Scallywag – The Winter Edition

53.9% alc./vol.
Affiné en fûts de vin orange d’origine espagnole, ce whisky écossais de malt du Speyside est embouteillé à son degré naturel de 53,9%.

André 86%
Confiture d’oranges, zeste de citron, pommes et petits fruits rouges sauvages, miel, sherry légèrement épicé. La texture est vraiment hallucinante, grasse et huileuse, wow. La lancée des oranges se poursuit en bouche mais s’accompagne désormais de notes de poires et d’agrumes, de fruits rouges séchés, de citron, cassonade, miel chaud et un sursaut d’épices. La finale prend une autre tangente et livre des notes de cannelle poivrée sur un édredon d’alcool plus ressenti. Hors norme, différent mais très bien construit. Un whisky dessert…ou de déjeuner!

Patrick 89%
Un délicieux whisky riche et savoureux. J’étais un peu appréhensif face à l’utilisation du fût de vin orange, n’ayant pas souvent croisé de tels vins que j’ai apprécié, mais on l’a utilisé ici avec brio. Nez : Parfum de marmelade à l’orange, de caramel, de miel crémeux et de sirop de fruits tropicaux. Bouche : Épicée et sucrée, j’y retrouve du zeste d’orange, du miel floral, du sucre caramélisé, de la cannelle, du chêne carbonisé et une goutte de vanille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, marquée par les oranges et le chêne carbonisé.

Martin 87%
Nez: Raisin sec, chocolat noir, écorce d’orange, miel, bois toasté avec une impression pâtissière rappelant un gâteau aux fruits. Bouche: Texture ample dès l’arrivée, caramel profond, figue, cacao, cannelle, noisette grillée, épices chaudes qui évoquent pain d’épices et marmelade. Ça évoque tout de même bien des caractéristiques d’un sherry cask, pourtant… Finale: Longue, chêne épicé, café, fruits noirs persistants, chaleur enveloppante. Équilibre: Dense et gourmand, influence du fût bien maîtrisée, puissance convaincante. Un dram certes singulier, mais bien agréable aussi!

Kim 84%
Du vin orange, c’est funky, oxydatif. En gros, c’est faire un vin blanc à la manière d’un rouge, c’est-à-dire en laissant les peaux, pépins et parfois même la rafle durant une partie de la fermentation. Je suis donc bien curieuse de voir ce que ça apporte à un whisky. Nez : Méli-mélo de fruits confits, pétales de rose, cosse de cardamome verte, vif et frais, mais d’emblée rien qui crie « vin orange ». Bouche : Je décèle enfin l’oxydatif, le petit funk du vin orange. Il faut savoir que selon la durée de contact avec les peaux (de quelques jours à plusieurs mois), le goût et l’intensité du vin varient. Dans ce cas ça amène une sécheresse presqu’austère, sur le poivre et la cannelle en bâton, mais heureusement compensée par un caramel riche.

Seagram’s VO

40% alc./vol.

André 86%
Nez discret et diaphane. Rye avec un mélange de fruits rouges et de cerises s’étirant sur les notes d’orange, autant en bouche qu’au nez. Poivre ouvre la marche en bouche, puis un mélange d’épices suivie des fruits. Finale un peu trop courte, ce qui l’ampute de quelques points. Ensemble bien bâtit, équilibre vraiment bien, j’aime bien la présentation via la simplicité de la livraison.

Patrick 84%
Un whisky d’une belle présentation, bien bâti mais avec une texture qui le dessert un peu mal. Nez: Un parfum où les céréales (seigle, maïs…) et les petits fruits se mélangent agréablement avec une petite note boisée. Bouche : Du bois brûlé, du seigle et de la cerise. Savoureux, mais porté par une texture un peu aqueuse. Finale : Un peu courte, avec des saveurs en continuité avec l’impression initiale en bouche.

