Old Particular Arran 21 ans

52% alc./vol.
Distilled July 1996, Bottled February 2018 from Refill Barrel #DL12357, 544 bottles

André 89%
Wow… quel nez! La douceur même; céréales séchées au miel, crème à la vanille, marshmallow, tarte au citron, touche d’herbe verte et séchée. Beau nez aérien qui inspire les grands espaces et l’air frais. Première gorgée et définitivement le sorbet au citron. La bouche offre une effervescence intrigante; tarte au citron, céréales moulues, miel, crème Chantilly. L’apport d’épices et d’influences du bois de chêne me surprend un peu. Deuxième gorgée et wow, beaucoup plus doux, plus équilibré dans un sens aussi dans le rendu général de chacune des saveurs. Au gorgées subséquentes, notes de coconut et de bananes nappées d’un coulis de caramel salé et de marshmallow. Finale célébrant le retour des épices et des tonalités de bois de chêne, plus musclée aussi. Un bel embouteillage single cask où l’on devine l’épine dorsale de la distillerie. Les fans de la distillerie de seront pas déçus.

Patrick 88%
Pour les amateurs de la distillerie Arran, c’est votre whisky préféré avec une grooooosse dose de bois brûlé. Nez : Vanille, miel, caramel salé avec du beurre sur des toasts un peu brûlées. Bouche : Caramel salé, orge, agrumes et une bonne dose de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, avec des épices, une touche de sel et du chêne et encore du chêne.

Old Particular Auchentoshan 16 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en novembre 1997, embouteillé en août 2014 à partir du fût DL10453, 303 bouteilles.

André 87%
Céréales au citron, cosses d’oranges. Très porté sur les céréales maltées et le fût presque neuf, la vanille crémeuse saupoudrée d’épices. Le whisky offre une belle prestance en bouche, l’alcool est bien dosé, la texture huileuse et langoureuse. Les oranges et le xérès, le gâteau aux fruits, le chocolat noir. Un brin de sécheresse en finale, jumelé aux épices. Le whisky est un peu plus agressif. Belle longueur, bien que calme et posée comme les vallons des Lowlands. J’adore la présentation que Douglas Laing a pu faire d’un whisky que l’on écarte souvent de nos choix d’achats. Belle pléiade de saveurs, taux d’alcool approprié, single cask de surcroit. Cet embouteillage surclasse bien des produits officiels de la distillerie.

Patrick 89%
Le meilleur Auchentoshan que j’aie bu depuis longtemps! La preuve que cette distillerie peut produire de très bons whiskys, en autant que les comptables ne forcent pas les opérations à couper dans la qualité. Nez : Gâteau à l’orange, avec un peu de chêne et du chocolat. Bouche : Épices, bois, fruits mûrs, gingembre et chocolat subtil. Finale : Orange et biscuit.

Martin 85%
Jaune serin franc. Nez: Orge, citron et vanille. Pointe de minéralité plutôt évidente, mais je suis heureux de ne pas retrouver ici la classique sueur de pocheton des Lowlands. Un peu de craie, un peu d’épices. Bouche: Très doux et sucré, miel et citron, vanille et épices. Pamplemousse rose, céréales et chêne. Finale: Longue et agréable, quelque peu raffinée. La vanille et les épices persistent, accompagnées d’un petit côté minéral et poivré. Équilibre: Un cask que Toshan auraient dû garder pour eux. Bon taux d’alcool, belle progression, sans toutefois faire preuve de grande audacité ou complexité.

