Deanston 40 ans

45.6% alc./vol.
Édition limitée de 480 bouteilles, vieillies pour une première période de 30 ans en refill cask puis une deuxième maturation de 10 ans en Oloroso Sherry Butts. La plus vieille expression provenant de cette distillerie.

André 91%
Superbe nez onctueux, mélange de fruits tropicaux et de fruits divers séchés, miel et vanille, raisins secs, dattes, les pommes rouges, abricots et une bonne touche de bois de chêne, pas du tout omniprésente mais tout de même bien statuée. Belle présentation en bouche, la texture est soyeuse et bien texturée, avalanche de fruits séchés, de pelure de pomme bien rouge, gâteau aux dattes, texture mielleuse, un brin de chocolat, prunes, avant l’arrivée un peu tannique du bois de chêne et quelques épices légèrement acérées. L’apport du fût Oloroso s’exprime au travers d’innombrables notes de fruits séchés et la texture amoureuse elle reflète bien les 3 décennies en fût de chêne. La finale est hyper longue, équilibre parfait entre épices et fruits secs. Amazing dram, lovely texture, une belle expérience de dégustation.

Patrick 94%
Goûter un whisky vieilli 40 ans est toujours exceptionnel, et c’est encore plus plaisant quand le whisky est aussi bon. Bonheur! Nez : Vieux chêne, vieux fruits mûrs, caramel réchauffé avec une touche de vanille. Bouche : Wow, un vieux xérès bien cuit, enrobé de caramel et de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le cuir et la vanille.

Connemara 22 ans

46% alc./vol.
Le plus vieux whisky de la famille Connemara, tiré exclusivement d’ex first fill bourbon barrels.

André 94.5%
Fruité, très fruité, tabac, légère tourbe herbeuse, poudre des bonbons cigarette Popaye, papaye, nectarines, pelure de pomme, vanille. Assez costaud en bouche, mais les fruits sont hyper intenses, la tourbe très discrète mais avec une légère sensation épicée en finale de bouche. Superbe texture, vraiment unique et une balance exceptionnelle. Bel équilibre dans la livraison de fruits rouges, d’agrumes mélangée d’une touche de fumée de tourbe et d’herbe verte mouillée finement camphrée. Savoureuse finale, la distinction et le raffinement, tant dans la texture que dans l’équilibre général. Dans mon top 5 de whiskies Irlandais.

Patrick 91%
Une bombe d’arômes que ce Connemara! C’est même presque surprenant une telle intensité après 22 ans en fûts – habituellement, les whiskeys de cet âge sont souvent bien plus sages. J’aime! Nez : Un parfum débordant d’arômes, avec évidemment la fumée de tourbe au premier abord, fumée qui partage la vedette avec du tabac, des fleurs, des fruits des champs et des fruits tropicaux, une goutte de vanille et une pincée de sucre blanc. Bouche : La fumée de tourbe est marquée par une bonne dose de tabac de cigarette et d’épices. Le tout avec de discrets fruits tropicaux et du foin séché. On jurerait que le taux d’alcool est beaucoup plus élevé tellement les saveurs sont intenses. Finale : D’une superbe longueur, présentant une explosion de fumée et d’épices venant du bois brûlé.

Martin 92%
Nez: Vent de tourbe et de tabac cendreux. Fruits mûrs, vanille et pommes. Bonbons Rockets, fleurs et sucre en poudre. C’est du solide ça! Bouche: Texture agréablement généreuse, épices et bois, herbe et tourbe. Cuir, vanille, pommes vertes et poivre noir. Finale: Les fruits et la vanille s’éclipsent doucement devant la tourbe cendreuse, le chêne et le poivre. Très très bien construit. Équilibre: Une solide construction, un doux et tourbé à la fois, un beau sentiment de sophistication et de byzantinisme. J’adore.

Smögen Whisky Private Cask 3.5 ans

64.3% alc./vol.
Sherry Cask. Smögen Whiskey est une distillerie suédoise qui produit du whisky et du gin single malt . Créée en 2009 par Pär Caldenby , avocate, passionnée de whisky et auteur de Enjoying Malt Whiskey , la distillerie Smögen a produit son premier ‘’spirit’’ en 2010 après avoir reçu une subvention de près d’un million de couronnes suédoises du gouvernement. La distillerie est située sur une ferme près de Hunnebostrand , sur la côte ouest de la Suède, au nord de Göteborg . La distillerie porte le nom de l’île Smögen , située à proximité. La première mise en bouteille, d’un whisky single malt de trois ans, a eu lieu en 2013.