Kim 84%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Jus d’orange fraichement pressé, dulce de leche, poivre blanc. Bouche : Encore le poivre, très doux, notes d’érable. Facile à boire, un peu trop aqueux, mais pas gênant à servir. J’en ferais volontiers des cocktails.

Sean’s Bar Luain Edition

40% alc./vol.
Distillé pour le plus ancien pub d’Irlande (fondé en 900 après J.-C.), le whisky irlandais Sean’s Bar Specially Blended est vieilli dans d’anciens fûts de bourbon. Ce blend de 3 ans est composé à 25 % de whisky irlandais single malt et à 75 % de whisky irlandais de grain.

André 66%
Avec un pauvre mélange de 3 parts de grain whisky pour une part de single malt, ça partait mal… Alors y’a aucune surprise lorsque l’on sent et goûte le whisky et que c’est juste mauvais. Quel nez bizarre, genre légumes fermentés, alcool de poires et zeste de citron. La bouche est… difficile à décrire. C’est rance, du genre reflux gastrique après avoir vomi, et ça mélange de saveurs alliant l’alcool à peine vieilli et les fruits du verger, le sirop de maïs, le caramel. Des notes de bois de chêne vert complètent cette palette aromatique déstabilisante. La texture est intéressante, quelques éléments gras malgré la forte dilution. Aucune pérennité des saveurs et arômes pour la finale, évidemment courte, sucrée et souhaitée.

Patrick 78%
Pour un whisky trop jeune, ça demeure quand même bien… Genre, je serais capable de la boire en shot si je voulais impressionner une fille (sérieux, est-ce qu’il y a encore du monde qui font ça?). Anyway, j’en prendrai volontiers quand j’aurai la chance de visiter le Sean’s Bar, mais d’ici là, je vais m’abstenir. Nez : Alcool de grain où on aurait fait tremper du bois pendant quelques minutes. Bouche : Alcool de grain, bois, caramel, pommes jaunes et de fugaces petits bonbons aux fruits. Finale : D’une longueur moyenne, avec un mélange d’alcool et d’épices.

Kim 64%
Nez : Choux de bruxelles poêlés, tombée d’épinards aux lardons, brocoli chinois sauté. On comprend le principe? Ça sent le légume vert cuit à pleines narines. On ajoute à ça un peu de nectar de pêche et ça fait un mélange franchement déplaisant. Bouche : Alors qu’au nez c’était dégueulasse, là c’est simplement déplaisant. Patates crues, encore du légume vert cuit, métal, impression de faire des shooters douteux dans un bar un peu crasseux.

Seaweed & Aeons & Digging & Fire & Sherry Casks & Cask Strength – 10 ans

56.4% alc./vol.
Batch 03.

Patrick 94%
Cette bouteille, avec son étiquette si particulière, m’intriguait depuis longtemps. Et bien, je n’aurais pas dû attendre, me fier à mon instinct et sauter dessus! Nez : De beaux fruits mûrs à la perfection et sucrés, du chocolat au lait, du sel de mer et le tout discrètement enveloppé d’une belle fumée de tourbe évanescente. Bouche : La fumée est ici plus présente, mais se présente tout de même bras dessus – bras dessous avec un beau xérès fruité et sucré (mais pas trop, juste assez!) et du chêne brûlé. Le tout est complété par de belles notes de cannelle, une touche poivrée et un peu de chocolat. Finale : D’une très belle longueur, débordante de fruits mûrs, et avec une touche salée et fumée.

Martin 89%
Nez: Braise humide, chocolat noir, algue séchée, datte et une pincée de cuir mouillé. Bouche: Huileuse et percutante, sur la tourbe grasse, la confiture de prune, le caramel brûlé et une touche de café torréfié. Un vent de fruits tropicaux conclut cette étape de la dégusttion. Finale: Longue, saline et cendrée, avec un retour de fruits secs et d’épices. Équilibre: Un dram tourbé-fruité puissant, profond, légèrement sauvage, mais habilement structuré, avec un caractère maritime assumé.

