Deanston 9 ans Brandy Cask Finish 2008

56.4% alc./vol.
Maturation initiale de plus de 7 ans en Traditional Oak Casks suivi d’un afinage de près de 2 ans en French Ex-Brandy casks.

André 79%
Les cask finish de tout acabit vont habituellement tellement bien de pair avec la douceur et les saveurs relativement douce de Deanston. Dans le cas présent, on dirait que le Brandy cask a peut-être un peu trop forcé la note et dénatur complètement l’essence même du spirit. De belles notes de pommes caramel ouvrent le nez, appuyé par de fortes épices et des raisins secs roulés dans la cassonnade. Le nez évoque aussi le bois de chêne séché assez puissant et le chocolat au lait. En bouche, le whisky se déséquilibre complètement tel un finanbule essuyant un mauvais mouvement. De fortes notes de souffre et d’alcool envahissantes monopolisent la bouche de façon maladroite. Déçu, je laisse le verre reposer un bon 15 minutes en espérant que le tout se rééquilibre un peu. En revenant au nez, j’ai des notes encore plus fortes de pomme caramel, d’orange, de café au lait et un alcool plus domestiqué. En bouche, toujours des notes de souffre mélangées de fruits secs et de poivre broyé. La finale est hyper sèche, parsemée de souffre et de fruits rouges. Une des rares éditions Cask Finish de cette distillerie qui déçoit.

Patrick 92%
Nez : Superbe parfum fruité, de raisins secs en fait, avec une bonne dose de caramel, de fudge et de vanille. Bouche : Du beau gros brandy chaleureux et du bois brûlé qui prennent presque toute la place, le caramel, le fudge et la vanille étant ici plutôt discrets. On ne ressent presque pas la force de l’alcool tellement le whisky est doux. Finale : D’une superbe longueur, avec des raisins secs et du bois brûlé.

Martin 82%
Nez: Prune confite, poire pochée et un soupçon de cannelle. Une pointe d’amande douce et de cire chaude s’échappe du verre. Un vent de soufre projette toutefois une ombre au tableau. Bouche: Huileuse et ample, sur les raisins blancs, le miel floral et la frangipane. L’alcool porte bien les saveurs sans excès, mais cette satanée note sulfureuse suit le dégustateur averti. Finale: Persistante, sur des notes de compote de pommes, d’épices douces, avec un trait boisé légèrement amer. Équilibre: Un dram original, énergique et bien structuré, avec un finish qui devrait enrichir, mais qui malheureusement laisse le soufre dominer. Come on, Deanston…

Kim 88%
Nez : pain aux bananes avec des noix de Grenoble et des pépites de chocolat. Écorce de cacao, cerises noires, camerises, pâte à crêpe.
Bouche : gourmand à souhait! Crêpes farcies aux fruits et flambées, brioches au sucre à la crème (plus précisément de la boulangerie Bouchard à l’Isle aux coudres), pain doré couvert de sirop d’érable. Et tous ces délices, avec un alcool soutenu qui amène une belle richesse.

Deanston Cask 81 Amontillado Sherry Butt 2004

59.4% alc./vol.
Embouteillé le 23 septembre 2020, 16 ans d’âge

Patrick 90%
Un beau whisky savoureux et d’une intensité bien mesurée. J’aime! Nez : Plein de fruits et de vin chaleureux, avec un peu de chocolat noir et de bois brûlé. Appétissant. Bouche : Du vin chaleureux, des fruits mûrs, du bois brûlé et un peu de chocolat noir. Crime, c’est vraiment bon ce whisky-là! Finale: D’une belle longueur, avec un beau mélange de chocolat aux fruits et de bois brûlé.

Deanston Decennary 50th Anniversary

46.3% alc./vol.
Édition limitée de 1400 bouteilles soulignant le 50eme anniversaire de la distillerie, provenant d’un mélange d’un Deanston de 1977 40 ans refill hogshead, d’un de 1982 35 ans American Oak, un 1996 21 ans Port Pipe et finalement un Deanston 2006 11 ans Pedro Ximénez Puncheon.