Old Particular Auchentoshan 21 ans

51.5% alc./vol.
Distilled October 1996, Bottled May 2018 from Refill Hogshead #DL12591, 191 bottles

André 79%
Douglas Laing sait nous étonner et nous livrer des pépites d’embouteillages venant de distilleries que l’on hésite à essayer (ou réessayer). Alors je me laisse porter par mes sens et laisse mes idées préconçues pour évaluer cet embouteillage de cette distillerie dont je ne suis pas un fan inconditionnel. Tarte au citron et meringue, oranges, vanille crémeuse, herbe verte coupée et céréales au miel. La bouche est plus aiguisée et les notes de bois vert fraichement coupé et de sac de tondeuse remplie d’herbe mouillée coupée sont plus présentes. On a encore cette livraison de tarte au citron et meringue, poires, miel, mais même les notes de vanille sont écrasées par des saveurs qui rappellent le virgin oak, le bois sec maintenant mais aussi des saveurs verdâtres qui rappellent presque les bonbons mentholés. Après avoir passé près de 30 minutes dans le verre, le whisky est plus équilibré et rond mais ne s’est pas débarassé des odeurs de bois et d’herbe verdâtres. La finale est épicée et sèche, un peu franche aussi. Habitué à la douceur caractéristique de la distillerie, cet opus tranche de la ligne directrice de la maison. L’expérience est intéressante mais le rendu discutable.

Patrick 77%
21 ans pour ça?! J’ai goûté des whiskys de six mois plus impressionnants! Je ne comprends pas pourquoi on a pas fait l’effort de le transférer dans un autre fût pour lui donner un coup de pouce. Nez : Arômes de gazon et de céréales sucrées. Bouche : Une bonne dose de bois sec et épicé, avec une touche de marmelade aux oranges. Finale : D’une belle longueur avec des épices et une touche d’orge.

Old Particular Ben Nevis 12 ans

48.4% alc./vol.
Distilled 2006, bottled 2018, 399 bottles

André 79%
Ouch… Quel nez boring. Un fût épuisé un trop grand nombre d’utilisation ou simplement de mauvaise qualité. Orge mouillée, bois verdâtre et essence de bois, alcool bon marché, herbe mouillée, coconut. La bouche est plus nuancée. Sucre à glacer, gâteau blanc et pétales de coconut séchées, noix de macadam. L’apport de sucre arrondit beaucoup les notes d’alcool humées, la texture est agréable, même si les notes de bois vert et d’herbe reprennent toujours l’avant-plan. Finale légèrement épicée, courte. Ok, next.

Patrick 91%
Un superbe whisky, riche, complexe et d’une intensité parfaite. Wow. J’adore. Nez : Oh que ça sent bon! Un parfum unique et difficile à décrire, avec de l’herbe, des céréales, des toasts beurrées généreusement et du bois. Bouche : De la terre sèche, du bois tout aussi sec, de la noix de coco et je ne sais quoi de maritime. Finale : D’une belle longueur, boisée et salée.

Old Particular Ben Nevis 17 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en mars 1996 et embouteillé en septembre 2013, single cask, 324 bouteilles.

André 89%
Full vanilla power… Banana split, crème Française nappant les oranges. Un peu unidimentionnel et plus en variantes qu’en diversité. En bouche; le marshmallow, le coconut, beaucoup de dérivés du fût de bourbon avec un fond fruité inconnu du nez. Encore une fois, la texture est huileuse est vraiment agréable, les épices émergent en crescendo puis le whisky revient de nouveau sur la vanille et le léger toffee mielleux. Bonne longueur de finale, portée sur les épices et le bois sec mais finement adouci par les notes sucrées de vanille, de miel et de toffee. Un whisky dessert appétissant et invitant, de conception juste, courbes féminines et caractère affirmé. On redécouvre la distillerie sous un autre jour.

Patrick 91%
Nez : Vanille, bananes et fruits mûrs. Bouche : Sensation très crémeuse. Sucré, épicé et crème soda. Finale : Longue et « cireuse ». Balance : La texture en bouche de ce whisky est incroyable. Wow!

Old Particular Big Peat 15 ans Single Cask Refill Sherry Butt #DL15586

48.4% alc./vol.
Distillé en octobre 2006, embouteillé en février 2022 – 687 bouteilles. Refill Sherry Butt #DL15586. Fût unique provenant d’une distillerie d’Islay dont le nom n’est pas dévoilé, mais il y a fort à parier qu’il s’agit d’une distillerie qui contribue au blended malt de Big Peat. Il a été tiré d’un fût de sherry de second remplissage, vieilli pendant 15 ans, puis mis en bouteille à un taux de 48,4 %, sans ajout de colorant et sans filtration à froid.

