Old Malt Cask Macallan 18 ans

50% alc./vol.
Distilled June 1993, Bottled November 2011, from Bourbon Barrel #DL700, 192 bottles.

André 83%
Au prix que sont rendues les bouteilles officielles de cette distillerie sur le marché, les versions issues d’embouteilleurs indépendants sont devenues les Macallan des pauvres, de ceux qui n’ont plus le moyen comme moi de se payer une bouteille officielle de 18 ans à 450$. Nez délicat, ça désoriente un Macallan sans saveurs de sherry; beaucoup de vanille, crème fouettée, raisins verts et pommes vertes, ananas, presque une touche d’herbe verte, céréales fraiches. La bouche est presque muette, l’alcool passe inaperçu et cela mérite d’être souligné; poires, ananas, bon résiduel sucré genre sucre à glacer et encore les raisins et les pommes vertes. La finale est moyenne en longueur et finement épicée et verte. Agréable curiosité mais la tendresse du sherry me manque amèrement.

Patrick 90%
Quand l’un de mes embouteilleur favori rencontre l’une des meilleure distillerie au monde, ça ne peut qu’être excellent! Mes attentes étaient élevées, et je suis satisfait. Vous voulez y goûter? Il en reste encore au Nelligan’s à Québec, mais pas pour longtemps après la publication de cette évaluation… Nez : Le parfum incomparable de Macallan, avec de beaux fruits délicats, du doux chocolat au lait et une note boisée discrète. Bouche : Oh, c’est bon ça. Du bois brûlé, des fruits frais et sucrés et des épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et fruitée.

Old Malt Cask Macduff 20 ans

50% alc./vol.
Refill Barrel #14414, Distilled October 1997, Bottled November 2017, 134 bottles

André 83%
Exquis. Fruits tropicaux, pommes verte et pomme jaune, oranges, miel, léger citronné. Délicat malgré le taux d’alcool. La bouche déménage pas mal plus; grosse livraison de poivre qui accompagne la salade de fruits et les pommes, cosses d’oranges pelées, grains de céréales séchés, miel et vanille, édredon dodu d’épices bien relevées. Finale de toffee poivré, de framboises et d’anis, miel. Expérience générale de montagnes Russes, difficile de suivre la ligne directrice malgré des saveurs intéressantes.

Patrick 84%
Un très bon whisky, mais rien non plus pour écrire à sa mère, à moins d’être en manque d’estime de soi au point de vouloir lui dire que vous avez bu un de whisky de 20 ans. Mais tsé, c’est aussi à ça que certains forums sur Facebook servent. Nez : Oranges, poivre, vanille et pommes. Bouche : Poivre intense, un peu de fruits et une touche de pommes sucrée bien mure. Finale : Très chaleureuse et épicée.

Old Malt Cask MacDuff 20 ans 1997-2017

50% alc./vol.
Distilled October 1997, Bottled November 2017, Refill Barrel #DL14414, 134 bottles.

André 88%
Voyage dans le sud assuré au nez. Oranges-clémentines, fruits tropicaux, melon au miel, mangues, pommes vertes. Miam miam miam. La bouche évoque un panier de fruits tropicaux dans un nuage de poivre, vagues citronnées, chair de poires, pincée de fruits rouges. Le whisky demande passablement de temps pour se stabiliser et s’équilibrer. La texture est moelleuse et supporte bien les notes de poivre et d’épices tirées du bois de chêne, qui ne monopolisent pas la bouche de surcroit. Bel équilibre. La finale est plus sèche et épicée, teintée par le bois et adouci par la vanille qui se marie bien avec les fruits tropicauxet un trait de zeste d’oranges.

Patrick 82%
Ouf, 20 ans pour ça? Ce n’est pas un mauvais whisky, mais en terme de richesse, de complexité ou de texture, ça me fait plutôt penser à un whisky avec la moitié de son âge. Et encore, la plupart des whiskys de 10 ans dans ma collection sont plus impressionnants que ça. Nez : Parfum très léger, plutôt boisé, avec de discrets fruits exotiques. Bouche : Chaleureuse, avec du bois épicé et toujours de discrets fruits exotiques. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt boisée.

Old Malt Cask Mannochmore 13 ans

50% alc./vol.
Distillé en avril 1999 et embouteillé en octobre 2012, 182 bouteilles.

Patrick 87%
Nez : Alcool et herbe, avec une touche de poivre. Bouche : Agrumes, orge et herbe. Touche de caramel et d’épices. Finale : Longue et épicée. Balance : Un peu agressif, mais tout de même agréable.

Old Malt Cask Mortlach 11 ans 20th Anniversary Edition

50% alc./vol.
Distilled June 2007, Bottled August 2018, 463 bottles.

André 86%
Nez bien sucré et vanillé, pommes vertes fraiches, ananas, noix de coco et cassonnade. Intéressant mais manque définitivement de profondeur. Belle bouche ronde, sucre à glacer et citron, ananas trempés dans le miel, vanille. Finale ponctuée de salves d’épices éphémères, citron rafraichissant et ananas. Un bon dram de semaine qui manque de profondeur et de diversité certes mais avec une présentation intéressante.

