Storm Blended Malt Scotch Whisky

43% alc./vol.

André 82%
Petites odeurs de virgin oak, oranges, vanille, herbe verte mouillée, raisins verts. Le nez ne réussit pas à me rejoindre, les saveurs ne sont pas réellement dans ma palette de goût perso. En bouche, volée d’oranges, toffee assez présent, passablement d’agrumes. En ce sens, le whisky offre une tangente maritime appréciable, mais le twist green me refroidit un peu. La finale est son point fort, fruits rouges, agrumes, quelques épices mêlées de poivre. Personnellement, je trouve la fumée plutôt absente mais un côté maritime beaucoup plus affirmé. La Storm catégorie 4 attendue, a été reléguée en catégorie 2…

Patrick 94%
Comment identifier un « snob des single malts »? En début de soirée, faites-lui boire ce scotch à l’aveugle et plus tard dans la soirée, faites lui boire à nouveau en lui mentionnant qu’il s’agit d’un blend. Ensuite, comparez ses notes de dégustation! Bref, un excellent scotch, point final. Et surtot un excellent rapport qualité/prix, donc évidemment non disponible en SAQ. Nez : Superbe grain fumé, avec un beau maïs sucré qui s’exprime subtilement. Bouche : Épices, fumée, orge savoureuse, touche de maïs sucré, de miel et de bruyère. Finale : longue et savoureuse.

Martin 84%
Nez: Mélasse et caramel chauffé de distillation maladroite dès le départ. Difficile de surmonter cette première impression. Un peu de sucre, de bois, de melon et de vanille tentent de faire surface, mais avec un succès mitigé. Orange et toffee. Bouche: On essaie de se rattraper un peu ici. La texture est un peu fade, mais laisse place à des vagues de poivre, de caramel, de sucre brun, de bois et d’agrumes. Raisins et oranges viennent mêler les cartes tant qu’à la maturation ou la finition de ce blend. Xérès ou vin fortifié sont des possibilités. Mystère alléchant. Finale: Longue et bien chaude, on se laisse sur des notes énigmatiques de chêne poivré, de cannelle et de cassonade, avec une touche d’orange et de raisins, sans oublier la vanille. Équilibre: Le nez m’a laissé assez froid et m’a positionné une dégustation plutôt désagréable, mais le reste de l’expérience m’a agréablement surpris. Comme quoi il faut toujours assumer l’intention positive et laisser une chance au coureur.

Stranahan Colorado Whiskey – Batch 45

47% alc./vol.
Distillé le 3 avril 2007. Stranahan est un whisky Américain produit à Denver, au Colorado. Il est distillé à la micro-distillerie Stranahan, fondée en 2004 par Jess Graber, George Stranahan et Jake Norris, qui fut la première micro-distillerie à se voir accorder une licence pour distiller du whisky dans l’état du Colorado. Stranahan whisky est conçu avec de l’eau puisé des montagnes Rocheuses, filtrée à travers du charbon de bois et 80% de l’orge utilisé est également cultivé localement dans les Rocheuses. Le new spirit est élevé pour une période de 2-5 ans en nouveau fûts de chêne fortement carbonisés et sont vieillies en entreposage contrôlé. Chaque tonneau peut contenir 200 litres et seulement 12 fûts sont produits chaque semaine.

André 85%
Tarte à la rhubarbe, cerises, bière pression, malt. En bouche, les épices gagnent le combat malt la bière au goût de mais le malt se relève de son k.o. et revient en force jumelé d’une bonne poussée de sirop de raisins. En dessous de mes attentes personnelles (qui étaient très hautes) mais loin d’être une déception ou un embouteillage à éviter.

Patrick 88%
Nez de tarte aux pommes et rhubarbe. En bouche, arrivée sucrée qui confirme le nez. Touche de brulé en rétro-olfaction. Donne l’impression de marcher dans un champ d’orge après un orage électrique. La finale est sucrée, maltée et légèrement métallique.

Martin 85%
Nez: Fraise, pommes et rhubarbe. Raisins très rouges, quelques grains avec un peu de chêne. Bouche: Fraises et herbe, orge et sirop simple. Vanille, épices et caramel. Cannelle et bois. Finale: Longue avec de grosses notes de cannelle, de caramel et de fruits rouges. Poivre blanc. Équilibre: J’aime bien le produit dans son ensemble, bien qu’il essaie de nous surprendre violemment en finale. Honnête et particulier. J’aime.

