Glenglassaugh Spirit Drink Fledgling XB

50% alc./vol.

André 80%
Un nez de vodka ou de spiritueux pas vieillit, influencé par de jolies notes de vanille et de grains de céréales rôties. L’esprit du new make spirit est encore très présent mais je dois dire que la douceur du nez et de la bouche sont étonnantes, surtout le savoureux fruité du nez, principalement la pomme verte. En bouche; très « grainy » et « new make style », beaucoup de vanille et de pommes vertes, un brin d’épices et une petite morsure d’alcool. Le whisky est facile à apprécier en autant qu’on aime les new make et les whiskies de jeune âge. Finale qui s’accroche en bouche, l’alcool est persistant mais les saveurs limitées. Une belle escale dans l’expérimentation de Spirit Drink et intéressant dans la démarche adoptée par la distillerie de présenter des whiskies en période de vieillissement.

Patrick 89%
Un dram d’une balance étonnante pour un si jeune âge.  Si ce n’était de la loi qui exige un vieillissement d’au moins 3 ans en fût pour avoir le droit d’appeler ça un scotch, nous pourrions dire que celui-ci serait bien supérieur à la moyenne!  Nez : Orge et fumée de tourbe, accompagné de quelques notes épicées rappelant le fût de bourbon.  Bouche : Charmante texture huileuse.  La fumée de tourbe, quoique non subtile, laisse tout de même assez de place pour s’exprimer à l’orge, la vanille, le caramel et les épices provenant du fût de bourbon.  Finale : Longue et savoureuse, marquée par la tourbe et surtout les épices.

Martin 85%
Presque blanc. Nez: L’orge est à l’avant-plan, avec un léger caramel. Mais la mélasse de sa jeunesse n’est pas loin derrière. Bouche: Texture riche et juteuse avec des notes d’orge et encore de caramel. Un léger cuir se fait rapidement éclipser par la mélasse et les épices. Finale: Les épices sont tout ce qui nous reste de l’expérience. Équilibre: Il y a une raison pourquoi on doit faire vieillir son malt. Toute cette mode de new makes et de leurs dérivés saugrenus commence à bien faire. Pourtant cette expression-ci montre un peu de caractère.

Glenglassaugh the Spirit Drink that Blushes to Speak its Name

50% alc./vol.
Édition limitée, bouteille #927 de 8000.

André 75%
Définitivement un new make spirit, mais avec quelque chose de pas naturel. Au nez, c’est sucré et vanillé avec un twist d’affinage, un mélange de raisins et de céréales. À mi-chemin sur la route de devenir un single malt tant au niveau des arômes que du vieillissement. Alors faut-il le considérer comme tel. N’eut été de la draft de chlore en rétro-olfaction, suivant la finale à saveur de peppermint, j’aurais aimé.

Patrick 80%
Étrange… Sucré, touche de sève de conifère, vanille et quelque chose de bizarre que je n’ai jamais vu. En bouche, arrivée faisant penser à une boisson gazeuse, bois de cèdre et d’érable, cerises et fond d’épices. En finale, épices et planches d’érable. Très original, sans fautes, mais définitivement pas mon style.

Martin 82%
À peine orangé et rosé. Nez: Fumée et vin rosé. Difficile de masquer les puissants arômes du new make avec un si court vieillissement. Orge et mélasse. Bouche: Orge, cassonnade, mélasse et épices, chêne et vin rosé sec. Petits fruits. Finale: Épicée et puissante, le chêne et les notes de new make sont tout ce qu’il en reste. Équilibre: Expérience intéressante, mais le manque de vieillissement et le taux d’alcool élevé en font quelque chose qui manque de finesse et qui est un peu trop agressif à mon goût.

RV 82%
Une curiosité trop jeune, bonne à connaitre sans l’adopter. Débutant par une cerise bizarre très loin des single malt, l’arrivée pimentée de malt qui tombe un peu à plat est suivie d’une finale de cerise, de pacane et de nectarine assez correcte. Bizarre mais pas mauvais, j’aimerais d’avantage gouter soit à une finition en baril de bourbon plus standard, ou dans la même finition âpres des années de finitions traditionnelle.

Glenglassaugh Torfa

50% alc./vol.

