Canmore Ardmore 10 ans

46% alc./vol.
Distillé 03/11/2010, embouteillé 02/2022, cask 805379 (American Standard Barrel) – 287 bouteilles.

André 85%
Nez à la fois maritime et herbacé, très frais et sur les fruits tropicaux. Poussière de pierre, galets séchés au soleil, zeste de citron, vanille crémeuse, le tout sur fond verdâtre. La bouche est ronde, très fluide. La fumée de tourbe à la fois terreuse et végétale habituelle est bien équilibrée, elle prend une touche plus poivrée à l’ingestion. Mélange de compote de bananes et de poires, poivre moulu, terreau d’empotage humide, iode, herbe coupée teinté d’eucalyptus. Agréablement surpris de l’équilibre général. La finale s’ouvre sur de la vanille qui devient poivrée et parfumée de fumée de tourbe, les fruits tropicaux sont relégués à l’arrière-plan et un trio de sel de mer, de terre humide et d’herbe prend ensuite le relais.

Patrick 84%
Un bon Ardmore, mais encore une fois, j’ai l’impression que Canmore a utilisé des fûts un peu cheap, ce qui fait qui me laisse un peu sur ma faim. Nez : Fumée de tourbe, vanille et notes rappelant des feuilles de thé. Bouche : Fumée de tourbe, sel de mer, anis et herbe fraichement coupée. La texture en bouche m’apparait un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, salée et herbeuse.

Canmore Craigellache 14 ans

46% alc./vol.
Distillé 30/01/2007, embouteillé 01/2022, cask 900076 (Hogshead) – 352 bouteilles.

André 83%
Superbe nez tropical. Sirop de poires, sucre en poudre, compote de bananes, pommes vertes, crème fouettée à la vanille. La bouche est plus herbacée et expose avec plus de fermeté les notes de bois de chêne. Côté saveurs, on ne s’éloigne pas trop de la palette aromatique habituelle des bourbon barrels ; compote de bananes, ananas, poires, melon au miel, vanille, zeste de citron. La bouche est beaucoup plus aiguisée que le nez l’annonçait mais demeure bien sucrée. L’aération aidera un peu à l’équilibre. Finale pâtissière et sucrée, remplie de fruits tropicaux et une pincée herbacée.

Patrick 82%
Un whisky intéressant, mais j’ai l’impression que le fût utilisé ne lui a pas rendu justice. Nez : Parfum surprenant et débordant de pommes et de poires vertes et de sciure de bois sec. Bouche : Jus de fruits du verger servie sur une planche fraichement sciée, avec une pincée d’épices et de gingembre. L’ensemble est frais, épicé et discrètement sucré. Finale : Un peu courte et boisée.

Canmore Glenrothes 10 ans

46% alc./vol.
Distillé 10/09/2010, embouteillé 01/2022, cask 4131 (Hogshead) – 470 bouteilles.

André 82%
Retour sur la pomme verte, les bananes et la poire de l’édition Craigallachie. À l’aération, notes herbacées effacées. Poires, melon au miel, pommes vertes, herbe humide coupée, crème à la vanille, citron et lime. Bouche sucrée et tropicale. Sucre en poudre et crème vanillée, pomme poire, citron-lime, herbe coupée, éclisse de bois de chêne et poivre moulu. La texture manque de corps. La finale est plus sèche et poivrée avec un retour sur l’herbe verte mouillée et coupée.

Patrick 89%
Glenrothes nous a habitué à des whiskys âgés dans des fûts de xérès, alors cette bouteille âgée en « hogshead » probablement fabriqué à l’aide de vieilles planches de fûts de bourbon est une surprise intéressante et qui tombe dans ma palette. Nez : Salade de fruits, vanille et guimauves. J’en ai l’eau à la bouche! Bouche : Toujours la salade de fruits tropicaux, la vanille et la guimauve, mais j’y retrouve aussi du chêne épicé et très légèrement fumé et du gingembre. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la guimauve et le chêne sec.

