Elk Rider Bourbon

46% alc./vol.
Heritage Distilling Co.

André 67%
Nez pas super original. Cassonnade et petits fruits sauvages rouges, oranges, cœur de pomme, cannelle. On fait le tour rapidement. Quelques minutes dans le verre aident à arrondir le whisky. La jeunesse du whisky est évidente en bouche, notes d’alcool cheapette et d’éthanol, suivi d’un mélange de fruits roulés dans les épices et la cassonnade. Aucune longueur en bouche, le tout s’évapore très rapidement en laissant une sensation de virgin oak et de bois verdâtre un peu weirdo. Une deuxième gorgée développe des saveurs d’alcool neutre sans trop de saveurs. Je ne sais pas le prix de la bouteille mais à partir du moment où c’est payé c’est du vol anyway.

Patrick 86%
Un superbe bourbon présentant un beau mélange de fruits, de sucre et d’épices. L’ensemble est un peu plus sucré que ce que je recherche habituellement, mais ça demeure nettement au-dessus de la moyenne. Et, si je prends le prix en considération, je constate qu’il s’agit d’un très bon achat. Nez : Parfum de bourbon sucré et fruité. Bref, de belles céréales, du sucre blanc, un beau mélange de fruits rouges et des pommes rouges. Bouche : On commence par les céréales, le sucre et les fruits détectés au nez, puis une belle grosse vague d’épices vient noyer le tout, au grand plaisir de mes papilles gustatives. Finale : D’une belle longueur, épicée, fruitée et légèrement sucrée.

Martin 77%
Nez: Caramel pâle, maïs doux avec une note d’alcool assez présente, ainsi qu’un soupçon de vanille artificielle. Eau d’érable. Bouche: Profil mince, dominé par le sucre brun, un peu de bois sec et une pointe de poivre blanc, mais sans réelle ampleur ni cohésion. Finale: Courte, amère, marquée par un retour d’alcool assez puissant. Équilibre: Un bourbon qui se veut honnête mais qui termine son parcours dans la médiocrité, manquant de profondeur, davantage adapté au cocktail qu’à la dégustation pure. Yup, envoyez-moi un Old-Fashioned!

Ellington Reserve 8 ans

40% alc./vol.

Patrick 55%
Un whisky pénible à boire. À utiliser uniquement pour des cocktails, et encore. Nez : Parfum de caramel avec du bois brûlé et un peu de petits fruits. Bouche : Du caramel brûlé, du bois mouillé et des épices… Finale : D’une longueur moyenne, et ouf, j’aimerais que ça soit déjà fini.

Martin 64%
Nez: Caramel commercial, carton trempé dans l’essence de vanille artificielle, céréales sucrées avec un fond d’acétone et d’alcool à friction. Bouche: S’il y avait une texture, je dirais qu’elle serait creuse, sur le sirop de maïs, un soupçon de bois mouillé et une pointe de cannelle. Finale: Brève, presque absente, avec un retour sucré très plat. Équilibre: Déséquilibré et sans relief, un blend oubliable malgré un âge qui promettait davantage. Pas horrible, mais quand même très décevant.

RV 58%
Quand la haine pour le whisky dépasse l’ennui de faire sa critique avec l’unique mot Mauvais. C’est du whisky ça, pas du Cointreau? Aucune notion de grain et aucun plaisir, en se forçant peut-être peut-on y trouver du seigle, ma foi très gêné. Aucun développement en bouche, le Cointreau perd tout son sucre en finale, d’ailleurs un peu trop longue à mon goût. Et puis non, Mauvais c’est trop gentil, je troque pour Dégueulasse.

Elmer T. Lee Single Barrel 100 Year Tribute

50% alc./vol.

André 93%
Beaux fruits rouges capiteux, cassonade et sirop de maïs, caramel, pommes, réglisse rouge et cannelle, sirop d’érable. C’est velouté, riche et offre une belle profondeur des arômes et saveurs. J’adore l’équilibre entre le sucré des céréales de maïs et l’épicé du rye. Quelle texture, wow… Soyeuse et sucrée, une partie fruits rouges, une partie fruits à chair. Pommes, cerises, ananas, oranges, anis, cannelle, poivre et gingembre, puis chocolat au lait. Finale épicée sur les fruits sauvages et les cerises noires, la cannelle et l’anis avec une touche de toasted oak. Du raffinement au pied carré. Solide!

