Macaloney Killeigh Single Pot Still Signature Selection

46% alc./vol.
Distillé trois fois, de style « pot still » comme un whiskey irlandais, fruit d’un mélange de fûts de type Kentucky Bourbon Casks, Moscatel Wine Casks et Virgin American Oak Casks. Bottled 02/2024, 325 bottles.

André 83%
Beau nez approchable influencé par le bourbon cask. Vanille crémeuse, compote de bananes et sucre en poudre, miel, poires dans leur jus, abricots. Fruits tropicaux en bouche – les mêmes qu’au nez – raisins verts, oranges, poivre bien relevé. À l’aération, les notes d’oranges prennent plus de place. La texture en bouche manque un peu de punch mais demeure agréable, le bois sec est plus ressenti en bouche également ce qui augmente l’effet poivré. Finale un peu courte, tropicale et très influencée par le bourbon barrel.

Patrick 84%
Un beau whisky intense et savoureux. D’une belle complexité, sans être toutefois un chef d’œuvre de balance. Bref, bon, sans plus. Nez : Un beau parfum frais, avec de la vanille, du crème soda, des abricots, de la banane, une touche florale et une goutte de miel. Bouche : De beaux fruits tropicaux dont des lychees, de l’orange, de la banane verte, des fleurs séchées, de la vanille et une bonne dose de chêne épicé et de cannelle. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et chaleureuse.

Martin 83%
Nez: Céréale fraîche, pomme cuite, épices douces et une trace de fruits tropicaux. Lointaine banane, c’est moins bon ça. Bouche: Ronde et expressive, avec une onctuosité qui devrait davantage prendre de place. Malt grillé et banane mûre, clou de girofle et une note crémeuse rappelant la vanille fouettée. Finale: Moyenne à longue, avec une sensation de pâtisserie, de poivre blanc et de fruits jaunes. Équilibre: Un whisky au profil distinctif, à la fois chaleureux, accessible et bien charpenté. Macaloney se sont bien repris depuis leur dernière visite. Upoint de moins pour la banane.

Kim 84%
Nez : Jujubes grenouilles, les blancs et verts, dont j’ignore la saveur, eau de cuisson de riz au jasmin, une touche de feuilles de tabac et des cornichons à l’aneth. Bouche : L’eau de cuisson demeure, mais cette fois on dirait plutôt une eau de légumes verts. Épices à gâteau, piment de la Jamaïque, crème anglaise bien sucrée. C’est sympathique, sans me jeter par terre.

Macaloney Siol Dugall Signature Selection

46% alc./vol.
Bottled 03/2023, 790 bottles. Fruit d’un mariage de fûts de type Kentucky Bourbon casks, Virgin American Oak Casks et de Re-charred Portugese Red Wine Barrique.

André 86%
Mélange de vanille et de caramel, crème brûlée peut-être, citron, fruits tropicaux, framboises et cerises. Superbe texture (la meilleure du lot), grasse et moelleuse. La bouche est fruitée, fruits tropicaux et nordiques, poivre en grains, fumée relativement présente, caramel et terreau humide, beaucoup de gingembre. Finale avec une légère touche tourbée et terreuse, qui s’évanouie dans un mélange de fruits divers et des épices soutenues.

Patrick 91%
Un whisky d’une belle complexité bien balancée et présentant un niveau d’originalité « canadien » que j’adore. Nez : De la délicieuse fumée de tourbe, avec du pin de tourbe, des fruits tropicaux, du thé chinois, des pétales de roses, des agrumes, de la viande fumée et des herbes aromatiques. Complexe et impressionnant. Bouche : Un superbe mélange de fumée de tourbe, de pin, d’agrumes, de sucre blanc, de miel, de la viande salée et du chêne sec porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, avec des agrumes et une petite note sucrée.

Macaloney’s – Échantillon du fût 1022, Porto, style « classique »

55% alc./vol.
Échantillon préparé le 30 avril 2026

André 86%
Nez plus sur les framboises et les fraises que les raisins et les fruits noirs séchés, plus festif et aérien comme notes rougeâtres, du style du sherry de Glenfarclas mettons. Framboises, vieilles réglisses éventées, cosses d’orange, petits fruits sauvages. J’ai quelque chose qui me rappelle le sachet de poudre Kool Aid à la framboise en tête. Si le nez est vraiment hyper doux, la bouche elle affiche beaucoup plus de caractère. Plus sur la cerise et la figue, avec de bonnes notes de cannelle, la framboises tout de même, le chocolat noir amer fourré de caramel et de vives notes tanniques. Changement de cap drastique. La finale est à la fois tannique et sucrée, sur les petits fruits sauvages, le zeste d’orange et une montée puissante de cannelle, de poivre et de bois calciné. Intéressant et challengeant à évaluer mais un peu chaotique dans la présentation générale.