Canny Beat A Scottish View

40% alc./vol.
Blend scotch. Idéal pour les touristes qui souhaitent ramener chez eux un souvenir un peu différent et original. La collection Kilty comprend également les modèles « Kilty Pleasure » et « Real Men Wear Kilts ». Nous avons pensé à Kim en trouvant cette bouteille.

Patrick 69%
Bon, ma note est pour apporter une touche d’humour à une évaluation d’un whisky qui ne se prends pas non plus au sérieux! Honnêtement, c’est vraiment mauvais et ma note aurait dû être bien pire. Mais je comprends que ça peut faire un cadeau amusant. Nez : Parfum d’une intensité moyenne, marquée par le grain et les biscuits, avec une touche florale et d’alcool. Bouche : Ouf. C’est toff. Alcool de grain trop jeune, marqué par l’alcool, avec une touche de chêne grillé. Aucune texture en bouche. Finale : Courte et insipide.

Caol Ila 10 ans Fèis Ìle 2018

58.2% alc./vol.
Refill American Oak Hogsheads and Rejuvenated European Oak Butts, Bottle 418 of 2496 bottles.

André 91%
Un peu vif comme approche avec son nez de tourbe industrielle et herbeuse assaisonnée de bois encore vert en train de sécher, ce Caol Ila ne semble pas vouloir s’en faire imposer. Fruits rouges nappés de crème vanille, nez huileux, sel de mer, feu de charcoal, herbe verte mouillée, cendre froide. Wow, quelle texture, huileuse à souhait qui nappe bien la bouche. Fumée industrielle, huile à moteur souillée, mélange de terre et d’herbe mouillée, citron, sel de mer, fruits secs, vanille, pastilles Fisherman’s Friend et cendre de foyer refroidie. Longue finale où l’alcool et les saveurs industrielles sont plus féroces. Pas le whisky avec la palette aromatique la plus étendue mais une texture digne de mention et des saveurs représentatives du terroir des Iles Hébrides.

Patrick 75%
J’ai dégusté ce scotch en parallèle avec un Laphroaig du même âge et presque du même taux d’alcool (Laphroaig C.S. Batch 8)… Et j’ai eu le feeling de voir jouer sur la même glace un champion de la NHL et un pee wee catégorie C. Définitivement pas dans la même ligue! Nez : Heu, quoi? Ça sent le new make tourbé! Décevant! Bouche : Encore du new make tourbé, mais c’est un peu moins flagrant ici grâce à de belles notes épicées et poivrées, ainsi qu’une belle texture huileuse. Finale : Manque un peu d’intensité pour un scotch à 58.2%…

Caol Ila 11 ans « Ambrosial Feast » Special Release 2024 Unpeated

57.3% alc./vol.
Insolite pour une production Caol Ila, cette version non tourbée a vieilli 11 ans dans une sélection d’anciens fûts de vin, de fûts remis à neuf et de fûts de second remplissage. Cette édition spéciale 2024 est également atypique, car elle est élaborée à partir de « moûts troubles » et d’une fermentation courte.

André 87%
Intéressant, très singulier, unique pour sûr. Nez très réservé, sur la vanille et le bois, le miel et les poires dans leur sirop, l’abricot. En bouche, des céréales au miel, de la poire, des amandes grillées, une touche de vanille et d’iode, un peu de zeste d’orange et une pincée de gingembre. Aux gorgées suivantes je détecte quelques timides notes de fruits rouges séchés qui pourraient vraiment passer inaperçue. La texture est vraiment superbe, tendre et moelleuse, sensation de beurre température pièce. Finale sur les biscuits à l’avoine, la poire, le miel et la vanille sous un couvert de pluie iodée. Je cherche les influences apportées par le wine cask. Travail remarquable pour cacher le taux d’alcool, ça se boit comme de l’eau, c’est très impressionnant ! Impossible d’associer ce whisky à Caol Ila à l’aveugle.

