Whisky Trail Glen Keith 20 ans KWM Cask #135907

46.6% alc./vol.
Distillé 28.08.1996 – Élevé pendant 20 ans dans un fût de sherry. Seules 24 bouteilles ont été importées au Canada, exclusivement pour Kensington Wine Market.

Patrick 89%
J’ai rarement vu une telle texture cireuse en bouche pour un whisky à 46% d’alcool. Tout qu’une expérience de dégustation, de plus en plus agréable à chaque gorgée. Nez : Des oranges sanguines, des fleurs, de la cire, du cuir, du chocolat et un peu de mangue. Un beau parfum complexe. Bouche : Belle texture huileuse supportant des saveurs d’oranges, de fraises, de chocolat, de miel cireux, de tabac, de cuir et de pamplemousse. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, épicée et fruitée, avec un sentiment (agréable) de cire en bouche.

Martin 87%
Nez: Poire pochée, pêche blanche et miel ouvrent sur un registre très fruité, bientôt complété par la cire, la vanille et quelques amandes effilées. Une fraîcheur citronnée persiste derrière le fruit mûr. Bouche: L’abricot et la pomme jaune dominent, avec du biscuit thé social, du gingembre et une fine note de bois. La texture devient progressivement crémeuse, presque huileuse, tandis que le chêne apporte une belle sécheresse. Finale: Assez longue, sur le zeste d’orange, la noisette, le miel et les épices sèches. Équilibre: La maturité est évidente sans que le bois ne prenne le contrôle; un dram précis, fruité et agréablement complexe.

Kim 87%
Nez : Balsamique versé sur de la crème glacée à la vanille et des fraises fraiches. Caramel au tabac, poivre des dunes, une petite « whiff » soufrée, rien de dramatique. C’est gourmand. Bouche : Noix de coco, crème au citron ou plutôt à la saveur de citron style McCain, cire d’abeille, canneberges séchées. Sympa

Whisky Trail Knights Dailuaine 13 ans

52.9% alc./vol.
Distillé le 05.1032009, embouteillé le 08.02.2023 – Cask Ref. #315772

André 89%
Pommes vertes et miel, poires, tonne de fruits tropicaux à chair, zeste de citron, kiwi, oranges et cantaloup, le tout recouvert de crème fouettée saveur vanille. Le nez s’ouvre grandement à l’aération. Belle texture cireuse en bouche, vraiment wow. Mangue, poires, cantaloup, pommes vertes, oranges, purée de bananes, quelques épices, poivre. Superbe. J’adore l’harmonie des saveurs et aromes, l’équilibre général ainsi que la texture. Beau mélange d’épices et de sucre naturel des fruits, alcool bien intégré. Finale bien fruitée, épicée avec un alcool plus ressenti en rétro-olfaction.

Patrick 87%
Je l’admets, je l’ai acheté pour l’étiquette! Mais je suis tout de même très heureux de mon achat, le goût étant dominé par le chêne et le malt, saveurs que je recherche par les temps qui courent de par leur authenticité. A noter aussi que le niveau de ma bouteille descend assez rapidement, ce qui est toujours le meilleur gage de qualité. Nez : Le parfum est très floral et marqué par le bois frais. J’y trouve aussi de la vanille, du caramel, des noix, des pommes rouges et des fruits tropicaux. Bouche : Porté par une belle texture en bouche, l’amateur de whisky boisé que je suis est comblé! J’y trouve aussi de belles notes florales, du malt légèrement sucré des pommes vertes, des noix et du chocolat blanc. Finale : D’une belle longueur, avec des pommes vertes et boisée.

Martin 89%
Nez: Pomme jaune, poire mûre et miel rattrapent rapidement cire d’abeille, citron et malt chaud. Un côté herbacé et quelques amandes apportent davantage de relief. Bouche: La texture est grasse, presque cireuse, avec pêche, céréales toastées, vanille et gingembre. Le poivre blanc monte ensuite, accompagné d’agrumes et d’une légère note de noix. Finale: Longue et plutôt sèche, sur le citron, le malt grillé, le chêne et une impression minérale. Équilibre: Le fût reste volontairement discret et laisse parler Dailuaine; fruité, cireux et vigoureux, avec juste assez de bois pour encadrer l’ensemble.