RV 84.5%
Très raisin (rouges et secs) avec un soupçon d’orge et de poche de jute. Se présente avec davantage de grains, mais une fois à l’intérieur révèle son côté beaucoup plus houblon. En finale, trop peu subtil avec des élans de bières qui auraient bénéficié d’une voie plus tranquille, malgré le raisin qui vient sauver partiellement ce qui pourrait être un échec. Or il est très changeant, et un soir me plait tandis que l’autre me déplait donc dans l’ensemble, une curiosité qui vaut le risque d’être essayée.

Stranahan Colorado Whiskey – Batch C194

47% alc./vol.
Bottle 0516.

André 89.5%
Framboises, fraises et cerises, grosse vanille, pommes rouges, nez onctueux et crémeux, fond terreux et épicé. Superbe onctuosité en bouche, vin rosé, pelure de pomme, framboises et fraises, on dirait presque un whisky contenant du blé malgré une touche de cannelle et d’anis qui apporte de belles nuances aidées par un soupçon de poivre. Belle finale douce et sucrée, amoureusement fruitée. Bel exemple de craft distillery… en plus maintenant disponible en SAQ!

Patrick 80%
Le Stranahan que j’ai eu le moins de plaisir à boire. Coudonc, on peut pas plaire tout le temps à tout le monde! Nez : Mélange agréable de salade de fruits et de pommes rouges avec une touche d’herbe, de vanille et de sucre blanc. Bouche : Beaucoup moins sucré que le nez laissait présager et aussi plus épicé. Mais moins balancé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois, les épices et une touche sucrée faisant penser un peu à un rye canadien bas de gamme.

Martin 88%
Nez: Céréales, bois et vanille. Caramel et crème anglaise. Très prometteur. Fruits! Bouche: Cassonade, bois et épices. Un peu de fruits et de cerises de terre, réglisse rouge. Finale: D’une longueur moyenne, elle parvient à nous transporter agréablement sur l’ensemble des saveurs et arômes précédents. Équilibre: Un whiskey dangereux, une micro à surveiller. Surtout à ce prix, c’est une bouteille qui peut se vider extrêmement vite.

Stranahan’s Blue Peak Solera Finish Colorado Single Malt

43% alc./vol.

André 83%
Nez de vin sucré, de compote de bananes et de poires, crème à la vanille. En bouche, ça m’évoque des souvenirs de « Floaters » que mes parents me fesaient, mélange de Cream Soda et de crème glacée à la vanille. Mélange de fruits tropicaux à chair, abricots, retour intense sur la compote de bananes et poires ainsi que sur des épices pointues et très astringentes puis du bois de chêne brûlé. Finale de bananes et d’oranges sanguines, biscuits au citron, abricot et bois épicé.

Patrick 87%
Un whiskey très savoureux, délicieux et qui présente une surprenante intensité. Nez : Un parfum de fruits exotiques assez mûrs, des noix de Grenoble, du cuir et un peu de tabac. Bouche : Un beau mélange d’épices et d’abricots séchés, avec un peu de poivre et de chêne. L’ensemble est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, chaleureuse, épicée, avec des fruits mûrs.

Martin 86%
Nez: Ouverture sur des notes de caramel et de vanille, rejointes par une pointe de pomme et un soupçon de miel. Une trace boisée rappelle le cèdre et le chêne sec. Bouche: La texture est soyeuse, portée par le toffee et le sirop d’érable léger. On y trouve aussi des accents de noisette grillée et de fruits secs. Finale: Moyenne en longueur, sur le bois toasté et une touche d’épices douces, notamment la cannelle et le gingembre confit. Quelques relents de cacao amer viennent conclure. Équilibre: Un dram accessible et harmonieux, misant davantage sur la rondeur et la facilité de dégustation que sur la complexité. Le vieillissement en solera apporte une cohésion agréable, même si l’ensemble reste assez unidimensionnel.

Strathmill 25 ans 1988/2014

52.4% alc./vol.
Vieilli en refill American Oak casks, édition limitée de 2700 bouteilles seulement.

André 84%
Agrumes et gingembre, très influencé par le bois un peu verdâtre, herbe verte mouillée, un peu franc au nez, ormis pour les odeurs de vanille crémeuse. En bouche, les céréales et les agrumes, la pomme verte, la texture est huileuse mais l’ensemble est un peu robuste et épicé; poivre noir, menthe verte & eucalyptus, miel, vanille, agrumes, poires. Jumelé avec l’alcool, le poivre aiguise la finale, le whisky est puissant et astrigent. Finale de raisins verts, agrumes, céréales au miel se drapant de poivre, gingembre et d’épices. Point fort; texture, points faibles; astringence et trop franc en bouche.