Patrick 88%
Un très bon Caol Ila. Les versions non tourbées de cette distillerie sont inégales, mais ici, je retrouve ce qu’ils font mieux. Nez : Parfum frais et léger avec de la vanille sucrée, du bois frais et humide, des noix et des pommes jaunes. Bouche : Belle arrivée en bouche savoureuse et portée par une texture huileuse. J’y retrouve des saveurs de pommes jaunes, d’amandes, de vanille et de bois grillé. Après quelques gorgées, jai aussi l’impression d’y retrouver un bouquet de fleurs séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une belle note boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Pomme verte fraîche, noisette grillée, brioche légère avec une subtile touche de vin et de vanille. Bouche: Ronde et crémeuse avec des notes de poire au sirop, d’ananas, de poivre blanc et d’amande douce; la tourbe est quasi absente, laissant place à une texture fruitée et un beau boisé fin. Finale: Moyenne à longue, sur la cire d’abeille, le cacao amer et un brin d’iode léger qui rappelle discrètement son origine tourbée et insulaire. Équilibre: Un dram différent, affichant une signature douce, harmonieuse et non conforme à l’ADN tourbé habituel de la distillerie, mais superbement maîtrisée dans son concept.

Kim 84%
Un Caol Ila non tourbé… hérésie? Avec un nom comme « Ambrosial Feast », les attentes sont élevées. Nez : Du sake à pleines narines! Cet alcool m’a toujours fait penser à une sorte de solvant mélangé à du riz, et c’est ce que j’ai là. S’ajoute de la mie de pain de blé, un soupçon de sucre d’érable et des asperges un tantinet trop cuites. Bouche : J’ai l’impression que la céréale est vraiment mise en valeur. Je trouve souvent que les whiskys trop sur le grain sont moches, mais celui-ci sort quand même du lot. Retailles d’hosties, pain de seigle (même sans rye), pâte brisée, on est dans le céréalier à fond. Intéressant sans me jeter à terre.

Caol Ila 12 ans

43% alc./vol.
Single malt tourbé de l’île d’Islay. Caol Ila est le nom gaélique du « Sound of Islay », le bras de mer qui sépare l’île d’Islay de sa voisine, Juara, dans l’une des régions les plus sauvages de la côte occidentale écossaise.

André 87%
Superbe. Dommage qu’on ait pas accès si souvent à leurs produits car ils sont de vraiment bonne qualité. Peaty, fumé et complètement Islay ! Wow !

Patrick 91%
Au nez, fumée, tourbe, wow! Au goût, Wow! Ca c’est pourquoi j’aime le whisky! Fumé, tourbé, un peu épicé, le tout se combinant admirablement bien. Attention, on a tendance à le boire trop vite! De loin le meilleur rapport qualité prix pour Caol Ila. 2eme tasting: 88%: 2ème dégustation : Nez : Tourbe. Goût : Tourbe, fumée, fraises en gelée! Finale marquée de tourbe, de légères épices, de fruits et de fumée. Simple, efficace, idéal au bord du feu l’été.

Martin 88.5%
Nez: Tourbe mielleuse et citronnée. Malt vanillé et grillé, fumée et bois. Quelques fruits tropicaux discrets. Bouche: Fraises et fumée de tourbe. Belles épices qui essaient de prendre de la place, tel un cask strength. Chêne et céréales grillées. Finale: Assez longue, bien boisée et fumée, bien sucrée et épicée. Chaleur agréable. Équilibre: Un excellent Islay, qui ne cherche pas à impressionner outre mesure, mais qui marque tous les points aux bonnes places. Achetez en quand ça passe.

RV 87.5%
Comme le décolleté d’une belle fille mal pourvue; toujours agréable à considérer, mais souffre d’un manque de profondeur. Tourbe et jus de raie. L’arrivée est assez nulle, un peu crasseuse, mais un peu comme PC6 peat peat peat peat… et encore?

