Collectivum XXVIII – Edition 2017

57.3% alc./vol.
Blended malt provenant des 28 distilleries actives de Diageo: Auchroisk, Benrinnes, Blair Athol, Caol Ila, Cardhu, Clynelish, Cragganmore, Dailuaine, Dalwhinnie, Dufftown, Glendullan, Glen Elgin, Glenkinchie, Glenlossie, Glen Ord, Glen Spey, Inchgower, Knockando, Lagavulin, Linkwood, Mannochmore, Mortlach, Oban, Roseisle, Royal Lochnagar, Strathmill, Talisker and Teaninich.

André 91%
Une force bien cachée au nez sous un gros édredon de tangerines, puissante vague de gingembre, cannelle et de poivre, de réglisse noire et de toute-épice, le tout niché dans un écrin feutré de fruits rouges et de petits fruits sauvages, raisins secs, poires, prunes, pelures de pommes et cerises. Une fois la ferveur des épices passées, pulpeuses notes d’ananas et de poires, miel et vanille. La bouche est puissante, très épicée et poivrée, une touche discrète de fumée, puis salade de fruits, les saveurs du nez s’expriment avec plus de définition. Longue finale prolongée par la morsure de l’alcool et les notes poivrées et épicées, belle salade de fruits tropicaux. De quoi redorer l’appellation ‘’blended’’.

Patrick 95%
L’un des whiskys les plus complexes que je n’aie jamais goûté. Et pourtant si bien balancé. Un wet dream de dégustateur. Ou un cauchemar, tellement il y a de nombreuses saveurs qui s’enchevêtrent. Nez : Fruits mûrs et complexes, caramel, miel, agrumes, épices, note de fumée de tourbe subtile. Archi-complexe. Bouche : Miel, fumée de tourbe, tonne de sel, prunes, mix d’épices. Un caléidoscope de saveurs. Finale : Longue et extrêmement riche.

Martin 92%
Nez: Ouf! Agrumes, bonbons à l’orange, gingembre et cannelle. Malt chauffé, vanille et pommes. Réglisse et fruits des champs, ici on tombe dans quelque chose de solide. Fond d’ananas. Bouche: Orge, caramel et chêne. Les épices embarquent rapidement ensuite. La réglisse revient ici accompagnée d’une belle tourbe de pneu brûlé. Finale: Longue et franche. La morsure d’alcool est bien moins omniprésente qu’on l’aurait cru. On savoure de belles notes de fruits tropicaux, de miel et de tourbe sèche. Bois et fruits rouges. Équilibre: On aurait pu croire à un autre gimmick de Diageo ici, mais à ma grande surprise, ce blend de 28 distilleries est vachement solide…

Samaroli Islay Blended Malt Scotch Whisky

43% alc./vol.
Cask #1883

Patrick 90%
Selon moi, je dirais une bonne dose d’Ardbeg, avec un soupçon de Laphroaig. À moins que ce ne soit du Octomore avec du Kilchoman? Peut-être du Caol Ila? En tout cas, si vous aimez les scotchs « traditionnels » d’Islay, vous ne serez pas déçus! Couleur : C’est la première fois que j’écris au sujet de la couleur, mais ce whisky est si pâle que malgré l’étiquette, j’ai validé en le sentant si c’était vraiment un whisky. Vous savez à quel point Ardbeg est pâle? C’est deux fois plus pâle ici! Nez : Parlant d’Ardbeg, c’est justement ce à quoi ça me fait penser. Tourbe maritime intense, goudron, agrumes subtiles, chêne sec et beau bouquet d’épices. Bouche : Tonne de fumée et d’épices, sel de mer, agrumes et touche de goudron. Bref, ce qu’on attend d’un « blended malt » d’Islay. Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 83%
Nez: Tourbe affirmée et camphrée dès le départ. Herbe et citron. Cendre. Bouche: Herbeux et boisé. Orge et tourbe. Assemblage en bouche plutôt maladroit à mon avis. Le nez était plus prometteur. Finale: Moyenne, cendrée, tourbée, boisée et épicée. Équilibre: Un Islay qui n’est malheureusement pas à tout casser, à moins que le prix de la bouteille ne soit honnête.