Patrick 93%
Présenté devant une audience de 80 participants, j’ai été initialement surpris de voir ce whisky remporter le vote de la majorité comme étant le meilleur de la soirée (et de loin!). En m’y replongeant le lendemain, je comprends : la profondeur, la texture, les saveurs… Tout y est! Ok, le choix était finalement facile. Nez : Fruits mûrs et chocolat, avec des prunes, un peu de caramel, du cuir, du tabac et une petite trace d’oranges sanguines. Bouche : Toujours les fruits mûrs et le chocolat, mais on sent bien ici le soutien du chêne brûlé. J’y retrouve aussi toujours du fudge, du cuir, du tabac et une trace d’oranges sanguines, mais aussi une pincée de sel. Superbe texture huileuse en bouche. Tellement doux malgré le taux d’alcool. Finale : D’une belle longueur, avec des fruits, du cuir et du bois carbonisé.

Kim 84%
Nez : Le porto s’affirme à fond, sur la confiture de cerise noire avec un coté malté rappelant le chocolat noir, un duo gagnant. Reste en trame de fond une touche métallique légère mais étrange. Bouche : Fidèle au nez, avec en plus du moka et un côté herbacé qui évoque le souvenir d’un thé vert un peu trop infusé, et ça je m’y connais, étant une pro d’oublier de retirer les feuilles de thé au moment opportun.

Macaloney’s – Échantillon du fût 392, Porto, style « tourbé »

55% alc./vol.
Échantillon préparé le 30 avril 2026

André 88%
C’est costaud comme whisky… Tourbe sèche organique au nez, très riche, petits fruits sauvages et framboises, poivre concassé, touche de citron, de varech et d’iode. La bouche présente des notes de chocolat noir amer et de tourbe grasse organique, prunes, raisins secs, framboises, terreau d’empotage humide, poivre pétillant. La tourbe développe des notes de bois brûlé style charcoal à l’aération mais le whisky dans l’ensemble s’arrondit grandement avec le temps. La finale est sucrée et parfumée de fumée de tourbe, terre humide, fraises en guimauve saupoudrée de sucre, de zeste d’orange puis notes de noix trempées dans le chocolat noir et le marc de café.

Patrick 92.5%
Les attentes se doivent d’être élevées lorsqu’on voit la description sur papier d’un tel whisky. Et elles sont tout à fait rencontrées. On a une bête de compétition ici! Nez : La fumée de tourbe et les fruits du porto se mélangent ici avec brio. Le mélange est soudé par des notes de chocolat au lait, d’oranges sanguines, une pincée de sel et un soupçon de bois brûlé. Bouche : L’arrivée en bouche présente du de la fumée de tourbe et du bois brûlé, avec le porto qui arrive pas très longtemps après. Puis le chocolat. Les épices à steak. Les oranges sanguines. Le cuir. Le sel. Et une superbe texture en bouche pour envelopper le tout. Finale : D’une superbe longueur, boisée, fruitée et salée.

Kim 89%
Nez : La rondeur sucrée du porto et la tourbe valsent avec mes papilles, une touche d’aneth frais et de feuillage de céleri s’y glisse, bacon anglais (celui qui ressemble à du jambon). Bouche : Wow, le kick de sucre, c’est incroyable. Bacon caramélisé, cendres froides le lendemain d’un feu de camp, cerises noires compotées. Finale sur le moka.

Macaloney’s The Peat Project Ex-Bourbon Cask

46% alc./vol.
Distillé à partir d’orge locale de Colombie-Britannique, fumé à la tourbe à 54 ppm à la distillerie avec de la tourbe de la Olympic Peninsula provenant de l’état de Washington aux USA, il a ensuite été entièrement mûri dans un fût de bourbon du Kentucky.