Patrick 92%
Ce scotch m’a offert une superbe expérience de dégustation : l’évolution des saveurs tout au long de la dégustation saurait satisfaire le plus blasé des amateurs de whisky. Son seul défaut est d’être si rare! Nez: Parfum de pommes vertes et d’agrumes, d’orge et de chêne subtil. Bouche : Ooooooh. C’est de l’excellent whisky ça messieurs-dames. De l’orge, du bois, de la vanille sucrée, du caramel, un peu de bois fumé et épicé… Complexe et savoureux. Finale: Très longue, s’étire sur de délicieuses notes boisées et épicées.

Martin 84%
Nez: Gingembre mariné et céréales. On s’attendrait à un plus grand potluck venant d’un malt de cet âge. Pomme croquante, butterscotch et vanille. Touche de crème anglaise. Plus on le laisse respirer, plus je regrette mon commentaire précédent sur son côté ennuyeux. Légère pointe de bois et de poivre blanc. Bouche: Fruits blancs, agrumes, bois, menthe, herbe et raisins verts croquants. Moins de tannins et plus de fumée augmenterait l’expérience, qui jusqu’ici m’épate moins qu’anticipé. Finale: Poivre, miel et chêne. La texture semble vouloir s’essouffler un peu à cette étape. Agrumes et quelques fruits tropicaux ne sont pas assez pour ramener la coupe à la maison. Équilibre: Très affirmé pour un whisky de cet âge qui devrait normalement être bien plus suave et subtil. Je ne déteste pas cependant certaines notes plus vertes ou blanches disons, mais à l’aveugle je me serais perdu dans le champ.

Striped Shine True 120 Corn Whiskey

60% alc./vol.
Striped Pig Distillery, South Carolina, batch C-11, bouteille 188

André 73%
Ok, aller au cinéma, sans le film mais avec un sac de pop-corn au beurre bien gras. Très craft distiller dans le style (on est pas surpris). Les grains de maïs, flaveurs d’aluminium métalliques, c’est froid et chirurgical. En bouche, n’est pas sans rappeler la vodka. Faut être très motivé pour passer au travers la bouteille de 750ml… Bouche de pop-corn beurré dans le sac de papier imbibé de beurre fondu, granuleux et saveurs métalliques. Dans l’exercice des corn whiskies, ce moonshine répond à la norme mais faudrait pas demander de la variété et un éventail de saveurs bien élaboré. On va mettre ça du côté de l’expérimentation du whisky car pour en acheter une bouteille, faut être vraiment mal pris.

Patrick 85%
Un très bon new make qui semble prometteur. J’ai bien hâte de revoir ce whisky après quelques années passées en fût. Nez : Parfum dominé par un maïs fruité et sucré. Peu complexe, mais très agréable. Bouche : Semblable au parfum, mais u peu plus intense au niveau des fruits. Complété par une surprenante touche de vanille. Finale : D’une belle longueur et fruitée.

Martin 70%
Nez: New make assez traditionnel au nez. Céréales et mélasse, maïs et coulis de fruits, touche de vanille et de sucre blanc. Bouche: Sucre et épices, maïs en puissance, poivre blanc et cannelle, le tout enveloppé de mélasse. Finale: Acérée, métallique, céréales, poivre et sucre. Ouff… Pas façile. Équilibre: Non. Non. Les new makes, c’est bien beau pour tenter de comprendre le concept derrière, mais pas dans mon verre. Il y a une limite à vouloir revivre l’époque des moonshiners. Non.

Sullivan’s Cove Double Cask

40% alc./vol.
Tasmania Distillery & Museum, Australie. Cette édition à double distillation embouteillée à 40% d’alcool est non tourbée et mûrie dans d’ex fûts de Xérès en chêne français ainsi que d’ex fûts de bourbon en chêne américain.

André 88%
Très doux et sans brusquerie au nez; miel, kiwi sucre et citron. La bouche est très fluide – comme de l’eau – et livre un goût singulier d’écharde de bois que l’on enlève avec les dents. Chauffez votre verre quelques minutes en tenant celui-ci entre vos deux mains et laissez respirer; le chocolat noir très intense qui se révèlera est remarquable et très agréable pour livrer la finale- malheureusement un peu courte.

