Dun Bheagan Longmorn 13 ans

43% alc./vol.
Fûts #74877, 74878 & 74882, bouteille #1227.

André 84%
Maritime au nez, doux sel, nectarines et céréalé au nez. Les céréales sont plus présentes en bouche allié d’un bel apport fruité. La finale est sucrée et d’une belle longueur.

RV 86.5%
Citron fumé et orge pas mûr, mais lorsque qu’il respire davantage le citron est remplacé par la clémentine. C’est bien un Longmorn, mais on dirait qu’il a reçu un traitement spécial. Le grain est encore plus vert en bouche mais en même temps plus sucré, et le gout semble atténué par une étrange sourdine gustative. La finale commence par une fumée tranquille disparaissant dans les épices. L’aftertaste est difficile à décrire mais bien présent, d’une longueur étrange pour seulement 13 ans. Pas au niveau du 15 et du 16 ans, mais pour un embouteilleur, contrairement au pitiful Longmorn-Glenlivet, ca passe très bien malgré que je voudrais qu’elle s’exprime davantage.

Patrick 81%
Très léger et frais. Herbes séchées, agrumes et orge fruité. Un whisky si léger ne devrait être jamais être offert à un taux d’alcool de moins de 50%. Pas mauvais, mais un peu trop bref et passager.

Dun Bheagan Rosebank 15 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1991 et embouteillé en 2006, fût #2047, 2054 & 2055, 894 bouteilles.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais me semble que ma vie serait triste si je n’avais rien d’autre à boire. Nez : On jurerait être en train de marcher dans un champs, après la pluie : orge, herbes et fleurs des champs, le tout accompagné d’une odeur de terre humide. Bouche : Le chêne et ses épices. Un peu de sucre juteux et d’herbe. Finale : Courte et épicée.

Duncan Taylor Auld Reekie 12 ans

46% alc./vol.
Édimbourg a longtemps été associé avec la fumée, le whisky et la royauté. Il fut rapporté en 1777 que non moins de 400 distilleries illicites existaient à Édimbourg. Celles-ci restaient facilement inaperçues dans la fumée épaisse qui remplissait Édimbourg, si bien que la capitale fut également affectueusement appelée “Auld Reekie”. Édimbourg a récemment perdu sa réputation de ‘capitale enfumée d’Écosse’ car le monde du whisky associe maintenant plus l’île d’Islay à la fumée qu’Édimbourg.

André 91%
Nez superbe, tourbe terreuse, grasse et huileuse, timidement maritime. Bouche généreuse des arômes habituels des whiskies de l’Ile d’Islay (tourbe, huileux et charbonneux), se drapant d’une bonne couche sucrée, élégamment balancée. C’est chic et riche et on ne s’en lasse pas. La finale est tout aussi agréable, les agrumes se mêlant à la valse. Bonne rétro-olfaction à saveur de poisson salé que l’on retrouvait dans d’anciennes versions de Bowmore.

Patrick 91%
Tourbe salée au nez… Pierre-Luc y voit aussi des peanuts et des notes de bruyères, alors qu’Emilie le trouve plutôt « racé » et une forêt de résineux plein de sève… Elle précise que ca lui rappele une promenade en raquette dans la dite foret quand tu prends un raccourci au travers des arbres. En bouche, PL croit y reconnaitre un vieux Talisker. En effet, le poivre est très explosif, tout comme le volcan poivré que cette distillerie nous inspirait. Bon. « Dommage » que ce soit en fait un Islay. La finale offre une belle longueur poivrée. Un excellent whisky, je m’en sers un autre verre!

RV 92.5%
Un peu de tous, mais quand il s’agit du meilleur des meilleurs… à la fois médicinal à la Laphroaig et frais à la Ardbeg 10, une point d’agrume à la Bowmore partage le nez avec une pointe d’animal à la Lagavulin. Mais pourtant, ce n’est pas un vatted, c’est un single malt. En bouche ca se précise, avec une tourbe animale très longue pour un douze ans, et une fumée comme j’en ai rarement autant appréciee. Un peu plus subtil que par les embouteillages de la distillerie, mais une très belle valeur, alors on s’en fout que la bouteille n’indique sa provenance.

