Single Cask Nation Glen Spey 14 ans

57.5% alc./vol.
Distilled 09/2010, Bottled Summer 2025, Finished 4yo in 1st Fill American Oak Oloroso Sherry Hoghsead, Cask #162270, 235 bottles

André 88%
Un Speysider en fût de sherry typique et de très belle conception. Je lui trouve des ressemblances avec Glendronach ou Glenallachie, ce côté de vieux sherry bold et généreux. Nez de pâte de fruits, chocolat noir amer, raisins secs et dattes, gros caramel foncé, puis des notes de cerises marasquin. La texture en bouche est divine, moelleuse et grasse et supporte bien le taux d’alcool et la volée d’épices. Chocolat noir fourré de caramel, oranges sanguines, gingembre, bois sec. Finale épicée, gorgée de fruits rouges, mélange de miel et de caramel surchauffé, nuancé d’un léger accent de soufre en rétro-olfaction.

Patrick 85%
Un très bon dram, mais la finale moins bien balancée que le reste de l’œuvre lui enlève quelques points. Nez : Je mentionne souvent que le parfum d’un whisky est très fruité, mais ici il est hyper-uber-méga fruité! Bref, de généreux fruits en pâte, des raisins secs, des dattes et des cerises. J’y trouve aussi un peu de caramel et de chocolat. Bouche : Belle texture en bouche huileuse, avec des fruits mûrs nappés de chocolat noir, des oranges sanguines, des cerises trempées dans le miel, du gingembre, du bois sec et une tonne d’épices. Finale : D’une belle longueur, épicée, chaleureuse et fruitée. Mais surtout épicée.

Martin 90%
Nez: Toutes les notes classiques d’un sherry bomb à la Aberlour. Toffee épais, dattes, noisettes, foin sec, orange confite et rayon de miel. Bouche: Texture puissante et huileuse, sur des saveurs de caramel brun, de prune cuite, de malt et de biscuits thé social. Du cacao, un soupçon d’amande et une pincée d’épices. Finale: Longue, sèche et chaleureuse, avec café torréfié, bois toasté, miel et épices persistantes. Équilibre: Un dram étonnamment dense. La douceur florale de la distillerie rencontre la profondeur du fût d’Oloroso avec un bel équilibre. On a les droits!

Kim 89%
Nez : Caramel chaud coulant sur un sundae, sucre à la crème parsemé de noix de Grenobles, crème de cassis. Bref, j’ai envie d’en verser sur de la crème glacée ou du moins d’en intégrer à un dessert. Bouche : La gourmandise est encore là, mais soutenue par une trame boisée tout juste à la limite entre bien ferme et trop rapeuse. C’est sur les noix, avec du chocolat au lait et noir, des canneberges séchées. Bref, un mélange montagnard version liquide.

Single Cask Nation Mannochmore 16 ans

56.1% alc./vol.
Distilled 10/2007, Bottled 09/2024, Finished 3yo in 1st Fill Spanish Oak Oloroso Sherry Hogshead, Cask #173446, 211 bottles

André 87%
Oranges sanguines et fruits rouges séchés, miel, pelures de pommes et chocolat au lait à la cerise. Légère touche de solvent à peinture à l’aération. La bouche s’ouvre sur une texture très agréable, grasse mais qui s’éclaircit avec la venue des épices. Morceaux d’oranges, cerises noires, vieux livre avec couverture de cuir, vernis à bois, chocolat au lait, poivre, caramel. Après plus de temps à s’aérer, notes de cerises encore plus présentes. Aux gorgées subséquentes, sensation d’épices pétillantes sur la langue. Finale astringente, très épicée, sur les mêmes fruits du nez et de la bouche.