André 90%
Beau sherry onctueux, cerises noires, fumée assez présente, belle rondeur au nez pour un si jeune whisky. Le sherry rappelle certaines éditions Bowmore, caramel chauffé, oranges, raisins séchés, infimes notes maritimes et quelques notes de fût neuf aussi, mais très en retrait. Le nez est entier et très compact, les saveurs intenses et poussées presque à l’extrême. La bouche est franche au niveau de l’alcool mais les saveurs goulues; fruits secs, grosses cerises noires, oranges sanguines, fumée de tourbe très singulière, dattes dans leur jus, gâteau forêt noire (avec beaucoup de chocolat noir râpé dessus), cannelle, cocottes de pin, avec un léger accent organique bizarre mais de belle conception. Savoureuses épices aussi, cannelle et gingembre. La texture est sirupeuse et collante en bouche, cette onctuosité protège la bouche de la morsure de l’alcool qui est somme toute légère compte tenu du taux d’alcool. La finale est longue, propulsée par l’alcool et l’intensité des saveurs. Mélange de fruits séchés et de tourbe organique. Un whisky a la maturité étonnante pour son jeune âge, preuve que le savoir faire prime sur une réputation surfaite.

Teeling Brabazon Series Vol.1 Sherry

49.5% alc./vol.
Avec le single malt Brabazon, les frères Teeling continuent d’innover dans le domaine des whiskeys irlandais. Cet assemblage de single malts vieillis entre douze et seize ans dans deux types de fûts de xérès – Pedro Ximénez et Oloroso est embouteillé au degré plus élevé de 49,5°. Son nom est un hommage à l’histoire du fief de la distillerie Teeling. William Brabazon était en effet le premier propriétaire de « The Liberties », l’un des plus ancien quartiers de Dublin, que sa famille administra et développa pendant près de 300 ans à partir du 16ème siècle. Ce quartier chargé d’histoire est aujourd’hui en pleine transformation. Ancien quartier ouvrier, berceau des premières distilleries de whiskey au 19ème siècle, il abrite désormais la distillerie Teeling, en plein cœur de la capitale. Édition limitée de 12500 bouteilles.

Recette: 5% de sherry hogshead de 2001, d’un volume de 250 litres, 2,5% de Pedro Ximenez, ainsi de 2,5% d’Oloroso de 2002, d’un volume de 220 litres et enfin ce sont des sherry butt de 500 litres pour 30% chacun qui complètent l’assemblage, distillés en 2005, 2007 et 2008.

André 88%
Belle couverture de fruits séchés sur un drap de poires, la marmelade d’oranges, les prunes et les dattes, le gâteau aux fruits. Les influences du sherry sont indéniables avec cette avalanche de fruits rouges. Belle structure en bouche, élégance et souplesse avec une bonne dose d’épices de surcroit. L’approche est sur les fruits rouges, compote de fruits, framboises, cerises, texture un peu capiteuse, presque tannique du vieux xérès, chocolat, abricots, confiture d’orange, prolongé par des notes épicées concentrées. La finale est sur la pâte de fruits et les épices, avec une sensation de vieux xérès tannique. Le verre vide dégage des saveurs de caramel et de chocolat noir fourré de fruits rouges. Un Teeling qui tranche d’avec la ligne habituelle de la distillerie, mais qui apporte aussi plus de latitude au niveau saveurs que la gamme habituelle de produits. L’effort y est mais le résultat final manque d’une touche de singularité.

Patrick 87%
Un très bon whiskey avec un beau mélange d’épices et de sucre. Nez : Parfum de vanille, de malt léger et de discrets fruits des champs. Bouche : Chêne épicé, sucre brûlé et fruits subtils. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Port Ellen 2nd Release 24 ans – 1978-2002

59.35% alc./vol.
12,000 bouteilles

André 95%
Fleurs blanches trempées dans l’essence de vanille, fine et subtile tourbe aérienne, fumée lointaine et accents maritimes en retrait, une pincée de poivre, beaucoup d’agrumes, poires, fruits tropicaux, zeste de citron. Un nez très raffiné, qui joue la carte de la subtilité et des nuances plutôt que des contrastes en formule coup de poing. L’arrivée en bouche est huileuse et soyeuse, texture juste et bien équilibrée, ensemble vanillé et sucré. Mais si vous gardez le whisky en bouche plus de 10 secondes, de petites lames d’alcool s’incrustent lentement dans la langue, trahissant le taux d’alcool. Belle fumée tourbée et camphrée, eucalyptus et herbe verte mouillée, huile industrielle qui brûle, chocolat noir amer, sel de mer, poivre broyé, agrumes et quelques larmes de citron dans du thé noir. J’ai utilisé la moitié de l’échantillon pour l’évaluation et je vais savourer le reste sans cahier, sans ordinateur, juste du pur moment de bonheur.

