Bunnahabhain Darach Ur Batch #1

46.3% alc./vol.

André 81%
Un « tricky whisky » pour le nez… wow, c’est bizarre ça… Croquant, bonbons sucrés passés date – les bonbons peppermint vert? – Céréales sèches et les bonbons qui sentent maintenant plus les herbes. Très bizarre ce single malt et vraiment évolutif et changeant. Maintenant plus épicé, biscuits au gingembre et arômes habituels liés au vieillissement en fût de chêne; la vanille, présence du bois et un soupçon de fruits. Il s’adoucit passablement en bouche sans se départir de son côté herbeux et c’est quelque chose que je n’apprécie pas particulièrement. La finale est un assemblage de fine tourbe sucrée, un peu mielleuse et épicée au gingembre. Pas de doutes qu’on fait dans l’inusité mais ne plaira certainement pas à tous.

RV 84%
Loin de l’île, l’étrangère a toute de même son charme. Gingembre au caramel, qui devient trop puissant en bouche, malgré une belle douceur et rondeur. Son point fort réside en début de finale qui se révèle assez boisée, avec de l’épinette juteuse. Loin d’Islay, c’est davantage l’image d’un Canadian Club qui gouterait bon.

Patrick 84%
Xérès, épices, genièvre et épices à poisson. En bouche, arrivée sucrée, fruitée (fraises), épicée, onctueuse et complexe. Évolution intéressante des saveurs en bouche. Par contre, la finale a une touche de métal qui lui fait perdre quelques points. L’ensemble demeure intéressant, en particulier à cause de la richesse et de l’évolution des saveurs.

Bunnahabhain Eirigh Na Greine – Batch #2

46.3% alc./vol.

André 89.5%
Avec tous les échantillons de cette distillerie que m’a fourni Mike Brisebois, j’ai l’impression de redécouvrir ce petit bijou méconnu d’Islay. Fruité à souhait; confiture de framboises, cerises, réglisse rouge, gingembre, cannelle, raisins secs, avec un fond un peu astringent et sec. Je dois avouer que le gros fruité du nez m’a surpris de par sa justesse et son équilibre car il cache bien la provenance de la distillerie au nez. La bouche est plus puissante que ne le laissait supposer le nez, beaucoup d’épices un peu aiguisées, beaucoup de poivre aussi et se nappe de draps de fruits rouges et de cerises noires. Pas facile de distinguer la différence entre un sherry cask et un red-wine cask mais il y a en effet une légère touche un peu poreuse et astringente bien particulière. Ce qui étonne en bouche c’est le mélange de sel, poivre et d’épices qui fondent la finale de façon magistrale. Un bel exemple réussi d’utilisation de fût de vin rouge. Facile de perdre la ligne directrice et que les notes de vin masquent le whisky à ne plus le reconnaitre mais ici on a un whisky bien présenté avec une touche unique de singularité.

Patrick 87%
Un très bon whisky, riche et complexe, présentant un savoureux mélange de saveurs diverses, salées et fumées. Je ne peux qu’aimer ! Nez : Parfum fruité, noix et quelques biscuits. L’ensemble est plutôt sucré et présente quelques notes de vanille. Bouche : Vin chaleureux et épicé, avec une légère touche de sucre et une bonne dose de sel. Aussi, des notes de marmelade, de cannelle, de gingembre, de poivre noir et de fumée. Finale : D’une belle longueur, épicée, salée et fumée.

Bunnahabhain Eirigh Na Greine – Batch #3

46.3% alc./vol.

André 81%
Une belle expression de Bunna, ligne directrice de la distillerie respectée, bel équilibre, palette de saveurs attrayante mais un manque d’attrait en général sans avoir de défaut d’exécution. Au nez, belle vanille crémeuse, une touche de bois de chêne, soupçon de fruits sauvages ou de sherry peut-être, tourbe terreuse, fumée mélangée de sel marin. La bouche est plus étoffée, belle puissance ; cannelle, gingembre ou clou de girofle, mélange de tourbe et de poivre noir moulu, enrobé d’une étoffe de fumée de tourbe maritime et terreuse. Menthe poivrée et bonbons casse-grippe, vanille et toffee en finale de bouche. Quelques points en moins pour la texture un peu disparate et les saveurs un peu trop volatiles. La finale est peut-être aussi un peu trop envahie par les saveurs de caramel et de toffee, qui masquent même une bonne partie de la tourbe saline et poivrée. Les fruits semblent aussi avoir disparu en milieu de bouche.