Duncan Taylor Big Smoke 60 Vatted Malt

60% alc./vol.

André 86.5%
Not so big au nez… Je m’attendais à un coup de pelle ronde trempée dans la tourbe en pleine face mais c’est plutôt posé comme whisky tourbé. Posé mais aussi sans ambiguïté, pour notre plus grand plaisir. Le nez se garde bien de dévoiler ses notes tourbées au départ, il affichera plutôt une belle rondeur vanillée tirée du fût de bourbon et de généreuses notes sucrées. Avec le temps, les notes de bitume apparaissent, la fumée de tourbe et les notes maritimes entrent en scène. Beau caméo des céréales en apparition surprise. La bouche est huileuse et très agréable, plus musclée que le nez (merci taux d’alcool), la pomme poire et les épices, le citron et l’orange, la tourbe et un côté épicé astringent en finale de bouche, peut-être un kick woody de chêne. La finale est longue, épicée et alcoolisée, ponctuée de notes poivrées et de saveurs tourbées.

Patrick 84%
Si on se bouche le nez, c’est un excellent whisky. Nez : Avec un tel nom, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus agressif. En fait, il ne sent presque pas la fumée, mais plutôt une odeur de jus de bas acide. Bouche : Nettement mieux en bouche, avec une belle texture huileuse supportant une superbe vague de fumée épicée et sucrée par une touche de jus de fruits. Finale : Longue et intense, avec des saveurs de fumée et de fond malpropre de vieux réservoir à huile.

Duncan Taylor Bunnahabhain Peated Cask Strength 7 ans

53.9% alc./vol.
Ex-bourbon Cask. Distilled 2014, Bottled 2022 from Single Cask #3814010803, 574 bottles

André 86%
Fumée de tourbe végétale et minérale, notes maritimes aussi, petits accents citriques. À 574 bouteilles, si ça provient d’un sherry cask, y’a rien dans le nez qui le confirme. La bouche apporte une belle texture, notes d’ananas flambés sur le feu de camps, galets chauffés par le soleil, tourbe végétale et terre grasse humide, agrumes et vanille. La finale est très sèche, la tourbe explose en envahi la bouche avec des notes de terre grasse, de sel de mer et de fumée crasseuse.

Patrick 92%
Un scotch impressionnant, d’une intensité impressionnante, d’une balance impressionnante et que, sans surprise, que je trouve impressionnant. Nez : Un délicieux parfum de fumée de tourbe, avec une discrète note de fruits tropicaux et un beau feeling huileux. Bouche: De la tourbe hyper intense, avec du bois brûlé, du charbon et de subtils fruits exotiques. Le tout, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée avec du charbon.

Martin 90%
Nez: Expressif, avec une fumée grasse et maritime, des accents d’algues et de tourbe humide, soutenus par du citron confit et une pointe de céréale maltée. Pierre lavée et minéralité. L’intensité de la jeunesse se fait sentir, mais sans excès. Bouche: Vive et affirmée, mélangeant cendres froides, poivre blanc et réglisse, équilibrés par une douceur maltée et un soupçon de fruits jaunes. La puissance de l’alcool accentue la fougue du profil. Finale: Longue et un peu ardente, marquée par la fumée persistante, le sel et une touche amère de cacao noir. Équilibre: Un jeune Bunnahabhain tourbé au caractère franc et énergique, qui séduit par sa force brute plus que par sa subtilité.