Kim 88%
Nez : Pâte de coing et papaye séchée apparaissent sous l’alcool proéminent, jus de citron, cassonade. Je capte quelques arômes, puis une vague d’alcool vient submerger le tout. Bouche : Encore ici les fruits tropicaux aux saveurs concentrées, fleurs de mélilot séchées, poivre blanc et sucre de palme. L’alcool offre une belle trame structurée pour ces saveurs qui, sans être très complexes, me plaisent bien.

Seven Seals Single Malt Port Wood Finish

46%
 alc./vol.
Whisky Suisse

André 77%
Je ne peux même pas comprendre comment mon compares Patrick ait pu donner 90% à ce whisky. C’est boiteux, dominé par le bois et déséquilibré comme whisky. Le nez est gorgé de chocolat au lait, de sucre naturel, d’oranges sanguines, raisins et fruits secs et de bois caramélisé. Les oranges sanguines monopolisent la bouche à l’entrée en bouche, puis se mélangent aux notes de cerises et de fruits séchés (raisins, prunes). La texture est très épicée ce qu’accentuent les notes de bois séché teintées de caramel et de chocolat. À l’ingestion, petite touche de fumée et de bois brûlé, de charcoal et d’anis peut-être. La finale est très épicée, fruitée et hyper boisée. C’est un peu difficile à suivre comme rendu et direction aromatique.


Patrick 90%
Un whisky très bon, savoureux, complexe et balancé. Miam miam! Nez: Raisins secs, du miel et des noix grillées. Bouche: Une surprenante, quoique discrète note de fumée de tourbe et du chêne épicé. Chaleureux. Finale: D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de fruits mûrs, de bois et d’un peu de chocolat.

Martin 80%
Nez: Fruits noirs compotés, figues et zestes d’orange séchée. Des effluves de caramel et de vieux bois ciré tentent d’ajouter profondeur et chaleur. Bouche: L’attaque est assez vineuse, avec des notes de pruneau, de fraise et de gâteau aux dattes. Un soupçon de bois amer et d’épices chaudes complexifie le tout. Finale: Longue et un peu acidulée, sur le cacao, la cerise et une pointe de tabac. Équilibre: Plus ou moins structuré, rond sans être lourd. Le vieillissement en fûts de porto apporte une certaine richesse fruitée, mais le tout me laisse un peu sur ma faim. Très peu d’émotion.

Kim 81%
Nez : Jus de poire, nettoyant des années 1990, pichet de bière commerciale dans un bar aux petites heures du matin et encore un peu plus de poire. C’est tellement poiré que j’ai de la difficulté à percevoir autre chose. Bouche : Poire William, sirop d’érable foncé. Il envahit la bouche de manière non-subtile avec son gros sucre et sa poire. Les saveurs sont bonnes, mais c’est trop intense.

Seven Seals Single Malt Sherry Wood Finish

46%
 alc./vol.
Whisky Suisse

André 81%
Nez plus équilibré que le Port Wood Finish de la même série. Approche sucrée, marquée par les fruits rouges séchés nappés d’un orage de sucre. Raisins secs des boites de céréales Raisin Brand, lait au chocolat, cerises, miel et nois grillées. L’ensmeble des saveurs fait beaucoup de sens et est agréable à humer. Le caramel ouvre la bouche, puis belles notes de tarte aux pommes, raisins secs, prunes nappées de chocolat au lait, oranges sanguines et de réglisse rouge. Après quelques gorgées, des notes de bois apparaissent (moins en force que l’édition Port Wood…), mais débalancent un peu la bouche. La finale est relativement douce, texture soyeuse avec un kick épicé, de longueur moyenne.

Patrick 85%
Un bon whisky chaleureux et agréable à boire. Nez: Cerises au chocolat, avec des amandes grillées et les épices d’un gâteau de Noël. Bouche: Débordant de fruits des champs mûrs, avec une bonne dose de bois épicé et une touche de caramel. Finale: D’une longueur moyenne, avec un mélange de bois mouillé et d’oranges.