André 90%
Le bourbon cask ramène à la genèse du whisky, ça ne pardonne pas aussi sur les erreurs de production ou de vieillissement. Ce whisky pourrait facilement devenir le flagship de la série Peat Project de par sa qualité d’exécution et sa justesse à dévoiler l’ADN de la distillerie. Le nez s’ouvre sur des notes intenses de vanille fumée et terreuses, assaisonnée de sel de mer, l’ananas grillé sur le feu de plage et le miel tout juste extrait de la ruche. La bouche est au départ très feutrée mais prend plus de punch sur la tourbe et l’apport maritime. Vanille, abricots nappés de miel, feu de plage nourri au bois de plage, caramel, beaux fruits à chair et tropicaux sur fond pâtissier. Texture gourmande et moelleuse. Finale de fruits tropicaux et de fumée de tourbe terreuse et maritime.

Patrick 89%
Un Canadien qui n’a rien à envier aux Écossais d’Islay. Au contraire même, à 65$ la bouteille, ce n’est pas seulement patriotique d’acheter local, mais du simple gros bon sens. Parlant de gros bon sens, la SAQ est sur les talons de la distillerie pour qu’ils arrêtent de vendre leur whisky en ligne aux québécois. Je n’en dis pas plus. Nez : La fumé est moins intense que ce que le 54 PPM affiché sur la bouteille laisse présager. J’y retrouve donc aisément aussi des fleurs sauvages, du miel, du chêne sec et une petite touche maritime et huileuse. Bouche : L’arrivée en bouche est un mélange de fumée de tourbe, de sel, de bois brûlé et d’huile. Puis, j’y trouve un peu d’agrumes, des fleurs, du miel et des pêches. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, avec une touche de bacon salé et de bois brûlé.

Kim 81%
Nez : Tourbe végétale, sans toutefois évoquer le légume cuit, plutôt sur les fleurs des champs. Pelure d’ananas, voire même tepache, une touche de bacon ou de jambon fumé. Bouche : Sur la viande fumée et grillée, les noix et le chocolat noir, plutôt sévère dans l’ensemble sans que ce soit catastrophique.

Macaloney’s The Peat Project Portuguese Red Wine STR Barrique

57% alc./vol.
Cask #586 – Distillé à partir d’orge locale de Colombie-Britannique, fumé à la tourbe à 54 ppm à la distillerie avec de la tourbe de la Olympic Peninsula provenant de l’état de Washington aux USA, il a ensuite été entièrement mûri dans un fût de type Red Wine portugais qui a été conditionné à la manière STR (shaved, toasted & recharred). 300 bouteilles

André 91%
Surprise de la dégustation verticale. Un gros WOW! J’ai eu un gros coup de cœur pour la version Bourbon barrel, plus dépouillée sans être brute mais cet opus allie robustesse et souplesse de façon impressionnante. À l’aveugle, j’aurais misé sur un Kilchoman Wine Cask Peated. Superbe nez, sur les fruits rouges onctueux nappés de caramel fondu, de la fumée de tourbe à la fois terreuse et iodée coiffe le tout. Sel de mer, terre humide, cannelle, fruits rouges à chair, poivre, caramel. La bouche est soyeuse, texture sexy, raisins secs, dates, cerises trempées dans la cannelle et le poivre, terreau d’empotage humide, embruns marins, oranges. Équilibre parfait des éléments avec une belle fumée de tourbe habilement intégrée à l’ensemble. Finale avec un accent minéral et de poussière de pierre bien particulier, fumée intense, iode et cannelle sur canevas de fruits rouges et de charcoal.

Patrick 90%
Un autre Macaloney complètement ca-po-té! Le Doc Macaloney n’a pas eu droit à une ovation debout sans raisons lors de sa visite au Club! Nez : La fumée est ici à peine plus intense que les notes de fruits mûrs, de figues, d’oranges sanguines, de raisins, de tabac, de cuir et de caramel. C’est alléchant! Bouche : Ici cependant, la fumée est tourbe et le bois carbonisé sont à l’avant-plan. Puis on y retrouve les oranges sanguines, le vin rouge, le cuir, les dates, les prunes, le fudge, le sel et un peu de poivre noir. Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée et du bois grillé.

Kim 88%
Nez : Tourbe grasse, sur le bacon bien cuit et surtout juteux et gras, balancée par une rondeur de fruits rouges. Bouche : Le vin rouge s’affirme en grand, avec des tannins prononcés qui viennent assécher la bouche. Ce n’est pas toujours une combinaison gagnante, surtout en « matured » et non seulement en affinage, dans ce cas ça fonctionne très bien.