Patrick 89%
Pas tout à fait ce que je suis habitué de voir venant de cette distillerie, mais suffisamment proche pour que j’aime tout de même. Nez : Parfum frais et léger, ce qui est plutôt surprenant pour un Mortlach. Un arôme feuillu, avec une touche d’agrumes, de vanille et d’épices. Bouche : Aaaah, je retrouve ici le Mortlach qui m’est familier et que j’aime. Les notes de viandes rouges épicées y sont, avec des herbes et un peu de bois brûlé… Ce qui me donne le goût d’aller me faire cuire quelque chose sur le BBQ! Finale: D’une belle longueur, épicée et herbeuse.

Martin 83%
Nez: Malt, citron, miel, vanille et sucre en poudre. Herbe fraîche et crème anglaise. Quelques fruits. Assez classique dans l’approche, mais je suis curieux d’y voir le traitement Old Malt Cask. Bouche: Ananas et autres fruits tropicaux, eau de rose, crème, vanille, malt et fleurs blanches. Touche de citron et de minéralité. À peine de poivre. Finale: Une texture un peu défaillante tente tant bien que mal de porter plus longuement les saveurs de l’étape précédente. Équilibre: Les saveurs ne sont pas inintéressantes, mais le manque de texture et d’originalité relègue malheureusement ce dram, qui doit coûter quand même un bras, sur la tablette du bas.

Old Malt Cask Mortlach 15 ans

50% alc./vol.
Distillé 08/1996, embouteillé 08/2011 depuis le fût #DL REF7647, 350 bouteilles.

André 81.5%
Nez franc et affûté, fruité à souhait et très vanillé. Oranges fraiches, noix de macadam, vanille, miel, avec une astringence citronnée. J’avoue que le nez me laisse froid… Petit conseil, prenez votre temps pour laisser l’alcool quitter le verre et les arômes prendre leur place confortablement. Chocolat aux noisettes. Plus costaud en bouche, texture agréable et huileuse et toujours cette astringence en finale jumelée d’épices, léger citronnée de nouveau et petite touche de noisettes brûlées, de chocolat ou de moue de café. La finale est parsemée d’herbe verte au citron et épices. Décevant et manquant de caractère. Après avoir goûté aux éditions en fût de sherry plus typique, je le trouve bien fade et timide.

Patrick 84%
Un bon whisky, mais pas du tout ce que j’attendais d’un Mortlach, ce qui fait que je suis un brin déçu. Nez : Beurre frais, touche d’agrumes et de suède. Bouche : A ma grande surprise, celle-ci se révèle être très épicée! Puis, arrive le zeste d’agrumes, le suède et le chêne auxquels je m’attendais. Texture en bouche assez huileuse. Finale : Très longue, sèche et épicée.

Martin 82%
Jaune foin presque transparent, que qui est étonnant vu son âge important. Nez: Légèrement agressif, sur des notes de vanille et d’orange. Un peu d’amandes, de citron et de miel prennent leur place avec un peu de patience. Bouche: Huileux et mielleux à la fois. Citron et épices, vanille et un tout petit peu de bois. Belle surprise. Finale: Assez longue et sèche, ponctuée de touches de citron, de chocolat et encore d’épices. Équilibre: Le choix du type de fût laisse j’ai l’impression à désirer, malgré que son taux d’alcool se veut un peu rédempteur. Toutefois ça revient un peu cher pour se débarrasser d’un rhume.

Old Malt Cask Port Ellen 25 ans

50% alc./vol.
Distillé en novembre 1982 et embouteillé en janvier 2008. Édition limitée à 589 bouteilles.

André 92%
Citrons! Citrons! Citrons!!! Poussiéreux et cendreux avec une tourbe verte herbeuse, presque agricole. Si singulier et inusuel. Arrivée très sèche en bouche et de très courte durée. Le tourbé annonce le tsunami phénolique; le sel et l’alcool arrivant en duo, un coup de poing sonnant, un uppercut en plein visage de poivre blanc, adouci par le tourbe citronnée en conclusion. Un rodéo sur les courbes distinctes d’une des plus singulière des distilleries d’Islay. Cet embouteillage ayant été distillé quelques mois avant la fermeture définitive de la distillerie, rends l’expérience unique et on ne peut que se sentir privilégié d’avoir la possibilité de goûter à un single malt de cette rareté.

RV 88%
Un peu rough pour commencer une journée au bureau, mais très belle récompense à la suite d’une tournée de pêche à la goberge dans le Sound of Islay pendant une journée pluvieuse. Très fumé dès l’ouverture, avec des notes d’agrumes: pelure d’oranges dans un cendrier? Par contre s’estompe rapidement, quelques minutes après l’avoir versé l’odeur semble s’évaporer. Arrivée lente de fumée en bouche, un peu plus tard remplacée par les épices et l’huile d’émeu, un peu à la Lagavulin. En finale, attaque de fumée mélangé à du Coke zéro, puis par un puissant alcool, très longue en aftertaste. Peut-être un peu trop simple par rapport aux versions originales.