André 87%
Au départ, j’avais de bonnes notes off-key alors j’ai laissé respirer une bonne demi-heure et ça s’est amélioré. Approche maritime et minérale, citron et crème fouettée à la vanille, cendre froide, belle sensation huileuse. La bouche est hyper crémeuse et huileuse, cendrée et tourbée, parfumée de sel de mer et d’huile un peu crasseuse, citron et poires, céréales séchées et fumées appuyées de notes de framboises distantes sous un ciel de minéralité. Sensation de poussière de pierre, purée de bananes. Finale camphrée et cendreuse, minérale et maritime, souple et huileuse, pastilles casse-grippe au citron. Mon cœur penche pour un Laphroaig?

Patrick 93%
Intense et savoureux « au boutte », avec une complexité digne des meilleurs scotchs. Je comprends pourquoi on a mis ce fût de côté! Nez : De la viande fumée cuite au BBQ, avec des céréales sucrées et de l’espresso.  Bouche: Du gros sel, de la grosse fumée, de l’huile, de la viande, du café noir et un peu de céréales sucrées. Après quelques gorgées, j’y retrouve aussi de discrets petits fruits. Finale: D’une belle longueur, fumée et salée. 

Old Particular Bunnahabhain 16 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en avril 1998, embouteillé en août 2014, Refill Hogshead cask DL10433, 339 bouteilles.

André 86%
Nez un peu terreux, banana split nappé de miel et de yaourt à la vanille. En respirant, le whisky dégagera des saveurs qui rappellent sa provenance ; poivre moulu, sel marin, un brin de tourbe terreuse et une sensation huileuse qui s’exprimera autant au nez qu’en bouche. Suivront les saveurs d’agrumes et de citrons, de poires en canne trempant dans son jus ainsi qu’une pincée d’épices et une fine vague alcoolisée. On retrace aussi l’empreinte distinctive de la distillerie avec quelques saveurs herbeuses et verdâtres, de la première couche supérieure de tourbe contenant l’herbe mouillée des tourbières. La finale est moyennement longue, mélangée d’épices et de saveurs extraites du bourbon cask. Bunnahabhain est parfois difficile à sizer mais cette version exprime bien le potentiel qu’a cette distillerie souvent oubliée dans la section Islay. Pourtant, ça en fait un si bon whisky d’approche aux plus costauds Ardbeg, Laphraoig et Caol Ila. 2e tasting: Sorbet au citron, compote de poires, mangue et melon au miel. On perçoit un peu l’alcool en retrait. Bouche plus franche, bananes, poires, mangue et citron, le tout accompagné d’une légère pointe verdâtre et épicée. Texture ok sans plus, belle onctuosité presque crémeuse apportée par les tonalités de vanille. Finale épicée à saveur de cannelle de bonne longueur, très franche.

Patrick 86%
Un bon whisky de dégustation. Si vous prenez votre temps pour l’apprécier, vous ne serez pas déçus. Nez : Malt, vanille et banane. Relativement léger comme nez, et peu appétissant. Bouche : Beau sucre chaleureux, quelques fruits subtils, miel poivré et douce sauce Tabasco. Finale : Longue et savoureuse. Un whisky qui commence tout en douceur et qui finit avec une belle intensité.

Martin 89%
Assez pâle pour un Bunna. Nez: Poivre, terre et miel. La tourbe se fait ultra-discrète pour laisser place au citron et à la brioche à la cannelle Ikea. Bouche: Toujours le miel, avec une touche de vanille, de citron, d’épices et de sel marin. Généreusement poivré, mais délicieux. Finale: Moyennement longue mais agréable, sur de belles notes aigre-douces. Équilibre: Encore cher à mon goüt, mais dans sa catégorie on peut dire que c’est un bon rapport qualité-prix.