Patrick 92%
Un superbe whiskey digne d’un centième anniversaire! Du bonheur à chaque gorgée! Nez : De la cassonade, du maïs sucré, de la vanille, de la réglisse rouge et les épices du seigle. Bouche : Un superbe mélange du sucre du maïs, des épices du seigle et de bois brûlé. Aussi des pommes rouges bien mûres, des fruits des champs et une touche de chocolat noir. Le tout est porté par une belle texture onctueuse. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 92%
Nez: Sirop d’érable et pâte de fruits rouges, caramel et pommes mijotées. Doux et suave, le degré d’alcool est bien timide dans son approche. Il y a bien des couches à explorer pour arriver au bout. Menoum! Bouche: Belle texture, supportée par de belles saveurs de seigle, de maïs, de fruits rouges et de sucre d’orge. Pommes et ananas, poivre et réglisse. Superbe. Finale: Belle longueur, touches de cerise, de bois sec, de maïs, de cannelle, de poivre et de vanille. Tornade de gingembre. Équilibre: Un beau bourbon bien sophistiqué tout en restant facile d’approche. Un bel hommage pour les 100 ans qu’aurait eu Elmer l’an dernier!

English Whisky Co. Chapter 6

46% alc./vol.
Batch #3 non-tourbée, distillé en février 2007, embouteillé en février 2010 à partir des fûts #001-011.

André 83%
Nez franc, direct et sans équivoque; un jeune whisky un peu fougueux. Je l’ai versé dans mon verre et j’ai attendu un bon 10 minutes avant d’y revenir. Je croyais avoir à faire à un autre single malt… Les fruits ont explosé, la vanille du fût s’est manifesté, les amandes et un fond de céréales, de bois et d’herbe verte. Unidimensionnel en bouche, la vanille est puissante, les fruits divers aussi (banane et poires), sans se départir d’un accent un peu herbeux et vert. La texture est un peu claire mais les saveurs sont soutenues et d’un bel amalgame. Finale de bois sec jumelée d’un soupçon d’épices. Un whisky qui n’est certainement pas à maturité mais qui offre un beau challenge de dégustation.

Patrick 87%
Nez : Yummy!! Doux sucre fruité avec une petite pointe d’orge. Vraiment appétissant. Bouche : Toujours les doux fruits sucrés, avec la pointe d’orge, mais aussi des notes d’orge qui viennent offrir une belle complexité à l’ensemble. Finale : D’une belle longueur, mais plutôt marquée par l’alcool. Balance : Me fait penser à un jeune Glenmorangie, ce qui est définitivement un compliment dans mon cas. Encore un autre whisky que j’ai hâte de revoir dans une dizaine d’années.

Martin 83.5%
Très jeune et on ne peut plus pâle. Nez: On se fait aspirer au départ sans surprise dans la jeune mélasse, mais le malt nous ramène aisément sous des auspices de vanille et de fruits. Passé un léger fond de cuir, on peut sans crainte lui laisser un peu de temps pour s’ouvrir afin qu’un joli malt grillé se manifeste. Bouche: Toujours léger, mais les fruits et la vanille forment une fondation solide et sucrée sur laquelle l’influence du fût peut construire. Le new make s’estompe pour laisser une belle place aux céréales grillées et aux amandes. Finale: D’une bonne longueur, des épices se fondent dans un retour du new make. Équilibre: Encore une fois un manque de finesse et d’expérience, mais un bel effort qui promet!

Ensign Red – Black

45% alc./vol.

Patrick 49%
Un whisky plutôt poche. Pas mauvais au point de le recracher, mais définitivement au point de ne pas vouloir en prendre deux gorgées. J’avais un échantillon de 15 ml, et je n’ai pas été capable d’en prendre la moitié. Nez : Alcool, touche de céréales et un peu de sucre. Bouche : De la cassonade, une touche bizarre de fruits et du bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé.

Martin 68%
Nez: Son petit côté fade nous met des bâtons dans les roues pour bien cerner les arômes. Une fois qu’il a respiré un peu, ce whisky nous offre de manière récalcitrante des notes de bois grillé, de cassonade, de fruits rouges et de céréales. Bouche: Bois, cassonade, cerise noire, sucre blanc. Touche de poivre et de vernis à ongles. Finale: Courte, mais punchée et poivrée à souhait. Le reste dégringole un peu sur un air insipide de déjà-vu. Équilibre: Un brin plus de personnalité que le Ensign Red original, mais ça ne me donne pas plus le goût de me tenir avec…

