Daftmill 2009 Summer Batch Release

46% alc./vol.
1790 bouteilles – Vieilli dans 4 ex-fûts de bourbon et 1 ex-xérès de premier remplissage. Pour créer ce single malt, la variété d’orge Optic a été cultivée dans les champs au sud de la distillerie et récoltée au cours de la dernière semaine d’août 2006. Elle a ensuite été stockée à la ferme pour être maltée à Alloa durant l’été 2007. Le fût d’ex-xérès et les quatre anciens fûts de bourbon utilisés pour cet embouteillage ont été distillés et remplis en juin et juillet 2009. C’est la première fois que la distillerie présente un whisky mûri à la fois dans des fûts de bourbon et de xérès. Fûts 016/2009, 020/2009, 022/2009, 023/2009 & 027/2009.

André 79%
Faudra vraiment cherche l’influence du sherry dans cette édition. Nez très jeune, agricole et céréalé. Grosses poires bien mûres, miel, citron, ananas au nez. La bouche est pointue pour le taux d’alcool livré, astringente et épicée même si démontre une certaine douceur. Céréales séchées, melon au miel, ananas, poires, vanille, chocolat blanc. Aspect à la fois tropical et agricole. Cela me rappelle un jeune Deanston en ex-bourbon cask et Virgin Oak. Finale de longueur surprenante, bien épicée et boisée, légèrement verdatre mais toujours céréalée.

Patrick 75%
Bon… Je lui ai donné le temps, j’en ai pris 4-5 shots dans des circonstances différentes… Et je le confirme, c’est un achat que je regrette. Nez: Du xérès… passé date? En cherchant, j’y trouve aussi de la vanille et des fruits tropicaux. Bouche: Du bois, des fruits tropicaux, un peu de xérès qui, dans être exactement frais, laisse une meilleure impression que le nez laissait présager. Finale: D’une longueur moyenne, avec un peu de fruits mûrs et une touche boisée.

Martin 79%
Nez: Herbe verte et miel dilué, touche de céréales, pâte de fruits, pointe lointaine de bois sec. Bouche: Miel et eau de rose, sucre à glacer. Fruits tropicaux, assez simple et droit au but. Finale: Sèche, courte et bien aiguisée. Notes de sucre doré, de vin fortifié et de chêne sec. Équilibre: Un dram pas mauvais, mais un peu trop drabe à mon goût, surtout si le prix ne convient pas…

Dailuaine 34 ans 1980

50.9% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #2083 de 2952.

André 94%
Céréales Honey Comb, avalanche de toffee surchauffé, de miel, d’ananas et de marmelade de fruits exotiques. Un brin d’eucalyptus ou de menthol. Un des nez les plus singulier que j’ai eu la chance de croiser. En bouche ; le melon d’eau, les poires, grains de céréales au miel, toffee et ensemble généreusement fruité nuancé de notes vertes (herbe, eucalyptus et menthol). Oranges, nectarines, fruits tropicaux, gingembre et une légère touche de chocolat fumé. La finale est plus pointue, les épices, le poivre et l’alcool aidant, un peu sèche même. Superbe, hallucinante texture, amalgame unique de saveurs, expérience inattendue.

Patrick 94%
Incroyablement complexe, bien balancé, intense et savoureux. Un dram extraordinaire! En fait, l’un des drams les plus complexe que j’aie eu la chance de goûter. Nez : Je ne me souviens pas d’avoir jamais senti un sucre si intense dans un whisky aussi vieux. Donc, sucre, cassonade, caramel, quelques fruits mûrs et une pointe de vanille. Bouche : Riche et savoureux bouquet de fruits mûrs, vanille, épices chaleureuses, touche de bois brûlé et quelques herbes. Finale : Longue et intense, marquée par les fruits mûrs.

Dalmore 12 ans

40% alc./vol.
Construite en 1839 par A. Matheson, la distillerie fut achetée en 1886 par la famille Mackenzie qui fit orner chaque bouteille d’un cerf 12 cors, emblème de son clan. Les Mackenzie, amis de James White et Charles Mackay leur revendirent finalement l’entreprise. L’eau utilisée pour la fabrication du whisky provient de la rivière Alness coulant à proximité. La distillerie possède des alambics aux formes bien particulières dont certains sont refroidis par ruissellement d’eau. Entrée de cette toute nouvelle gamme Dalmore, ce 12 ans issu d’un assemblage de fûts de bourbon et de Sherry oloroso. La plus grande partie de la production est utilisée dans les assemblages Whyte & MacKay et The Claymore.