Kim 84%
Nez : Dès la première bouffée, je suis de retour dans les années 90, après une récolte d’Halloween fructueuse, à déballer de petits cubes de caramel. De retour 30 ans plus tard, devant un verre de St-Estèphe à peine plus jeune que moi, à la robe brunâtre et aux arômes de noisettes, de champignons rôtis et de fruits confits. Un véritable voyage dans le temps avant même d’y avoir trempé les lèvres. Bouche : J’avais mis la barre haute. Le caramel y est toujours, le taux d’alcool apporte une charpente intéressante, mais le bois s’impose un peu trop. Il s’immisce sous le poivre blanc, le sirop de bleuets et le zeste de lime. C’est loin d’être mauvais, mais mes attentes étaient peut-être trop élevées.

Wild Atlantic Irish Whiskey IPA Barrel

40% alc./vol.
Vieilli pendant plus de 4 ans, consiste en un assemblage de whiskys irlandais à triple distillation de malt et de grains.

André 74%
Nez au profil tropical sur fond de céréales bien présentes. Amalgame de poires, d’ananas, de pommes vertes et de zeste de citron, céréales séchées au miel. Je ne suis pas amateur de bières plus qu’il le faut mais ce que je n’aime pas particulièrement, ce sont les notes houblonnées que je retrouve ici assez intensément et qui, associées aux notes de bois brûlé style charcoal ne sont pas super agréables. On retrouve en bouche encore les fruits tropicaux du nez, le miel et la vanille-caramel, une touche de gingembre et une tonne de céréales séchées. La texture est diluée et fade. La finale est plus pointue, une tonne de céréales séchées, du caramel et du bois sec. Rien pour améliorer le style…

Patrick 79%
Trop rough pour être pris en shot sans grimacer, et pas assez raffiné pour être pris straight. Je vous laisse le plaisir de l’expérimenter sur glace ou en cocktail pour voir quoi faire avec ça, moi je refile avec plaisir/gêne le restant de mon échantillon à mes collègues. Nez: Pommes vertes et céréales mouillées. Bouche : L’alcool typique d’un jeune whisky, mais aussi du chêne grillé, des notes de houblon, des pommes et des ananas. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur courte à moyenne, marquée par l’alcool et une petite note subtile de houblon.

Kim 82%
Nez : Citron confit, notes légèrement lactiques, raisin vert, évocation presque vaporeuse du côté toasté d’un rhum. Bouche : Fidèle au nez, avec en plus des notes céréalières et sucrées. Léger mais chouette, sans flafla.

Wild Turkey Rare Breed Barrel Proof 2017

56.4% alc./vol.
Assemblage de bourbons vieillis entre 6 et 12 ans d’âge, embouteillés directement à la force du fût.

André 89%
Compote de petits fruits sauvages, cerises noires, réglisse, raisins secs, gâteau aux fruits nappé de caramel fondu, cassonnade, gingembre. Sensation pâteuse et un peu résineuse aussi. Bouche; fruits séchés, cerises, réglisse et pommes, oranges, caramel et cassonade, gingembre, poivre, cannelle, fût brûlé. J’ai l’impression que la texture en bouche en a perdu comparativement à l’ancienne version, celle-ci semble plus épicée et plus diluée. L’amalgame de saveur est exquis. Finale bien épicée, sur les fruits rouges, l’anis et le bois carbonisé. Une belle alternative au Bookers pour environ le deux tiers du prix.

Patrick 90%
Un gros bourbon, hyper savoureux, avec tout ce que j’attendais d’un Wild Turkey « barrel proof ». J’ai acheté cette bouteille il y a une éternité, et je ne comprends pas pourquoi j’ai attendu si longtemps pour l’ouvrir. Nez : Du pain d’épice, du chêne, des pommes chaudes et une touche de caramel. Bouche : Oh que c’est bon! Une tonne d’épices, du bois brûlé, du poivre, de la cassonade et des pommes cuites. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 89.5%
Nez: Fruité, même framboises. Maïs, vanille et chêne. Caramel, bleuets ramollis et marmelade. Pain d’épice, gâteau moelleux, coulis de caramel chaud. Bouche: Texture légèrement huileuse, gâteau aux fruits, épices endiablées, caramel, poivre, bois, raisins secs et pouding chômeur. Finale: Mélange de chêne et de pin, toujours ces mêmes notes de caramel et de fruits des champs. La brûlure d’alcool est extrêmement éphémère, ce qui nous fait apprécier plus le reste de l’expérience. Équilibre: Wild Turkey nous présente déjà, pour la plupart, des bourbons exceptionnels. Quand on nous sert ça Barrel Proof, ça ne peut pas vraiment chier.

