balancé! Finale : Longue et intense, marquée par les fruits mûrs et le chêne brûlé.