André 88%
Un des premiers single malt que j’ai goûté, sous-estimé selon moi. Plus qu’un bon achat sans être trop bousculé afin d’entrer dans le monde des single malts. Fruité avec une légère touche de fumée. Superbe rapport qualité / prix.

Partick 85%
Moût de raisin et caramel brûlé au nez. En bouche, une saveur très riche de raisin mûr et de caramel très sucré. En finale, d’agréables épices apparaissent et complètent très bien le tout. Un peu trop riche à mon goût, mais avec un cigare, il sera parfait.

Martin 86.5%
Un verre levé nous récompense d’un bel ambre rosé foncé. Nez: Dattes. Fûts de sherry à coup sûr. Fruits au sirop. Notes de gomme de sapin, sirop de maïs, café et mûres. Bouche: À peine huileux. Sucré, raisins, dattes, orge à fond la caisse. Porto, cannelle, framboise et une infime touche de chocolat noir amer. Finale: Les fruits disparaissent rapidement avec un brin d’orge, de fumée et d’épice. Un echo de noisettes et de pruneaux séchés persiste. Équilibre: Un bon scotch avec une finale tombant malheureusement un peu à plat. Pas si pire pantoute.

RV 86%
Un whisky franc, qui n’essaie pas de jouer ce qu’il n’est pas. Cerise terreuse et caramel brulé un peu fort, mais en respirant le fruité devient plus présent, et le caramel pousse un peu vers la tire d’érable. Arrivée toffee puis pêches confites avec de belles nuances en bouche. Finale d’abord verte, puis de jus de cerise de marasquin un peu vineux. La cerise est assez longue et cuivrée en finale. 86%

Dalmore 12 ans – Edition 2019

40% alc./vol.

André 79%
Nez costaud et bien rempli. Oranges sanguines, toffee, fruits rouges séchés, xérès, caramel, chocolat au lait. Le nez est respectueux et se livre sans retenue. C’est en bouche qu’arrive la débâcle, le whisky est fade et sans structure, sans onctuosité et passion. En revenant au nez, on a l’impression que les oranges ont tounées et on détecte aussi des arômes de poudre de cacao bizarre. Aucune texture, le whisky file sur la langue et le gosier en s’évaporant presque aussitôt. Marmelade d’oranges, poudre de cacao, fruits secs, gâteau aux fruits, raisins macérés dans le rhum brun, vieux sherry poussiéreux. Les épices se pointent discrètement le nez en finale, cannelle et clou de girofle saupoudrés sur un gâteau aux fruits, oranges sanguines et sherry légèrement chocolaté. Bien qu’offrant des saveurs et arômes intéressant et donnant un certain challenge de dégustaiton, ce Dalmore dilué à 40% s’effondre en bouche de par sa structure chambranlante et sa texture inexistante. Un whisky pour Mr ToutLeMonde.

Patrick 89%
Mon analyse des arômes ne change pas, au contraire de ma conclusion. À l’époque, il y a plus de 5 ans, j’avais trouvé ce whisky trop intense. Aujourd’hui, au contraire, je le trouve riche, intense et superbement balancé… Ce qui lui mérite donc quelques points supplémentaires. Les goûts changent, il faut croire!

Dalmore 15 ans

40% alc./vol.

André 75%
Un manque de personnalité épouvantable, du sherry mal présenté, un fût qui sent le pourris et les p’tits bas. Si cela se voulait un scénario pour démontrer l’effet du sherry, l’histoire est présentée de façon malhabile, prévisible et le punch est autant boring que d’écouter Titanic et de se demander si le bateau va couler à la fin du film.

Patrick 86%
Un très bon whisky, tout en retenue et si bien équilibré! Si ce n’était de la trop grande dilution, il serait excellent. Bref, pour ceux qui ont l’habitude d’ajouter de l’eau à leur whisky! Nez : Joli parfum suave et tout en retenue, présentant des notes de chocolat au lait, de vanille et de petits fruits des champs. Bouche : Toujours suave, plein de chocolat, de vanille et de petits fruits. Que demander de plus? Finale : Un peu courte, probablement à cause de la trop grande dilution.

Martin 84%
Nez: Assez racé? Malt, musc, noix et chêne. Fruits tropicaux et raisins secs. Chêne légèrement poussiéreux. Bouche: Miel chaud, raisins juteux, dattes, xérès, oranges, épices et bois. Très bon, mais très peu subtil à la fois. Finale: Bien ficelée, elle nous emmène sur la fin avec une belle progression représentative des saveurs énumérées précédemment. Équilibre: De belles saveurs, franches, mais sans se laisser désirer. Un bon scotch, mais pour le prix on repassera…

RV 78%
Je préfère encore Off Région Sauvage au gros cigare à 2 dollars pour éloigner les moustiques. Un sherry tellement surpuissant qu’il écrase la cerise et l’orange qui tentent de se faire sentir, accompagnés d’un caramel discret mais quand même agaçant. La finale commence avec un boom de caramel, puis le cigare prend place sans lâcher prise, d’une manière désastreuse. Mise à part pour son Dalmore Cigar Malt, cette distillerie a encore beaucoup à faire pour me convaincre de son bon goût, la piètre finale de cette exemple faisant tout le contraire.