Ensign Red Fine Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 55%
Que l’agence d’inspection des aliments du Canada ait appuyé la distribution de ce « whisky » est à la fois inquiétant et effrayant. Ce produit devrait plutôt être dans la section détergent au Wallmart et non dans un magasin de boissons alcoolisé… Nez sur la cassonade éventée, ala cannelle et du rye épicé. La bouche est un mélange de bois mouillé et de bois brûlé, de fruits rouges divers, cannelle et cassonade, syrop d’érableNous allons nous économiser du temps et éviter de parler de la texture. La finale, eee, quelle finale? Courte, sucrée (sirop d’érable et cassonade) et légèrement épicée (poivre et cannelle). Je dis toujours aux gens lors de session de dégustation qu’il est important de goûter à de moins bons whiskies pour se donner des points de référence mais là, on frôle presque l’empoisonnement alimentaire… Je donne 55% pour la forme et l’audace d’avoir tout de même mis en bouteille un produit si douteux.

Patrick 45%
À peine plus goûteux qu’une vodka cheap. C’est la première fois de ma vie que j’écris ça, mais si la vodka est moins chère, allez-y donc avec ça! Nez : Un parfum rappelant de la vodka… Bref, de l’alcool et un peu de sucre blanc et rien d’autre. Bouche : Du sucre, un peu de fruits et surtout de l’alcool. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par l’alcool.

Martin 65%
Nez: Assez muet au début, mais une couple de sniffs plus tard on décèle bien des fruits rouges. Sucre, cannelle, alcool brut, touche de bois et de poivre. Bouche: Texture fade, bois mouillé, sucre, cannelle, poivre. Carton mouillé. Bien décevant. Finale: Courte, un peu poivrée, mais rien ne demeure. Carton et eau sucrée. Équilibre: Ce n’est pas honteux au point de l’envoyer dans l’évier, mais ça reste un dram d’une tristesse incroyable. Vraiment décevant.

Epidion 10 ans

40% alc./vol.
Islay Single Malt Scotch Whisky – Il s’agit d’un whisky écossais single malt de dix ans d’âge, distillé par une distillerie dont l’identité n’a pas été révélée, située sur l’île d’Epidion. Si vous regardez une carte de l’Écosse, il est peu probable que vous y voyiez Epidion, à moins qu’il ne s’agisse d’une carte extraordinairement périmée. En effet, Epidion est le nom donné à Islay par le mathématicien et géographe Ptolémée dans les années 100. Cela fait un peu bizarre d’écrire les années 100 comme si nous étions dans les années 1980, mais c’est techniquement correct, et c’est l’époque où Ptolémée vivait, alors nous nous en tenons à cela.

Patrick 85%
Preeeeesque! Tout y est pour que ce soit un chef d’œuvre, mais on semble avoir raté la dilution du whisky. Ça demeure très bon, mais pas d’un niveau de compétition. Nez : Fumée de tourbe terreuse, avec une légère touche fruitée et sucrée. Bouche : L’arrivée en bouche est délicieuse, avec de la fumée de tourbe et des fruits des champs sucrés présentant une belle harmonie. J’y retrouve aussi des notes de chêne lavé à l’eau. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et un peu délavée.

Martin 82%
Nez: Vanille légère, caramel clair, pomme verte et un accent d’alcool brut. Bouche: Douce mais bien creuse, sur le sucre brun, le malt sucré, un soupçon d’épices et un boisé un peu sec. Finale: Courte, avec une légère amertume et un retour de céréales. Équilibre: Un dram correct sans plus, agréable à l’apéritif mais manquant de structure et de personnalité pour séduire pleinement.

Kim 83%
Nez : Sous une couche de tourbe aux arômes de feuilles mortes se cache du Jell-o aux cerises, du zeste d’orange et des noix de grenoble légèrement caramélisées avec du miel. Bouche : Tout en délicatesse, avec une tourbe fraiche et verte en avant plan. Le miel prend ensuite plus de place qu’au nez, par contre par la suite c’est un peu simplet. Finale brève et douce, sans grande complexité.

Evan Williams 1783 No10 Brand Small Batch

43% alc./vol.