Patrick 87%
Un très bon scotch présentant un bel ensemble de saveurs dominé par les fruits mûrs et le chêne épicé. Le parfum s’ouvre sur le chocolat aux fruits, le miel et les oranges sanguines. En me concentrant, j’y retrouve aussi des notes boisées et des pommes. Bouche : Une belle texture en bouche bien grasse, portant de beaux fruits mûrs, des épices, du chêne brûlé, du chocolat au lait et, pour reprendre les mots d’André, un vieux livre avec une couverture en cuir. Le tout est relativement intense et chaleureux. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 88%
Nez: Raisins secs, caramel épais, orange confite, foin humide, cacao et miel d’accacia. Bouche: Texture grasse et serrée qui accueille des notes telles que la prune cuite, le biscuit malté, la noisette grillée, la cannelle, une nuance herbacée et un trait de café noir comme mon âme. Finale: Longue, sèche et chaleureuse, avec bois toasté, fruits noirs et épices bien plantées sur place. Équilibre: Un dram robuste et concentré, où le fût d’Oloroso donne son habituelle profondeur et texture sans étouffer la lumière du distillat d’origine. Bravo.

Kim 84%
Nez : Nostalgie de mes premiers whisky cask strength, de la découverte de l’intensité non seulement de l’alcool, mais surtout des arômes. Cassonade foncée, salade de fruits en conserve, crème brûlée ou plutôt la croute de sucre grillé sur la crème brûlée. Bouche : Malgré la promesse de sucrosité que j’avais au nez, c’est sur le bois à fond et les tannins sont vraiment asséchants. Après quelques gorgées, mes papilles s’habituent au côté ultra-tannique et découvrent du zeste de pamplemousse, de l’asperge fraiche, du poivre noir.

Single Cask Nation Williamson 10 ans

56.3% alc./vol.
Distilled 09/2014, Bottled Winter 2025, from Refill Recharred Hogshead, Cask #191681, 281 bottles

André 86%
Nez typique de Laphroaig avec ses notes de citron et de sel de mer, mais une fumée de tourbe plus discrète que d’habitude pour un whisky si jeune. Tartelette au citron, mangue, lime, fumée médicinale, iode, abricot, vanille crémeuse. Encore une fois, la texture est réussie, ce qui, avec ce taux d’alcool est impressionnant. Fumée de tourbe médicinale à la fois salée et sucrée, sirop de fruits, abricots, fumée industrielle huileuse, accompagné d’éléments verdâtres et herbacés. Aux gorgées suivantes, sensation de cendre froide et de poussière de craie. Finale plus pointue, presque épicée, très saline et tourbée, crasseuse et exposant encore de beaux fruits tropicaux à chair saupoudrés de chili flakes. Le whisky est malheureusement très volatile et seulement après une dizaine de minutes dans le verre, le nez s’étiole et perd énormément de son éventail de saveur.

Patrick 89%
Un beau gros Laphroaig comme je les aime, intense, avec à prime abord la subtilité d’un dix-roues dans un magasin de porcelaine mais, à notre grande surprise, une ballerine sort du dix-roues et commence à danser le ballet. Nez : Parfum de fumée de tourbe huileuse, avec du gros sel de mer, une note d’agrumes, des abricots juteux et une goutte de vanille. Bouche : Un délicieux mélange de gros sel de mer et de fumée de tourbe huileuse, des piments séchés, des agrumes, des abricots, de la vanille et les reste du feu de camp de la veille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée, salée et pimentée.

Martin 87%
Nez: Pas de doute possible, dès l’ouverture de la bouteille, les amateurs de Laphroaig ne se laisseront pas berner. Tourbe iodée, pansement frais, citron confit, algue séchée, vanille et une vague de cuir doux. On se rajoute une goutte de jus de pickle en fin de nez. Bouche: La texture est huileuse et sans compromis, sur de la cendre chaude, réglisse noire, caramel brun, malt poivré sans oublier la tourbe quintessentielle. Finale: Longue, saline et légèrement cendrée, avec un retour médicinal et boisé qui ne laisse aucune place à l’interprétation. Équilibre: Un Islay typé et percutant, franc et texturé. Un dram qui je dirais croise jeunesse fougueuse et profondeur maritime avec une certaine grâce et cohérence.