Kim 90%
Nez : L’entrée en matière se fait avec un coté à la fois terreux et sucré qui rappelle la betterave rôtie, une touche de clou de girofle et de muscade, ainsi que le côté épicé du gingembre frais haché. Bouche : De l’aneth se superpose à la betterave, en plus de la richesse de l’alcool qui agit comme une charpente sur laquelle les saveurs reposent. Vient une vague d’épices douces, cannelle, muscade, clou de girofle, mais aussi du chocolat au lait voire même du fudge. Un bourbon très classique, mais bien fait et franchement agréable.

Wiser’s 15 ans

40% alc./vol.

André 84%
Le nez annonce le rye mais sans tambours et trompettes. Réglisse rouge défraichie, la pomme, poivre en grain, fruits séchés, sensation et impressions florales en plus de notes de chêne, de cassonnade et de toffee. La bouche est malheureusement un peu trop diaphane et diluée, les saveurs sont fanées et ne sont pas bien définies; savate rouge, oranges, marmelade d’oranges, pelure de pomme, rye poivré, toffee, sirop d’érable, cannelle, clou de girofle, fruits séchés. Finale langoureuse et courte. J’adore l’amalgame de saveurs mais la texture et la structure du whisky lui-même manque de panache. La dilution trop généreuse aussi affadit beaucoup ce qui qui aurait dû être un whisky mémorable.

Patrick 85%
Un très bon whisky, et un rapport qualité / prix encore meilleur! Il me semble toutefois plus agressif que l’âge et le taux d’alcool le laissaient présager. Nez : Riche arôme épicé, de biscuits, de toasts multigrains légèrement brûlées et d’un soupçon de cassonade. Bouche : Toujours les épices, les toasts et la cassonade mais avec en plus une bonne dose de chêne sec. Finale: Longue et très épicée.

Martin 86.5%
Nez: Vanille, rye et chêne épicé. La céréale ressort bien, notes de miel et de bois brûlé. Bouche: Miel, fruits rouges, épices et seigle. Touche d’érable. Texture agréable. Finale: Chaudes épices, longues et boisées, miel et orange, pâte de fruits. Équilibre: Belle douceur, belle personnalité, belle addition au portfolio Wiser’s. À quand en SAQ?

Kim 87%
Nez : Sucre d’orge, chocolat au lait, chapelure de biscuits Graham imbibée de beurre et grillée. Bouche : Eau d’érable, zeste d’orange confit au chocolat noir, noix caramélisées. Si je veux faire ma critique, je dirais que je l’aurais pris avec un plus haut taux d’alcool, mais sinon ça se boit comme du jus.

Wiser’s 28 ans – Decades Series

48% alc./vol.
Vieilli pendant 28 ans en utilisant des fûts de whisky canadien, du chêne français, du chêne hongrois et d’anciens fûts de bourbon pour devenir un mélange composé de 90 % de maïs distillé en double colonne et d’un peu moins de 10 % de seigle distillé en simple colonne.

André 87%
Un whisky de seigle Canadien typique, bien ficelé mais avec un léger manque de punch peut-être. Cannelle et poivre, pelures de pommes rouges, caramel, raisins secs et chocolat épicé. La bouche est souple et noble, la texture langoureuse. Beau mélange de pommes, oranges et de raisins secs, parfumé de cannelle, de poivre et de grains secs nappés de chocolat, de miel et de caramel. Finale de longueur moyenne, fruitée et axée sur les grains de céréales trempés dans le caramel, saupoudrés d’épices.

