Domaine des Hautes-Glaces Single Malt New Organic Rye Spirit

45% alc./vol.
Batch S:11-01, bouteille #030 de 100.

André 67%
Nez full grappa fruitée plutôt que le rye, très jeune autant au nez qu’en bouche, c’est définitivement dans le thème des whiskies de bas âge pour ne pas dire de bas étage. Le rye se dévoile un peu plus en bouche au travers quelques notes épicées, l’alcool est agréable. Quelques autres saveurs se greffent à l’ensemble; les raisins verts, un côté végétal pas plus agréable qu’il le faut et une bonne dose de sucré. Finale : souhaitée. Pour le prix de 130$ demandé en plus, faut être vraiment mal pris pour s’acheter ça.

Patrick 82%
Intéressant, différent, mais pas trippant.  Nez : Herbe et feuilles mortes et moisies.  Touche d’épices du chêne.  Bouche : Chêne plein de sève, épices et herbe verte.  Finale :  D’une longueur moyenne.  Florale.

Don Julio Reposado

38% alc./vol.

Patrick 78%
Manque de balance et plus agressive que plaisante. Définitivement, je ne comprends pas le concept des téquilas « reposados » : Pas assez vieilles pour être bonnes, et trop chères pour servir d’alcool cheap pour les cocktails. Nez : Agaves, citron et touche boisée. L’ensemble est frais et semble très jeune et agressif. Bouche : Texture aqueuse et goût dominé par le poivre. Quelques notes florales et d’agrumes viennent compléter le tout. Finale : Courte, présentant un mélange bizarre de fleurs et d’agrumes.

Dos Madeiras PX

40% alc./vol.
Espagne. Rhum vieilli 5 ans dans les caraibes puis 5 ans dans des fûts ayant contenu des sherry de 20 ans.

Patrick 87%
Un beau mélange savoureux de sucre et d’épices.  Nez : Parfum de caramel et de xérès.  Touche de vanille et de chêne.  Bouche : Beau chêne épicé, sucre brûlé et jus de fruit mûr.  Finale : D’une longueur moyenne et épicée.

RV 92%
Nez très puissant de raisins et de figues (à l’image du Forty Creek Double Barrel Whisky), avec du caramel très sucré et de la vanille fraîche. Le sucre a la même efficacité sur les papilles malgré le raisin qui se fait entendre davantage, et le sherry qui pousse au travers, de manière bien dosée. En finale, on assiste à un retour du raisin mais en déclinaison tarte raisins secs et sirop d’érable, avant de se conclure sur un élan de caramel légèrement brûlé un peu plus classique mais d’excellent goût. Un peu trop dénaturé à mon goût, un peu cher mais facilement comparable en terme de qualité avec les bons whiskies de prix comparables ou supérieurs.

Douglais Laing Caperdonich 1996

46% alc./vol.

André 83%
Voile olfactif très diaphane; fruits savoureux, très clean et épuré au nez. Nectarines, kiwis et jus de fruits tropicaux, le tout accompagné d’un fin cendreux froid en background. La bouche est doucement fruitée, à prédominance de zeste de citron jumelé d’une discrète pincée de sel. Agréable mais encore faut-il être dans le mood de ce type.

RV 78.5%
Citrouille et guimauve a saveur de bleu (la couleur, pas le fromage). La citrouille se poursuit pour migrer vers du sucre et de la cassonade, mais retourner vers quelque chose de plus aigre en finale. L’aftertaste n’est pas ce qu’il y a de meilleur, ce qui laisse une mauvais surprise en conclusion d’un whisky assez ordinaire merci.

Patrick 79%
Sent le new make spirit!! Un new make de 11 ans! Citrouille, malt, un bon whisky d’Halloween. Léger. Finale très courte.

Douglas Laing Director’s Cut Highland Park 28 ans

48.5% alc./vol.
Distillé en décembre 1984 et embouteillé en septembre 2013, single cask, 133 bouteilles.

Patrick 85%
Nez : Étonnant! Cassonade, orge brûlée et bruyère séché. Bouche : Chêne, épices, biscuits à l’orge et une touche de fumée. Finale : Longue, chaleureuse, me fait penser à un cigare qu’on aurait trop laisser brûler. Balance : L’ensemble est très chaleureux et intense. À 57$, ca ferait un excellent dram pour aller à la pèche. À 577$ (prix SAQ), c’est simplement du vol, même pour un 28 ans.

Douglas Laing Double Barrel Bowmore & Highland Park

46% alc./vol.
Ce Double Barrel résulte de l’assemblage de deux fûts des distilleries Bowmore et Highland Park. La gamme Double Barrel a été lancée par les frères Laing en août dernier. Issue de la technique du « vatting », c’est-à-dire de l’assemblage de fûts, Fred et Stewart Laing ont sélectionné pour chacune des mises en bouteille des distilleries iconiques : Laphroaig et Macallan, Bowmore et Highland Park. Comme son nom l’indique, Double Barrel résulte de l’assemblage de deux fûts de deux distilleries.

