Bunnahabhain XVIII

46.3% alc./vol.

André 90%
Wow, tout un changement de cap pour cette nouvelle édition boostée de 3.3% supplémentaires… Nez de sherry opulent et de caramel onctueux, fine touche maritime, chocolat fleur de sel. En s’aérant le whisky offre maintenant de belles notes de fruits tropicaux et un léger brûlé caramélisé. En bouche, le sherry est magnifique, la texture huileuse sert bien de toile de fond aux arômes de miel et de vanille. Une légère touche d’épice nuance aussi l’ensemble du whisky. Les notes maritimes de sel et de tourbe livrent une finale soutenue où le sherry et les raisins secs tranchent avec les épices d’une bonne force. C’est comme si Bunnahabhain venait de ressusciter !

Patrick 87%
Riche, profond, complexe et bien balancé. Un très bon whisky qui rencontre les attentes qu’on est en droit d’avoir de la part d’un scotch d’Islay de 18 ans. Nez : Xérès salé, huile de noix et vanille. Parfum très chaleureux et profond. Bouche : Toujours le xérès salé, avec un du vin sucré et de la vanille. Le tout est enveloppé d’un délicieux chêne brûlé et épicé. Finale : Longue et enveloppante.

Martin 88.5%
Orange bruni de sherry avec de généreuses jambes goulues et tranquilles. Nez: Raisins rouges et blanc écrasés, dattes et cuir, caramel, toffee et vanille. Assez doux et sournois, quoique peu fumé pour un Islay. Bouche: Une arrivée en bouche un peu plate se transforme rapidement en gâteau aux fruits et aux noix, doublé d’orange sanguine et d’épices. Vanille boisée. Savoureux. Finale: Incroyablement longue et chaude, caractérisée fortement par le cuir et le chêne. Petit retour des noix. Équilibre: Bien construit, bien vieilli. Un superbe exemple de sherry cask âgé. Un peu dispendieux diront certains, mais des fois y faut ce qu’y faut…

Bush Pilot 13 ans Private Reserve

43% alc./vol.
Fût #14-037.

André 86%
On aura rarement vu, senti et goûté un corn whisky qui aura su cacher avec autant d’habileté sa provenance. Le nez est un peu plus aquilin que les corn whiskies habituels mais l’impressionnante livraison de vanille et de sucre à laquelle se mélangera un fond d’alcool assez ponctué est très agréable. L’effet du bois est soupesé et trouve aussi sa place dans l’ensemble, tout comme le caramel qui arrondira le tout. La bouche elle aussi possède ce côté relativement puissant même si attendri par les mêmes arômes du nez, auxquelles s’additionneront le poivre et un kick de menthol éphémère. La texture est malheureusement un peu flasque, ce qui me déçoit un peu personnellement. J’aurais tellement aimé goûter à cet embouteillage en version cask strength… La finale est chaude, un maelstrom de poivre-vanille et quelques éclisses de bois.

RV 84.5%
Tout doux la bête, toute douce. Intriguant ce nez de rhum et d’orange, je penserais davantage le boire en Cuba libre que nature. De manière piquante, le grain mord très fortement les papilles avant la marmelade d’orange, qui meure dans la longue finale de grain sucré. Définitivement une bête de jour, peu agressive malgré toute une morsure. Une whisky-lionne des savanes de blé.

Patrick 86%
Nez: Doux caramel et côté feuillu. Bouche: Le côté feuillu est plus prédominant, avec quelques épices, du poivre et une touche de menthol. Le caramel est très discret. Finale: Menthol et caramel. Balance: Original, une belle puissance, j’aime bien.

Martin 85%
Un whisky qui ne semble pas faire pas ses treize ans juste en le regardant. Paille rosée un peu diluée. Nez: Caramel, vanille, maïs, épices. Pointe de menthe suivie d’un vent de vernis à ongles. Bouche: Vanille encore, maïs et caramel. Fruits confits. Très réminiscent d’un bon bourbon, probablement dû à son mashbill cent pour cent blé d’inde. Notes d’anis ou même de réglisse noire. Finale: Chaude et épicée. Repose paisiblement et agréablement en bouche. Vent de sambuca. Équilibre: Aurait eu avantage à avoir un petit peu plus de mordant, 46% et plus par exemple. Néanmoins on ne peut plus gagnant comme whisky de légendes oubliées.

Bushmills 10 ans

40% alc./vol.
Old Bushmills est la plus ancienne distillerie officielle de whisky au monde. Elle a obtenu sa licence officielle de fabrication de whisky en avril 1608. Elle a, depuis cette date, toujours été en service. Old Bushmills produit à la fois des blends et des single malts. Le plus célèbre single malt irlandais est vieilli principalement en fûts de chêne américain bourbon barrels avec une part mineure de fûts de chêne espagnol ayant contenu du Xérès.