Dalmore 18 ans

43% alc./vol.

Patrick 88%
Nez: Fruits moisis et chêne.  Bouche: Belle arrivée rappelant un vieux Macallan.  Beaux fruits chaleureux, chêne, vanille.  On a l’impression de mordre dans une planche de fût gorgée de vin de xérès.  Finale: Longue et chaleureuse.  Balance: À part le nez, tout semble excellent.

Martin 89.5%
Sa couleur est d’un bronze tirant sur la ganache au caramel. Nez: Un sherry bien affirmé. Pelure d’orange survient au second plan avec des notes de toffee brûlé collé au fond du chaudron. Flan au caramel avec une touche de toast de pain au raisin brûlée. Bouche: Chaud et mielleux, très rond en bouche. Un peu de vanille, de pomme et d’orge, tranquillement remplacés par un pneu ramolli sur l’asphalte lors d’une chaude journée de juillet 1953. Finale: Caoutchouc chauffé et épices. Je me vois en train de mâcher de la gomme à la cannelle au centre-ville de Saint-Basile-le-Grand. Équilibre: Bien que ce ne soit pas nécessairement le premier auquel on pense, le Dalmore 18 reste un splendide choix pour accompagner un dessert passionnément sucré.

RV 82%
Des hauts et des bas. Qui auraient besoin d’un tour sur la corde. Whisky trempé profondément dans l’anis, même s’il est très fruité, il en demeure aussi très uniforme dans une teinte florale violette comme sa boîte. Passant tout droit en bouche, rien au palais et à peine piquant sur la langue, on descend tranquillement en ligne droite, or je préfère la nage au sous-marin. Bel effort, mais le sherry bizarre des autres éditions revient en finale pour conclure une expérience ennuyeuse et sans dire regrettable, vraiment à la hauteur des 157$ demandés.

Dalmore 1995 Castle Leod

46% alc./vol.
Castle Leod fut le lieu de vie de Caberfeidh, chef du Clan Mackenzie qui a vu le jour en 1606 et qui est situé à seulement 14 miles de la distillerie The Dalmore. Une fratrie Mackenzie qui a jeté les bases de la distillerie au succès incontestable aujourd’hui. Cette bouteille en édition limitée célèbre ainsi l’ancien siège historique du Clan Mackenzie et est la deuxième d’une série conçue par le Maître distillateur Richard Paterson en hommage au Clan. Ce single malt de 1995 a d’abord séjourné en fut de chêne blanc d’Amérique et en fut de sherry espagnol, avant d’être transféré pour ses 18 derniers mois de vieillissement en tonneau d’un 1er cru de Bordeaux légendaire.

RV 77%
D’éditions intéressantes à de véritables échecs, une fois de plus on dirait que quelqu’un ne s’est pas levé du bon côté du lit à la distillerie, et que les gens de comptabilité/marketing on fait de même. Nez à l’approche qui instaure la méfiance d’un souffre tel que sa petite soeur Black Pearl. Le brûlé pique de beaucoup la bouche de son grain sale et mal taillé, conclue par une finale couci-couça, bien soutenue mais à peine soutenable, dans le courant de certains mauvais Glendronach. En respirant beaucoup, le whisky s’arrondit de fruits mais trop peu trop tard; en résumé, désagréable au niveau du goût et du prix.

Patrick 85%
Parfum de riche xérès et de fruits très mûrs. En bouche, chaleureuse cassonade, fruits mûrs, touche de chêne brûlé et notes de vanille. Finale marquée par le chêne brûlé. Très bon, trop cher.