Patrick 91%
Le whisky canadien à son meilleur. A moins que vous pensiez que tous les whiskys canadiens sont doux, car ici, nous sommes définitivement dans la catégorie intense. Nez: Un beau parfum où se mélangent discrètement le sucre du maïs et les épices du seigle. Bouche: Délicieux, avec les épices du seigle au premier plan, puis du chêne carbonisé et enfin le sucre du maïs pour supporter le tout. Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 90%
Nez: Caramel riche, vanille intense, chêne toasté et une pointe de fruits rouges mûrs. Bouche: Texture superbe et veloutée, mariant toffee, abricot confit, cassonade avec un boisé élégant. Finale: Longue et soyeuse, dominée par la vanille boisée, les fruits secs et un soupçon de cannelle. Équilibre: Un whisky canadien raffiné, superbement vieilli, qui trouve un équilibre parfait entre douceur, structure et richesse aromatique. Un dram sophistiqué sans jamais devenir lourd.

Kim 86%
Nez : Caramel qui aurait coulé dans une boite de carton, quelque chose de grillé, comme une écorce d’orange déposée sur le BBQ. Bouche : Sirop d’érable, pain brioché, une malheureuse touche de raisin chimique, mais qui ne s’éternise pas et fait place à un sucre grillé presque brûlé. Agréable.

Wiser’s 42 ans – Decades Series

52% alc./vol.
Distillé en 1982, ce whisky canadien mélangé a été vieilli dans une combinaison de fûts de single malt du Speyside, de fûts de chêne canadien et d’anciens fûts de bourbon.

André 90%
Typique du style encore une fois, mais plus rond et amoureux que l’édition de 28 ans d’âge. Nez de pommes cuites au four, de cannelle épicée et pointue, poivre moulu, grains de céréales caramélisés, sirop d’érable. En bouche nous avons des notes s’apparentant plus à du toffee que du caramel. La bouche est très structurée et charpentée, l’alcool aidant. Pommes, oranges, fruits secs et raisins, cannelle, poivre et bonbons saveur de toffee. Tannins du bois de chêne hyper bien incorporés. La finale est de très bonne longueur, épicée et fruitée, sans se départir de son côté soyeux et vénérable.

Patrick 90%
Un très bon Wiser’s, où le style du whisky s’exprime avec noblesse. Nez: Souffle, sucre brun et de discrets petits fruits rouges. Bouche: Du souffle délicieux commence par prendre toute la place, plus le chêne grillé vient le pousser un peu pour laisser un peu de place au sucre brun et à de très timides petits fruits rouges. Finale: D’une belle longueur, boisée et timidement fruitée.

Martin 92%
Nez: Vagues de caramel profond, figues séchées et effluve de tabac blond. Bouche: Texture somptueuse, mariant fruits confits, gousses de vanille, chocolat noir et éclat subtil d’épices rôties. Touche de vieux cuir. Finale: Longue, chaleureuse, marquée par une douceur boisée, des épices séchées et un voile de chêne torréfié. Équilibre: Un spiritueux d’une grande noblesse, où puissance et finesse se livrent à un gracieux duel. Un dram rare, taillé pour la contemplation, offrant une richesse qui se dévoile par gorgées successives.

Kim 86%
Nez : Vieux livre, un peu sulfureux, noisettes et prunes. Bouche : Vineux style armagnac, belle chaleur, ratafia. C’est sympathique, quoiqu’un peu poussiéreux.

Wiser’s Legacy

45% alc./vol.

André 94%
Nez fruité à souhait sur fond tapissé de bourbon et de cerises marasquin masquant le sec du rye. La cannelle et la canne à sucre font leur apparition accompagné de réglisse et il s’arrondit encore agréablement au nez même si il ne réussit pas à éclipser sa provenance de rye canadien. La bouche est généreuse, ample et soyeuse, les fruits règnent et dominent le tout d’une main feutrée et mais fort bien maitrisée. La balance est exceptionnelle sur une finale en duo épices-fruits rouges jumelé d’une pointe orangée. Il aura fallu attendre à la mi-décembre pour trouver mon whisky canadien de l’année. J’en suis encore sur le cul.