Caol Ila 12 ans

43% alc./vol.
Nouvelle évaluation 2024

André 77%
Signe que nos goûts et nos critères d’évaluation changent au fil des ans, ce Caol Ila en est la preuve. Lorsque dégusté voilà près de 25 ans, cette édition était dans l’extrême niveau palette aromatique. Dégusté maintenant, est-ce moi où la recette a changé? Mais ça goûte le whisky tourbé généreusement dilué à l’eau. C’est flat et sans vie, moche et ennuyeux à déguster. Au nez, fumée de tourbe évasive, herbacée et grandement influencée par le bourbon cask, vanille, poires et citron, menthol, camphre, cendre froide, le tout sur fond citronné. En bouche, la texture est diluée, la fumée de tourbe diaphane, le bois de chêne hyper ressenti. L’effet camphré et mentholé est verdâtre, amer et sec. La finale est salée et poivrée, camphrée et herbacée.

Patrick 80%
Mouin, dans mon souvenir, ce whisky m’avait plutôt impressionné… Mais aujourd’hui, je reste sur ma faim avec ce manque de texture et de profondeur. Est-ce mes standards qui sont plus élevés, ou est-ce le whisky qui en a perdu? Nez : Fumée de tourbe pleine de cendres, avec un peu de chêne séché. Bouche : La texture en bouche est malheureusement un peu mince, mais toute de même savoureuse, avec de la fumée de tourbe, de la cendre et des épices. Relativement simple, mais efficace. Finale : Un peu courte, fumée et boisée.

Kim 84%
Nez : fumée froide, céleri tranché, zeste de citron, poussière de pierre, très « droit ».
Bouche : tourbe sucrée, encore des agrumes, mais cette fois plus sur l’orange, pâte de coing et une pointe de noix de coco grillée. Tellement facile à boire.

Caol Ila 12 ans Fèis Ìle 2017

55.8% alc./vol.
Double Matured in Amoroso cask wood – 1500 bouteilles

André 93.5%
Wow, quel nez… Fruits rouges, fumée industrielle, asphalte, sel de mer, poivre noir concassé, agrumes, fruits de mer. L’arrivée de bouche est très souple, les saveurs sont amples et intenses, bol de fruits sauvages, poivre noir et sel de mer, tourbe industrielle, agrumes, écorse de pomme rouge. Le mélange de fruits rouges très doux et sucrés contraste agréablement avec le tourbe animale et industrielle et le puissant poivre mais au final tout s’équilibre admirablement. La finale est longue, soutenu et très poivrée. La rétro-olfaction est sucrée avec une toile de tourbe en background… J’adore!!!!!!!!!!!!

Patrick 89%
Tous les ingrédients pour réussir un whisky y sont, mais avec une trop grande pointe de chêne brûlé. Nez : Fruits couverts de sucre blanc et de vanille, avec une belle dose de charbon fumé. Bouche : Fruits fumés, épices, chêne brûlé, poivre et charbon… Finale : D’une belle longueur, marquée intensément par la fumée, les épices et une belle note fruitée.

Martin 93.5%
Nez: Tourbe pas trop crasseuse mais affirmée à tout le moins. Sel marin, agrumes et pierre. Fruits rouges et bois de xérès. Bouche: Doux et sucré, tourbé et salé, superbe dualité complexe à souhait. Bois et épices. Finale: Bois, tourbe, xérès et pierre. Agrumes et épices. Équilibre: Extraordinaire, bravo Diageo. J’ai peine à croire que j’écris ces mots.

Caol Ila 14 ans Unpeated

59.3% alc./vol.
Édition spéciale de 2012 limitée à 5958 bouteilles.

André 86.5%
Un Caol Ila des plus inusuels. Salade de fruits, fruits exotiques, citron et agrumes. Il y a 20% d’alcool de caché quelque part car le nez n’en démontre aucune traces. Poires nappées de vanille et un fumé-brûlé lointain. En bouche, les oranges sont apparues de nulle part, quelques notes de fruits rouges et de fruits tropicaux divers. Rétro-olfaction de d’agrumes citronnés. L’alcool frappe pas mal fort en bouche, ça étonne un peu après le nez si docile. La finale est longue et poivrée, l’alcool est bien présent mais adouci par les notes de fruits tropicaux.

Patrick 91%
Des raisins confits, de la vanille et des pêches s’échappent du verre. En bouche, un beau vin blanc fruité, avec raisin et vanille. En finale, le vin blanc s’étire sur une discrète note épicée. Globalement parfait, j’en veux plus!