André 94%
When Orkney meet Islay. Un Tango langoureux, passionné et un brin animal où la douce tourbe d’Islay et le miel de bruyère des îles Orkney mènent le bal chacun leur tour. Suave et amoureux en bouche, agrumes – principalement les oranges – et la vanille très crémeuse accompagnée d’un soupçon de sel marin. La bouche est extraordinaire et les vagues successives des éléments distinctifs d’Islay (sel, douce tourbe) et les traits distinctifs de Highland Park (miel de bruyère, chocolat) prennent le relais chacun leur tour, comme un ballet de vagues interminable. La finale est incroyablement longue, ce qui accroit la surprise car jamais on aurait pensé qu’une concoction aussi douce pouvait garder une si longue persistance en bouche. Léger retour sur la poussière de pierre salé en rétro-olfaction que le miel et la vanille réussit toujours à adoucir. Une vraie petite perle créée du meilleur des deux mondes. Le « bad boy » a finalement rencontré sa « girl next door ».

RV 84.5%
Boxe avec 2 pugilistes de talent semblable, simplement un qui est 2 fois plus pesant que l’autre. Olfactivement, plein de bon Bowmore bien salé mais aussi avec la cendre du Laphroaig, et un fond d’herbe de bord de rivière. En bouche, c’est la puissance du Bowmore qui domine toujours au-dessus d’une faible dose de chocolat. Peu de développement en bouche avant une offensive du HP rapidement écrasée par le trop fort Bowmore. Le combat se termine en KO dans une finale toute juste assez longue mais aussi peu goûteuse. Drôle de match.

Patrick 80%
Woooooo! Ok, un mélange peu orthodoxe de tourbe, fleurs, fruits, cendre et herbes. Je suis un peu débalancé par le nez… En bouche, la tourbe prends le dessus, tout en laissant en arrière plan des notes florales, cendreuses et vanillées plutôt étranges. La finale s’étire longuement sur une tourbe bizarre. Globalement, l’équilibre est… étrange? Définitivement un mélange que je fantasmais de voir. Mais, comme bien des fantasmes, il est souvent mieux de les confiner à notre imagination.

Douglas Laing Double Barrel Caol Ila & Tamdhu

46% alc./vol.
« Deux distilleries, un whisky », telle est l’idée derrière cette série composée de trois expressions lancées en 2010 par la maison de négoce écossaise Douglas Laing. Derrière chaque whisky se cache en fait un blended malt, assemblage de deux single malts distincts en provenance de deux distilleries, mis en bouteille suite à un temps de mariage à 46% et sans filtrage à froid. Le but recherché est de créer un nouveau whisky, tout en mettant en valeur chaque composant du mélange. En général, les assemblages de cette gamme se font à partir de deux malts de régions et de style que tout semblait opposer jusque-là : Speyside et Islay, Mainland et îles, fûts de bourbon et fût de xérès… Le résultat, toujours intriguant, est parfois surprenant !

André 83.5%
Dans cet affrontement entre le lutteur Sumo Caol Ila et le représentant de Western Spaghetti Tamdhu, on n’est pas surpris de la domination fumée grasse immédiatement présente au nez. La présentation est huileuse et un peu crasseuse, légèrement industrielle dans l’approche, avec la fumée de tourbe grasse, les cosses de pommes vertes, le mélange de miel et de vanille, notes de chocolat noir, tarte à la lime et citron, une touche d’agrumes aussi. La bouche se livre au départ de façon presque feutrée, texture un peu molle et légèrement diluée, mais on ressent rapidement les influences maritimes avec le sel de mer et les agrumes fraiches. La bouche est tout de même pas mal rectiligne côté saveurs, les influences du Tamdhu sont rendues presque seulement par la texture un peu lente et ratoureuse. Bon soubresaut d’épices en finale qui racolent avec la fumée de tourbe huileuse, malheureusement le whisky s’essouffle beaucoup trop rapidement en bouche et s’éteint sans passion. C’était probablement un couple dont la relation était vouée à ne pas trop fonctionner.

Patrick 84%
Fumée de tourbe offrant une belle intensité. En bouche, toujours la tourbe, mais pas aussi puissante… On dirait qu’on lui a ajouté un peu d’eau. Finale de tourbe et d’épices. Bref ,une belle curiosité, assez bonne.

RV 88.5%
Caol Ila + Tamdhu = Impressionnant + excellent. Festival d’épices, peu de fumée vient du Caol Ila mais l’ensemble respire d’épices, de tourbe et de cèdre. Même chose en bouche où c’est un peu trop clair au début mais où le fruit arrive ensuite de nul part. Finale à fond sur le cèdre, c’est un vatted (blended malt) aux allures de single malt à quel point le mélange est bien fait et semble naturel. Tout en nuance, un blend? Peu importe.

