Bowmore 21 ans Aston Martin – 4ème édition

51.4% alc./vol.

Il s’agit de la quatrième et dernière édition de la sélection des maîtres Bowmore Aston Martin. Ce Bowmore de 21 ans d’âge a été mis en bouteille à 51,4 % après avoir mûri dans des fûts de chêne américain de type porto Tawny et dans des fûts de sherry.

Patrick 82%
Les saveurs y sont, mais j’ai l’impression de goûter un whisky un peu trop dilué et ce, malgré que la force de l’alcool soit bien présente. Nez: Le superbe mélange de sel marin et de légère fumée de Bowmore et une note huileuse que je ne peux m’empêcher d’imaginer. Bouche: Du beau gros sel, du xérès d’une belle intensité et de la fumée de tourbe toute en retenue. Finale: Un peu courte, salée et fumée.

Glenmorangie A Tale of Ice Cream

46%
 alc./vol.
La série Glenmorangie « A Tale of… » s’agrandit avec une autre expression qui reflète la gourmandise du directeur de la création du whisky, le Dr Bill Lumsden, inspiré de sa crème glacée préférée. Pour y parvenir, il a sélectionné des fûts riches en vanilline, le composé aromatique qui apporte des arômes de vanille au whisky. Cette édition est la première que la distillerie a utilisé des fûts grillés pour obtenir cet effet. Cela a suivi une expérimentation avec une variété de bois différents avant de sélectionner des fûts de chêne vierge grillés de cette manière particulière. Le whisky ne contient pas d’extrait de vanille, ce qui serait illégal dans le whisky écossais.

André 81%
Miel et vanille, mélange de poires et d’oranges, trace de gélato au citron. Nez sucré évidemment. La bouche est au départ sucré; abricot, poires, citron, extrait de vanille et sucre en poudre mais devient rapidement plus pointue sur les épices dont de fortes influences de gingembre. Heureusement les notes mielleuses calment un peu la donne. La texture n’a rien d’impressionnant, plutôt liquide et sans support gras. Aucune surprise entre le nez et la bouche. La finale est à la fois sucrée et franche, beaucoup de fruits à chair, de vanille et de caramel, de poivre et de gingembre. Plutôt ennuyeux et débalancé.

Patrick 82%
Je m’attendais à un whisky dominé par la vanille et le sucre, mais j’y retrouve plutôt des fruits tropicaux et du chêne. Et la finale m’a laissé un peu sur ma faim. Globalement, je ne peux m’empêcher de me dire que mes attentes étaient trop hautes… Nez: Le parfum est un peu boisé, avec de la vanille et de discrets fruits tropicaux. Bouche: La bouche déborde de fruits tropicaux: s’il s’agit de crème glacée, celle-ci n’est pas à la vanille, mais plutôt à la mangue! Finale: D’une longueur moyenne, boisée.

Martin 84%
Nez: Noix, vanille crémeuse, fruits à noyau, pêche, abricot, caramel. Intéressant sans toutefois casser la baraque. Bouche: Douceur immédiate de crème glacée vanille, suivie de notes de fruits tropicaux, de miel dilué et d’amandes. Finale: De texture et de longueur moyennes, sur des flaveurs de lait sucré, de noix et d’un soupçon de chêne doux. Équilibre: Un whisky ludique, tout en rondeur, qui privilégie des saveurs riches et sucrées sans lourdeur. Un dram parfait pour les amateurs de douceurs pâtissières. C’est dommage, je ne suis pas un fan de choux à la crème…

Kim 84%
Nez : Oh, le caramel! Après une semaine à boire du rhum, je ne peux que faire le parallèle. Il y a aussi un côté lacté qui rappelle la crème glacée pralinée. Bouche : Pralines dorées, encore les notes un peu lactées qui tirent sur le brioché. Le bois est quand même pas mal présent. Je ne sais pas si j’aime ou non ce côté boisé, mais ça apporte de la structure.

Ardbeg Anthology: The Unicorn’s Tale 14 ans

46% alc./vol.

Cet Ardbeg, le « Unicorn’s Tale », a été élevé dans un mélange de fûts de madère et d’anciens fûts de bourbon.

Patrick 94%
Un Ardbeg qui coche toutes les cases, ce qui n’est pas peu dire! Nez: Parfum De fumée de tourbe mélangée avec une touche sucrée et discrètement fruitée. Bouche: La belle fumée de tourbe intense et marquée par la créosote, avec une pointe fruitée très discrète. Le tout porté par une superbe texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée et légèrement crasseuse comme j’aime tant!

Kim 90%
Nez : typique Ardbeg, poivron vert grillé, caramel salé. Bouche : charbon, presque créosote, un peu astringent, finale douce et sucrée.