Kim 85%
Nez : Tourbe juteuse et fraiche, c’est généreux et sur les fruits jaunes avant de migrer vers des arômes évoquant un gin boréal après quelques minutes. Ananas, chair de citron, genièvre, grains de carvi moulus, myrique beaumier. Bouche : Salade d’asperge au pamplemousse, encore une bonne dose d’épices boréales, cèdre.

Smoky Shores

46% alc./vol.
Blended Malt Scotch Whisky – Édition limitée à 5526 bouteilles – Wemyss Malts

Patrick 89%
Un beau whisky riche et profond, complexe et savoureux, intense et délicat à sa manière! Son seul défaut est qu’il s’agit d’une édition limitée, car j’aimerais bien en avoir une bouteille! Nez: Fumée de tourbe florale et avec une touche de menthe et terreuse. Bouche : La fumée de tourbe en bouche est délicieuse, saupoudrée généreusement de sel et de poivre, mais avec aussi une petite note sucrée et une touche d’agrumes. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : Très longue, d’abord fumée, puis salée.

Martin 86%
Nez: Fumée grasse, caramel salé, zeste de citron et une note d’orge maltée. Bouche: Douce mais avec une texture charnue, sur la vanille, la cendre froide, le miel et un soupçon d’épices boisées. Finale: Moyenne à longue, saline et fumée, avec un retour légèrement sucré. Équilibre: Un dram cohérent et plaisant, fidèle à la signature de la distillerie, mêlant complexité modérée et texture séduisante.

Kim 85%
Nez : La tourbe se fait sentir d’emblée, verte et fraiche, puis vient une fumée intense presque sur le créosote. Jambon fumé avec une sauce à l’ananas, qui me rappelle avec nostalgie les années 90. J’ai même la finale de pudding chômeur pour compléter le repas d’enfance. Bouche : Assez fidèle au nez, mais plus sur le jambon à l’érable qu’à l’ananas. Astringence qui me laisse perplexe, mais le temps que me demande si j’aime ou je déteste ce côté presque rapeux, une vague de caramel vient balayer mes doutes. Bien sympathique.

SMWS 10 Small Batch – Bunnahabhain 7 ans

59.6% alc./vol.
« Sweet, Smoked Salmon Jerky » – Distillé le 17 octobre 2013 – Ex-sherry and re-charred hogsheads – 2333 bouteilles – Embouteillage commémoratif du Islay Whisky Festival 2021.

André 81%
Feu de plage et poires poêlées nappées de leur jus en conserve, petits fruits sauvages, iode, fumée minérale un peu brute. Bouche minérale et cendreuse, bons fruits rouges mais avec une sensation off-key pas agréable, genre poussière de pierre qui reste sur la langue. On dirait qu’on a léché une pierre sèche avec du sel de mer dessus. Longue finale mais pas dans le bon sens du terme, alcoolisée, sèche et minérale. Iode, cerises, ananas flambés, coquillages.

Patrick 92%
Ici, on ne réinvente rien, et c’est tant mieux! J’y retrouve tout ce que j’aime des bons vieux scotchs d’Islay classiques. Et n’est-ce pas l’un des plus beaux compliments qui soient? Nez: Un beau parfum de fumée de tourbe intense comme je n’en avais pas vu depuis longtemps à la SMWS! Bref, le traditionnel feu de tourbe sur la plage, avec du saumon fumé, des noix grillées nappées de miel et un peu de bacon. Bouche : La fumée de tourbe est encore plus intense ici, tout autant que le sel de la mer ainsi que le bacon croustillant. J’y retrouve aussi des noix, des fruits mers sur le grill, des épices et un subtil trait de vinaigre balsamique sucré. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 87%
Nez: Poire pochée, tourbe maritime, zeste de citron et une discrète note saline. Bouche: Minérale et vive, mariant vanille crémeuse, herbe séchée, noisette et pointe de fumée côtière. Finale: Moyenne à longue, sur la réglisse noire, la noix fraîche et un retour iodé. Cendres de plage. Équilibre: Un jeune Bunnahabhain un peu déséquilibré, intransigeant dans sa simplicité, où le fruité s’allie sans subtilité à la brise marine. C’est très bon mais un peu raide à mon goût.