Patrick 90%
Au nez, un mélange de rye et de bourbon… Un bon mélange d’épice et un subtil arôme de Caribou sucré qui donne le goût de continuer la dégustation!! Au goût, mon Dieu! On dirait plutôt qu’on vient d’ouvrir un vieux grand cru de Bordeaux d’au moins 1973… Jusqu’à ce que les épices viennent nous rappeler qu’il s’agit d’un rye! Le tout finit dans la vanille nous laissant deviner tout le temps que ce whisky a passé en barrique. Une belle complexité, un excellent équilibre et surtout de l’originalité. Mon whisky canadien de l’année 2010.

Martin 92.5%
Belles grandes jambes langoureuses sur une toile de fond d’ambre généreux. Nez: Explosion de rye mentholé au départ. On poursuit avec un faible mais équilibré caramel, avec chêne, érable et pommes rouges. On fait volte-face ensuite sur un raz-de-marée de seigle. Bouche: Très crémeux au niveau de sa texture. Épices du rye, poivre blanc, pommes et chêne grillé. Vanille et clou de girofle. Tout-à-fait impressionnant. Finale: Relativement longue et bien poivrée de vanille, de bois et de pommes. Équilibre: Une grande réussite de Wiser’s, et un beau « statement » de qualité pour le whisky canadien. On espère que ce n’est pas un accident, car il vient se hisser tout près de la gamme Forty Creek.

RV 87%
La fille du grand boss: un peu trop de bon goût, une approche un peu hautaine, mais sympathique et dont le sourire nous laisse un très bon souvenir. À l’ouverture, indéniablement un rye, mais après avoir passablement respiré, les oranges sortent, suivi d’un nail polish lustré, puis de cannelle. L’arrivée est essentiellement fruitée, puis vient le rye, de plus en plus épicé. Me fait beaucoup penser au Highwest Rendez Vous. La finale est dans le même thème, avec un bel équilibre au niveau des épicés, et l’aftertaste surprend un peu avec des notes de blés d’une durée remarquable, tout un whisky, classy et épicé.

Kim 76%
Nez : Tarte à la farlouche, jus de raisin, croissant. Bouche : Ouf, le gros kick d’alcool. Je ne sais pas c’est quoi le finish, mais ça amène de la gelée de raisin, de la mélasse de grenade, et une dose de bois non négligeable. C’est un peu beaucoup intense comme trip de saveurs. Mon évaluation vient 13 ans après celle des gars. La recette aurait-elle changé depuis? Je le laisserais vieillir un peu et il aura du potentiel.

Wiser’s Very Old 18 ans

40% alc./vol.
Bouteille #2871 de 3500.

André 87%
Le nez est très représentatif et est à l’image de Wiser’s. Un goût de réglisse rouge et de sherry, à l’odeur généreuse et épicée. L’arrivée en bouche est ronde et collante, sans réelle surprise par rapport à la présentation précédemment livrée par le nez. La wave est près de celle des bourbons, le sucré et l’extra-fruité en moins. La rétro est légèrement épicée, fruitée et moyenne en longueur. Celle-ci s’asséchant progressivement à mesure qu’on le savoure. Un bon achat !

Patrick 84%
Céréales omniprésentes enveloppant un fruité typiquement canadien. Au goût, une légère épice s’ajoute pour donner une dimension supplémentaire au whisky. La finale est relativement longue. Un très bon rapport qualité/prix qui démontre encore que les acheteurs de la SAQ préfèrent se faire offrir un voyage en France plutôt qu’un voyage de l’autre côté de la rivière des Outaouais…

Martin 87%
Encore une fois on enrichit l’orange par rapport aux autres Wiser’s. Nez: Caramel au beurre, genre Werther’s. Crème glacée à la vanille, noix, poivre et céréales. Plutôt complexe. Bouche: Miel et pâte d’amande, citron, épices et fruits confits. Toffee, vanille et chêne carbonisé. Assez surprenant et doux à la fois. Finale: Longue pour son taux d’alcool. Prend son temps pour s’assécher, sur des notes sucrées de xérès et de bois. Équilibre: Encore un bon coup de Wiser’s. Un bel exemple de whisky canadien vieilli, mais qui tombe encore un peu trop facilement dans le piège du faible taux d’alcool.