Balvenie – The Week of Peat 14 ans

48.3% alc./vol.
L’une des trois versions de la gamme The Balvenie Stories, il s’agit d’un whisky écossais single malt tourbé de 14 ans, inspiré par le directeur de la distillerie Ian Millar qui a installé un brûleur à tourbe à Balvenie. Pendant une semaine chaque année, la distillerie a créé du whisky tourbé à partir de tourbe du Speyside, ce qui a donné lieu à des expressions qui introduisent des notes de fumée parfumées au profil aromatique classique de Balvenie.

André 90%
Mon amour pour Balvenie se poursuit. Céréales au miel très parfumées de douce fumée, miel et céréales Sugar Crisp, tartelette au citron nappée de vanille. Simple, efficace. La bouche est tout en douceur, particulièrement la fumée de tourbe, diffuse et pleinement intégrée aux douces céréales mielleuses et aux notes de fruits tropicaux et de crème brûlée. Citron, céréales, miel, vanille, abricot et poires. Texture crémeuse adoucissant encore plus les courbes de fumée de tourbe. Longue et douce finale poivrée et mielleuse, bien parfumée de fumée de tourbe. J’adore, tout en subtilité et nuances.

Patrick 93%
J’ai longtemps attendu avant de goûter ce scotch, et grand mal m’en pris: c’est simplement le summum de la tourbe du Speyside! Nez: La belle fumée de tourbe typique du Speyside avec une subtile touche minérale, de l’orge sucrée, une goutte de caramel et du chêne. Bouche: La fumée de tourbe est délicieuse, minérale, avec de l’orge sucrée et du chêne grillé qui nous donne le goût de croquer dans notre dram. Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et sucrée.

Martin 91%
Nez: Miel, pomme verte, tourbe légère et vanille crémeuse. Bouche: Ronde et accessible, avec des couches de caramel, d’orge sucrée, de cannelle et une fumée douce évoquant le bois brûlé et les herbes sèches. La tourbe reste en filigrane, sans dominer, ajoutant profondeur et texture. Finale: Moyenne à longue, sur les épices douces, la cendre fine et le sucre d’orge. Équilibre: Un dram du Speyside tourbé tout en nuance. La douceur typique de Balvenie épouse une fumée maîtrisée qui ajoute du relief sans compromettre la douceur.

Kim 90%
Nez : Tourbe verte et fraiche, poivron vert grillé, touche de vanille. Bouche : Sucre vanillé, cannelle, tourbe toute en douceur. Miam!

Lagg Corriecravie Edition

55% alc./vol.
Sherry Cask Finish – Corriecravie est un hameau situé juste au nord-ouest du village de Lagg qui a ses propres secrets et histoires à raconter. Ce terrain vallonné abritait certains des alambics illicites qui produisaient la fameuse « eau d’Arran » à l’époque des premières distillations sur l’île. Tout près du village se trouve le Torr a’ Chaisteil Dun, un fort datant de la fin de l’âge du fer, il y a environ 2 000 ans, connu localement sous le nom de « Castle Hill » (colline du château). Avec ses vues panoramiques sur la côte sud de l’île, Corriecravie est un lieu de beauté et d’intrigue qui capture l’essence même d’Arran ». Après une première maturation en fûts de bourbon, l’édition Corriecravie est vieillie pendant environ six mois dans des fûts de xérès Oloroso provenant directement du producteur Miguel Martin à Jerez.

Patrick 90%
Un whisky qui a dépassé mes attentes qui étaient pourtant assez élevées. Si ce n’était de la finale qui est trop courte, ce serait un compétiteur pour le whisky de l’année! Nez: Mon mélange favori de saveurs de xérès fruité et sucré et de fumée de tourbe médicinale et maritime. Bouche: Intense, du gros xérès et de la belle fumée de tourbe, ainsi qu’une touche de chocolat au lait. Le tout présenté un superbe mélange d’amertume et de sucre et porté par une surprenante texture pour un whisky si jeune. Finale: Un peu courte… Marquée par le sel, la fumée et un peu de beaux petits fruits rouges.

Glen Moray Phoenix Rising

40% alc./vol.
Oiseau mythique renaissant sans cesse de ses cendres, le phénix inspire le nouveau single malt Glen Moray Phoenix Rising. En hommage à cette créature extraordinaire, symbole du renouvellement des temps, Glen Moray a fait vieillir un whisky dans des fûts de chêne neufs, dont l’intérieur a été carbonisé.


André 79%
Très basique comme expression mais qui démontre quand même bien l’effet de l’affinage et des fûts carbonisés. Au nez, oranges, vanille et flocons de coconut séchés, bois carbonisé et charcoal, poivre moulu, gingembre et fruits tropicaux et miel. Texture diffuse, pas huileuse et presque délavée et diluée. Courte finale poivrée et parfumée de bois brûlé, crème brûlée et vanille.

Patrick 83%
Un bon whisky qui est définitivement un très bon rapport qualité-prix. Nez: Parfum léger de chêne, de caramel, de sucre brun et de vanille. Bouche: Boisée, avec un peu de caramel écossais et de vanille ainsi qu’une discrète touche de petits fruits. Finale: D’une longueur moyenne, fruitée et boisée.