Patrick 93%
Nez unique : tourbe de gazon, avec une onde de goudron et une goutte de fraises des champs. Impressionnant en bouche, une vraie montagne russe : Tout d’abord le sel, puis les fruits mûrs et enfin des céréales mouillées. Aussi, touche de chocolat et de vanille. Incroyablement riche en bouche. Tellement de saveurs à découvrir. Si vous cherchez la définition d’un scotch de dégustation, à savourer tranquillement dans un environnement tranquille, la voici ! Une conquête qui saura toujours vous surprendre de la plus agréable des manières !

Martin 88%
Nez: Doux et fruité, vanille et motte de terre, pointe de rayon de miel. Intéressant. Bouche: Crémeux, vanille, noix, bois et épices. Légère fumée, chocolat, fruits des champs, miel et malt grillé. Sucre en poudre. Finale: Un peu courte, mais laisse place à une vague de vanille, de miel et de chêne. Équilibre: Très agréable et surprenant, comme quoi parfois il est plaisant d’avoir d’avoir un bon dram qui n’est pas nécessairement un scotch tourbé cask strength.

RV 86.5%
Même à l’autre bout du monde on est pas trop dépaysé. Grain et miel un peu aigre, sans grand développement outre la vanille du baril americain et ne serait-ce qu’une touche de cognac. Arrivée doucement herbeuse et enfin le grain et le raisin, avec plus de texture que de goût. Finale vraiment sucrée entre miel et vanille, sans être trop exacerbée. Un beau malt de fruits français plus fort que le grain américain.

Suntory « The Chita » Single Grain Japanese Whisky

43% alc./vol.
Combinaison de whisky vieillis en bourbon cask, sherry cask et wine cask.

André 77%
Comment cacher un whisky de grain avec son côté harsh… on utilise des fûts qui peuvent l’adoussir. Céréales au miel, poires, fruits rouges, côté de poussières de céréales séchées, oranges, grains de céréales toasted, raisins secs, melon au miel et fruits à chair. Malgré l’utlisation des différents types de fûts, l’apport des céréales est indéniable et cette tendence de céréales séchées un peu rêche agace un peu. En bouche, texture flat et diluée, le whisky est un peu piquant et sec, oranges et poires, céréales au miel et caramel, fruits à chair, raisins secs, une touche vanillée et d’herbe verte aussi en finale. Pas super comme présentation, ça manque de raffinement et d’équilibre général. Je ne sais pas ce qui se passe avec les whiskies Japonais ces derniers temps mais c’est décourageant de voir ce qui est offert sur le marché.

Patrick 78%
J’ai vu pire comme whisky de grain, mais j’ai surtout vu beaucoup mieux. Bref, le genre de bouteille qu’on achète par curiosité et qui finit par ramasser la poussière à moins d’être doué en mixologie. Nez : Parfum me rappelant certains désinfectants à main utilisés à profusion lors de la pandémie, avec des notes de céréales au miel et une bonne dose d’alcool. Bouche: Plus agréable que ce que le nez laissait présager, avec les céréales au miel, des fruits tropicaux et une bonne dose de bois. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et légèrement sucrée.

Martin 77%
Nez: Crème vanille, zeste d’orange, fleurs de cerisier et sucre à glacer. Jusqu’ici rien d’anormal à signaler, mais rien d’extraordinaire non plus. Bouche: Texture un peu diluée à mon goût, sur le miel léger, la poire, le chène, les noix et une énorme poignée de poivre.. Finale: Courte mais intense, épicée, boisée et sucrée. Équilibre: Un dram malheureusement difficile d’approche, alors que les whiskys japonais sont prisés pour leur douceur et leur maîtrise. On voit ici qu’avec un single grain àa peut rapidement devenir un coup de dés.

Suntory Hakushu 12 ans

43% alc./vol.
Construite en 1973 au coeur des alpes japonaises par Suntory, Hakushu produit un single malt tourbé aux accents exotiques. Ce 12 ans provient de l’assemblage de quelques fûts de bourbon de 1er remplissage.

André 84%
Fruits des champs trempés dans le sucre, abondantes cerises de style bourbon sur un lit végétal très particulier. Le nez est attirant et amical. La bouche par contre manque d’ampleur, avec son arrivée terreuse, puis le sucré, la pomme et un soupçon de citron fermant la marche. Le nez a eu le temps de respirer un peu et on est à même de maintenant détecter quelques effluves de tourbe, bien volatiles et discrètes, mais qui réussissent tout de même à apporter une belle surprise. La finale est vraiment bizarre. Au départ, je crois que j’ai bien goûté une pointe de cornichon, en tout cas ça goûtait la verdure… le cornichon roulé dans le terreau d’empotage avec un retour sur le sucre et le caramel. La rétro-olfaction est à saveur de cerises du style retrouvées dans les bourbons.