Kim 85%
Nez : Cuir, grains de cumin, sucre d’orge, on aime bien. Bouche : Érable, doux, juteux, sucre à la crème. Plutôt simple mais très agréable, mais un petit kick d’épices. Il est quand même un peu aqueux, ce qui lui enlève quelques points par rapport à d’autres produits.

RV 81%
Appréciable, une bonne réserve spéciale dans le style canadien, mais décevant pour un vieux whisky. À l’ouverture, Crazy Glue appliquée sur du latex fraichement peint. À force de respirer, le grain et le rye vert frayent leurs chemins au travers des produits de quincaillerie. Présentation timide sur le même thème de peinture, mais le grain prend le dessus avec un rye orangé, très Canadian-like. On dirait un blend de Century Reserve et un Wiser’s toutefois inintéressant.

Woodford Reserve Sonoma-Cutrer Finish

45.2% alc./vol.

André 93.5%
Je suis sur le cul. Douceur extrême et l’intégration pleinement réussie du wine cask. Céréales de gruau aromatisées au vin rouge, les fruits sauvages divers, encore ce clou de girofle et la cannelle, de belles notes de caramel épicé. À certains égards, je lui trouve de belles similitudes avec le dernier né de 40 Creek. En bouche, texture hallucinante, les raisins rouges écrasés, les cerises, le caramel et les épices. Chaque gorgée est une autre bouffée de plaisir, c’est bien construit, la séquences des saveurs et arômes est agréable, l’ensemble est différent, unique. Finale à la fois poivrée et épicée, fruitée à souhait, avec une texture un peu sèche portée sur le bois. Certains puristes crieront à la profanation du bourbon, car j’avoue que l’on a dénaturé une peu la ligne habituelle, mais personnellement j’adore lorsque l’on fait preuve d’initiative afin de présenter du connu d’une façon si inhabituelle et de plus lorsque c’est bien conçu… Voilà, une note pleinement méritée!

Patrick 87%
Bourbon au nez, mais tellement que ça en bouche! On y retrouve tout du bourbon, mais aussi la douceur et la chaleur du vin : Chêne, cerises, raisin, une pointe de gruau. La finale apporte toutefois une sensation rappelant une bouteille de vin ouverte depuis trop longtemps. Presque parfait, vaut le coup d’essai!

Martin 86%
Nez: Le classique nez du bourbon bonifié d’une douceur et d’une tranquillité que peu de whiskys américains peuvent s’enorgueillir de posséder. Cerises noires et raisins secs, maïs sucré, vanille, quelques autres céréales, vin rouge. Le tout bardé par les lattes de ce beau tonneau de chêne. Bouche: Bien que la texture soit un peu aqueuse, un torrent de saveurs est au rendez-vous. Chêne épicé, poivre rose, cerises, maïs acéré, raisins, vanille et caramel. Finale: La planche de bois est bien gorgée de toutes les saveurs exprimées ci-haut et prends le temps de doucement nous déposer au sol. Équilibre: Une belle expérimentation qui ne dénature pas trop l’essence du bourbon en général. Il s’agit de regarder ce qui se fait sur le marché écossais avec les finitions spéciales pour voir que bien des spiritueux dits traditionnels pourraient bénéficier de ce traitement.

Kim 84%
Nez : Confiture de fraises, sirop de grenadine, cerises au marasquin, bref c’est juteux et sur le fruit rouge bien sucré. Vient ensuite la vanille, cannelle, menthe séchée et même un soupçon de crème de coco. On ne se cachera pas que c’est gourmand à souhait. Bouche : De toutes ces arômes alléchantes, la menthe est celle qui demeure le plus, avec cette fois un généreux bouquet d’herbes de Provence. Le bois prend énormément de place, ce qui me déstabilise aux premières gorgées, moi qui anticipais un gouleyant jus de fruits rouges. C’est tannique, comme certains vins rouges du nouveau monde… par exemple de Sonoma. Une fois le choc passé et malgré le mélange de saveurs à tendance sec et herbacé, je me surprends à avoir quand même un certain plaisir à le savourer. La finale s’étire, au point où je suis surprise de ne pas avoir affaire à un whisky à un si faible taux d’alcool.