Kim 92%
Nez : la céréale est d’emblée très présente et me rappelle les petits biscuits bruns servis dans les masterclass du NB spirits festival. Suit une belle tourbe fraîche, me donnant l’impression de griller du poivron vert sur un feu de bois de grève. Bouche : wow! Au-delà de la tourbe, à laquelle je m’attendais, j’ai une explosion de poivre et de sucre de canne. Malgré ce côté explosif, c’est balancé et les saveurs semblent se relancer. Comme un canon de Pachelbel sur les papilles!

SMWS 10.264 Bunnahabhain 7 ans

58% alc./vol.
« Bacon Butter Butt » , Distilled 24-10-2013 from 1st Fill Ex-Oloroso Sherry Butt Finish, 481 bottles. Deux fûts de bourbon de 7 ans d’âge provenant de la distillerie Bunnahabhain sur Islay ont été combinés dans un fût oloroso de premier remplissage pour le reste de sa maturation.

André 84%
Lourdaud comme approche, sur une avalanche de fruits rouges dans un warehouse en terre battus un peu humide. Fond de caramel et de poivre moulu, prunes, pâte de fruits, tourbe médicinale. La bouche est musclée, très épicée et légèrement sèche, beaucoup de cannelle et de poivre, caramel chaud, terreux d’empotage et vieux chais humide, pommes, prunes accompagnées d’une touche de soufre. Finale sur les allumettes brûlées, la tourbe camphrée et terreuse et les fruits rouges très épicés.

Patrick 89%
Un beau gros SMWS intense comme un coup de poing dans les côtes (et je sais de quoi je parle, parlez-en à mon sensei en combat de karaté). Nez : Un beau gros parfum de fumée de tourbe grasse et huileuse, avec du beurre brûlé, un trait de vanille et une goutte de jus de pomme. Bouche : Porté par une superbe texture très huileuse, j’y retrouve du gras brûlé, de la grosse fumée de tourbe crasseuse, des allumettes brûlées, du paprika, du gros sel et une goutte de jus de prune. Finale : D’une superbe longueur, brûlante avec du bois brûlé, du piment, du poivre et une pincée de sel.

Kim 93%
Nez : Ah, savourer un bol de popcorn au beurre en regardant brûler un amoncellement de pneus! Viennent ensuite une salade d’asperges crues, une quiche au jambon fumé et un flan. Un menu complet quoiqu’hétéroclite, dans un dram. Bouche : si j’imaginais le goût du liquide coulant d’un foyer extérieur que l’on arrose pour l’éteindre après une grosse soirée de grillage de guimauves, ça serait exactement ça. J’ai l’impression de boire du jus de cendre, mais sucré. Il y a en complément de cet étrange nectar, du foin sec, des raisins secs imbibés de vin rouge et vraiment beaucoup de plaisir.

SMWS 121.112 Isle of Arran 8 ans

62.8% alc./vol.
« The unexpected meander », Distilled 02/12/2015 from First Fill Ex-Bourbon Barrel, 228 bottles.

André 86%
Nez très bourbon barrel, rempli de vanille crémeuse, de sorbet au citron, sucre en poudre, poires en conserve. Belle texture en bouche avec un rappel de fumée très lointaine. Salade de fruits tropicaux, sucre en poudre des confiseries, zeste d’orange, petite touche végétale, poires, melon au miel et mangues, poivre moule sur un édredon de céréales séchées. La finale est plus sèche, presque astringente, avec l’effet décuplé des piments et du poivre et d’un mélange herbacé et fumé.