Patrick 94%
Nez : L’unique tourbe d’Islay nous explose joyeusement au visage, portant avec elle l’odeur de la mer et celle d’un feu de camp qu’on en train d’essayer d’éteindre. Bouche : Toujours cette belle tourbe fumée et maritime avec une belle texture huileuse. Pointe de foin séché et d’agrume. Finale : Longue, tourbée et très agréable. Balance : Une autre réussite de Diageo. Prenez mon commentaire comme un compliment pour la qualité du produit ou comme un sarcasme face à leur gestion à court terme durant les années ’80.

Martin 93.5%
Nuance mythique, d’une pâleur digne des vins blancs les plus frais… Nez: Air salin, feuilles de nori, tourbe, iode, céréales séchées, bonheur, regret, mélancolie à l’idée du sort réservé à l’Atlantide des distilleries de l’Islay. Pourquoi, pourquoi, pourquoi a t-il fallu qu’elle mette la clé dans la porte? Bouche: Tourbe fruitée alléchante, feu de camp humide et camping d’automne. Très doux pour sa force, rappelle un Lagavulin avec une touche de finesse en moins. Finale: Vent médicamenteux rappelant un Bowmore plus étoffé. J’en veux encore. D’une qualité brute incroyable. Équilibre: Une des pertes les plus tragiques pour l’industrie du Scotch Single Malt Whisky.

Old Malt Cask Rosebank 11 ans 1989-2001

50% alc./vol.
La distillerie Rosebank était incontestablement une des distilleries les plus réputées des Lowlands. Malheureusement, elle a définitivement fermé ses portes en 1993.

André 76%
Très herbeux, floral, lavande.

RV 75%
Herbeux, assez fort, salé, feuilles de rhubarbe.

Patrick 73%
Fleurs, miel.

Old Malt Cask Talisker 11 ans

50% alc./vol.
696 bouteilles embouteillées à partir du sherry butt HL20288 – Distillé en août 2011 et embouteillé en mai 2023.

André 89%
Beau nez de sherry parfumé d’embruns maritimes, de bois brûlé sur la plage, de zeste de citron saupoudré de poivre. La bouche est huileuse, offre un mélange de bois calciné et de fumée de tourbe maritime, de sel de mer et de poivre, de petits fruits sauvages, cerises, citron, oranges et vanille. Finale de longueur respectable sur une texture huileuse fumée, salée et poivrée. Superbe whisky, vraiment, mais à plus de 400$ la bouteille j’ai l’impression qu’on fait rire de nous.

Patrick 90%
Un superbe Talisker à la hauteur des attentes de cette distillerie et d’Old Malt Cask. Ceci étant dit, malgré la mention de l’utilisation d’un « sherry butt », ne soyez pas dupes, le fût utilisé ici ne doit même pas se souvenir lui-même qu’est-ce que goûte le xérès! Bref, considérant le prix et la qualité des embouteillages officiels de la distillerie, il faut vraiment être un fan fini pour s’en procurer une bouteille. Nez : Une délicieuse fumée de tourbe sucrée et huileuse… Genre, je mange une pomme sucrée et poivrée (mouin…) pendant qu’un ami fait partir un feu de tourbe en s’aidant de vieille huile à moteur. Bouche : Portée par une délicieuse texture huileuse, la fumée de tourbe poivrée de Talisker est accompagnée d’une belle pomme rouge bien sucrée et saupoudrée de sel, ainsi que d’un bouquet d’épices rendant le tout étrangement succulent. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, sucrée et subtilement fruitée.

Old Malt Cask Talisker 12 ans 2008

50% alc./vol.
From Ex-Bourbon Barrel #HL18665, Distilled 12/2008, Bottled 05/2021, 298 bottles.

André 88%
Nez de pommes et de raisins verts, de miel et vanille, zeste de citron, très calme comme approche. L’alcool n’est pas perceptible au nez. On détecte aussi une légère touche maritime au travers de vagues iodées très fines. En bouche, encore les pommes vertes et une douce fumée de tourbe à la fois terreuse et iodée est plus évidente. Notes de miel, poires, vanille, pommes vertes et ananas. Le sel a été remplacé par une pincée de poivre. Très frais et tropical. La texture est soyeuse, moelleuse et apporte un beau support aux saveurs. L’épine dorsale qui représente la distillerie est bien là. Finale de bonne longueur très fruitée et tropicale, poivrée et vanillée avec une touche de fumée de tourbe. Un peu dénudé comme présentation mais un amalgame de saveurs justes et bien ficelées.

Patrick 88%
Nez : Surprenant: La tourbe est très discrète pour un Talisker. Bref, de la tourbe très discrète, du beurre, de la vanille et une touche boisée. Bouche: La tourbe typique de Talisker, un peu poivrée, est ici plus présente sans être intense. J’y trouve donc aussi du fudge et du bois grillé, porté par une texture laissant un à désirer. Finale: D’une longueur moyenne, fumée à souhaits.