André 82%
Un travail sur les tonalités de vanille et du travail du bois. Bananes coupées en tranches nappées d’essence de vanille et de crème fouettée, de miel. Superbement doux et crémeux au nez, un whisky de d’ambiance, de mood relax. En bouche, des notes de fruits sortent de nulle part et les saveurs du nez s’expriment maintenant plus librement. En diluant le whisky avec la salive, on est à même d’aider les nuances du miel et de la vanille à évoluer. Le travail du bourbon cask est définitivement en avant-plan et si sherry cask il y a, ce n’est probablement pas en très grande concentration. La finale est à l’image du nez et de la bouche; sucrée, mielleuse, mélange de bananes, de sherry avec une pointe d’épice en toute finale de bouche. De belle conception, je crois que ce whisky ne plaira pas à tous, mais s’il est consommé au bon moment et dans les bonnes circonstances, il laissera définitivement les souvenirs d’une belle expérience au dégustateur.

Patrick 80%
Au nez, vanille, orge et miel. Le goût est très léger, enrobé de vanille de délicieuse façon. Léger miel. Orge humide. En finale, des traces de sherry et de vanille.

Kim 84%
Nez : Crème soda, caramel pâle, crème pâtissière, beigne nature saupoudré de sucre en poudre. Bouche : J’ai l’impression de boire un beigne bien gras farci à la crème pâtissière, avec une touche de gingembre en poudre pour ajouter un peu de piquant. Finale un peu sèche et honnêtement je préfère le Black Bush, qui est moins cher.

RV 80%
Ce n’est pas ce whisky qui va faire à couler le sang vert en mes veines. Mélange de caramel et d’herbe de ruisseau ou de trou d’eau de bord de la track (chemin de fer). Arrivée en beurre et caramel, plus poussé sur l’herbe que le 16YO. Sans surprise et inoffensif, tout autant pour les papilles que pour mon top 10.

Bushmills 10 ans The Causeway Collection Cognac Finish

46% alc./vol.
Maturation initiale de 7 ans et demi en Ex-Oloroso Sherry Butts et Ex-Bourbon Barrels et affinage de 2 ans et demi en Cognac Casks. Édition limitée de 5280 bouteilles.

André 87%
Nez neutre. Poires, miel, cerises éventées, sucre des emballages de gommes pour enfants. Wow en bouche! Oranges, abricots et poires, cerises, miel et sirop de salade de fruits. Touche de caramel et d’épices (cannelle) qui couvre le tout. La texture est malheureusement un peu trop fade et diluée même si agréable. Finale un peu plus sèche et fruitée mais qui demeure sucrée et attirante, avec une belle montée d’épices. Cela demeure un whisky Irlandais, mais avec beaucoup plus de caractère que les versions Bushmills flagship embouteillées à 40% d’alcool.

Patrick 83%
Un bon whisky intense et un peu rough sur les bords. Je suis un peu déçu, sachant que cette distillerie pourrait produire des éditions spéciales tellement extraordinaires. Nez : Parfum où le malt et le Cognac se mélangent, avec une touche de chocolat noir amer. Bouche : Le Cognac semble ici dominer le malt, avec du bois brûlé, et de la cannelle. Finale: D’une longueur moyenne, fruitée et chaleureuse.

Martin 81%
Nez: Fruits rouges sucrés intenses assaillent d’entrée de jeu les narines. Malt grillé, vanille, chocolat, chêne et touche forte de brandy, ou plutôt cognac. Bouche: Texture un peu plate, mais qui offre quand même des saveurs de fruits tropicaux, de vanille, de brandy et de pommes. Poivre et bois vers la fin. Finale: Un peu raise et courte. Accents de bubblegum, de fruits des champs, de vanille et de poire. Équilibre: Assez agressif pour in irlandais qui se veut d’une douceur extrême grâce à sa triple distillation. Je dois malheureusement avouer que ce dram ne m’impressionne guère.

Bushmills 12 ans

40% alc./vol.
Exclusivement disponible à la distillerie. Issu de l’assemblage de fûts de xérès et d’une petite proportion de fûts de bourbon, dans tous les cas, il s’agissait de « first fills ».

Patrick 84%
Parfum de miel et de noix. En bouche, le miel, des fruits et des fleurs, du sel, une touche de brûlé et surtout du caramel. En finale, on retrouve toujours le miel. Assez riche, assez bon au premier abord… Mais je lui ai enlevé quelques points suite à ma première dégustation : à force d’y revenir, il me semble y détecter des fausses notes. Un beau souvenir si vous visitez la distillerie, sans plus.