Kim 81%
Nez : Carton humide et poussière, poires pochées au vin rouge, nettoyant à vitres. Bouche : Torréfaction intense (café, pain grillé, chocolat noir), alcool pas super bien intégré, alors qu’arrive ensuite une finale longue et intéressante, sur le fudge gourmand. Meilleur en bouche qu’au nez, relativement complexe, mais je ne sais pas trop si j’aime ou si je déteste.

Signatory Vintage Glenrothes 10 ans 2015

57,1% alc./vol.
100 Proof Edition #50 – Fûts de xérès oloroso de premier remplissage

André 76%
Ark le nez soufré pas agréable… Fond de vieux soufre, terreau à patates, vieux cuir, chocolat au caramel et fruits secs. Mais toujours les notes de vieux soufre qui revient. En bouche c’est mieux, le soufre est encore là mais s’accorde moins d’importance. Chocolat noir et fruits secs, caramel, oranges sanguines, raisins secs et prunes, cannelle et poivre, fond de bois tannique et de poudre à canon très persistant. Épices du bois de chêne. La texture demeure agréable, viscosité et mouth coating. L’aération aidera à disperser un peu des notes soufrées. La finale est marquée par le bois de chêne, les bonnes épices pointues et les fruits noirs séchés, avec un retour évidemment sur le soufre. Patrick devait être avancé dans sa soirée quand il a acheté la bouteille…

Patrick 77%
Grosse déception que ce whisky… Glenrothes, Signatory, Oloroso… En théorie, tout y était pour y trouver un champion, mais malheureusement ça n’y est pas. Cela étant dit, en le diluant légèrement (ce que je ne fais presque jamais), les défauts semblent moins pires. Au moins, le prix était très raisonnable, ça aide à se consoler un peu. Nez : Heu? Parfum de fruits des champs cramés au fond de la casserole, sur lesquels ont aurait versé un trait de vanille et de caramel en espérant de les « sauver ». Bouche : L’arrivé en bouche présente du chêne carbonisé mélangé à des fruits des champs, qui évoluent tranquillement vers des notes d’oranges, d’épices intenses et de caramel cramé. Malgré que je n’y sois pas trop sensible habituellement, je crains bien que ce scotch ne déborde de soufre… Dommage, c’était presque bon. Finale : D’une belle longueur, où le mélange le soufre, les fruits chauffés et le caramel.

Martin 88%
Nez: Pomme mijotée, miel foncé, vanille, zeste de lime, bois grillé. Quelques raisins et quelques feuilles de tabac aromatisé complètent. J’ai de la difficulté à saisir le côté sulfureux décelé par mes collègues, du moins au nez. Bouche: Texture légèrement huileuse, fruits du verger, caramel, gingembre, malt sucré, amande, montée poivrée qui apporte du relief. Raisins et cuir. Finale: Moyenne à longue, chêne, agrumes, sucre d’orge, chaleur persistante. Équilibre: Un dram jeune mais quand même bien construit, une fraîcheur fruitée soutenue par une belle énergie. Son degré d’alcool le sauve, je ne suis pas certain que j’aurais autant trippé à plus ou moins 40%.

Kim 90%
Nez : Feuilles de tabac, biscuits aux figues, pacanes caramélisées à l’érable, c’est rond, riche et gourmand, mais aussi sobre et sans flafla, avec un côté que je ne peux décrire que par le terme « solennel » (je ne pensais jamais dire ça à propos d’un whisky). Bouche : Il y a encore là une certaine sévérité, un sérieux et une profondeur vraiment incroyables. Cuir, gâteau au chocolat, tire Sainte-Catherine foncée, figues grillées au balsamique et à l’érable. Wow!