Dalmore Vintage 2006 – Bottled 2024

47.2% alc./vol.
Cette édition est élevée en fûts de bourbon en chêne américain, puis affiné en fûts de sherry Matusalem et Amoroso (qui est un mélange de Oloroso et PX Sherry casks).

André 89%
Un peu vieillot comme approche. Vieux banc d’église verni.
Nez plus épicé que les autres éditions, ce qui lui procure plus de profondeur et de nuances. Dès le départ, j’ai une nette préférence. Mélange de nectarines et d’oranges, cerises, prunes, dates et pommes, caramel et chocolat, pincée de cannelle et beau tannins de bois caramélisé. La bouche est costaude, les fruits sont bold et les épices bien ressenties. Raisin, dates, prunes, chocolat, caramel, oranges sanguines, cannelle et réglisse rouge. Belle finale, souple et fruitée, plus sur le chocolat noir que le caramel.

Dalmore Vintage 2005 – Bottled 2023

49.3% alc./vol.
Cette édition est élevée en fûts de bourbon en chêne américain, puis affiné en fûts de sherry Matusalem.

André 88%
Oranges, chocolat noir et caramel au nez, passablement de tannins du bois hyper bien dosés par contre, bois mouillé. En bouche, barres de chocolat Fruits & noix, figues, dates et raisins, cerises, oranges, chocolat et caramel avec une touche d’épices et de tannins. Belle texture vu le taux d’alcool auquel on ne nous a pas habitué chez Dalmore. Finale de bonne longueur, poivrée et tannique, fruitée et gorgée de chocolat fourré de caramel et de cacao en poudre.

SMWS 42.81 Ledaig 14 ans

55.2% alc./vol.
“Remember Remember” – Distillé le 29 mars 2007, âgé dans un Refill Ex-Bourbon Hogshead – 114 bouteilles

André 90%
Superbe Tobermory qui s’affuble d’éléments beaucoup plus de type Islay que de Campbeltown. Nez directement influencé par le bourbon cask; compote de bananes, ananas, citron. Fruits de mer et sel de mer, fumée de tourbe grasse et terreuse persillé de poignée d’herbe verte. Les éléments terreux se précisent à l’aération. La texture en bouche est superbe, huileuse, souple et qui supporte bien l’alcool. Iode, fruits de mers cuits sur le quai, coquillages séchés sur la plage, tourbe grasse et humide, citron, ananas flambés sur le feu de camps. Finale tourbée et terreuse, sensation maritime bien affirmée, sel de mer et fruits tropicaux.

Patrick 89%
Un délicieux Ledaig, savoureux et intense. Bref, tout ce que j’espérais d’un Ledaig de 14 ans cask strength de la SMWS. Nez : Fumée de feu de camp, un peu de caramel chauffé, de la banane mûre,  et de l’ananas sucré.  Bouche : De la fumée de tourbe intense, de la cendre, du cuir et de subtils agrumes. Intense et savoureux, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et légèrement sucrée. 

Alexander Murray & Co. Bruichladdich 12 ans 2005

56% alc./vol.
From Refill Bourbon Barrel

André 76%
C’est un peu bizarre comme nez (et bouche) et pas dans le bon sens du terme. Un mélange de fermette et de fromage pas mal vieilli, de citron et vanille et de terreau d’empotage. À la seconde gorgée, j’ai l’image de fourrure d’animal mouillée et des notes herbacées. Heureusement la texture en bouche est huileuse et bien charnue. Céréales séchées, fumée de tourbe dosée, notes de chêne sec, iode. C’est plutôt rectiligne et prévisible comme dégustation. Finale plus ressentie sur l’alcool et le bois de chêne, les fruits tropicaux et des notes de fermette. Passez go, réclamez votre 150$.

Patrick 90%
J’ai trouvé cette « dusty » (bouteille sold out partout, mais dont certaines subsistent dans la « nature ») dans un liquor store d’un village perdu du Massachusetts. L’étiquette indique qu’il s’agit d’un Bruichladdich (donc, non tourbé), alors qu’en fait, dégusté en parallèle avec un Port Charlotte, je peux confirmer qu’il s’agit du même jus! Bref, une belle trouvaille!  Nez: Fumée de tourbe savoureuse, avec du beau sirop de sucre et du chêne subtil. Bouche : De la fumée de tourbe d’une belle intensité, du chêne frais, un peu de sucre blanc et une petite pincée de sel. Finale : D’une superbe longueur, fumée, sucrée et salée.

Martin 86%
Nez: Céréales chaudes, citron confit, melon mûr et coquille d’huître. Un petit vent funky à la Lowlands tente de gâter la sauce. Bouche: Texture qui manque un peu à l’appel, sur le biscuit au beurre, la poire pochée, le poivre blanc et une note marine marquée. Finale: Moyenne à longue, légèrement iodée, avec une touche de vanille épicée et d’orge maltée. Équilibre: Un whisky qui va droit au but, et qui laisse exprimer la fraîcheur d’Islay, avec une pointe de tourbe bien ciblée.