Patrick 88%
Un très bon Bunnahabhain, en tout cas pour ceux qui aiment les finitions en fûts de vin. On pourrait facilement en abuser, alors c’est une bonne chose qu’il vienne en format de 1 litre! Nez : Délicieux parfum de vin fruité, avec quelques noix grillées et du caramel onctueux. Bouche : Du bon vin chaleureux, une agréable dose de sel, de la marmelade, des épices chaleureuses et une note subtile de cacao. Finale : Longue et chaleureuse, marquée par le sel, le vin et le cacao.

Martin 82%
Ambre rosé. Nez: Tourbe fruitée, vanille et vin rouge. Caramel et pacanes. Bouche: Sel marin et vin, tourbe et fruits. Retour du caramel, chêne, xérès et chocolat blanc. Finale: Chêne épicé, pastilles pour la toux, toffee et fumée. Équilibre: Bien que tout semble avoir été mis en place pour créer une expression extraordinaire, la somme de ses éléments demeure malheureusement décevante.

Bunnahabhain Feis Ile 2023 – Canasta Cask Matured

51.2% alc./vol.
Ce whisky a été entièrement vieilli dans des fûts de sherry William et Humbert Canasta, très rares. Ces fûts contenaient autrefois un mélange de sherrys Oloroso (75 %) et Pedro Ximenez (25 %). L’utilisation de ces fûts Canasta pour faire vieillir ce whisky a permis d’obtenir le meilleur des deux mondes, avec des saveurs complexes : le sherry Oloroso est épicé, tandis que le Pedro Ximenez est beaucoup plus sucré.

Patrick 88%
Très bon, un superbe mélange de chaleur et de douceur. Nez : Parfum de xérès crémeux, avec du nougat et du chocolat au lait. Bouche : Juste assez sucré pour demeurer agréable, avec du chocolat au lait et des fraises nappées de vanille et de miel. Finale : D’une belle longueur, tout en douceur. 

Bunnahabhain Moine – Sweden Exclusive

46.3% alc./vol.

André 81.5%
Nez de tourbe verdâtre et herbeuse, huile industrielle, sel de mer, terre mouillée qui rappelle l’ancien Bunnahabhain de v’là 10 ans, sensation de vieux bonbon peppermint de ma grand-maman avait dans un plat proche de sa chaise berçante, mentholé ou d’eucalyptus. La bouche est légèrement diffuse, on croirait le whisky plus dilué, saveurs de bois de chêne séché, ananas et banane, vanille épicée, tourbe terreuse et fumée industrielle huileuse, bonbons case-grippe, sel de mer. On comprend rapidement que le whisky est bien jeune avec ses expressions un peu vives et presque incontrôlées, cette vivacité que l’on associe aussi parfois à une texture un peu déficiente et malhabile. La finale est courte mais les saveurs de tourbe industrielle s’accrochent en bouche et laissent une sensation rafraichissante mentholée et verdâtre un peu bizarre. Patrick écrivait qu’il y avait ressemblance avec un new make et il avait raison. Pas le meilleur Bunnahabhain évalué dernièrement, beaucoup trop jeune et manquant de complexité.

Patrick 83%
Un bon whisky tourbé, avec un bel ensemble d’épices. Un peu jeune toutefois. Nez : Fumée de tourbe intense et légèrement sucrée. Mais tsé, vraiment légèrement sucrée. Bouche : Belle fumée intense et épicée et poivrée. Aussi de belle notes de bois brûlé. Un bon whisky, mais avec un petit quelque chose qui me fait penser à du new make. Finale : Courte, mais épicée et poivrée.

Martin 83%
Nez: Un vent lointain de tourbe nous appelle, même si le verre est plus loin sur la table. Sans être trop crasseuse, cette tourbe est très fruitée et épicée, on a même l’impression que le degré d’alcool est supérieur à ce qui est indiqué sur la bouteille. Menthe, framboises et cendre. Bouche: Cuir et tourbe, caramel et vanille, touche de pain aux bananes. Cannelle et poivre noir. Fruits tropicaux et pastille Halls. Finale: La texture adéquate laisse les saveurs s’accrocher pour un petit bout. Chêne poivré et tourbé, menthe et eucalyptus. Équilibre: On reconnait bien la marque de la distillerie, mais ici on est un peu dans le jeune et l’agressif, et ce n’est pas toujours les saveurs qu’on veut conserver qui sont les saveurs qui restent.