Dalmore Black Pearl 12 ans 1992

40% alc./vol.
Vieilli dans d’ex-fûts de vin de Madeire Malmsey. Ce whisky ne nous a pas laissé indifférent, voici en lieu et place des notes de dégustation le dialogue qui a eu lieu de lorsque nous l’avons essayé:

RV: Repoussant, il sent le Gold Bond (poudre pour les pieds, ndlr). Il sent les vieux bas.
André: Moi je trouve qu’il sent plutôt bon!
RV: !!!???
André: Il sent frais, citronné…
RV: Pas du tout! Il sent le vieux fromage! Au goût, il est herbeux? Dégueulasse!
Patrick: Sent le sherry, le malt, le raisin. Bof…
André: A la première approche, il est fruité: fraise et framboises, suivi par un goût désagréable. Raisin. Très fruité. Le nez ne prédispose pas à ce que l’on goûte. Le nez est rébarbatif. Petit fumé à la fin. Chocolat noir aussi. Amer à la fin.
Patrick: Sec, fumé à la fin. Je suis d’accord avec le chocolat hyper amer, genre un gros pourcentage de cacao! Il y a vraiment un gros écart entre nez et le goût. La finale ne reste pas en bouche.
RV: Oui!
André: Comme une amie moderne. Elle vient puis elle s’en va. Ne se distingue pas. (…) Très sherry à la fin, chocolat… C’est vrai qu’il y a un petit fromage qui pue dans l’après goût.
Patrick: Oui, un St-Paulin, quand même doux, molletonné…

André 79%
RV 75%
Patrick 78%

Et vu qu’il ne fait jamais comme les autres…

Martin 80%
Un beau lingot bien affirmé. Nez: Le verre est loin sur la table et déjà le miel nous atteint. Céréales, vanille et fleurs. Légère fumée, accompagnée de fruits rouges et de raisins. Honnête. Bouche: Fraises et cassonade, vanille et chêne, épices et miel. Petit cuir rançi vers la fin. Finale: On se laisse en longueur sur du cacao, des fruits, du xérès et une planche de chêne un peu moisie. Équilibre: Le nez nous laissait un peu indifférent, au goût un peu d’espoir revient mais on se fait prestement ramener sur terre avec une finale décevante et inégale. Comme quoi les finitions particulières ne vont pas à tous les malts.

Dalmore Cigar Malt (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

André 88%
Des point supplémentaires pour la singularité et pour un scotch vraiment agréable autant lorsque vous passez à la caisse pour l’achat que pour l’expérience sensorielle, doux et agréable.

Patrick 89%
Complète bien le cigare, super bon, un de mes préférés; génial avec un cigare; Caramel, toffee, chocolat, orange?

Martin 90%
Riche orangé de xérès-dessert. Nez: Raisins, toffee et dattes en puissance. Gâteau aux épices, cuir et feuille de tabac. Les trippeux de sherry cask vont bander. Bouche: Caramel, cerise noire, raisins secs et mûres fraîches. Muscade, xérès et chêne. Plein de belles saveurs qui se prêtent bien à la dégustation d’un bon cigare. Le dosage est approprié, aucun élément ne vole la vedette à un autre, dans le but justement de laisser la place au cigare. Finale: Longue mais peu intense, laissant justement encore tout loisir au fameux cigare de ficeler le tout. Équilibre: Une belle expérience et un très bon dram, même seul. Il faut aussi se dire que les meilleurs scotchs n’ont toutefois pas besoin d’un traitement spécial pour se marier au meilleur tabac.

RV 86.5%
Caramel doux sucré, excellent; sent le sucre étendu sur la peau de la cuisse d’une dame (sucré-épicé). Goût: caramel brûlé, le spicy est moins présent, chocolat très noir. L’arrivée en bouche se poursuit sur le sirop de pêche et le miel. La finale monte tranquillement vers un cuir lustré qui disparait aussi lentement qu’il est arrivé. Un whisky très particulier mais qui a tendance a laisser un meilleur souvenir qu’il ne l’est réellement, toutefois il gardera toujours un aspect particulier qui le distingue. Ou bien la qualité a diminué depuis les dernières bouteilles.

Dalmore Cigar Malt (nouvel embouteillage)

44% alc./vol.

André 83%
Sherry hors de contrôle, rappelant le Bruichladdich Sherry Classic. Oranges, miel, oranges sanguines, toffee. Pas mal mieux en bouche; sirop de fruits, prédominance d’oranges s’alliant d’une forte présence d’épices et chocolat au poivre noir. Finale soutenue par les épices et la cannelle, de bonne longueur. Un single malt riche et bourru, mais ne valant pas les 135$ demandés. Et surtout à éviter si vous n’êtes pas fan de sherry finish.

Patrick 72%
Ok, avec le prix qui a plus que doublé depuis la dernière mouture de ce scotch ,il part avec un préjugé négatif! Et le nez semble vouloir me donner raison: œufs pourris et métal industriel, définitivement rien pour aller avec mes cigares favoris! En bouche, le métal est toujours présent, quoique moins désagréable. La finale s’étire sur une touche de métal et de cerises. Décevant. A éviter. Mieux, à boycotter.