Patrick 84%
Un bon whisky avec une belle complexité, mais sans effet « wow ». Nez : Orge sucré et épicé, avec une belle touche florale et une note salée. Aussi, des notes de pommes et d’agrumes subtils. Bouche : Arrivée en bouche salée et légèrement fumée avec une pointe d’Agrumes et de pommes. Le tout est complété par un chêne des plus solides. Finale : D’une belle longueur, avec une pointe d’épices et de fumée.

Martin 85%
Robe d’un jaune à peine plus pâle qu’un jus de pomme. Nez: Le nez est légèrement gêné et prend du temps à se faire connaître. Une belle céréale d’orge douce et sucrée rappelle certains malts du Speyside écossais. En-dessous de sa douceur se cache un sympathique petit air salin marié à une pointe de tourbe. Bouche: Arrivée en bouche à la fois douce et épicée, avec un vent de pommes. On passe par une texture crémeuse alliée à des notes de vanille et de chêne, pour finir dans les épices qui nous évoquent un juteux fût de sherry. Finale: Un sucre d’orge épicé descend tout doucement sur une longue vague chaude. Équilibre: Très doux et facile d’approche, le Hakushu dans son expression de base reste abordable, si vous parvenez à mettre la main dessus.

RV 84.5%
La délicatesse d’une joyeuse geisha bien ronde. Agressive au nez, remplie de cerise et de sucre persistant, ça commence de manière calme mais très chaleureuse. L’arrivée est moins sucrée mais c’est un méchant coup de canon de raisin rouge qui rappelle un peu le rye canadien. La finale est toutefois une étrange dense, avec quelque chose d’agaçant qui ne semble pas naturel, et qui se soulève trop rapidement pour laisser un manque criant de présence. J’en retiens donc une pesante sensation sur les lèvres, mais pas assez en gorge.

Suntory Hibiki 12 ans

43% alc./vol.
Pour fêter son 110e anniversaire, Suntory a créé un nouveau blend : le Hibiki 12 ans, dernier d’une lignée exceptionnelle reconnue comme les meilleurs blended whiskies au monde. Un whisky d’une incroyable douceur résultant d’un vieillissement en fûts de liqueur de prune japonaise Umeshu et d’une filtration à travers du charbon de bambou. Ce blend haut de gamme renferme différents styles de malt des distilleries Hakushu et Yamazaki, la plus ancienne du Japon (1923). Bouteille emblématique du film Lost in Translation de Sofia Coppola, elle a été lancée en 1989. La bouteille de Hibiki, « harmonie » en japonais, est immédiatement reconnaissable avec ses 24 facettes faisant référence à la fois aux 24 heures d’une journée et aux saisons du calendrier lunaire.

André 88%
Un whisky très bien présenté; beaucoup de fruits – raisins, pêches, melon au miel – et sucre blanc. Relevé en bouche, on retrouve aisément les grains de céréales accentué d’épices et de vanille. Un peu sec par contre. Le nez s’adoucit et gagne en sucre en respirant. Finale douce mais avec du caractère; fruits saupoudrés de sucre, toffee. Un whisky simple mais bien présenté avec de la complexité bien cachée et facile à apprécier.

Patrick 88%
Bouquet de fruits sucrés… En fait, sac de bonbons couverts de sucre! En bouche, on retrouve quelques notes salines et épicées, qui laissent ensuite la place aux fruits, avec une touche de vanille. La finale s’étire moyennement sur le sucré/fruité, mais pas assez longtemps à mon goût. Facile à boire, simple, bien équilibré, il pourrait facilement devenir l’un de mes drams régulier si le prix était raisonnable et si la SAQ l’offrirait (on peut rêver).

Martin 87%
Paille foncée tournant sur un orange ambré. Nez: Une fois un légger voile d’alcool soulevé, on roule dans l’orge, le miel, l’orange, les mûres et les épices. Sans grande prétention quoique assez agréable. Un peu herbeux et vanilllé. Bouche: Miel et caramel épicé à l’avant, soulignés par de forts tannins tirés du chêne. Impression de réglisse et de swedish berries. Finale: Sèche sur des accents de citron-lime sûrette et de gomme de sapin. Encore les baies suédoises. Équilibre: Solidement construit. Quand même plaisant, un bon départ qui place de hautes attentes pour ses grands frères de 17 et 21 ans.