Bunnahabhain Moine Brandy Finish

55.3% alc./vol.
Bottle #1068 of 4152, distilled 10/12/2004, bottled 22/06/2017. Maturation initiale de 13 ans en ex-sherry cask suivi d’un affinage en fût de Brandy Français.

André 95%
Y’a de ces whiskies, qui même après 2000 évaluations, savent te renverser et te surprendre. Cet opus tourbé de Bunna fait partie de cette trempe. Le nez est déroutant, mélange de fruits rouges séchés et de tourbe industrielle, huile grasse, cuir huilé et fourrure animale mouillée mais avec une délicatesse fruitée sous-jacente un peu désarçonnante. La tourbe me rappelle aussi la fumée industrielle que pouvait cracher les usines utilisant le charbon. Encore une fois on ressent aussi une influence maritime pas très lointaine, une humidité saline mêlée de jus de raisins mauves en poudre, de prunes et de fruits séchés. La bouche ne dément pas la complexité la beauté du nez. Malgré la texture grasse et huileuse, le whisky est costaud, jumelant alcool soutenu et tourbe animale. Les fruits secs, les prunes et les raisins mauves, petits fruits sauvages, les oranges aussi maintenant, naviguent sur les vagues salées et de fumée industrielle, le mélange de fruits est complexe et les saveurs variées. J’ai l’image d’un loup à la fourrure mouillée rôdant dans la cour arrière d’une usine de charbon. La tourbe me rappelle celle de Caol Ila, brute et définitivement industrielle. La patience récompensera le dégustateur en étalant de moelleuses notes de noix roulées dans le caramel et les noix de pain, la tarte aux pacanes peut-être. La tourbe s’assagit beaucoup avec le temps aussi et laisse encore plus le plancher de danse aux fruits. La finale est épicée et poivrée, fruitée oui, mais bien tourbée et maritime. On pourrait croire que ces saveurs ne pourraient pas s’agencer sans accro mais cet présentation, singulière il faut le dire, touche son but sans équivoque. Du grand Bunnahabhain. God bless Mike Brisebois pour le sample.

Patrick 89%
Nez : Savoureuse et intense fumée de tourbe, avec une delicate note fruitée, du poivre et du chêne brûlé. Bouche : Fumée et épices, avec des notes sucrées et fruitées, du caramel, du chocolat. Finale : D’une belle longueur, avec un peu de sucre, pas mal d’épices et de la fumée qui s’étire longuement.

Bunnahabhain Moine Oloroso Cask Strength

60.1% alc./vol.

André 93.5%
Quelle experience, quel whisky! D’abord, au nez; les fruits séchés, poivre concassé et épices, un brin de tourbe, chocolat noir, moue de café percolateur. La livraison est intense et condensée, un bloc de saveurs compactes. Les notes de tourbe sont très singulières, un peu animales et végétales. L’arrivée en bouche frappe fort avec sa livraison de tourbe très intense, la texture huileuse et soyeuse transporte bien les saveurs. Il ne faudra pas beaucoup de temps à la tourbe afin quelle se mélange amoureusement avec les notes de sherry et de fruits séchés, les dattes. Suit ensuite une montée épicée et poivrée et des notes de chocolat noir, d’expresso et de sucre caramélisé. À l’aération, le whisky devient presque collant et pâteux au nez. Le fût de sherry Oloroso a livré toute sa générosité de saveurs dans ce whisky… La finale présente bien son taux d’alcool, quelque peu adoucie par la contribution du fût d’oloroso, mais que les notes de poivre et d’épices soutenues réussissent à transpercer. Ensemble très fruité, chocolaté et généreusement tourbé. Superbe whisky!!!

Patrick 91%
Intense, riche, complexe, voire multidimensionnel. La whisky à son meilleur! Nez : Parfum de tourbe assez intense, cendres et xérès. Intense, intéressant et appétissant. Bouche : Belle vague intense de fumée de tourbe, xérès épicé, un peu de sucre chaleureux et beaucoup de bois brûlé. Après quelques gorgées, on détecte aussi de belles notes de caramel. Finale : Longue, fumée, fruitée et chaleureuse!

Bunnahabhain Moine Port Pipe Finish – Fèis Ìle 2017

55.6% alc./vol.
Bunnahabhain de 13 ans d’âge au total, les 10 premières années en fût de bourbon et de shery oloroso cask et puis ensuite transférés pour un affinage de 3 ans en Port Pipes.