Old Particular Bunnahabhain 20 ans

48.2% alc./vol.
Distillé en novembre 1992 et embouteillé en septembre 2013, single cask, 194 bouteilles.

André 88%
Nez porté sur les céréales maltées et au miel et la vanille, léger accent maritime frais, texture huile au nez tant qu’en bouche avec fortes épices en toute finale de bouche. Les notes fumées et citrique surprennent agréablement ce qui met la table pour la finale relevée d’épices et mélangé de vanille et de sucre à glacer. Sans être le whisky qui jettera le dégustateur sur le cul, ce whisky démontre un affront et une présentation fort attirante, la texture est la pierre angulaire de sa qualité malgré sa palette de saveur un peu limitée.

Patrick 85%
Nez : Essence (genre Petro-Canada) qui se dissipe rapidement pour laisser place à un soupçon de tourbe, agrumes, vanille et un peu d’orge. Bouche : Complexe… En arrivée, l’essence, puis la vanille et le chêne. L’essence finit pat disparaître pour laisser un mélange fruité/fumé/salé. Finale : Sel, espresso, épices et chocolat noir. Balance : Extrêmement complexe, mais tire un peu n’importe où.

Old Particular Caol Ila 12 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en août 2009, embouteillé en février 2022 – 306 bouteilles – Cask DL15589

Patrick 90%
Un superbe Islay, du Caol Ila à son meilleur, me faisant penser à un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig.  Nez : Un beau parfum de sel, de fumée de tourbe, de charbon et de suie. Alléchant ! Bouche : Du sel intense, du charbon, de la cendre, de l’huile, du chêne épicé et du steak cramé sur le BBQ (certains diront « bien cuit »). Finale: D’une longueur moyenne, avec du sel, de la fumée, du pain brûlé.

Old Particular Craigellachie 18 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en novembre 1995, embouteillé en août 2014 depuis le fût de xérès #DL10419, 252 bouteilles.

André 89.5%
Un Speysider sherry Classique, élégant et généreux. Nez fruité du sherry traditionnel; raisins secs, dattes, gâteau aux fruits. En bouche, wine gums, saveurs de liqueurs de fruits, sherry puissant, presque liquoreux, légère astringence provenant du boisé du fût, clou de girofle, cannelle, mais qui passent très bien dans l’avalanche de sherry et de fruits secs. Je dirais que ce whisky me rappelle certaines vieilles éditions de Macalan Cask Strength. Hyper texture en bouche, j’adore, surtout avec sa sensation légèrement tannique laissée comme certains vins rouges vieillis en tonneau de chêne. La finale est moyenne-longue, très fruitée, peut-être un peu trop prévisible mais intéressante au niveau de l’intensité et de la texture. Pas le whisky le plus énigmatique que vous aurez la chance de croiser mais une qualité de présentation irréprochable, le style sherry sans être poussé à l’extrême, réflexion du style juste et sans trop d’artifices.

Patrick 91%
Craigellachie est probablement l’une des distilleries les plus sous-estimées de l’Écosse, et en voici d’ailleurs une nouvelle preuve. Nez : Cassonade intense et fruitée, avec des abricots, du gingembre et quelques noix. Bouche : Délicieux! Xérès, épices, cannelle et quelques notes de chêne vanillé. Finale : Longue et savoureuse, dominée par les fruits.

Martin 90%
Beau doré alléchant. Nez: Douces effluves de xérès. Raisins, dattes et muscade. Pour ce nez très adouci et timide, on doit s’armer de patience. Bouche: Sucre d’orge, poivre, vanille et miel se transforment vite en raisins, pruneaux et poivre de cayenne. L’astringence du sherry fait surface. Finale: Fût de xérès en feu. Cannelle, muscade, gingembre, raisins, tabac à pipe. Équilibre: Je dirais normalement légèrement hors de prix, mais dans ce cas-ci, c’est un sherry bomb comme j’en ai rarement vu.