Patrick 96%
La plupart d’entre vous ne pourront jamais y goûter, alors imaginez un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig à son meilleur. L’un des meilleurs whiskys que je n’ai jamais goûté. Exceptionnel, magistral, sublime, aucun mot ne semble assez fort. Nez : Plonger le nez dans un Port Ellen est toujours émouvant! La belle fumée de tourbe, de la vanille, du chêne brûlé et une touche de caramel subtile. Bouche : Mais, goûter à un Port Ellen n’est pas seulement émouvant, ça donne presque le goût de pleurer!!! On se dit toujours « hey, c’est peut-être la dernière fois…! ». Fumée de tourbe et sel bataillent pour être au premier plan, nous présentant une arrivée en bouche magistrale. Puis, l’orge, le chêne et le caramel viennent donner de nouvelles dimensions à l’ouvrage, contribuant à en faire un chef d’œuvre. Finale : Longue, fumée, salée. Donne le goût de pleurer sur le sort de la distillerie.

Gordon & MacPhail Millburn 1978-1997

65.6% alc./vol.
Cask # 3166

André 80%
Un gros bol de banana split, crème Chantilly, raisins secs, quelques notes herbeuses et vertes, cosses de pommes avec la pelure. Les saveurs douces du nez cachent bien la force de l’alcool qui vous agrippe la mâchoire dès la première gorgée, notes herbeuses qui me rappellent certains Dallas Dhu, foin séché, herbe verte, vanille nappant des morceaux de bananes et de pommes rouges, poignée de petits fruits sauvages, puis quelque chose qui fait penser des bonbons casse-grippe à l’eucalyptus ou mentholés, gruau aux céréales, raisins verts. Finale très alcoolisée, herbeuse, presque camphrée. Alcool trop puissant (oui ça existe dans mon cas), équilibre malhabile. Après plus de 2000 whiskys évalués, de tomber sur une nouvelle distillerie est toujours intéressant, mais on comprend aussi parfois pourquoi certaines n’ont pas traversé les décennies et ont été fermées…

Patrick 90%
Un autre whisky provenant d’une distillerie fermée qui vous fera verser des larmes : Il est si triste de savoir qu’une distillerie capable de produire un si bon whisky n’est plus qu’un steakhouse aujourd’hui! Peu d’entre vous auront la chance d’y goûter, alors disons qu’il me fait penser à un excellent Glenmorangie cask strenght qui aurait une pointe fumée. Nez: Orge savoureuse, avec des notes de miel, de vanille, une touche légèrement fruitée et une pointe des plus subtiles de fumée. Un parfum délicat, tout en subtilité. Bouche : Toujours l’orge savoureuse, mais la fumée est un moins subtile ici. Les fruits se révèlent être en fait des agrumes, la vanille est toujours présente, et le miel tient le tout ensemble. Finale : D’une belle longueur, s’étire longuement sur le miel, quelques épices de bois brûlé et surtout les agrumes.

Signatory Vintage Dallas Dhu 23 ans 1978-2001

58.1% alc./vol.
Distilled 21/02/1978, bottled 24/08/2001 from Butt #845, Bottle #496 de 548.

André 89%
Oranges, pelures de pommes rouges, clou de girofle, cerises marasquin, chocolat noir et poivre broyé, accent maritime et feu d’huile industrielle lointain. Texture souple et moelleuse en bouche, beaucoup d’épices et de poivre, ainsi qu’une volée de fruits rouges divers; cerises, pommes, framboises. Le whisky a tout de même un aspect costaud et musclé, probablement dû aux épices, ça rappelle aussi certains rye niveau saveurs. L’alcool est aussi bien ressenti en bouche. La finale est pâteuse, beaucoup de sherry, pâte de fruits, pelure de pommes, poivre noir. Cette distillerie ne cesse de nous étonner.

Patrick 89%
Un beau whisky riche et envoutant, qui asura combler tous les amateurs de xérès. Les notes de bois brûlé en font whisky définitivement au-dessus de la moyenne. Encore une fois, on ne peut que déplorer la perte de cette distillerie de DIageo, et croiser les doigts que le musée qu’elle est devenue aujourd’hui se retransforme en distillerie un jour. Nez : Un beau parfum de vieux xérès poussiéreux, du caramel et un peu de chêne. Bouche : Une volée de xérès, du chocolat noir, du bois brûlé et une touche de poivre. L’ensemble est très sucré, chaleureux et avec une pointe d’épices. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Balvenie 15 ans Sherry Cask Single Barrel #2034

47.8% alc./vol.
564 bouteilles

André 92%
Divin cet embouteillage, de la grande exécution, du grand Balvenie. Le nez est équilibré, fruité avec excès, gâteau aux fruits, cerises noires, oranges confites, touche épicée de gingembre et de bois de chêne, prunes, dattes. Je trouve la bouche de ce fût beaucoup plus épicé que les autres que j’ai évalué à ce jour, la sensation générale est plus pointue sur le gingembre et le taux d’alcool plus ressenti. Ample et bien campé en bouche sur les fruits secs et la gâteau aux fruits vendu dans le temps des fêtes, les oranges, cerises noires, dattes, chocolat noir, raisins secs. La finale est moyenne-longue, épicée mais aussi avec une texture hyper douce apportée par des notes de céréales au miel, d’oranges et une conclusion légèrement tannique apportée par le fût de sherry. Un whisky dessert, compagnon idéal de bons chocolats noir. Superbe!