Kim 70%
Nez : je n’ai habituellement le meilleur détecteur de souffre au monde, mais là ça me saute au nez. Ça et du beurre d’arachide. La tourbe se mélange avec du miel pâle. Bouche : c’est spécial ça… carton brun, bouquet de fleurs mélangées, noix de coco, mais surtout une sensation déplaisante en bouche. Il me fait grimacer et le reste de mon verre prend la direction de l’évier. Mon échantillon avait-il passé trop de temps dans sa mini? Était-il éventé? À voir les notes élogieuses de mes comparses, c’est très possible.

Duncan Taylor Glenallachie NC2 13 ans 1995

46% alc./vol.

André 82%
Floral et herbeux, paille un peu brûlée. Biscuits aux citron des restaurants asiatique. Fruits verts non mûris, crème de vanille en bouche. L’alcool est plus puissant en finale qui est d’ailleurs très ordinaire. Mais il se reprend en rétro-olfaction avec un bon retour sur les grains de céréales verts. Mérite peut-être pas son surnom de Glenallashit mais n’apportera rien de significatif à votre découverte des single malts.

RV 82%
Grain tranquille, prédominé de malt. Belle montée et douce vague sans cesse montante avec une bonne amplitude mais un manque de vitesse en bouche. Par contre, même si l’aftertaste se fait attendre, c’est vraiment point son point fort. Mais ça reste tout de même dans la gamme des whiskies sans nom que j’ai tendance à oublier.

Patrick 83%
Blé mouillé et agrumes au nez. Au goût, ce whisky qui semblait discret explose en saveur : citron, orange, fraises, bleuets et une touche de vin blanc. Finale intense mais courte de céréales mouillées et d’agrumes.

Duncan Taylor Octave Benrinnes 23 ans 1997

54.2% alc./vol.
Cask #9129174, 98 bottles.

André 89%
Nuage de réglisses poivrées surfant sur un désert de xérès fruité, fruits secs, prunes et bleuets, caramel, compote de pommes. La bouche exprime la première maturation en ex-bourbon cask avec un mélange de fruits tropicaux, d’ananas, de jus de citron et d’oranges, puis de réglisses et fruits rouges. Des notes de chocolat noir fourré de poivre et de clou de girofle joignent ensuite le bal. Bouche bien équilibrée mais relevée, autant par l’alcool que les épices. Finale oscillant entre le sucre à glacer, le caramel nappant des cosses d’oranges, le cuir mouillé, le tabac et les cerises poivrées. Le whisky demande passablement de temps afin de s’équilibrer et libérer ses saveurs et arômes mais la patience est hautement récompensée. Le tout est très punché et relevé de puissantes épices. L’aftertaste d’orange est savoureux.

Patrick 88%
Un très bon whisky présentant un beau mélange de saveurs bien équilibrées. Meilleur de gorgée en gorgée Nez: Des fûts tropicaux, avec du bois frais et de la vanille sucrée. Bouche: Mmmh, de délicieuses pommes fraîches, des fruits tropicaux, un peu de vanille et des biscuits aux brisures de chocolat. Finale: D’une belle longueur, fruitée, chaleureuse et sucrée.

Martin 88%
Nez: Un bel amalgame d’arômes s’ouvre à nous dès l’entrée de jeu. Fruits tropicaux et raisins, vanille et fleurs. Agrumes et xérès. Un mix singulier mais qui fonctionne. Bouche: Fleurs et sirop simple, bois, poivre, clou de girofle et muscade. Très franc et assumé, les saveurs vibrent comme des couleurs vives. Finale: Longue et très épicée, laissant le poivre rose et le sherry dominer la fin de parcours. Équilibre: Un superbe dram, qui ne laisse pas la place à personne sur son stage. Une vedette.

Duncan Taylor Octave Braeval 25 ans 1996

51.1% alc./vol.
Cask #11430813, 86 bottles.