André 79.5%
Commun et anonyme, le bourbon pour du bourbon. Belle livraison de fruits rouges séchés au nez, la cannelle et la réglisse rouge, pomme rouge et poivre, bois de chêne brûlé. Rien de particulier, rien d’unique mais sien aussi qui ne semble pas à sa place. La force du whisky en bouche est surprenante pour ce que le nez en laissait supposer, beaucoup de rye épicé et de poivre, caramel brûlé, pelure d’oranges, réglisse, charcoal, cannelle. La texture est un peu flat et sans passion, mais la sensation d’alcool est légèrement pétillante sur la langue. À l’aveugle j’aurais même misé sur un 48%, pas 43%. Le bois laisse aussi une légère astringence en finale de bouche ce qui met encore plus en valeur les épices et le poivre. Les notes de rye poussiéreux et terreux pavent aussi la finale de bonne longueur pour un whisky si ‘’ordinaire’’. Si vous voulez découvrir le style, ce whisky est idéal, il ne verse pas dans les saveurs excessives et l’alcool coup de poing. Le travail des céréales est

Patrick 84%
Un bon bourbon, intense sur le bois brûlé, qui manque un peu de finesse, mais qui compense par sa belle intensité. Nez : Caramel brûlé, chêne, fruits subtils, maïs et vanille. Un bon parfum appétissant. Bouche : Bois brûlé, sucre, épices, vanille, un peu de cerise, de charbon de bois et une touche de cuir. Un bon bourbon d’un style classique et savoureux. Finale : Longue, marquée par le bois brûlé et la cerise.

Martin 84%
Nez: Avec une grande précision on touche ici les notes du classique bourbon. Vanille, bois, maïs, fruits et caramel. On y décèle aussi une portion de seigle. Petit cuir. Bouche: Fruits et caramel, épices et bois, cuir et cerise. Peu subtil, mais offre une belle puissance. Finale: Plus ou moins longue, elle nous offre des touches de seigle, d’épi de maïs, de bois brûlé et de vanille. Équilibre: Un bon bourbon, mais qui ne fait pas tant d’étincelles non plus.

Evan Williams Black

43% alc./vol.

André 82.5%
Voici un bourbon facile d’approche, typique mais avec une petite touche épicée qui ravira les plus férus du style. Le nez est very smooth, fruité à souhait, la réglisse habituelle, vanille crémeuse, cassonade, bois de chêne sec, caramel. En bouche; arrivée soyeuse, noyée dans le caramel, puis émergent progressivement les notes de bois de chêne et les épices bien prononcées, les fruits rouges et la réglisse, une touche de poivre, cassonade. Finale bien poivrée et épices, mélange de fruits rouges séchés et de réglisse. Sans être le bourbon hyper singulier, ce bourbon est agréable de dégustation mais je le trouve légèrement débalancé par les fortes notes de poivre noir et d’épices trop prononcées en finale de bouche.

Patrick 87%
Il es aisé de comprendre pourquoi ce bourbon est un aussi bon vendeur : intense et léger à la fois, complexe et simple à boire en même temps, on pourrait l’apprécier straight ou on the rocks avec du Coke. Et le tout à un prix raisonnable, même à la SAQ! Nez : Chêne brûlé, vanille, maïs et de belles épices. Bouche : L’ensemble est riche en saveurs mais tout de même léger, probablement grâce à la filtration au charbon de bois. Superbe ensemble d’épices, de vanille, de chêne brûlé intense, de maïs, avec une touche de vieux cuir et en filigrane, un peu de caramel. Finale : D’une longueur moyenne, avec épices et cuir en vedette.

Martin 83%
Robe à quelque part entre orangeade et soleil du désert. Nez: On est tout de suite mis à l’aise avec un réconfortant nez de bourbon classique. Vanille, maïs, léger cuir et acétone. Nez très voisin d’un Maker’s Mark. Bouche: Comme bien d’autres, c’est en bouche qu’il se permet de briller. Assez léger, on s’ennuie un peu de l’aggressivité des autres bourbons, mais ça nous permet d’explorer un peu plus attentivement le mashbill, qui nous révèle plus d’orge qu’on aurait pu le croire. Le caramel rôde toujours, pas trop loin derrière le rideau. Finale: Le maïs revient frapper, avec les épices et un léger cuir. Équilibre: Un solide bourbon pour la base de la pyramide, même un petit peu surprenant sur les bords.

Evan Williams Single Barrel 2002

43.3% alc./vol.
Mis en fût le 7 juillet 2002 et embouteillé le 2 août 2012. Fût #346.

Martin 87%
Nez: Maïs grillé, pétales de fleurs blanches, vanille, chêne avec une touche de cannelle. La cerise au marasquin en pot classique de la distillerie fait son petit coucou aussi. Bouche: Sucre brun, maïs, poivre rose, vanille et chêne. Rien de trop agressif, un bourbon qui se laisse boire. Finale: Courte, chaude et mielleuse. Poivre, bois brûlé et cerise vanillée. Équilibre: D’une grande douceur, ce dram est un bel exemple qu’un peu de temps en barrique ne peut qu’aider un spiritueux. Excellent bourbon.