André 89%
La tourbe sans détour, cache bien les autres saveurs plus douces et féminines du nez. Feu de plage en introduction, se développant par la suite en arômes étrangement maritimes affublées de fruits divers (poires, abricot, et citron) rehaussé de savoureuses notes poivrés. La dualité des saveurs est étonnante et l’ensemble fait oublier le jeune âge du whisky et sa texture un peu nonchalante malgré son côté huileux bien agréable. La bouche est bien tourbée bien que se soient développées de belles saveurs d’orange confite, de vanille, de miel et d’épices poivrées. L’alcool passe le test avec brio, c’est fort bien réussi comme whisky si jeune. La finale est bien soutenue, fortement poivrée et bien sûr… tourbée. Je suis très impressionné et je vous le recommande fortement !  Ce qui lui vaut la note ci-haut, tout en gardant en tête que celui-ci a été évalué en tant que whisky NAS…

Patrick 88%
Un très bon whisky avec de la belle tourbe épicée et salée faisant vraiment penser à un scotch des iles. Nez : Fumée d’un foyer sur le bord de la mer, avec une touche de lime, de fruits et de gingembre. Bouche : Fumée et cendres, sel intense, épices, pommes sucrées et ananas, le tout complété par des fleurs et quelque chose me faisant penser à un cigare. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par la tourbe et des fruits épicés.

Martin 87%
Nez: Sucre et mélasse new make brûlée, nappés d’une sauce tourbée alliée à quelques fruits secs. Bouche: Très jeune whisky, mais avec une somme toute belle maîtrise de la tourbe. Fruits rouges et bois épicé. Un peu de crème et de caramel. Finale: Douce et chaude, sur des accents de caramel, de bois et de cuir. Un peu de pneu. Équilibre: Solide performance, surtout pour un scotch qui paraît si jeune.

Glengoyne 12 ans Cask Strength

57.2% alc./vol.

André 87%
Fruits secs; j’aime le feeling en bouche, comment il « explose » dans la bouche. Ressemble au Glenfarclas 105.. les raisins en moins…

Patrick 85%
Sent bon. Cannelle + cassonade; Fruits séchés, fumée légère; Il est meilleur à chaque gorgée.

Martin 86%
Orange foncé, brun ambré, influence du fût marquée. Nez: Impression de craie. Caramel et orange sucrée. Chêne, vanille et toffee. Très boisé. Le second nez se découvre en fleurs. Bouche: Caramel légèrement salé, épices, canne à sucre, pâte à dents. Cannelle forte et fleur de sel. Finale: Chaudes et longues épices avec un goût boisé persistant. Équilibre: Un très bon cask strength, mais sans plus. On aime ça. Je ne suis pas sûr qu’il aurait gardé son mordant s’il avait été dilué à 43 ou 46%.

RV 87%
Fumée, dry fruits; Feeling particulière; tout en grain de texture.

Glengoyne 15 ans

43% alc./vol.

Patrick 80%
Un whisky ben ordinaire, mais bon, je crois qu’il s’agit de la marque de commerce de la distillerie. A 25-30$ la bouteille, ça serait une bonne valeur, mais plus que ça, c’est du vol pur et simple. Nez : Note subtile de chêne et d’orge. Caramel brûlé. Bouche : Chêne épicé, pointe de vanille et… Pas grand-chose de plus. Finale : D’une longueur moyenne, avec du caramel épicé.

Martin 85%
Nez: Assez vert et frais, avec des notes de caramel, de vanille, de fleurs blanches et de bois fruité. Bouche: Un peu fumé sur les bords, malt grillé touche de cuir, raisins secs, je ne déteste pas. Finale: À peine fumée, la finale s’étire tranquillement. Peu d’intensité, mais une longueur surprenante. Raisins, touche de sherry, pas désagréable. Équilibre: Un whisky qui atteint plusieurs belles notes affiliées à ce genre de maturation, avec une belle rondeur habituellement associée à une expression de cet âge. Mais qu’en est-il du prix?

Glengoyne 25 ans

48% alc./vol.
Élevage principalement en fût de chêne européen de premier remplissage ayant contenu du sherry Oloroso.