John Barr Reserve Blend

40% alc./vol.

André 73%
Avalanche de fruits rouges avec une touche de cannelle, cerises et caramel, oranges, pointe d’acétone en fond de nez. En respirant, les saveurs perdent beaucoup leur lustre et des notes de poires et de miel apparaissent en contrepartie. La bouche est vraiment ordinaire, aucune consistance ou texture, c’est très liquide et vraiment porté sur le grain et l’alcool cheap. Pas vraiment de longueur aussi. Pincée de poivre, miel, vanille grain sec, tonne de caramel. Finale; pas de finale, sauf du miel et du caramel. Ouf, dans quel drink on dilue ça?

Patrick 84%
Riche, complexe et bien balancé, qui ne décevra pas si on le boit assez vite. Nez : Parfum très fruité, avec une avalanche de fruits des champs et de fruits tropicaux. Avec aussi du miel et du caramel. Bouche : Du beau xérès, une bonne dose de fumée, du bois brûlé et un beau bouquet d’épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Martin 79.5%
Nez: Fruits mielleux, caramel et malt juteux. Chêne et mûres. Beaucoup plus facile d’approche qu’on pourrait le croire. Bouche: Miel, sherry, fruits des champs. Bois, épices et céréales. Un peu rustre, mais quand même agréable. Finale: Continuité des saveurs mentionnées précédemment, mais avec un peu moins de longueur que je ne l’aurais souhaité. Équilibre: Blend très honnête pour son prix. Si Whyte & Mackay voulaient un compétiteur au JW Red Label, on dépasse les attentes ici.

Johnnie Walker Blender’s Batch – Wine Cask Blend

40% alc./vol.
Experiment #6

André 72.5%
Tsé, quand té lette, même si tu te bourre la face de maquillage, tu reste lette pareil. Bien, c’est la même chose avec ce whisky. Un whisky jeune, bourré de grain whisky de pauvre qualité caché sous un maquillage de wine cask. Le nez est plat et hyper réservé. Les effluves de wine cask sont bien là mais ont une approche de fruits macérés un peu bizarre, les fruits rouges, de red wine, framboises, poires, ananas, mais de façon très diffuse et effacée. La bouche confirme la bonne proportion de grain, avec cette sensation de céréales rêche qui s’affiche rapidement même si le wine cask tente de cacher le tout en adoucissant le tout de façon malhabile. Par la suite, notes de céréales au miel, ananas, poires, jus de pêches en canne, agrumes, melon au miel… mais il faut être presque imaginatif pour cerner ces saveurs diffuses et mal ordonnées. Finale précipitée, à l’image d’un(e) fuck friend dont tu quitte l’appartement le lendemain d’une dérape après lui avoir vu la face une fois dégrisé.

Patrick 75%
Un whisky correct, sans plus. Définitivement sous les standards de Johnny Walker. Nez : Parfum fruité, avec une touche de chêne subtile. Intensité = 0. Bouche : Vin chaleureux, quelques épices, chêne brûlé. Pas grand profondeur. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé.

Martin 81%
Nez: Grain, bois, miel et caramel sur un fond de fumée de caoutchouc brûlé. Biscuits thé social. Bouche: Fruité et boisé, notes d’épices et de pâte de fruits rouges avec un brin de tourbe. Finale: Assez smooth, chaleur rassurante, la finition en fût de vin rouge adoucit ce qui aurait pu être autrement un blend à la Red Label. Équilibre: Une expérience amusante qui assurément saura gagner pour pas cher le coeur des purs et durs de Johnnie Walker.

Kilchoman 2 ans « Anticipation »

61.9% alc./vol.
Bourbon Cask, Distilled 13/12/206, Bottled 27/04/2009 Cask 358/2006. N’ayant pas atteint le 3 ans de maturation minimale, cette édition ne peut être appelée ‘’whisky’’. Une pièce rare de l’histoire de cette distillerie.