Bushmills 12 ans

40% alc./vol.
Le whisky est distillé trois fois à partir d’orge maltée à 100 % et vieilli pendant au moins 11 ans dans d’anciens fûts de sherry et de bourbon, avant d’être assemblé et affiné pendant 6 à 9 mois dans des fûts de vin de Marsala.

André 80%
Pour avoir visité la distillerie, où j’ai pu y gouter des choses vraiment extraordinaires, de voir ce qui se ramasse sur les tablettes ‘’grand public’’ est parfois décourageant. Nez habituel du style ; pommes vertes, poires, pêches et miel, sucre naturel, crème à la vanille, très estival comme entrée. La bouche affiche une belle texture pour un whisky si dilué, mais celle-ci s’effiloche rapidement à l’aération. En bouche, belles notes juteuses de raisins verts, la lancée de la poire, pomme verte et du melon au miel se poursuit. C’est sucré et agréable. Fruits tropicaux séchés, léger apport d’épices. Finale souple, langoureuse, fruitée et tropicale. À défaut d’originalité, on a affaire à une belle conception.

Patrick 79%
Manquant de balance, ce whisky ne m’a pas réellement impressionné bien que je sois généralement fan de Bushmills. Nez : Parfum présentant des fruits séchés, quelques épices et des pommes cuites. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par le bois grillé, puis viennent le miel, petits fruits ayant mijotés sur la cuisinière, du sucre brun et des noix. La texture en bouche est un peu mince et manque d’équilibre. Finale : D’une longueur moyenne, avec du gingembre et du bois grillé.

Kim 86%
Nez : Fidèle aux arômes Bushmills, mais avec un certain sérieux. Alors que les Bushmills plus jeunes sont juteux, faciles d’approche, fruités, celui-ci exprime une panoplie d’épices : cardamome, cannelle, muscade, sésame moulu. Le plus troublant, c’est que s’ajoute à ce mélange une impression de hamburger, avec ketchup, moutarde et oignons crus. Perturbant. Bouche : Heureusement, ça ne goute pas le hamburger. Noix rôties, confiture de mûres et framboises, un bon kick de bois. Finale très courte.

Bushmills 16 ans

40% alc./vol.
Bushmills distille du whisky irlandais depuis 1608. Leur whisky de 16 ans d’âge est vieilli en fûts de bourbon et de sherry Oloroso, puis affiné en fût de porto pendant presque un an.

André 83%
Nez sur les fruits rouges séchés, les cerises, les raisins secs teintés d’effluves de cosses d’oranges sur fond cireux et poussiéreux sucré. En bouche, c’est étonnamment sur les fruits jaunes. J’adore ce changement de cap qui ne dénature pas pour autant le whisky. Donc on se retrouve plus sur des notes d’abricots séchés et de poires, miel et sirop de salade de fruits, petite touche rougeâtre apportée par le porto, bois de chêne toasted et chocolat au lait. Beau mélange des fruits rouges nordiques et des fruits tropicaux jaunes. Finale un peu diaphane, sensation oakyness et poussiéreuse bizarre, caramel et miel auxquels se mélange des fruits divers.

Patrick 91%
Parfum de porto et amandes grillées. En bouche, chocolat noir, porto et caramel. La finale, plutôt longue, est marquée par le porto le chocolat. L’un de mes Irlandais favoris, offrant une belle complexité et que je n’hésiterais pas à servir en digestif. Un excellent rapport qualité/prix.

Martin 89%
La couleur roux foncé de l’élixir nous dévoile rapidement son séjour porto-sherry… Nez: Vanille, sucre brûlé, gâteau aux épices, porto, gazon, sherry, fruits des champs. Couche après couche de joyeuse complexité. Bouche: Typiquement sherry. Fruité et épicé à l’extrême. Léger caramel. Finale: Gomme balloune et épices. De bonne humeur. Équilibre: Un des plus doux et fruités irlandais. Un pur plaisir à boire.

RV 82%
Caramel, toffee, le tout presque carbonisée mais avec une petite pointe de vert qui se fraye un chemin au travers. Sur la langue, on ne peut sentir que le caramel, et peut-être un peu de fumée, à la suite de plusieurs secondes d’attente. La finale est très sucrée, avec un caramel très, trop puissant. L’aftertaste est quant à lui assez long, et un peu plus distinctif avec quelques épices boisés. Très fidèle à sa niche caramélisée, si on aime le style c’est un belle bouteille.

Bushmills 16 ans

40% alc./vol.
Assemblage de single malts vieillis pendant au moins 16 ans dans des fûts de sherry Oloroso et de bourbon sélectionnés à la main, puis affinés dans des fûts de porto pendant un an maximum.