Patrick 84%
Ce n’est définitivement pas un Arran traditionnel, celui-ci étant porteur d’une chaleur et d’un niveau d’épices que je n’avais jamais vu avec cette distillerie. Pas exactement dans ma palette, mais tout de même intéressant. Nez : Beurre salé, bananes, pamplemousse et foin. Bouche : Un mélange de sucre et de piments forts, avec des mangues salées et de l’eucalyptus. J’y retrouve aussi du chêne brûlé et du poivre blanc. Le tout est porté par une superbe texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, boisée et poivrée.

Kim 86%
Nez : Raisin vert, mélange floral évoquant le savon à lessive, zeste de lime, gazon fraîchement taillé. Bref, c’est vert. Bouche : Noix de coco sucrée, crème pâtissière, une trame de fumée subtile se faufile, poivre noir. Alors qu’il me semblait au nez plutôt banal, j’ai du plaisir à le déguster.

SMWS 3.343 Bowmore 18ans

56.4% alc./vol.
« A Welcome Home Hug », Distilled 16/2/2004, Bottled 2022 from 2nd Fill Ex-Bourbon Barrel, 228 bottles.

André 90%
Nez tropical découlant du bourbon cask. Ananas et sirop de poires, miel chaud de la ruche, fond iodé avec parcimonie et une touche minérale. La bouche est sublime. Nectarines, sirop de poires, jus d’ananas, melon au miel, notes de violette et de gomme savon (typique des vieux Bowmore des années 90), beaucoup de sel de mer et une fumée de tourbe minérale un peu poussiéreuse. La texture est sirupeuse, le taux d’alcool parfaitement intégré. La finale est longue, maritime et tropicale; melon au miel et mangue sur un lit de lavande, gomme savon et fumée de tourbe poivrée. Équilibre et savoir-faire. Un autre fût sauvé de la destruction par les blenders de la distillerie.

Patrick 93%
J’en perd mes mots… Un Bowmore dont on reconnait le style de la distillerie, mais qui est aussi suffisamment original pour m’exciter! J’adore, dommage que la « démocratisation du whisky » pour laquelle j’ai tant travaillé ait eu comme effet pervers de faire en sorte que de tels drams soient rendus aussi difficiles et dispendieux à trouver. Nez: Le parfum est maritime et floral, avec de la lavande et des violettes. Après quelques instants, j’y retrouve aussi du chocolat noir fumé. Pas le parfum typique d’un Bowmore, mais tout de même très agréable. Bouche : Porté par une extraordinaire texture en bouche, j’y retrouve évidemment du sel et de la fumée de tourbe, mais aussi du thé, des fleurs d’oranger et un plateau de fruits de mer qu’on déguste avec un verre de vin blanc. Finale : D’une très belle longueur, marquée par la mer comme seule Bowmore sait le faire!

Kim 88%
Nez : Balade dans la section des pneus du Costco ou du Canadian Tire. Ça peut sembler étrange, mais c’est une odeur que j’adore. Papaye confite. J’ai vraiment du plaisir à humer ça! Bouche : Les papayes confites sont encore là, avec de l’estragon fraîchement haché, des feuilles mortes bien sèches et bien du plaisir dans ma bouche. 

SMWS 4.354 Highland Park 13 ans

62.7% alc./vol.
« Heather, honeycomb and humidors », Distilled 29/10/2009 from First Fill Ex-Bourbon Barrel, 241 bottles.

André 83%
Abricots et ananas sur le bord du quai, air salin, miel de bruyère, infime touche de fumée de tourbe. En bouche c’est tropical et citronné, la fumée de tourbe est plus apparente, tout comme l’alcool et la sécheresse du bois de chêne. J’y retrouve aussi une petite touche de chêne vert à l’aération qui ne me plait pas vraiment. Citron, poires, ananas et abricots, mélange de chêne vert et de chêne sec, iode, fumée distante. La texture devient visqueuse à l’aération. Finale de bonbons casse-grippe au citron, notes d’oranges et de mangue, miel d’acacia et alcool astringent et bien ressenti, finalement un retour sur la fumée de tourbe sèche et très iodée drapé d’un manteau de vanille.