MacKillop’s Choice Rosebank 1989 Cask Strength

58.3% alc./vol.
Bouteille #33.

André 85%
Métallique, minéral.

RV 87%
Épice… Papier d’aluminium dans les paquets de cigarettes. Grain, céréales. Sève qui reste de l’année dernière dans les tubulures. Cerises de terre. Salé.

Patrick 85%
Salin? Métallique. Céréales. Très bien pour un Lowland.

MacKillop’s Choice Glen Elgin 1989 Single Cask

52.4% alc./vol.
Distilled 12/12/1989, Bottled 03/2014, Bottle #187 of 240

André 84%
Agrumes, citron, oranges, poires, vanille. Direct et efficace. Belle onctuosité en bouche, qui présente les mêmes saveurs humées, de compote de petits fruits sauvages qui s’accompagnent de poivre et de cannelle. Au deuxième passage, j’ai de la tarte aux pommes, des pêches et une touche de caramel et de miel également. Finale moyenne en longueur, mélangée de miel, vanille et de sirop de fruits. Pas un malt d’exception mais qui se déguste bien et sans prétention.

Patrick 79%
Ouf. Pas aussi méchant que l’impression que m’a laissée le nez au premier abord. Mais je ne peux pas dire que j’ai eu bien du plaisir ici. Nez : Erk. Un mélange désagréable d’agrumes, de fruits tropicaux poivrés. Bouche : Poivrée et fruitée, avec des agrumes et des fruits tropicaux. Finale : D’une longueur moyenne, et fruitée.

MacKillop’s Choice Highland Park 22 ans 1980

54.5% alc./vol.
Distilled 28/04/1980, Bottled 04/2002, Cask #4771, Bottle #142.

André 92%
Miel de bruyère, aspect floral, sirop de poires, fumée de tourbe maritime bien dosée. C’est paisible et très apaisant comme approche. Wow LA texture en bouche… Vague de fruits tropicaux, miel de bruyère et sirop de poires, fumée plus présente qu’au nez, pincée de sel de mer. L’alcool est plus ressenti en bouche aussi et danse avec les épices dans des draps de fumée de tourbe florale et de miel chaud. Finale bien épicée et alcoolisée, adoucie par les notes de fruits tropicaux dans le sirop et le miel.

Patrick 94%
Un superbe Highland Park où le style de la distillerie s’exprime avec pureté et brio. Superbe. Nez : Parfum avec la fumée florale et mielleuse typique de cette distillerie, avec de discrets fruits exotiques. Bouche : Toujours une belle fumée de tourbe bien mesurée, avec une belle dose de miel bien sucré, de fleurs et de fruits exotiques, le tout porté par une superbe texture. Finale : D’une superbe longueur, fumée et épicée.

Mackinlay’s Shackleton Rare Old Blended Malt Scotch Whisky

40% alc./vol.
Version plébéienne du blend de l’Antarctique reproduit par Richard Paterson en 2013

Patrick 84%
Un bon blend, mais étant à des lieues du Mackinlay, plutôt décevant. Bref, je n’aurai pas de misère à vider ma bouteille, mais on ne me reprendra pas à en acheter une autre! Nez : Parfum marqué par le whisky de grain, du chêne, des fruits délicats et une touche de fumée discrète. Bouche : Une belle fumée de tourbe évanescente, du chêne, des fruits délicats et de discrètes épices. Le tout paraît relativement jeune. Finale : D’une longueur moyenne, un peu fumée et épicée.

Martin 83%
Nez: Arômes mélangés de grains et d’orge, de bourbon et de xérès, un vrai de vrai blend quoi. Légère fumée qui tente de percer, juste assez pour garder le cap sur un profil typique de scotch. Un peu de fruits, un peu d’herbe. J’avoue que j’aime bien. Bouche: Fruits juteux et tourbe fraîche. Un peu jeune au goût, mais pas trop déplaisant. Sa texture pourrait être plus poussée par contre. Finale: Beaucoup plus tourbée que ce à quoi je m’attendais. Bois, fumée, orge, grain et fruits rouges. Équilibre: Si le pari était de rendre le blend de l’antarctique abordable, c’est réussi. Facile d’approche? Je ne sais pas, l’original avait plus de caractère. Celui-ci? À son prix, je peux difficilement me plaindre, mais je peux aussi boire autre chose.