André 93%
Exquis au nez, d’une douceur incroyable avec des odeurs posées et réconfortantes. Cerises noires, framboises et fruits séchés, oranges, vieux cuir élimé, vanille onctueuse, douces épices, chocolat noir et café noir, cannelle. Belle texture onctueuse en bouche, un peu gras, ça colle partout; l’effet du Sherry et du Port cask sont bien ressentis avec l’avalanche de fruits rouges divers. Agréable mélange d’oranges, de cerises et de framboises nappées de chocolat noir, de miel et d’une pincée de cannelle et de gingembre, avec une finale légèrement tannique et vieillotte ainsi que du caramel onctueux. Les épices sont aussi plus fébriles en toute finale et nuancent bien les saveurs qui gravitent, dans l’ensemble, dans le même coin de la palette aromatique. Une belle expérience de dégustation, chaîne et séquence de saveurs et arômes qui racontent une belle histoire.

Patrick 92%
Un scotch exceptionnel, d’une grande complexité et superbement bâti. Le genre de whisky grandiose où l’on découvre de nouvelles saveurs à chaque gorgée. J’adore. Nez : Parfum d’une rare complexité, présentant des notes de fleurs, d’agrumes, de fruits des champs très subtils et une bonne dose de chêne frais. Bouche : Wow, un sublime mélange d’épices, de bois sec, de fruits des champs, de vanille, d’agrumes et d’une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, très épicée et légèrement sucrée.

Martin 93%
Nez: Cerises, cacao et fruits rouges. Orange, bois et cuir. De beaux arômes issus de grands vins fortifié. Caramel grillé et malté. Bouche: Bois sec, cuir et fruits, vanille et sherry. Mielleux et fruité, belle texture onctueuse. Finale: Chaude, sous le signe du xérès épicé. La conclusion appropriée à une belle aventure. Équilibre: Un sherry cask d’exception, avec sa touche de porto qui vient bonifier la sublime expérience.

Deanston New Make

63.5% alc./vol.

Patrick
Je comprends maintenant pourquoi j’aime de plus en plus les whiskys de cette distillerie : avec une telle base, la réussite est presque assurée. Nez: Un beau parfum présentant un mélange floral et de céréales. Bouche: Porté par une belle texture huileuse, je retourne de belles notes fruitées qui enveloppent agréablement les céréales. Finale: D’une longueur moyenne, avec des effluves fruités.

Deanston Virgin Oak

46.3% alc./vol.
Deanston est une distillerie située dans les Highlands du sud, elle a été mise en service depuis seulement 1965, ce qui ne l’empêche pas d’élaborer d’excellents single malt whiskies. Il y a encore quelques années, ils n’étaient pas embouteillés mais étaient utilisés pour l’assemblage de fabuleux blends. Avec ce Virgin Oak, c’est une version de son scotch whisky vieilli dans des fûts neufs, que nous propose la distillerie Deanston. Ce qui est plutôt rare en écosse, de plus il est non filtré à froid et ne subit pas de coloration artificielle. Fait intéressant, la séparation « administrative » entre Highlands et Lowlands remonte à la fin du 18ème siècle, constituant une sorte de légalisation avant l’heure des distillateurs clandestins des Highlands. Ils eurent alors le droit d’utiliser des alambics plus petits et des moûts moins concentrés que leurs confrères des Lowlands, mais, en contrepartie, ils n’avaient pas l’autorisation d’exporter leurs malts! Ceci explique sans aucun doute le maintien dans les Highlands, de malts ayant beaucoup plus de typicité.