Patrick 90%
Je n’en reviens pas de la qualité et de la quantité de fûts d’Highland Park que la SMWS parvient à dénicher. Celui-ci en est encore un bel exemple. Superbe, meilleur de gorgée en gorgée! Nez : Parfum complexe avec des notes de miel de bruyère, de cuir, de sel maritime et d’une touche discrète de fumée de tourbe. Bouche : Sel marin, fumée de tourbe, fleurs, miel, tabac, roches et une petite touche de vanille. Très belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée et boisée.

Kim 87%
Nez : jus de pomme non pasteurisé (le brun), gazon fraîchement tondu avec même les quelques vapeurs d’essence de la tondeuse qui traînent dans l’air, pâte à croissant et un je ne sais quoi de lacté, voire fromager, peut-être du petit-lait. Bouche : party de fruits à noyaux, le nectar d’abricot côtoie la nectarine et la pêche un peu trop mûre et outrageusement juteuse, qui a presque commencé à fermenter. Tombée d’épinards au beurre, asperges rôties au four et ananas flambé. Je sais, j’ai probablement faim pour avoir décrit un repas, mais en résumé c’est vivant, frais, une pointe amère et une dose sucrée. La finale est un peu croche à mon goût, mais c’est bien personnel.

SMWS 53.445 Caol Ila 15 ans

56.7% alc./vol.
« Nothing to see here », Distilled 24-09-2007, ex-bourbon hogshead, refill american oak PX hogshead, 271 bottles.

André 91%
Nez très équilibré, affichant des notes de sel de mer et de fruits rouges intenses. Cerises, prunes, iode, camphre, viande cuite sur feu de bois et notes de tourbe médicinales bien dosées. La bouche est sublime, ronde et soyeuse. Texture huileuse s’aiguisant rapidement avec l’arrivée de l’alcool et des notes tourbées. Compote de fruits, cerises, prunes et raisins, viande fumée, sel de mer, camphre intense, caramel. Finale de bonne longueur, viandes cuite et enduites de caramel et de sel, fruits rouges, poivre intense et fumée de tourbe bien présente.

Patrick 95%
Attention, le plaisir croit avec l’usage. Si vous avez une telle bouteille à portée de main, annulez tous vos plans pour le lendemain avant même d’ouvrir la bouteille : Après, il sera trop tard! Le monde n’aura plus de sens, tout votre univers se retrouvera concentré dans votre verre. Vous ne pourrez pas dire que je vous avais pas prévenu. Nez : La fumée de tourbe liquoreuse enlace les notes de xérès fruité, de vieux vinaigre balsamique, de chêne brûlé, de miel, de sel et de tabac. Je pourrais passer des heures à simplement humer ce parfum. Bouche : De la grosse fumée de tourbe sale comme je l’aime, avec du goudron, des notes médicamenteuses, du sel, du chêne brûlé, du xérès fruité et du miel. Le tout porté par une texture en bouche enveloppante, voire grisante. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur des notes de bonheur, de joie et de plaisir intense.

Martin 91%
Nez: Fruits rouges et caoutchouc, vieux pneu et essence de vanille. Caramel un petit peu cramé. La tourbe est représentée ici sous un air assez particulier. Bouche: Belle texture d’entrée de jeu. Poivre rose, bois, framboises, agrumes et vin fortifié. Ça dégage! Finale: Bien poivrée et dosée, on nous en met plein la gueule, et on en redemande! Équilibre: Solide dram malgré tout! Techniquement ces ingrédients ne devraient pas trop marcher ensemble, mais comme la soundtrack de « Howard the Duck » de John Barry, étrangement ça fonctionne tempête!

Kim 91%
Nez : embruns salins, pneus neufs, « rim » de verre de margarita, avec en trame de fond les petits caramels mous carrés emballés individuellement et populaires à l’Halloween dans les années 90. Bouche : douceur et décadence! Un soupçon de tourbe qui recouvre, comme un drap de soie tout léger, une solide charpente boisée, caramélisée et voire même sucrée. Wow!