Single Cask Nation Ben Nevis 12 ans

56.4% alc./vol.
Distilled 12/2012, Bottled Summer 2025, Finished 3yo in 1st Fill New Charred Oak Hogshead, Cask #170023, 241 bottles

André 91%
Nez gourmand, rempli de nectarines fraiches, de caramel hyper soyeux, cerises dans leur jus, aucune mais vraiment aucune trace d’alcool au nez, hallucinant. La bouche offre une expérience exquise niveau texture. Glosettes au raisin, chocolat noir pas trop amer, bois toasted et caramélisé, oranges sanguines, léger fond terreux discret ainsi que de belles notes de rhum brun sucré et de tarte aux pacanes. Belle finale planante, sur les fruits secs noyés dans le caramel, d’épices discrètes, le tout sur un canevas sucré fort agréable. Un whisky d’un équilibre parfait où l’alcool est parfaitement masqué.

Patrick 91%
Ben Nevis produit souvent de superbes whiskys, et en voici un nouvel exemple. Nez : Le genre de parfum que j’aime bien, avec un mélange de fruits tropicaux nappés de caramel et de cerises éclaboussées de vanille. Bouche : Superbe texture en bouche, portant des saveurs de bois sec et brûlé, d’épices, de chocolat, de raisins secs, de biscuits aux noix et d’oranges amères. J’y retrouve aussi une petite volute de fumée, mais elle est très léegère. Finale : D’une très belle longueur, surtout boisée.

Martin 92%
Nez: Malt grillé, chocolat noir, sciure fraîche, zeste d’orange, miel avec une touche d’herbes salées. Bouche: Texture dense et robuste, sur la noisette grillée, le caramel brun, la prune, le café torréfié et une pointe minérale légèrement saline. Finale: Longue, sèche et boisée, avec cacao amer, poivre doux et un joyex retour du malt grillé. Équilibre: Un Ben Nevis musclé et texturé, où le fût carbonisé accentue la profondeur sans étouffer la signature bien huileuse du distillat. Grand bien lui fasse son degré d’alcool.

Kim 92%
Nez : Copeaux de noix de coco grillés, feuilles mortes, tabac, pudding chômeur, sucre de canne. On dirait un parfait mélange d’arômes traditionnelles québécoises et d’autres plus exotiques. Bouche : L’amalgame de cultures se poursuit, me donnant l’impression d’avoir affaire à un ti-punch sucré à l’érable. Notes de poivre blanc, écorce d’orange, cannelle. Vraiment bon!

Single Cask Nation Glen Elgin 17 ans

57.5% alc./vol.
Distilled 12/2007, Bottled Summer 2025, Finished 5yo in 1st Fill Spanish Oak Oloroso Sherry Hogshead, Cask #173287, 230 bottles

André 88%
Gâteau aux fruits nappés d’un coulis de caramel, barres Cadbury Fruits & Noix, pommes caramel, cerises noires et un trait de cannelle. Texture offrant beaucoup de corps en bouche malgré de bonnes épices. Pâte de fruits, raisins secs, caramel et cassonade, cannelle de bonne force, compote de pommes, vieux banc d’église verni. Longue finale épicée mais vraiment bien équilibrée, notes d’oranges et de fruits noirs séchés, de caramel et de noix cuites au four.

Patrick 87%
Un très bon scotch que j’apprécie plus de gorgée en gorgée. Riche, complexe et bien balancé, oui, c’est du bon jus! Nez : Caramel aux fruits des champs, chocolat au lait, noix et pommes jaunes. Bouche : L’arrivée en bouche est sucrée et fruitée, avec des raisins secs et de la cassonade, mais aussi une petite touche épicée et salée. Belle texture en bouche qui supporte bien l’intensité des saveurs. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée.