Relativement récente, cette distillerie des Highlands ouverte en 1965 doit sa création à la qualité de l’eau de la rivière Teith… et à la présence des grands ateliers d’une ancienne filature de coton qui venait de fermer ses portes. Elle est située à Doune, à peu de distance de la ligne séparant les Highlands des Lowlands. Un de ses créateurs possédait également à l’époque Tullibardine. Son premier malt s’appelait Old Bannockburn. Puis l’entreprise est reprise en 1972 par le groupe Invergordon, qui élabore un malt à la marque Deanston. Fermée depuis 1982, la distillerie est finalement rachetée par Burn Stewart, devenu par la suite propriété du groupe international CL Financial. La production est relancée, et les installations fortement modernisées en 2008 et 2009.

André 82.5%
Nez céréales organiques et de foin sec, de miel, de citron, de poires et d’ananas. La bouche est plus relevée, l’addition de gingembre et d’épices au malt omniprésent aiguise un peu plus la bouche, je trouve aussi que l’effet apporté par le bois assèche aussi passablement l’ensemble. Une fois la vague d’alcool passée, les poires et la vanille resurgissent avec force et font la transition avec la finale de céréales au miel et au citron. Finale d’une bonne longueur. Je m’attendais à quelque chose avec plus de texture en bouche, c’est un peu clair et diffus. J’aimes bien les saveurs mais il y a aussi quelque chose qui m’accroche au nez, le côté organique un peu particulier, ce qui affecte la balance de l’ensemble.

Patrick 89%
Nez : Zeste de citron, orge, pomme et bois frais. Bouche : Vanille, caramel, fruits mûrs avec une pointe de miel et de bruyère. Finale : Bruyère et chêne « frais », le tout plutôt sucré. La finale est d’une longueur plutôt moyenne, on l’aimerait beaucoup plus longue, comme bien des bonnes choses de la vie.

Martin 84%
Nez: Agrumes, crème et vanille. Un peu d’herbe, un peu d’orge et de bois vert. Céréales et citron. Fruits tropicaux. Bouche: Melon au miel, bois sec, herbe et épices. L’alcool demeure très présent. Finale: Épices, vanille, chêne sec, fruits tropicaux. Une touche d’astringence perdure et déclenche les grandes salivaires comme un bonbon sûrette. Équilibre: Pas mauvais, mais j’ai l’impression que ceci est un embouteillage plus ou moins bien contrôlé, avec une agressivité qui est plus ou moins accueillante pour quelqu’un qui veut s’initier au whisky.

Death’s Door White Whiskey

40% alc./vol.
Whisky de blé (20% de blé rouge et 80% de blé blanc).

André 75%
Granuleux et alcool de vodka. Sauge de Russie, genièvre et herbeux. Belle texture en bouche mais aucun réel raffinement et on parle même pas de profondeur dans ce cas-ci. La finale est ok, mais évidemment sans surprise. Passez go et n’oubliez surtout pas de réclamer votre 35$…

RV 80%
Grains et épices, assez puissant, un nez davantage vodka à la Still Waters que new make spirit. Le goût s’approche d’une vodka à base de raisins, mais en aftertaste il y a un retour sur le grain et un genièvre tolérable. Curiosité intéressante, mais de là à avoir une bouteille toujours ouverte à la maison, non.

Patrick 76%
Au nez, ma rappelle des Special K aux baies rouges dans lesquels ont aurait mis de l’eau. En bouche, semble être une vodka aux fleurs. Finale marquée par les biscuits à l’avoine. Intéressant si vu en tant qu’échantillon industriel, mais plutôt douteux en tant produit commercial.

Deerstalker Braes of Glenlivet 20 ans

48% alc./vol.
Distillé à la distillerie Braeval – Distillé le 8 décembre 1994, embouteillé le 7 janvier 2015 – 276 bouteilles – Cask 159164.

Patrick 88%
Un très bon whisky, avec un beau mélange de saveurs superbement équilibrées. Nez: Parfum léger, avec des agrumes, un peu de chêne frais et un soupçon floral. Bouche : Porté par une belle texture, un beau whisky frais et riche, avec du bois, des fleurs et des fruits tropicaux bien mûrs. Finale : D’une belle longueur, boisé, avec de fruits tropicaux.