André 94.5%
Raisins séchés, dattes, prunes séchées, oranges, résineux et compact mais avec une souplesse de la texture du nez (et de la bouche) tout fait unique, sherry onctueux. La douceur et la distinction version liquide. Le whisky coule en bouche comme une rivière tranquille, texture bucolique, un fil de soie de sherry. Chocolat noir à l’orange, sherry, cerises noires, dattes, prunes, gâteau aux fruits, pâte de fruits avec une finale de bouche finement épicée et boisée. L’onctuosité du sherry est déroutante, la texture onctueuse et moelleuse, pleine et qui se donne avec passion. La finale est plus relevée mais le sherry soutient agréablement bien les saveurs de poivre noir concassé, des bâtons de cannelle, de gingembre râpé, réglisse, fine couverture résineuse et pâteuse. Avec le 21 ans, Glengoyne avait établi un haut niveau de qualité et mes attentes étaient très élevées mais force de constater que l’on a livré la marchandise de façon magistrale avec ce sherry cask d’exception.

Patrick 94%
Quand je pense à un whisky de 25 ans, c’est exactement ce que j’ai en tête. Définitivement le genre de whisky qui te laisse dans un état contemplatif à chaque gorgée. Si j’avais un sceau « approuvé par Patrick », ce whisky y aurait définitivement droit! Nez: Riche et profond xérès, avec des notes d’oranges, de chocolat noir et d’un subtil caramel. Le parfum d’un scotch peut difficilement être meilleur. Bouche : Riche et chaleureux, avec du chocolat noir, un peu d’orange et du raisin. L’ensemble fait penser en fait à du gâteau au fruit avec un trait de chocolat. Finale: D’une superbe longueur, marquée par le chocolat et le raisin et une subtile note de bois brûlé.

Martin 94%
Ooh, la belle couleur foncée. Ça donne soif. Nez: Raisins, fruits séchés, agrumes, cuir, chêne, caramel, cerises, poivre et xérès. Beaucoup de trucs à assimiler. Le nirvana à l’horizon. Bouche: Cuir et raisins goulus, dattes, fumée, chêne poussiéreux. Poivre noir, cerises, gâteau aux épices, cacao en poudre, marmelade d’orange de Séville. Finale: La planche de chêne gorgée de xérès est notre plateau de base ici sur lequel repose oranges, raisins secs, cannelle, gingembre, muscade, poivre, caramel et vanille fumée. Équilibre: Un grand scotch comme on en voit peu. Un exceptionnel grand cru sherry cask. Je ne voudrais pas non plus passer sous silence le fait qu’on a embouteillé un whisky de 25 ans à 48%, comme quoi on n’a pas peur de créer un peu de rareté.

Glengoyne Cask Strength Batch 4

58.8% alc./vol.
Ce quatrième batch de Glengoyne Cask Strength a bénéficié d’une distillation lente suivi d’un vieillissement dans des fûts de sherry de premier remplissage et refill casks.

André 82%
Panier de pommes et sherry, fruits secs, sensation pâteuse bizarre et un xérès ayant presque un peu tourné, raisins secs, bleuets, cassonnade. Le whisky offre une superbe texture en bouche, très huileux et collant, aspect d’une liqueur; confiture de pommes, bleuets et rhubarbe, palette de chocolat et raisins secs, sherry, prunes, mélange de cassonnade, poivre et cannelle, une délicate touche d’oranges. Longue finale, tannique, très orientée sur la cannelle poivrée. Une bizarre de présentation, qui perdra beaucoup de plumes en finale de bouche.

Patrick 86%
Un beau whisky simple et intense, conçu pour ceux qui aiment leur scotch sans artifices. Très bon. Nez : Savoureux parfum fruité et sucré, avec une belle dose de vanille et de caramel. Simple et efficace. Bouche : Des pommes fraîches, du miel, du thym, du poivre et un peu de chêne. Très intense. Finale : D’une belle longueur, intense, avec du chêne et du poivre.

Martin 84%
Nez: Présence non-négligeable au nez des vapeurs de l’alcool. Sherry goulu, pommes mijotées et cassonade. Caramel chauffé et fruits des champs. Touche de chêne. Bouche: Texture exquise, notes de raisins secs et juteux à la fois. Caramel salé, vanille, cacao, dattes, xérès et bois. Petits fruits, poivre et cannelle. Finale: Assez délicate comparé à mes attentes. Douces vagues de fruits, de sherry, de bois et d’orange. Équilibre: Avec la finale un peu décousue et surprenante, ainsi que le nez agressif, je dois dire que même si les saveurs et arômes sont au rendez-vous, ce dram demeure une expérience ambiguë.