André 88%
Confiture de fraises et framboises, noix cuites au four enrobées de miel, abricots, bois enduit de cire d’abeille. Exquise texture en bouche. Le sherry est plus épicé et affiche une touche effervescente singulière. Céréales séchées et sucrées, miel et sirop d’érable, pincée de gingembre, gâteau aux fruits secs, réglisse, abricots et raisins. Changement de cap pour la finale qui, sans se départir de ses atours de xérès à saveur de réglisse, se dévoile maintenant sur des notes plus prononcées de fruits tropicaux drapés d’épices bien ressentis. Vraiment bien comme embouteillage, on repassera pour le prix par contre.

Patrick 84%
Un bon whisky riche et savoureux. Nez: De la compote de fruits mûrs, avec du jus d’orange très sucré et une goutte de chocolat. Bouche: Des oranges bien mûres, du bois sec, de la vanille, du chocolat. Complexe et porté par une belle texture. Finale: D’une belle longueur, du bois, des épices et de la salade de fruits.

Martin 89%
Nez: Noix et confiture de fruits des champs en puissance. Miel, chêne, touche de vanille et d’épices. Bouche: Belle poignée de fruits et de baies. Raisins secs et bois. Vanille, caramel et épices. Superbe. Finale: Bien chaleureuse et bien enveloppante. Cannelle et poivre, bois et miel, le tou baignant dans le jus de raisin de le vin. Équilibre: Un excellent embouteillage, un dram vénérable, bien qu’il faut accepter le prix qui vient avec.

Duncan Taylor Octave Bunnahabhain 7 ans 2014

53.9% alc./vol.
Cask #3814010803 – Distillé en octobre 2014, embouteillé en février 2022 – 574 bouteilles

André 86%
Fumée de tourbe végétale et minérale, notes maritimes aussi, petits accents citriques. À 574 bouteilles, si ça provient d’un sherry cask, y’a rien dans le nez qui le confirme. La bouche apporte une belle texture, notes d’ananas flambés sur le feu de camps, galets chauffés par le soleil, tourbe végétale et terre grasse humide, agrumes et vanille. La finale est très sèche, la tourbe explose en envahi la bouche avec des notes de terre grasse, de sel de mer et de fumée crasseuse.

Patrick 90%
Un whisky vraiment délicieux et bien construit, reflétant superbement le style de la distillerie à son meilleur. Nez : Un beau parfum légèrement sucré, légèrement fumé et légèrement fruité. Bouche : La fumée est ici beaucoup plus présente et savoureuse, avec du bois brûlé, quelques épices et des fruits tropicaux. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée, complexe et savoureuse.

Martin 87%
Nez: Salade de fruits, sucre blanc, légère fumée de tourbe. Quand même assez classique. Bouche: Fruits rouges, le sucre s’assombrit, épices et bois. Le xérès se manifeste un peu plus ici qu’au nez. Finale: Chaude et longue, elle s’étire de façon plutôt plaisante sur des notes de bois de poivre et de sel de mer fumé à la tourbe. Équilibre: Bien que ses éléments principaux soient assez discrets dans l’ensemble, ce jeune dram demeure une belle découverte.

Duncan Taylor Octave Caol Ila 15 ans 2008

52.1% alc./vol.
Distillé en 2008, embouteillé en 2023, 90 bouteilles, cask #4036549

Patrick 77%
Je ne suis pas fan des whiskys overpriced de cette ligne de whiskys, et cet embouteillage, dont la balance est quasi-catastrophique (bref, à l’inverse des notes de dégustation du producteur), ne fait que confirmer mon opinion. Bref, les trop petits fûts (Octaves), c’est une façon coûteuse de ruiner un bon whisky. Nez: L’arôme du whisky est relativement léger, avec du xérès terreux, pâtes aux champignons, de la fumée avec une touche médicinale et une discrète note d’agrumes. Bouche : D’abord le gingembre, puis du chêne grossier recouvert de gros sel. J’ai aussi l’impression d’un dessert au vin blanc passé date, et de saumon plus trop frais… Finale : D’une longueur moyenne, et sans grande balance.