André 87%
Dès son jeune âge et malgré une approche de fermette un peu coupée à la hache, on est en mesure de voir le potentiel de ce whisky. Le nez est strong, la tourbe féline et racée, fortes notes d’agrumes et de citron, de poires dans leur jus, de sel de mer parcellant des embruns maritimes, melon au miel ainsi qu’une texture au nez un peu ‘’papier sablé 400’’ rugueux, tu ressens que le whisky est bien jeune dans l’approche un peu maladroite et franche. L’arrive en bouche est soulignée par une baffe de tourbe phénolique que vient soulever le taux d’alcool respectable. La texture est tout de même huileuse, presque crémeuse, les saveurs de fruits sont les mêmes que celles détectées aux nez. Je perçois aussi des notes d’oranges et garnit cet arc-en-ciel fruité très intense que nuance des notes pointues de clou de girofle et de gingembre râpé. La finale est longue, un peu dépouillée car monopolisée en grande partie par les nuages de tourbe agricole et brute. Malgré son approche un peu maladroite et même brusque, cette édition offre une expérience de dégustation très agréable ainsi qu’une belle palette de saveurs. Une bouteille de collection et je suis conscient du privilège que j’ai eu de pouvoir y goûter (et regoûter…)… Merci à Emmett pour cette savoureuse expérience aux notes… historiques.

Kilchoman Summer 2010

46% alc./vol.
Cette édition de 3 ans d’âge était la 4eme parution de la distillerie.

André 88%
Nez minéral, maritime, antiseptique et tourbe phénolique, médicinal, fruits exotiques, agrumes et tarte aux citron. Quel whisky rafraichissant! La bouche est pleine d’agrumes, de fruits exotiques, la texture est crémeuse et vraiment huileuse, moelleuse à souhait. La tourbe est phénolique et camphrée, médicinale, ce qui accentue la sensation de fraicheur apportée par les fruits exotiques; poires, agrumes, nectarines, pommes vertes. J’adore! Finale souple et huileuse, la tourbe est plus gentille et les saveurs de fruits savoureux. Une belle présentation, juste et simple, rien d’extrême tant au niveau de l’alcool, des saveurs trop punchées ou de la tourbe coup de poing.

Patrick 86%
Kilchoman a démontré avec ses premiers embouteillages qu’il était possible de faire un scotch honorable en trois petites années. Impressionnant. Nez : Le parfum est plus évanescent que ce que les releases suivants de la distillerie nous ont présentés. Marqué par des arômes médicinaux, des agrumes, du sel et évidemment, de la fumée de tourbe. Bouche : La fumée et le sel sont ici beaucoup plus intenses, avec des fruits tropicaux, une bonne dose d’agrumes, du jus de pommes vertes et globalement un feeling très médicinal. Finale: D’une longueur moyenne, fraiche, salée et fumée

Martin 89%
Nez: Tourbe très verte et jeune, avec une pointe de poussière. Menthe, citron et miel. Ça promet. Bouche: Vanille, épices, tourbe, fruits et feuilles vertes. La texture est un tout petit peu aqueuse à mon goût, mais les saveurs sont bien à point. Finale: Très chaude et épicée, avec un vent médicinal. Équilibre: Les éléments sont tous bien en place, un excellent dram pour un bord de foyer ou de plage.

Bruichladdich Octomore Edition 08.1

59.3% alc./vol.
Octomore 08.1 révèle la subtilité de notre univers phénolique, nous conduisant le long d’une voie dans un monde pas comme les autres. Élaboré à partir d’orge 100% écossaise, cette version a été distillée en 2008 et affiche 167ppm au conteur de tourbe. Son caractère élégant et subtile lui vient de son vieillissement en fûts de chêne américain de premier remplissage, dont des fûts de Buffalo Trace, Clermont Springs, Four Roses, Heaven Hill Et Jack Daniels. 42 000 bouteilles seulement embouteillées à 59.3% degrés.