Glenkinchie 12 ans

43% alc./vol.
Glenkinchie fut fondée en 1837 par deux frères, John et Georges Rate. Fermée en 1853, la distillerie fut rachetée par des négociants et des blenders d’Edimbourg et de Leith en 1880. Reconstruite en 1898 sous la direction de Charles Doig d’Elgin, elle fut encore réaménagée en 1914 et intégra la Scottish Malt Distillers. Malgré les liens étroits qu’entretenait Glenkinchie avec l’agriculture locale, la distillerie cessa de malter elle-même son orge en 1968. Les aires de maltage furent alors transformées en centre d’accueil pour les visiteurs, où il est possible entre autres d’admirer une superbe maquette de la distillerie réalisée en 1924 pour « l’empire exhibition ». Produisant environ 1,8 millions de litres d’alcool par an avec seulement deux alambics, Glenkinchie se démarque de la traditionnelle triple distillation des Lowlands pour n’en effectuer que deux.

André 79%
Nez herbeux et fruité, genre sirop de poires, les amandes et le melon au miel, les céréales séchées aussi. Ça ne couvre pas une très grande partie de la palette aromatique comme saveurs. En bouche, la texture est diaphane et n’offre que très peu de viscosité. Les fruits sont maintenant plus de style fruit tropicaux, saveurs de citron et de nectarines, les céréales au miel, les poires et abricots, miel chaud. J’ai aussi une sensation verdâtre, herbeuse ou mentholée qui se termine par des épices poivrées en finale de bouche. La finale est courte et sucrée pour être ensuite poussée par des notes d’épices relativement soutenues.

Patrick 86%
Je n’avais pas revisité ce scotch depuis plus d’une décennie (il s’agissait à l’époque d’un 10 ans) et je me dois d’admettre qu’il s’agissait d’une erreur : Je suis agréablement surpris! Les saveurs sont présentées avec fermeté et précision, l’ensemble est bien balancé et savoureux. Une délicieuse surprise. Auchentoshan ayant perdu pas mal de plumes ces dernières années, Glenkinchie devient donc mon malt favori des Lowlands! Nez : Comme entrer chez le fleuriste et que celui-ci vient tout juste de déballer une Juicy Fruit. Et, la fenêtre ouverte nous apporte le parfum de l’herbe fraîchement coupée. Bouche : En bouche, on retrouve le scénario entrevu au nez, mais on y ajoute aussi un lointain feu de camp (à mon grand étonnement!). Finale : Sèche, fumée, avec une note de biscuits.

Martin 81%
Nez: Un mélange orange-vanille, qui se transforme rapidement en tarte au citron et sa meringue. Ensuite sous un premier voile d’alcool qui trahit son 43% on y hume un léger, surprenant et séduisant fond de tourbe. Bouche: Une belle et douce balade. Quand même belle rondeur, j’apprécie. On y goûte épices, agrumes, caramel au beurre, herbe et très légère tourbe fumée à la fin. Finale: Moyennement longue et épicée. Ça rappelle presque un cask strength distillé plus d’une fois. Équilibre: Un 12 ans plus que respectable. Un tantinet trop dispendieux, je le verrais plus entre 60 et 65 douilles. C’est pas le scotch de l’année mais je le choisirais volontiers avant un Glenlivet ou un Glenfiddich du même âge…

Glenkinchie Distiller’s Edition 1986

43% alc./vol.
Distillé en 1986 et embouteillé en 2000. Double vieillissement complété avec des fûts d’Amontillado.

André 82%
Sherry, miel, melon d’eau. Bouche tel qu’annoncée au nez, avec une finale sèche et épicée. Je lui trouve encore des notes d’orange et de nectarine, qui se mélangent bien aux vagues de sherry un peu sèches avec des retours de notes de gingembre. Finale qui étonne par sa longueur compte tenu de la lassitude du nez et de la bouche. Un bel essai afin de redorer un whisky ordinaire en le maquillant du fût d’Amontillado, mais une fois le rideau de scène tombé, l’acteur se sent bien fragile sans ses masques et maquillages.