Douglas Laing Double Barrel Macallan & Laphroaig

46% alc./vol.
5e édition. 8 ans d’âge.

André 86%
Pour reprendre la phrase désormais célèbre de Fred Laroche  » Mélanger du Laphroaig avec du Macallan, c’est comme donner une quéquette à une fille ?! » En tout cas, au nez, c’est tout à fait Laphroaig; maritime, phénolique, médicinal, avec un parfum plus velouté en toile de fond. Il y a un peu de retenue dans le nez, ce qui est plutôt intriguant pour un Laphroaig, Un peu bizarre en bouche, texture un tantinet rocailleuse, de sel marin puis médicinal pour ensuite passer aux notes plus sucrées de chocolat et de fruits. Ces même notes fruitées s’éclipsent rapidement en finale et laissent les saveurs maritimes et tourbées du Laphroaig s’occuper de la finale. L’ensemble manque de punch même si l’expérience est intéressante.

RV 83.5%
Les opposés ne s’attirent pas toujours. Curieux mélange où le Laphroaig est trop fort et donne un aspect de fleurs pourries au trop doux Macallan. L’arrivée en bouche donne un feeling agréable et doux avant la cendre du Laphroaig. La finale est correcte, lorsque décortiqué il est bien, mais je reste avec le feeling que c’est davantage un mariage forcé que d’amour véritable.

Patrick 84%
Nez très peu subtilement tourbé-à-la-Islay. Avec de la fumée. En bouche, l’arrivée en bouche semble avoir été noyée dans l’eau. En fait, l’expérience au complet semble diluée. Dommage. Les saveurs sont excellentes, mais la sensation en bouche manque d’un petit quelque chose. Tourbe, sel, sucre, fruits rouges… Finale un peu courte. Les bonnes saveurs sont présentes, bien équilibrées entre elles, mais on dirait qu’un voile vient en masquer la pleine dimension. On sent le degré d’alcool plus élevé, mais on a aussi l’impression qu’on a ajouté trop d’eau dans mon verre. Bon. On a un peu gâché 2 bons whiskys ici selon moi. Bonne idée, mais était-il réellement besoin d’en faire autant de bouteilles?

Douglas Laing Double Barrel Talisker & Craigallachie

46% alc./vol.

RV 81%
Une étrange partie de rugby entre joueurs de hockey et de soccer. Bizarre dès le nez avec un mélange de fumée et de grain qui laisse une impression de match pas vraiment approprié ou élégant. Arrivée claire et liquide heureusement suivi d’un boom de fumée alors que Talisker semble prendre l’avance. Finale plus standard à quelque part entre Talisker et Mackmyra, spécialement avec l’aspect spécialement chimique de ce dernier. De bons éléments, mais pas vraiment dans la même bouteille.

Patrick 90%
Nez de tourbe herbeuse. En bouche, fumée, épices, et tourbe. La finale s’étire sur la fumée. Une superbe complexité, on jurerait un vatted. A ben. C’en est un. Lol.

Douglas Laing Executive Decision Aberlour 25 ans Single Cask 1988

50.9% alc./vol.
Fût #9967, 88 bouteilles.

André 87%
Un Aberlour complètement hors-norme, loin du sherry cask livre à la sauce bourbon cask. Nez doux et silky, fruité à saveur de salade de fruits, d’herbe sec, grains de céréales moulus. C’est quand même drôle de goûter un Aberlour sans le sherry, dans une dégustation à l’aveugle, ok, mais en sachant c’est quoi, c’est très déstabilisant… La bouche est douce, le bourbon cask est à l’avant-plan, le sucre vanillé, le bois de chêne un peu sec, puis encore la salade de fruits, le citron et les épices en fond de bouche. Finale de bonne longueur, sans autre variante qu’apportées précédemment. Les épices se soulèvent en coup de vent en toute finale et la salade de fruits, omniprésente, s’éteint lentement dans une finale où l’alcool est plus perceptible. Définitivement en dehors des sentiers battus des Aberlour traditionnels mais une addition intéressante et challengeante pour le dégustateur plus expérimenté. J’aime l’expérience du différent mais je déplore le manque de diversité de la composition et de l’expérience en général.

Patrick 89%
Nez : Belle profondeur.  Caramel brûlé, chêne, xérès délicat.  Bouche : Superbe sensation en bouche, huileuse et chaleureuse.  Xérès, caramel, chêne et épices.  Bref, tout y est!  Finale : Longue et chaleureuse, épicée et boisée.  Balance : Malgré que j’aie plutôt l’impression que ce whisky est en fait 10 ans plus jeune, il offre une superbe complexité et une balance exemplaire.