Martin 89%
Nez: Les premiers arômes nous donnent toujours l’impression de se répéter dans ce style. Toffee riche, datte, orange confite, noisette grillée, cire d’abeille avec étrangement une nuance florale subtile. Bouche: Texture huileuse et structurée, sur la prune mûre, le chocolat noir amer, le malt et les biscuits salés, la cannelle, la réglisse, sans oublier une pointe minérale somme toute pas du tout désagréable. Finale: Longue, légèrement tannique, avec cacao, bois grillé, fruits secs et épices flottant au grand vent. Équilibre: Un embouteillage puissant et concentré. Ici le caractère pâtissier du spirit rencontre la profondeur du fût d’Oloroso avec précision et je dirais, personnalité.

Kim 86%
Nez : Cerises au marasquin baignées dans l’alcool, guimauve, zeste de pamplemousse, fenouil fraichement tranché, poivron vert. Bouche : Encore sur le pamplemousse, pour le côté légèrement amer mais aussi juteux et acidulé. Maïs éclaté nature, asperges cuites (peut-être un peu trop). On valse entre juteux et acre, ça me déstabilise.

Single Cask Nation Glen Garioch 12 ans – Independant Spirits Film Limited Edition

58.9% alc./vol.
Distilled 05/2012, Bottled Summer 2025, Finished 3.5yo in Oloroso Sherry Hogshead, Cask #160447, 271 bottles

André 69%
Nez plutôt plat et inexpressif, quelques timides fruits rouges sur fond de cannelle poivrée. Ouch… La bouche est verdâtre et herbacée, jeune alcool évoquant presque le new make spirit, oranges sanguines, sève, solvent à peinture et allumettes mal éteintes avec un twist agricole pas super agréable. Je m’explique mal de telles saveurs verdâtres dans un sherry cask. La finale est plutôt pointue, bien poivrée et expose des éléments presque chimiques. C’est carré et sans subtilités, coupé à scie à chaîne. J’ai vidé le reste de mon verre dans l’évier pour désinfecter les tuyaux.

Patrick 69%
Ouf, j’ai de la misère à comprendre… Glen Garioch fait habituellement de superbes whiskys, la SCN choisit habituellement de superbes fûts et de plus, ce whisky est supposé avoir passé au moins 12 ans dans le chêne. Bref, ce whisky coche toutes les cases, mais est tout de même f…g mauvais. Nez : Parfum boisé, avec un petit quelque chose de désagréable me rappelant le bac à compost. Bouche : Arrivée en bouche agressive, avec une touche sucrée, le compost, le diluant à peinture et l’impression de licher le bout d’un paquet d’allumettes. Finale : Longue, sucrée, poivrée et marquée par l’alcool.

Martin 79%
Nez: Miel, noisette grillée, écorce d’orange, gingembre confit, cire d’abeille et un soupçon minéral typique de Glen Garioch. Bouche: Puissante et huileuse, sur le malt biscuité, le sherry sec, la prune, le cacao amer, la cannelle et une nuance saline. Finale: C’est ici qu »on perd quelques plumes, mais la situation est beaucoup mins catastrophique que mes collèges semblent l’envisager. Finale longue, très tannique, sur le bois toasté, le caramel brun et des épices éternelles. Il est vrai qu’on sent le paquet d’allumettes sur la fin. Équilibre: Un single cask robuste et précis, où la droiture maltée et le fût d’Oloroso s’allient sans masquer l’identité austère de la distillerie. Un style très direct, on aime ou on aime pas.

Kim 73%
Nez : D’emblée il me rappelle certains whiskys très jeunes, qui dégagent des arômes de raisin chimique. Un fois qu’on passe par-dessus ce déplaisant moment, c’est brioché, pâte d’amande, jus de fruits tropicaux fait de concentré, cidre de glace. Bouche : Que se passe-t-il Lucille? Pourquoi est-ce que ça goute comme le couscous de mon père? Un mélange de raz el hanout, zucchinis et poivrons vers très cuits, le côté « brun » de la semoule, les épices de la merguez. Malgré ce côté gastronomiquement nostalgique, je ne suis pas convaincue.