Martin 89%
Nez: Céréales un peu fades, on se rattrappe avec des belles notes de bois, d’herbe et de sucre à glacer. Bouche: Sucre en poudre, cantaloup, poivre et bois. Finale: Longue et poivrée, elle nous gâte avec un restant de cassonade, de chêne et d’eau de rose. Équilibre: Excellent dram, bien monté, bel héritage, on se sent privilégié de pouvoir y goûter.

Del Bac Dorado – Mesquite Smoked Barley – American Single Malt – Desert Aged

46% alc./vol.
Hamilton Distillers. Orge maltée sur place sur feu de bois de Mesquite.

André 85%
Nez de régilsse fumée, de poudre à canon, fumée de feu de camps dans le désert, fruits rouges et vanille. Il faut vraiment avoir senti les arbres de Mesquite après la pluie pour identifier la fumée si particulière. L’ensemble me rappelle un bourbon funky disons. La bouche s’exprime sur les fruits rouges nappés de caramel, le feu de camps et encore le Mesquite après la pluie. Le tout s’accompagne d’un trait de Bubble gum, de citron et de noix cuites au four. La texture est un peu diffuse mais supporte bien les saveurs et arômes. La finale est longue, fumée et verdâtre aussi, fruits rouges sauvages, cassonade, caramel et réglisse. Singulier mais difficilement à cerner si l’on a pas les saveurs dans sa bibliothèque aromatique.

Patrick 90%
Pour moi qui aime la fumée dans mon verre et dans mon assiette, ceci est un verre de bonheur liquide! Nez : Ok, ça c’est un parfum assez unique! Fumée de poudre noire et de feu de camp, fruits rouge, caramel réchauffé, citron et une petite touche herbeuse. Bouche : Oh wow, ça c’est mon genre! Toujours le mélange de fumée de poudre noire et de feu de camp, joliment enrobé de sirop de fruits sucré, de vanille et de caramel. J’y retrouve aussi des épices à steak et du bois carbonisé avec toujours une subtile touche herbeuse. Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.

Martin 89%
Nez: Fumée sèche de barbecue, maïs grillé, caramel, dattes, feu de camp et zeste d’orange sanguine. Bouche: Entrée ample, malt toasté, cacao, viande fumée, miel, amande grillée, texture huileuse assez tannique, rappelant des éclats de bois mouillé fumant le barbecue. Finale: D’une belle longueur, notes de cendre froide, de noix de grenoble, de café léger, de fleur de sel et de bois épicé. Équilibre: Fumée dominante mais élégante, chaleur bien tenue, identité claire et cohérente. J’achète!

Demerara Green Label 12 ans

46% alc./vol.
Guyane. Vieilli dans un fût de Laphroaig.

Patrick 80%
Définitivement une curiosité que l’amateur de scotch et de rhum que je suis se devait d’essayer!  Bon, ça demeure une expérience intéressante, mais à ne pas répéter.  La balance de l’ensemble, quoique réussie, me fait plutôt penser à un ascenseur au palais de Justice, où des membres de la Mafia se retrouvent avec des motards, séparés par quelques policiers.  Bref, le tout se balance, mais ce n’est pas une expérience agréable pour personne.  Nez : Un mélange hétéroclite de vapeurs végétales et tourbées avec une distincte note de chêne brûlé.  Le tout semble m’attaquer à la gorge.  Bouche : Arrivée plutôt douce rappelant un scotch du Speyside, suivi de notes épicées du chêne puis d’un pic vertigineux de saveurs végétales typiques du rhum agricole et enfin de la fumée du Laphroaig.  Une complexité incroyable, et le tout semble parfaitement balancé.  Mais ça ne veut pas dire que le tout va très bien ensemble, au contraire!  Finale : Longue, fumée et épicée.