Patrick 83%
Un bon whisky, mais tant qu’à avoir refait le packaging, je me demande bien pourquoi Bushmills n’en a pas profité pour améliorer le taux d’alcool ou à tout le moins, la texture en boucheur : la minceur de celle-ci est difficilement explicable pour un dram de 16 ans. Bref, ce whisky, qui était un classique il y a 20 ans, s’est visiblement assis sur ses lauriers. Nez : Un délicieux parfum débordant de beaux petits rouges bien mûrs, avec des noix, de délicates épices et du caramel réchauffé. Bouche : Ici encore, de beaux et chaleureux fruits mûrs, du bois carbonisé, du caramel ainsi que des noix mélangées et grillées. La texture en bouche est vraiment mince, malheureusement. Finale : Un peu courte, avec un beau mélange de baies mûres, de bois brûlé et d’une subtile note de chocolat noir.

Bushmills 1608 400th Anniversary Edition

46% alc./vol.
Spécialement élaboré pour célébrer le 400e anniversaire de la licence de distillation accordée à la région de Bushmills en 1608, ce blend est distillé 3 fois conformément à la tradition irlandaise. Embouteillé à 46% pour garantir un épanouissement aromatique optimal, il a été conçu à partir d’une orge maltée très particulière, le malt cristal, obtenu grâce à un séchage à haute température des grains encore humides qui entraîne la caramélisation des sucres.

André 81%
Frais et aérien; sent les herbes, la lime. L’arrivée en bouche est très discrète et gênée, mais la vague qui suit est vraiment unique et inusuelle, à saveur principalement de mangue et d’agrumes est malheureusement trop courte laisse rapidement la place à une rétro plus qu’ordinaire. Globalement: nez décevant, bouche particulière mais éphémère et une finale sans personnalité.

RV 81.5%
Chlorophylle et café amer excessivement torréfié. Timide présentation mais vaut la peine d’attendre une certaine transformation quasi fleurie, avec wave sur la vanille tout juste extraite, or la finale se veut bien ordinaire, avec un petit retour sur le café. Une curiosité, une autre de ces bouteilles qu’on est content de goûter mais pas nécessairement de payer.

Patrick 89%
Nez riche, malté sucré et fruité. Frais. Agrumes? Au goût, agrumes, agrumes agrumes, pommes fleurs et un peu de malt. Enveloppant, exquis et délicat tout à la fois. En finale, les fruits rouges reprennent un peu de place, mais subtilement.

Bushmills 21 ans

40% alc./vol.
Issu de l’assemblage de fûts de bourbon et de fûts de sherry, ce single malt a été affiné pendant un an dans des fûts ayant contenu du vin de Madeira.

André 88%
Un bizarre de whisky… Nez hyper doux, texture soyeuse à souhait, bouche épicée et relevée et une finale longue et douce. Le nez est généreusement fruité; les raisins secs, le sherry, le miel du 10 ans et des accents de moue de café et de chocolat noir. Le whisky s’accroche en fond de bouche et confirme son âge vénérable. À la différence du 10 ans, je parierais que la proportion de fûts de sherry est plus importante. Le miel ressemble maintenant plus à du toffee, et je détecte même maintenant des odeurs de fumée-chauffé qui se jumèlent à de savoureuses notes d’oranges juteuses. Les raisins et le café noir n’ont pas déserté encore et frétillent en bouche. Les épices aussi parsèment cet éventail d’arômes somme toute bien douces. Sans être mon type de whisky, il est difficile de passer outre la qualité d’exécution de ce whisky, qui ne réinvente pas nécessairement le style mais qui offre à la fois une typicité et une certaine singularité.

Patrick 92%
Au nez, raisin, malt, chocolat noir, des touches d’épices et du cuir. Impressionnant. En bouche, toujours le cuir, le raisin, le malt mais aussi une légère touche de bois brûlé. En finale, bois brûlé et cuir et une note de raisin qui s’étire très longtemps. Un whisky compliqué, intriguant et dont il faut prendre plus qu’un verre. J’en veux plus, car il me semble que j’aurais tellement plus à dire à son sujet!

Martin 88.5%
Nez: Malt, raisin, pruneau et caramel. Cuir, épices, cacao, miel et café. Bien complexe, plus que ce à quoi je m’attendais. Bouche: Mielleux, mais dominé par le cuir. Cassonade, menthe et chêne gorgé de rye whisky. Frais, épinette, poivre noir et fruits des champs. Raisins, toffee, orange et café. Assez hétéroclite, on frise même les notes d’un rye whisky, ça pourrait être à s’y méprendre. Finale: Chêne carbonisé, cuir fumé, malt lui aussi fumé, raisins, xérès et cacao. Café et orange. Ça se passe. Équilibre: Superbe complexité. Si on veut se lancer dans un excellent Single Malt irlandais sans trop casser la banque comme on dit, je recommanderais bien cette expression plus que d’autres.