Patrick 82%
Nez : Les arômes sont dominés par des effluves fruités et sucrés. Ensuite, nous y détectons l’orge et des notes de caramel légèrement chauffé. Bouche : Les saveurs vineuses se mélangent bizarrement avec le côté herbeux du whisky. Le tout évolue jusqu’à dévoiler son cœur marqué par l’orge. Finale : Plutôt sèche, mais tout de même longue et chaleureuse. Balance : Pas mauvais, mais tout de même un peu n’importe quoi. Enfin, peut-être est-ce moi qui ne sais pas apprécier l’Amontillado.

Martin 84.5%
Assez sur le brun henné pour un Lowland, mais ça s’explique par sa finition. Nez: Orge fruitée enlacée avec du caramel et des petits raisins secs. Bouche: Miel et caramel dansent agréablement ensemble pour le plus grand plaisir de l’orge, avec l’herbe et les fruits des champs qui les regardent. Finale: Assez agréable quoique sèche, mais parvient habilement à se marier à certains chocolats. Équilibre: S’annonce quand même bien, mais réussit tout de même à s’essouffler à la fin. Je ne le déteste pas du tout, mais son prix élevé lui coûte quelques points.

Glenlivet 12 ans

40% alc./vol.
La distillerie date de 1824. Elle a été bâtie par Georges Smith, métayer du Duc de Gordon qui venait de faire voter une loi visant à réduire nettement les taxes et à favoriser l’exportation des whiskies, ceci afin de lutter contre la distillation clandestine, sport national à l’époque. Associé à son fils John Gordon Smith, Georges Smith put ainsi pratiquer son art en toute légalité. La renommée du Glenlivet fut telle que bien d’autres distilleries apposèrent la mention « Glenlivet » sur les étiquettes de leurs bouteilles…bien qu’elles soient parfois situées très loin de la rivière en question ! Un décret datant de 1880 mit un terme à cette forme de publicité mensongère et autorisa uniquement la distillerie à porter l’appellation « The Glenlivet ». La distillerie resta indépendante jusqu’en 1935 et fit partie du groupe Seagram en 1977. Elle produit à l’heure actuelle environ 4 millions de bouteilles par an, dont une bonne part est destinée au marché américain.

André 77%
Nez sucré et floral, beaucoup de fruits dont l’ananas et les pommes rouges. Agréable odeurs de miel, de vanille, avec un soupçon d’épices à saveur de canelle. La bouche est monotone mais agréable (tsé rouler à 80 sur l’autoroute 401 ça peut être le fun aussi) mais peut-être trop orientée sur le toffee et la vanille, ronde et bien féminine. Le whisky n’est pas désagréable en soi, juste un peu trop rectiligne et prévisible. La finale quant à elle très douce avec beaucoup de notes de pomes vertes trempées dans le miel et une légère touche épicée. Un classique.. un peu trop classique?

Patrick 77%
Fougère, herbe coupée. Légère menthe. Noix???

Martin 79%
Nez: Orge et vanille dominés par le gazon jauni lors d’un été particulièrement sec. Bouche: En ordre décroissant: vanille, épices, agrumes. Me rappelle vaguement un Glenfiddich 12. Les saveurs sont là mais sans aucune évolution. Finale: De très timides épices déscendent tranquillement. Pourtant se marie bien avec les fromages. Équilibre: Avec un espoir de rédemption au nez qui se dégonfle rapidement en finale, je vais sans aucun scrupule voler cette ligne de Mike Ward et je vais dire que le Glenlivet 12 est un peu comme le Marcel Leboeuf des scotchs. Pas mauvais, mais pas extra non plus. Je le vois comme un excellent scotch de débutant, du genre « Je commence à commencer à m’intéresser au whisky ». Une chance qu’il ne goûte pas le Pur Noisetier en plus…

Kim 75%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Hola Bananarama! Cerises au marasquin sur un banana split, crème fouettée, croissant aux amandes. Bouche : Encore sur les cerises, la banane se fait cependant plus subtile. La finale me procure la même sensation que le houblon qui coince dans la gorge avec certaines IPA un peu trop green. Alors que ça commençait tout en douceur, ça terminer âprement.

RV 74%
Frère spirituel du Aberlour 10YO. Poussière et herbeux au nez, vanille en bouche bruyère. L’arrivée est décevante et la finale l’est encore plus. Ma définition d’un whisky cheap autant au niveau de la réalisation que des saveurs.