André 90%
Superbe et envoûtante tourbe camphrée, la terre mouillée et le sel de mer, asphalte chauffé par le soleil brûlant, bouchées de chocolat au poivre rouge, confiture d’orange, agrumes et citrons, caramel salé, vanille crémeuse. Bel équilibre général au nez, ce qui camoufle bien le fort taux d’alcool. Après le mordant su taux d’alcool qui se dissipe lentement tout comme les notes phénoliques, de belles saveurs apparaissent progressivement en bouche; petits fruits sauvages, chocolat noir, terre mouillée, bitume, puis sel et poivre broyé, vanille, oranges, agrumes, caramel salé. La finale est hyper longue, bien texturée et maritime. L’Aventure Octomore se poursuit!

Signatory Vintage Littlemill 8 ans 1989

43% alc./vol.
Distilled 22/03/89, Bottled 12/97, from casks #881 & 882, Bottle #156 of 880

André 86.5%
Nectarines, bananes en purée, ananas, herbe verte, bois de chêne, foin séché, pommes vertes, vanille, melon au miel. Dans l’ensemble, un nez frais et aéré, ça respire le grand air avec toutes ces saveurs rafraichissantes. La bouche est herbeuse, genre eucalyptus défraichi, l’herbe verte mouillée avec une légère touche de poivre. On a encore aussi droit aux saveurs de bananes et d’ananas nappées de vanille ainsi que le melon au miel et la poire verte. La finale est toute en lenteur, notes herbeuses et de fruits à chair. Du Littlemill typique et une approche aromatique digne de la plénitude des Lowlands

The Malt Whisky Co. Glenrothes 8 ans

64.2% alc./vol.
Refill Hogshead Oloroso, Cask #37602

André 87%
Gâteau aux fruits, raisins, dattes, figues, cerises noires, raisins mauves, chocolat noir, la pâte de fruits, cannelle. On aurait pu se laisser biaiser sur l’imposant taux d’alcool et cela aurait été une erreur magistrale. La bouche est mouth coating, presque sirupeuse et collante, les saveurs de fruits sont intenses et condensées, mais somme toute le whisky livre les mêmes saveurs que présentées au nez, grosse influence du fût de xérès mais tellement goulues que le taux d’alcool passe inaperçu. La finale est tannique, la pâte de fruits et les cerises noires, le gâteau aux fruits et le chocolat noir. Bien que le voyage sensoriel de ce whisky pourrait sembler monotone, l’expérience générale est très intéressante. Déjouer le taux d’alcool de façon si habile montre bien l’apport des saveurs du sherry cask. Timing parfait peut-être en cette journée de printemps hâtif, qui s’agrémente admirablement bien d’un morceau de chocolat amer. Faut assumer ses dépendances au chocolat…

Kings County Bourbon Whiskey – Batch 131

45% alc./vol.
Batch #131 – Vieilli au moins un an. Le Bourbon est fabriqué à partir de maïs biologique de l’État de New York et de l’orge maltée du R.-U., et est distillé deux fois dans des alambics en cuivre et vieilli dans de nouveaux fûts de chêne carbonisés.

André 84%
Du bonbon au nez… Fruits rouges et réglisse rouge, caramel et toffee, rye, bois de chêne brûlé, pelures de pommes, raisins secs, cerises, chocolat noir. J’adore la texture en bouche, huileuse – ce qui est plutôt rare pour un bourbon – sensation un peu tannique et terreuse, rye bien épicé, onctuosité des céréales sucrées, réglisse rouge et cerises, charcoal, explosion de cannelle et d’épices en finale de bouche, longue finale épicée et légère brûlure d’alcool. Manque d’équilibre, un peu fougueux et imprévisible de par sa jeunesse… mais un talent en devenir.

Patrick 83%
Un beau bourbon classique, mais un peu jeune. Nez : Appétissant parfum très fruité, avec un peu de vanille et du bois brûlé. Bref, du bourbon juteux! Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par le bois brûlé et une tonne d’épices et de beaux petits fruits. Finale : D’une belle longueur et juteuse, marquée par le bois brûlé.