Patrick 83%
Un bon Balvenie, avec toute les saveurs que j’aime, mais qui manque de profondeur et de balance. Il semble en fait faire la moitié de son âge… Ce qui semble indiquer l’utilisation d’un fût plutôt usé. Nez: Xérès avec de belles notes marquées par les oranges. Le tout est complété par des notes boisées, de caramel et de subtiles touches herbeuses. Bouche : Bois épicé, caramel, xérès et oranges de Séville. L’ensemble manque toutefois de profondeur. Finale : D’une belle longueur et boisée.

Balvenie Port Wood 21 ans (2017)

40% alc./vol.

André 83%
Nez d’oranges et de fruits séchés, miel, raisins secs, poires, vanille. J’adore l’homogénéité des saveurs, l’équilibre, la quiétude et l’ambiance générale que dégage ce whisky. Malheureusement, la bouche est fade et effacée, le taux d’alcool comptable vient de ruiner un whisky qui s’annonçait magiquement savoureux. Texture très diluée, mais l’on distingue encore de belles saveurs fruitées, dont principalement les oranges. Fruits séchés, cerises, chocolat au lait, fruits sauvages, raisins et une fine touche de cannelle surfant sur une vague de miel onctueux. La finale est finement épicée et fruitée. À plus de 400$ la bouteille, désolé d’avouer que cette édition se fait royalement botter le cul par le 15 ans sherry single cask à 150$ de moins qui en plus est présenté au taux d’alcool de 47.8%.

Patrick 83%
Un bon whisky complexe et savoureux… Pour un whisky de 12 ans, pas de 21! Pfffff. Encore une fois, probablement que si on ne l’avait pas autant dilué avec l’eau du robinet avant de l’embouteiller, je n’aurais certainement pas le même discours. Coudonc, ils sont cheaps, je ne me gênerai pas de l’être tout autant dans mon évaluation. Nez : Parfum vineux, avec de subtiles notes d’oranges, du chocolat, de la vanille et de très subtiles notes boisées. Bouche : Bois brûlé, épices, caramel, fruits très mûrs. Pas pire. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé, des oranges et un peu de café noir.

Hyde 1916 Grain Whiskey 6 ans

46% alc./vol.
Un whiskey Irlandais soulignant le soulèvement (rébellion) Irlandaise de 1916, vieilli exclusivement en ex-bourbon cask.

André 76%
Dans l’ensemble, assez linéaire et présentant des flaveurs hyper communes de vanille, de céréales et d’une touche de miel soulevé par de bonnes épices (clou de girofle et cannelle). L’apport des céréales est aussi bien senti en bouche qu’au nez, la sensation générale est acérée, les épices bien gonflées, notes de poivre aussi, qu’accompagne une sensation astringente et sèche de bois de chêne. On se lasse rapidement des saveurs prévisibles et de la présentation malhabile. La finale est franche, axée sur le bois brûlé et les céréales épicées et poivrées. Un whisky qui laissera un mauvais souvenir, peut-être plus aussi que le résultat du soulèvement de 1916.

Patrick 86%
Un très bon whiskey de grain, frais comme il se doit, et présentant une belle richesse de saveurs. Bref, un superbe whiskey d’été. Nez : Parfum frais et sucré, avec des fruits des champs, du miel et une bonne dose de vanille. Bouche : Miel, vanille, fruits des champs discrets, et une note épicée subtile. Finale : D’une belle longueur, fraîche et épicée.

Martin 83%
Nez: Touche de jeunesse au devant, mais les arômes présents demeurent plaisants. Vanille, céréales, fruits des champs, beurre d’érable, cannelle et poivre, sans oublier une pointe de bois. Bouche: Approche de caramel grillé, d’eau d’érable. Fruits, chêne et poivre qui prend tranquillement le dessus. Propre et bien plaisant. Finale: De longueur moyenne, elle compense par son intensité. Poivre et cannelle, bois brûlé, miel, fruits et vanille. Équilibre: Assez classique dans sa conception, essaie parfois de tirer un peu partout, mais je ne déteste pas du tout ce dram. Alors de là à en acheter une bouteille… peut-être comme pièce de conversation.