André 91%
Fruits séchés, raisins secs, fumée de tourbe fruitée, beaucoup d’épices, poivre, figue, prunes, chocolat noir. Le nez est bold et très compact, une brique de saveurs intenses mais les saveurs travaillent en parfaites harmonies. La texture est sirupeuse, ça goûte définitivement les barres aux fruits, les prunes séchés, les prunes et les dattes, le chocolat noir et le caramel chauffé, la fumée de tourbe et les raisins secs sur un fond de viande fumée et d’hichory. La finale est longue, douce et affirmée, très fruitée, sirupeuse et fumée. J’adore l’approche inusuelle, les saveurs inattendues, la texture divine. Définitivement une distillerie à surveiller!

Patrick 95%
Un whisky extraordinaire! Bunnahabhain a su gâter ses fans lors du Feis Ile! Hyper savoureux, avec tout ce qu’il y a de meilleur dans le whisky réuni dans un dram et ce, avec brio. Nez : Parfum extraordinairement savoureux, marqué par la fumée de tourbe et le fruit du vin de porto, sans qu’aucun des deux ne domine l’autre. Sucré, chocolaté, une fondue au chocolat au bord d’un feu de tourbe? Bouche : Fumée de tourbe intense, poivre, jerky de boeuf et porto servi dans un cup de chocolat. Finale : Longue, intense et tellement savoureuse. Marquée par la fumée et les épices du bois.

Martin 93%
Nez: Raisins secs, dattes, légère tourbe, fruits rouges, orange sanguine. Arômes puissants mais habilement contrôlés. Bouche: Fruits rouges, caramel, miel et vin rouge. Raisins, dattes et pruneaux. Cannelle et chêne. Finale: Tourbe salée, pierre lavée à l’eau de mer, fruits rouges et secs. Cacao et tabac. Équilibre: Une grande complexité, est-ce une réussite voulue? Dans tous les cas, il faut en profiter pendant que ça passe. Si je me fie à mon rythme de publication… Trop tard…

Bunnahabhain Rubha A’Mhail 11 ans

57.4% alc./vol.
Islay Fèis Ìle 2015 bottling. Édition limitée de 1200 bouteilles distillée en mars 2004 et vieillis exclusivement en Manzanilla sherry butts #550 & #554 provenant du warehouse #3 de la distillerie.

André 89%
Beaucoup de fruits séchés, la pâte de fruits, le nez est concentré et très bold, presque pâteux, le chocolat noir et le sel de mer en arrière-plan. Forte présence d’épices aussi, ça picote le nez légèrement, l’alcool aussi peut-être un peu. La bouche est solide, encore la pâte de fruits et le chocolat noir amer, mélange de sel et d’épices (cannelle) avec une sensation résineuse collante unique, bananes flambées et caramel chauffé dans la poêle, les prunes et les dattes, le vieux sherry austère… je dirais même quelques notes meaty qui me rappellent certaines éditions de Mortlach. Très riche en bouche, presque exubérant. La finale est pâteuse et très épicée, l’alcool aussi se montre le bout du nez. Ensemble fruité à fond du nez à la finale. Faut aimer le concentré de saveurs car ça pardonne pas.

Patrick 89%
Un très bon whisky, très plaisant à boire, marqué intensément par le vin et une tonne de sucre. Pas hyper complexe, mais rudement efficace. Nez : Parfum vineux et fruité, avec du caramel, un peu de sel et du bois. Très sucré. Bouche : Chocolat, vin, fruits, épices du bois et une subtile vanille. L’ensemble est sucré, mais présente aussi une délicate touche de sel. Finale : D’une belle longueur, fruitée, légèrement épicée et sucrée.

Bunnahabhain Staoisha Maltbarn 7 ans 2013

61.5% alc./vol.
2013-2021 – 151 bouteilles – Maltbarn #165

Patrick 89%
Un beau whisky où l’intensité des saveurs et leur fraîcheur se combattent pour notre plus grand plaisir. Nez: De la fumée fraîche et relativement évanescente, avec une touche d’agrumes et de biscuits blancs anglais (ceux qui viennent dans des belles boîtes en métal mais qui ne goûtent pas grand-chose!) Bouche: De la belle grosse fumée de tourbe épicée et fraîche, avec des agrumes et toujours les biscuits anglais. Finale: D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 89%
Nez: Vanille et bois sec. Bouche: Fruits au sirop, sucre en poudre, poivre, chêne, cannelle et fumée de tourbe verte. Finale: Menthe poivrée, chêne, tourbe jeune et herbe verte. Équilibre: Un solide dram cask strength qui nous fait sortir de loin des sentiers battus!